Je n'ai jamais faussé compagnie au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) au cours d'une expédition militaire qu'il a entreprise, excepté l'expédition de Tabûk. Il n'y a que la bataille de Badr à laquelle je n'ai pas participé, mais personne n'a été blâmé pour cela.
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim
Catégorie: Les vertus et les convenances · Grade: Authentique
Texte français
‘Abdullah ibn Ka’b ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée, lui et son père), qui était le guide de Ka’b lorsque ce dernier devint aveugle, relate : « J’ai entendu Ka’b ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) raconter l'histoire de lorsqu’il faussa compagnie au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au cours de l’expédition de Tabûk. Ka’b ibn Mâlik dit : “ Je n’ai jamais faussé compagnie au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au cours d’une expédition militaire qu’il a entreprise, excepté l’expédition de Tabûk. Il n’y a que la bataille de Badr à laquelle je n'ai pas participé, mais personne n'a été blâmé pour cela. En effet, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et les musulmans n’étaient sortis que pour intercepter la caravane de Quraych. Mais Allah , Exalté soit-Il, fit qu’ils rencontrèrent leur ennemi sans rendez-vous préalable. J’ai [aussi] été présent, la nuit d’Al-‘Aqabah, avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au cours de laquelle nous prêtâmes serment de nous soumettre à l’Islam. Je n’échangerais en rien cette nuit-là contre une participation à la bataille de Badr, même si cette dernière est plus citée par les gens que la première. En ce qui me concerne, lorsque j’ai faussé compagnie au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lors de l’expédition de Tabûk, je n’avais jamais été aussi fort ni aisé qu'à ce moment. Par Allah ! Je n’avais jamais possédé, avant cette expédition, deux chameaux à la fois ! Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) souhaitait entreprendre une expédition, il ne précisait jamais l’endroit qu’il envisageait d’attaquer. Il lança cette expédition par une chaleur torride, le voyage s’annonçait long et triomphal et les ennemis à affronter nombreux. le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) annonça donc aux musulmans leur objectif, les informant de la direction qu’il souhaitait prendre, afin qu’ils s’y préparent. Il était accompagné d’un grand nombre de musulmans sans qu’aucun livre ne consigne leurs noms - par "livre", il entendait le registre [des noms] - Ka’b poursuivit : Quiconque voulait se dérober pouvait donc le faire facilement, étant persuadé que son absence passerait inaperçue, à moins qu’une révélation divine ne descende le concernant. Par ailleurs, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entreprit cette expédition au moment où les fruits, pour lesquels j’avais une certaine faiblesse, étaient devenus mûrs et où l’ombre était appréciée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’équipa ainsi que les musulmans. Quant à moi, je sortais bien le matin pour me préparer comme eux, mais je rentrais finalement sans avoir rien fait, en me disant : “ J’aurais bien le temps de le faire plus tard ! ” Cette situation perdura alors que les gens faisaient leurs préparatifs sérieusement. Un matin, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prit la route ainsi que les musulmans alors que je n’avais rien préparé pour mon équipement. Au matin, je sortis mais revins chez moi sans avoir rien préparé. Cette situation se prolongea, si bien que l’armée accéléra le pas et prit les devants. Je décidai alors de prendre le départ pour les rejoindre, si seulement je l’avais fait ! Mais cela ne me fut pas destiné. Lorsque je sortais de chez moi, après le départ du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), j’étais triste de ne voir personne sur qui pouvoir prendre exemple hormis un homme accusé d’hypocrisie ou un autre parmi les faibles qu’Allah, Exalté soit-Il, avait dispensés de combattre. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ne fit référence à moi qu’une fois arrivé à Tabûk. Ainsi donc, à Tabûk, alors qu’il était assis au milieu des hommes, il demanda : “ Qu’a donc fait Ka’b ibn Mâlik ? ” Un homme des Bani Salamah répondit : “ Ô Messager d’Allah ! Il a été retenu par ses beaux manteaux et l’admiration qu’il éprouve pour sa personne.” Mu’âdh ibn Jabal , (qu'Allah l'agrée), lui répondit alors : “ Quelles vilaines paroles profères-tu ! Par Allah ! Ô Messager d’Allah ! Nous ne connaissons de lui que du bien ! ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) garda le silence, puis vit apparaître à l’horizon un homme habillé de blanc tel un mirage. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : “ Que ce soit Abou Khaythamah.” Et en Effet, ce fut Abou Khaythamah al-Anṣâri, l’homme qui avait été raillé par les hypocrites lorsqu’il avait donné en aumône un ṣâ’ [unité de mesure équivalent au contenu de quatre paumes de mains jointes] de dattes. Ka’b ajouta : “ Quand j’entendis que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était sur le chemin du retour de Tabûk, je fus envahi par la tristesse et commençai à imaginer des mensonges en me demandant comment j’allais éviter sa colère le lendemain. Je cherchais assistance et conseil auprès de toute personne sage de ma famille. Lorsque nous fûmes informés de l’imminence de l’arrivée du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) j’oubliai toutes les fausses excuses sachant que cela ne me serait d’aucune utilité contre lui. Je pris la ferme résolution d’être véridique. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) arriva enfin dans la matinée et, comme à son habitude chaque fois qu’il revenait de voyage, il se rendit à la mosquée afin d'y accomplir une prière de deux unités, puis il s’assit au milieu des gens. Lorsqu’il fit cela, ceux qui étaient restés à l’arrière - ils étaient environ quatre-vingts hommes - se rendirent auprès de lui en se justifiant et en jurant de leur bonne foi. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) accepta leurs excuses publiques et leur serment d’allégeance, puis il demanda à Allah, Exalté soit-Il, de leur pardonner, tout en Lui confiant les secrets de leurs cœurs. Je m’avançai alors vers lui et le saluai. Il me sourit à la manière de celui qui est en colère, puis me dit : “ Viens ! ” Je vins à lui en marchant jusqu’à m’assoir devant lui. Il me demanda : “ Qu’est-ce qui t’a retenu en arrière ? N’avais-tu pas acheté une monture ? - Je répondis : Ô Messager d’Allah ! Par Allah ! Si je m’étais assis devant un autre que toi parmi les gens de ce bas monde, j’aurais tenté d’éviter sa colère par une quelconque excuse. J’ai de l’éloquence mais, par Allah, je sais parfaitement que si je mens aujourd’hui pour te satisfaire, il se peut qu’Allah te mette en colère contre moi. Toutefois, si je te dis la vérité et provoque ta colère contre moi, j’espère obtenir le pardon d’Allah - Élevé et Exalté soit-Il. Par Allah ! Je n’ai aucune excuse. Par Allah ! Je n’ai jamais été aussi fort et aussi aisé qu’au moment où je t’ai faussé compagnie. ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : “ Quant à celui-là, il a été véridique. Lève-toi jusqu’à ce qu’Allah décide de ton sort ! ” Des hommes des Bani Salamah me suivirent et me dirent : “ Par Allah ! Nous n’avons jamais eu connaissance que tu aies péché avant cela. Tu as certainement été incapable de trouver une excuse comme les autres qui sont restés à l’arrière en ont trouvé une auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Pourtant, l’imploration du pardon du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en ta faveur t’aurait [largement] suffi afin que ton péché soit pardonné. - Il dit : Par Allah ! Ils ne cessèrent de me faire des reproches au point que je voulus retourner auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) démentir mes propos. Je leur demandai : Quelqu’un d’autre a-t-il subi le même sort ? - Ils répondirent : Oui, deux hommes ont dit la même chose que toi et ont reçu la même injonction. - Je demandai : Qui sont-ils ? - Ils répondirent : Mourârah ibn Ar-Rabî’ Al-‘Amrî et Hilâl ibn Umayyah Al-Wâqifî. - Ils me citèrent deux hommes vertueux ayant participé à la bataille de Badr et qui étaient des modèles à suivre. Après qu’ils me furent cités, je persistai à être véridique. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit aux musulmans de nous adresser la parole, à nous trois seulement parmi ceux qui étaient restés à l’arrière. Les gens nous évitèrent donc - ou il a dit : ils changèrent leur attitude envers nous - au point que la Terre me devint étroite comme si c’était une autre Terre que celle que je connaissais. Nous demeurâmes ainsi cinquante jours. Mes deux compagnons restaient cloîtrés chez eux, sans sortir de leur demeure, et ils ne cessaient de pleurer. Quant à moi, j’étais le plus jeune et le plus endurci des trois ; je sortais pour accomplir la prière avec les musulmans et j’allais dans les marchés, mais personne ne m’adressait la parole. Je me rendais auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et le saluais alors qu’il se trouvait à l’endroit où il s’asseyait après la prière en me demandant s’il avait remué ou non les lèvres pour répondre à mon salut. Parfois, je faisais ma prière près de lui, jetant des regards furtifs dans sa direction. Pendant que j’accomplissais ma prière, il me regardait, mais quand je me tournais vers lui, il détournait son regard. Cette indifférence des musulmans à notre égard me devint tellement insupportable que je me dirigeai vers la maison de mon cousin Abû Qatâdah et enjambai l’un des murs du jardin extérieur. Abû Qatâdah était le fils de mon oncle paternel et l’une des personnes que j’aimais le plus au monde. Je le saluai, mais, par Allah, il ne me répondit pas. Je lui ai alors dit : Ô Abâ Qatâdah ! Je t’adjure au nom d’Allah, ne sais-tu pas que j’aime Allah et Son Messager ? Il se tut. Je l’adjurai de nouveau, mais il demeura silencieux. Je l’adjurai encore et il me répondit enfin : Allah et Son Messager savent mieux ! Mes yeux débordèrent de larmes. J’enjambai le mur et quittai l’endroit. Alors que je me déplaçai dans le marché de Médine, j’entendis crier un paysan chrétien [littéralement : un nabatéen de Nabat] venu du Shâm pour vendre des denrées à Médine. Il demandait aux gens de lui indiquer Ka’b ibn Mâlik alors ils l’orientèrent vers moi jusqu’à ce qu’il me trouva. Il me remit alors un message du roi de Ghassân. Étant lettré, je lus le message dans lequel était écrit : “ Ceci étant dit : Il nous est parvenu que ton compagnon te traite avec indifférence sans t’accorder de crédit. Pourquoi accepter d’être ainsi humilié et traité injustement ? Rejoins-nous donc et nous saurons te consoler. ” Quand je lus la lettre, je me dis : “ Ceci fait aussi partie de mon épreuve. ” Alors, je la jetai dans le four et la brûlai. Quarante jours, sur les cinquante, passèrent et la révélation divine tardait à venir, lorsqu’un jour un envoyé du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vint me voir et me dit : “ Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) t’ordonne de t’éloigner de ta femme. -Je lui demandai : Dois-je la divorcer ? Que dois-je faire ? - Il me répondit : Non, mais tiens-toi à l’écart d’elle et ne l’approche pas ! ” Mes deux autres compagnons reçurent le même ordre. J’ordonnai alors à ma femme : “ Retourne chez ta famille et demeure chez eux jusqu’à ce qu’Allah décide dans cette affaire. ” La femme de Hilâl ibn Umayyah se rendit alors auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : “ Ô Messager d’Allah ! Hilâl ibn Umayyah est un vieil homme faible qui n’a personne pour le servir, est-ce que tu désapprouverais si je le servais ? ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit : “ Non, mais qu’il ne s’approche pas de toi. - Elle dit alors : “ Par Allah ! Il n’a de désir pour rien. Par Allah ! Il ne cesse de pleurer depuis le début de cette affaire. ” Certains de mes proches m’ont alors dit : “ Et si tu demandais au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) l’autorisation de reprendre ta femme car il a autorisé la femme de Hilâl ibn Umayyah à servir ce dernier. Je leur répondis : Je ne demanderai aucunement l’autorisation du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Que dirait le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) si je lui demandais l’autorisation alors que je suis un jeune homme ? ” Je demeurai ainsi dix jours, ce qui porta à cinquante jours la période pendant laquelle il fut interdit aux gens de nous adresser la parole. Puis, au matin du cinquantième jour, je fis la prière de l’aube sur la terrasse de l’une de nos maisons et alors que j’étais assis dans l’état qu’Allah, Exalté soit-Il, a évoqué dans le Coran nous concernant, c’est-à-dire : je me sentais à l’étroit dans ma propre personne et la Terre me semblait si étroite en dépit de son immensité. Soudain, j’entendis la voix d’un homme qui était monté sur la montagne de Sal’, il criait à voix haute : “ Ô Ka’b ibn Mâlik ! Aie la bonne nouvelle ! ” Alors, je tombai prosterné et je savais que la délivrance était enfin arrivée. En effet, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait annoncé, après la prière de l’aube, qu’Allah - Élevé et Exalté soit-Il - avait accepté notre repentir. Les gens se précipitèrent vers nous pour nous en annoncer la bonne nouvelle. Ils se rendirent également auprès de mes deux compagnons pour la leur annoncer. Un cavalier se dirigea vers moi au galop et un homme des Aslam accourut vers moi puis escalada la montagne pour crier. La voix fut plus rapide que le cheval. Quand vint celui dont j’avais entendu la voix m’annoncer la bonne nouvelle, j’enlevai mes deux vêtements et les lui offris en guise de remerciement pour cette bonne nouvelle. Par Allah ! Je ne possédais, à cette époque, que ces deux habits. J’empruntai alors deux autres vêtements que j’enfilai et sortis à la rencontre du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Les gens me croisaient par vagues successives et me félicitaient pour l’acceptation de mon repentir en me disant : “ Félicitations pour l’acceptation de ton repentir ! ” A mon arrivée à la mosquée, je trouvai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) assis et entouré de gens. Talhah ibn ‘Ubaydillah, (qu'Allah l'agrée), se leva et se précipita vers moi, puis il me serra contre lui et me congratula. Par Allah ! Aucun des Émigrés, excepté lui, ne se leva. Ka’b (qu'Allah l'agrée) a dit : Lorsque je saluai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il me dit, le visage resplendissant de joie : “ Réjouis-toi du meilleur jour de ta vie depuis que ta mère t’a enfanté ! - Je demandai : Ô Messager d’Allah ! Cela vient-il de toi ou d’Allah ? - Il répondit : Non. Cela vient d’Allah, Élevé et Exalté soit-Il ! ” Nous savions que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) éprouvait de la joie, son visage s’illuminait comme un pan de la lune. Donc, après m’être assis devant lui, j’ai dit : “ Ô Messager d’Allah ! Pour l’acceptation de mon repentir, je me sépare de tous mes biens en guise d’aumône pour Allah et Son Messager. Mais, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : “ Garde une partie de ton argent, c’est mieux pour toi. ” J’ai dit : “ Alors je conserverai ma part du butin de Khaybar ”, avant d’ajouter : “ Ô Messager d’Allah ! Allah , Exalté soit-Il, ne m’a sauvé que pour avoir été véridique. Par conséquent, et cela fait partie de mon repentir, aussi longtemps que je serai vivant, je ne m’exprimerai qu’en étant véridique. ” Par Allah ! Depuis que j’ai dit cela devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), je ne connais pas un musulman qui fut autant éprouvé que moi par Allah, Exalté soit-Il, dans le fait de tenir des propos véridiques. Par Allah ! Depuis ce jour où j’ai dit cela au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu’à aujourd’hui, jamais l’idée de mentir ne m’a effleuré l’esprit et j’espère qu’Allah, Exalté soit-Il, m’en protégera pour le restant de mes jours. Alors, Allah , Exalté soit-Il, révéla ces versets : {( Certes, Allah a accueilli le repentir du Prophète, celui des Émigrés et des Auxiliaires qui l’ont suivi à un moment difficile, après que les cœurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Puis, Il accueillit leur repentir car Il est Compatissant et Miséricordieux à leur égard. Et [Il a accueilli le repentir] des trois qui étaient restés à l’arrière si bien que, toute vaste qu’elle fût, la Terre leur paraissait exiguë ; ils se sentaient à l’étroit dans leur propre personne et ils pensaient qu’il n’y avait d’autre refuge d’Allah qu’auprès de Lui. Puis, Il agréa leur repentir pour qu’ils reviennent [à Lui], car Allah est l’Accueillant au repentir, le Miséricordieux. Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques. )} [Coran : 9/117-119]. Ka’b (qu'Allah l'agrée) ajouta : “ Par Allah ! Excepté d’avoir été guidé à l’Islam, Allah ne m’a jamais comblé d’une grâce plus grande que celle d’avoir été véridique avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Si j’avais menti, j’aurais été perdu comme l’ont été ceux qui avaient menti. En effet, Allah , Exalté soit-Il, a dit au sujet de ceux qui avaient menti, la pire des choses qu’Il ait dite pour caractériser une personne. Allah , Exalté soit-Il, a dit dans Son Livre révélé : {( Ils vous feront des serments par Allah, quand vous êtes de retour vers eux, afin que vous passiez (sur leur tort). Détournez-vous d’eux. Ils sont une souillure et leur refuge est l’Enfer, en rétribution de ce qu’ils acquéraient. Ils vous font des serments pour se faire agréer de vous, même si vous les agréez, Allah n’agrée pas les gens pervers. )} [Coran : 9/95-96]. Ka’b (qu'Allah l'agrée) poursuivit son récit : “ Notre cas, à nous trois, fut différent du cas de ceux dont les excuses furent acceptées par le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au moment où ils jurèrent de leur bonne foi et qu’il leur fit prêter serment d’allégeance et implora le pardon d’Allah en leur faveur. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) laissa notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Allah , Exalté soit-Il, juge de notre cas. C’est pour cette raison qu’Allah a dit : {( et des trois qui étaient restés à l’arrière )}. Car {( à l’arrière )} ne signifie pas à l’arrière de l’armée, mais que notre cas était resté en suspens contrairement à ceux qui avaient juré de leur bonne foi et s’étaient excusés auprès de lui et dont il avait accepté les excuses. » [Al-Bukhârî et Muslim]. Et dans une version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit en vue de l’expédition de Tabûk un jeudi et il aimait partir en voyage le jeudi. » Et dans une [autre] version : « Il ne rentrait de voyage que de jour, dans la matinée (au temps de « Aḍ-Ḍuḥâ »). Lorsqu’il arrivait, il commençait par se rendre à la mosquée où il accomplissait deux unités de prière puis il s’asseyait. »
النص العربي
عن عبد الله بن كعب بن مالك، وكان قائدَ كعب - رضي الله عنه - من بنيه حين عمي، قال: سمعت كعب بن مالك - رضي الله عنه - يحدث بحديثه حين تَخَلَّفَ عن رسول الله - صلى الله عليه وسلم - في غزوة تبوك. قال كعب: لم أتَخَلَّفْ عن رسول الله - صلى الله عليه وسلم - في غزوةٍ غَزَاهَا قَطُّ إلا في غزوة تبوك، غير أني قد تخلفت في غزوةِ بدرٍ، ولم يُعَاتَبْ أحدًا تخلف عنه؛ إنما خرج رسول الله - صلى الله عليه وسلم - والمسلمون يريدون عِيرَ قُرَيْشٍ حتى جمع الله تعالى بينهم وبين عدوهم على غير ميعاد. ولقد شهدت مع رسول الله - صلى الله عليه وسلم - ليلة العقبة حين تَوَاثَقْنَا على الإسلام، وما أُحِبُّ أَنَّ لي بها مَشْهَدَ بَدْرٍ، وإن كانت بدرٌ أذكرَ في الناس منها. وكان من خبري حين تخلفت عن رسول الله - صلى الله عليه وسلم - في غزوة تبوك أني لم أكن قط أَقْوَى ولا أَيْسَرَ مني حين تخلفت عنه في تلك الغزوة، والله ما جمعت قبلها راحلتين قط حتى جمعتهما في تلك الغزوة ولم يكن رسول الله - صلى الله عليه وسلم - يريد غزوة إلا وَرَّى بغيرها حتى كانت تلك الغزوة، فغزاها رسول الله - صلى الله عليه وسلم - في حَرٍّ شديد، واستقبل سفرا بعيدا ومَفازا، واستقبل عددا كثيرا، فجَلَّى للمسلمين أمرهم ليتَأهَّبُوا أُهْبَةَ غزوهم فأخبرهم بوجههم الذي يريد، والمسلمون مع رسول الله كثير ولا يجمعهم كتاب حافظ «يريد بذلك الديوان». قال كعب: فقل رجل يريد أن يَتَغَيَّبَ إلا ظَنَّ أن ذلك سيخفى له ما لم ينزل فيه وحي من الله، وغزا رسول الله - صلى الله عليه وسلم - تلك الغزوة حين طابت الثمار والظلال، فأنا إليها أَصْعَرُ، فتجهز رسول الله - صلى الله عليه وسلم - والمسلمون معه وطَفِقْتُ أغدو لكي أتجهز معه،لم يقدر ذلك لي، فطفقت إذا خرجت في الناس بعد خروج رسول الله - صلى الله عليه وسلم - يَحْزُنُنِي أني لا أرى لي أُسْوَةً، إلا رجلا مَغْمُوصًا عليه في النفاق، أو رجلا ممن عَذَرَ الله تعالى من الضعفاء، ولم يذكرني رسول الله - صلى الله عليه وسلم - حتى بلغ تبوك، فقال وهو جالس في القوم بتبوك: «ما فعل كعب بن مالك؟» فقال رجل من بني سَلِمَةَ: يا رسول الله، حبسه بُرْدَاهُ والنظر في عِطْفَيْهِ. فقال له معاذ بن جبل - رضي الله عنه: بئس ما قلت! والله يا رسول الله ما علمنا عليه إلا خيرا، فسكت رسول الله - صلى الله عليه وسلم. فبينا هو على ذلك رأى رجلا مُبَيِّضًا يزولُ به السَّرَابُ، فقال رسول الله - صلى الله عليه وسلم: «كن أبا خيثمة»، فإذا هو أبو خيثمة الأنصاري وهو الذي تصدق بصاع التمر حين لَمَزَهُ المنافقون. قال كعب: فلما بلغني أن رسول الله - صلى الله عليه وسلم - قد توجه قافلًا من تبوك حضرني بَثِّي، فطَفِقْتُ أتذكرُ الكذبَ وأقول: بم أخرج من سخطه غدا؟ وأستعين على ذلك بكل ذي رأي من أهلي، فلما قيل: إن رسول الله - صلى الله عليه وسلم - قد أظل قادما، زاح عني الباطل حتى عرفت أني لن أنجو منه بشيء أبدا، فأجمعتُ صِدْقَهُ وأصبح رسول الله - صلى الله عليه وسلم - قادما، وكان إذا قدم من سفر بدأ بالمسجد فركع فيه ركعتين ثم جلس للناس، فلما فعل ذلك جاءه المُخَلَّفُونَ يعتذرون إليه ويحلفون له، وكانوا بضعا وثمانين رجلا، فقبل منهم علانيتهم وبايعهم واستغفر لهم وَوَكَلَ سَرَائِرَهُم إلى الله تعالى، حتى جئت، فلما سلمت تَبَسَّمَ تَبَسُّمَ المغضب. ثم قال: «تعالَ»، فجئت أمشي حتى جلست بين يديه، فقال لي: «ما خلفك؟ ألم تكن قد ابْتَعْتَ ظَهْرَكَ؟» قال: قلت: يا رسول الله، إني والله لو جلستُ عندَ غيرِك من أهل الدنيا لرأيتُ أني سأخرج من سخطه بعذر؛ لقد أُعْطِيتُ جَدَلًا، ولكني واللهِ لقد علمتُ لئن حدثتك اليوم حديث كذب ترضى به عني لَيُوشِكَنَّ اللهُ أن يُسْخِطَكَ عَلَيَّ، وإن حَدَّثْتُكَ حديث صدق تَجِدُ عَلَيَّ فيه إني لأرجو فيه عُقْبَى اللهِ - عز وجل - والله ما كان لي من عُذْرٍ، والله ما كنت قط أقوى ولا أيسر مني حين تخلفت عنك. قال: فقال رسول الله - صلى الله عليه وسلم: «أما هذا فقد صدق، فَقُمْ حتى يقضي الله فيك». وسار رجال من بني سلمة فاتبعوني فقالوا لي: والله ما علمناك أذنبتَ ذنبا قبل هذا لقد عَجَزْتَ في أن لا تكون اعتذرت إلى رسول الله - صلى الله عليه وسلم - بما اعتذر إليه المخلفون، فقد كان كافيك ذنبك استغفار رسول الله - صلى الله عليه وسلم - لك. قال: فوالله ما زالوا يُؤَنِّبُونَنِي حتى أردت أن أرجع إلى رسول الله - صلى الله عليه وسلم - فأُكَذِّبَ نفسي، ثم قلت لهم: هل لقي هذا معي من أحد؟ قالوا: نعم، لقيه معك رجلان قالا مثل ما قلت، وقيل لهما مثل ما قيل لك، قال: قلت: من هما؟ قالوا: مُرَارَةُ بنُ الربيعِ العَمْرِي، وهلال بن أُمية الوَاقِفِي؟ قال: فذكروا لي رجلين صالحين قد شهدا بدرا فيهما أُسْوَةٌ، قال: فمضيت حين ذكروهما لي. ونهى رسول الله - صلى الله عليه وسلم - عن كلامنا أيها الثلاثة من بين من تخلف عنه، فاجتنبنا الناس - أو قال: تغيروا لنا - حتى تَنَكَّرَتْ لي في نفسي الأرضُ، فما هي بالأرض التي أعرف، فلبثنا على ذلك خمسين ليلة. فأما صاحباي فاستكانا وقعدا في بيوتهما يبكيان. وأما أنا فكنتُ أَشَبَّ القومِ وأَجْلَدَهُم فكنت أخرج فأشهد الصلاة مع المسلمين، وأطوف في الأسواق ولا يكلمني أحد، وآتي رسول الله - صلى الله عليه وسلم - فأسلم عليه وهو في مجلسه بعد الصلاة، فأقول في نفسي: هل حرك شفتيه برد السلام أم لا؟ ثم أصلي قريبا منه وأُسَارِقُهُ النظرَ، فإذا أقبلت على صلاتي نظر إلي وإذا التفت نحوه أعرض عني، حتى إذا طال ذلك عَلَيَّ من جفوة المسلمين مشيت حتى تَسَوَّرْتُ جدار حائط أبي قتادة وهو ابن عمي وأحب الناس إلي، فسلمت عليه فوالله ما رد علي السلام، فقلت له: يا أبا قتادة، أَنْشُدُكَ بالله هل تعلمني أحب الله ورسوله - صلى الله عليه وسلم -؟ فسكت، فعدت فناشدته فسكت، فعدت فناشدته، فقال: الله ورسوله أعلم. ففاضت عيناي، وتوليت حتى تَسَوَّرْتُ الجدار، فبينا أنا أمشي في سوق المدينة إذا نَبَطِيٌ مِن نَبَطِ أهل الشام ممن قدم بالطعام يبيعه بالمدينة يقول: من يدل على كعب بن مالك؟ فطفق الناس يشيرون له إلي حتى جاءني فدفع إلي كتابا من ملك غسان، وكنت كاتبا. فقرأته فإذا فيه: أما بعد، فإنه قد بلغنا أن صاحبك قد جفاك ولم يجعلك الله بدار هَوَانٍ ولا مَضيَعَةٍ، فالْحَقْ بنا نُوَاسِكَ، فقلت حين قرأتها: وهذه أيضا من البلاء، فَتَيَمَّمْتُ بها التَّنُّورَ فَسَجَرْتُها، حتى إذا مضت أربعون من الخمسين واسْتَلْبَثَ الوحيُ إذا رسولُ رسولِ اللهِ - صلى الله عليه وسلم - يأتيني، فقال: إن رسول الله - صلى الله عليه وسلم - يأمرك أن تَعْتَزِلَ امرأتك، فقلت: أُطَلِّقُهَا أم ماذا أفعل؟ فقال: لا، بل اعْتَزِلْهَا فلا تَقْرَبَنَّهَا، وأرسل إلى صاحِبَيَّ بمثل ذلك. فقلت لامرأتي: الحقي بأهلك فكوني عندهم حتى يقضي الله في هذا الأمر. فجاءت امرأة هلال بن أمية رسول الله - صلى الله عليه وسلم - فقالت له: يا رسول الله، إن هلال بن أمية شيخ ضائع ليس له خادم، فهل تكره أن أخدمه؟ قال: «لا، ولكن لا يَقْرَبَنَّكِ» فقالت: إنه والله ما به من حركة إلى شيء، ووالله ما زال يبكي منذ كان من أمره ما كان إلى يومه هذا. فقال لي بعض أهلي: لو استأذنت رسول الله - صلى الله عليه وسلم - في امرأتك فقد أذن لامرأة هلال بن أمية أن تخدمه؟ فقلت: لا أستأذن فيها رسول الله - صلى الله عليه وسلم - وما يدريني ماذا يقول رسول الله - صلى الله عليه وسلم - إذا استأذنته، وأنا رجل شاب! فلبثت بذلك عشر ليال فكمل لنا خمسون ليلة من حين نُهِيَ عن كلامنا، ثم صليت صلاة الفجر صباح خمسين ليلة على ظهر بيت من بيوتنا، فبينا أنا جالس على الحال التي ذكر الله تعالى منا، قد ضاقت علي نفسي وضاقت علي الأرض بما رحبت، سمعت صوت صارخ أوفى على سَلْعٍ يقول بأعلى صوته: يا كعب بن مالك أبْشِرْ، فخررت ساجدا، وعرفت أنه قد جاء فرج. فآذَنَ رسولُ الله - صلى الله عليه وسلم - الناسَ بتوبة الله - عز وجل - علينا حين صلى صلاة الفجر فذهب الناس يبشروننا، فذهبَ قِبَلَ صَاحِبَيَّ مبشرون ورَكَضَ رجلٌ إليَّ فرسًا وسعى ساعٍ مِن أَسْلَمَ قِبَلِي، وأوفى على الجبل، فكان الصوتُ أسرعَ من الفرس، فلما جاءني الذي سمعت صوته يبشرني نزعت له ثَوْبَيَّ فكسوتهما إياه بِبِشَارَتِهِ، والله ما أملك غيرهما يومئذ، واستعرت ثوبين فلبستهما، وانطلقت أَتَأَمَّمُ رسول الله - صلى الله عليه وسلم - يَتَلَقَّاني الناس فوجا فوجا يُهنِّئونَني بالتوبة ويقولون لي: لِتَهْنِكَ توبة الله عليك. حتى دخلت المسجد فإذا رسول الله - صلى الله عليه وسلم - جالس حوله الناس، فقام طلحة بن عبيد الله - رضي الله عنه - يُهَرْوِلُ حتى صافحني وهَنَّأَنِي، والله ما قام رجل من المهاجرين غيره - فكان كعب لا ينساها لطلحة. قال كعب: فلما سلمت على رسول الله - صلى الله عليه وسلم - قال وهو يَبْرُقُ وَجْهُهُ من السرور: «أبشر بخير يوم مر عليك مذ ولدتك أمك» فقلت: أمن عندك يا رسول الله أم من عند الله؟ قال: «لا، بل من عند الله - عز وجل -»، وكان رسول الله - صلى الله عليه وسلم - إذا سُرَّ استنار وَجْهُهُ حتى كأن وَجْهَهَ قطعةُ قمر وكنا نعرف ذلك منه، فلما جلست بين يديه قلت: يا رسول الله، إن من توبتي أن أنْخَلِعَ من مالي صدقة إلى الله وإلى رسوله. فقال رسول الله - صلى الله عليه وسلم: «أمسك عليك بعض مالك فهو خير لك». فقلت: إني أمسك سهمي الذي بخيبر. وقلت: يا رسول الله، إن الله تعالى إنما أنجاني بالصدق، وإن من توبتي أن لا أحدث إلا صدقا ما بقيت، فوالله ما علمت أحدا من المسلمين أبلاه الله تعالى في صدق الحديث منذ ذكرت ذلك لرسول الله - صلى الله عليه وسلم - أحسن مما أبلاني الله تعالى، والله ما تعمدت كِذْبَةً منذ قلت ذلك لرسول الله - صلى الله عليه وسلم - إلى يومي هذا، وإني لأرجو أن يحفظني الله تعالى فيما بقي، قال: فأنزل الله تعالى: {لقد تاب الله على النبي والمهاجرين والأنصار الذين اتبعوه في ساعة العسرة} حتى بلغ: {إنه بهم رؤوف رحيم وعلى الثلاثة الذين خلفوا حتى إذا ضاقت عليهم الأرض بما رحبت} حتى بلغ: {اتقوا الله وكونوا مع الصادقين} [التوبة: 117 - 119] قال كعب: والله ما أنعم الله علي من نعمة قط بعد إذ هداني الله للإسلام أعظم في نفسي من صِدْقِي رسول الله - صلى الله عليه وسلم - أن لا أكون كَذَبْتُهُ، فأَهْلِكَ كما هَلَكَ الذين كذبوا؛ إن الله تعالى قال للذين كذبوا حين أنزل الوحي شر ما قال لأحد، فقال الله تعالى: {سيحلفون بالله لكم إذا انقلبتم إليهم لتعرضوا عنهم فأعرضوا عنهم إنهم رجس ومأواهم جهنم جزاء بما كانوا يكسبون يحلفون لكم لترضوا عنهم فإن ترضوا عنهم فإن الله لا يرضى عن القوم الفاسقين} [التوبة: 95 - 96] قال كعب: كنا خُلِّفْنَا أيها الثلاثةُ عن أمر أولئك الذين قبل منهم رسول الله - صلى الله عليه وسلم - حين حَلَفُوا له فبايعهم واستغفر لهم وأرجَأَ رسول الله - صلى الله عليه وسلم - أَمْرَنَا حتى قضى الله تعالى فيه بذلك. قال الله تعالى: {وعلى الثلاثة الذين خلفوا} وليس الذي ذكر مما خلفنا تخلفنا عن الغزو، وإنما هو تخليفه إيانا وإرجاؤه أمرنا عَمَّنْ حَلَفَ له واعتذر إليه فقبل منه. متفق عليه. وفي رواية: أن النبي - صلى الله عليه وسلم - خرج في غزوة تبوك يوم الخميس وكان يحب أن يخرج يوم الخميس. وفي رواية: وكان لا يقدم من سفر إلا نهارا في الضحى، فإذا قدم بدأ بالمسجد فصلى فيه ركعتين ثم جلس فيه.
التفسير
هذا حديث كعب بن مالك رضي الله عنه ، في قصة تخلفه عن غزوة تبوك، وكانت غزوة تبوك في السنة التاسعة من الهجرة. وكانت هذه الغزوة في أيام الحر حين طابت الثمار وصار المنافقون يحبون الدنيا على الآخرة، فتخلف المنافقون عن هذه الغزوة ولجأوا إلى الظل والرطب والتمر، وبعدت عليهم الشُّقة والعياذ بالله، كما أخبر الله سبحانه في القرآن وكما في هذا الحديث. أما المؤمنون الخلص، فإنهم خرجوا مع النبي -عليه الصلاة والسلام- ولم يُضعف عزمهم بعد المسافة ولا طيب الثمار. إلا أن كعب بن مالك رضي الله عنه تخلف عن غزوة تبوك بلا عذر، وهو من المؤمنين الخلص، ولهذا قال: "إنه ما تخلف عن رسول الله صلى الله عليه وسلم عن غزوة غزاها قط، كل غزوات الرسول صلى الله عليه وسلم قد شارك فيها كعب رضي الله عنه فهو من المجاهدين في سبيل الله، إلا في غزوة بدر، فقد تخلف فيها كعب وغيره، لأن النبي -عليه الصلاة والسلام- خرج من المدينة لا يريد القتال، ولذلك لم يخرج معه إلا ثلاثمائة وبضعة عشر رجلًا فقط؛ لأنهم كانوا يريدون أن يأخذوا إبلًا لقريش مُحملة قدمت من الشام تريد مكةَ وتَمُرُّ بالمدينة. ثم ذكر بَيعته النبيَّ صلى الله عليه وسلم ليلة العقبة في مِنى، قبل الهجرة، حيث بايعوا النبي صلى الله عليه وسلم على الإسلام وقال: إنني لا أحب أن يكون لي بدلها شهود بدر؛ وإن كانت بدر أكثر ذكرًا، لأن الغزوة اشتهرت بخلاف البيعة. كان رضي الله عنه قوي البدن، ياسر الحال، حتى إنه كان عنده راحلتان في تلك الغزوة، وما جمع راحلتين في غزوة قبلها أبدًا، وقد استعد وتجهز رضي الله عنه وكان من عادة النبي صلى الله عليه وسلم أنه إذا أراد غزوة وَرَّى بغيرها فيظهر خلاف ما يريد، وهذا من حكمته وحنكته في الحرب؛ لأنه لو أظهر ما يقصده تبين ذلك لعدوه، فربما يستعد له أكثر، وربما يذهب عن مكانه الذي قصده النبي صلى الله عليه وسلم فيه؛ إلا في غزوة تبوك، فإن النبي صلى الله عليه وسلم بين أمرها ووضحها وجَلَّاها لأصحابه، وأخبر أنه خارج إلى تبوك إلى عدوٍّ كثير، وإلى مكان بعيد حتى يستعد الناس. فخرج المسلمون مع رسول الله صلى الله عليه وسلم ولم يتخلف إلا من خذله الله بالنفاق، وثلاثة رجال فقط من المؤمنين، هم: كعب بن مالك، ومرارة بن الربيع، وهلال بن أمية رضي الله عنهم ، لكن تخلفوا لأمر أراده الله عز وجل أما غيرهم ممن تخلف فإنهم منافقون منغمسون في النفاق، نسأل الله العافية. فخرج النبي -عليه الصلاة والسلام- بأصحابه وهم كثير، إلى جهة تبوك حتى نزل بها، ولكن الله تعالى لم يجمع بينه وبين عدوه، بل بقي عشرين يوماً في ذلك المكان، ثم انصرف بغير حرب. يقول كعب بن مالك رضي الله عنه إن الرسول صلى الله عليه وسلم تجهز هو والمسلمون وخرجوا من المدينة، أما هو رضي الله عنه فتأخر وجعل يغدو كل صباح يرحِّل راحلته ويقول: سوف ألحق بهم، ولكنه لا يفعل شيئًا، ثم يفعل كل يوم كذلك، حتى تمادى به الأمر ولم يدرك. يقول: فكان يحز في نفسه أنه إذا خرج إلى سوق المدينة، وإذا المدينة ليس فيها أحد من المهاجرين ولا الأنصار، وليس فيها إلا رجل مغموس في النفاق -والعياذ بالله- قد غمسه نفاقه فلم يخرج، أو رجل معذور عذره الله عز وجل. فكان يعتب على نفسه: كيف لا يبقى في المدينة إلا هؤلاء وأقعد معهم، ورسول الله صلى الله عليه وسلم لم يذكره ولم يسأل عنه حتى وصل إلي تبوك. فبينما هو جالس وأصحابه في تبوك سأل عنه، فقال رسول الله: أين كعب بن مالك؟ فتكلم فيه رجل من بني سلمة وغمزه، ولكن دافع عنه معاذ بن جبل رضي الله عنه فسكت النبي صلى الله عليه وسلم ولم يجب بشيء، لا على الذي غمزه ولا على الذي رد. فبينما هو كذلك إذ رأى رجلا لابسا البياض يتحرك به السراب من بعيد، فقال النبي صلى الله عليه وسلم: "كن أبا خيثمة الأنصاري" فكان أبا خيثمة، وهذا معناه الفراسة والتمني أن يصبح هذا القادم من بعيد هو أبو خيثمة. وأبو خثيمة هذا هو الذي تصدق بصاع عندما حث النبي صلى الله عليه وسلم على الصدقة، فتصدق الناس كل بحسب حاله. فكان الرجل إذا جاء بالصدقة الكثيرة قال المنافقون: هذا مُراءٍ ما أكثر الصدقة ابتغاء وجه الله، وإذا جاء الرجل الفقير بالصدقة اليسيرة قالوا: إن الله غَنِيٌّ عن صاعِ هذا. يقول رضي الله عنه : إنه لما بلغه أن النبي صلى الله عليه وسلم رجع قافلًا من الغزو، بدأ يفكر ماذا يقول لرسول الله صلى الله عليه وسلم إذا رجع؟ يريد أن يتحدث بحديث وإن كان تورية، من أجل أن يعذره النبي صلى الله عليه وسلم فيه، وجعل يشاور ذوي الرأي من أهله ماذا يقول، ولكن يقول رضي الله عنه : فلما بلغه قرب النبي صلى الله عليه وسلم زال عنه الباطل، وعزم على أن يبين للنبي صلى الله عليه وسلم الحق، يقول: فقدم النبي صلى الله عليه وسلم المدينة ودخل المسجد، وكان من عادته وسنته أنه إذا قدم بلده فأول ما يفعل أن يصلي في المسجد عليه الصلاة والسلام. فدخل المسجد وصلى وجلس للناس فجاءه المخلفون الذين تخلفوا من غير عذر من المنافقين، وجعلوا يحلفون له إنهم معذورون، فيبايعهم ويستغفر لهم؛ ولكن ذلك لا يفيدهم والعياذ بالله؛ لأن الله تعالى قال: {اسْتَغْفِرْ لَهُمْ أَوْ لا تَسْتَغْفِرْ لَهُمْ إِنْ تَسْتَغْفِرْ لَهُمْ سَبْعِينَ مَرَّةً فَلَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لَهُمْ} (التوبة: من الآية80)، فيقول: أما أنا فعزمت أن أصدق النبي -عليه الصلاة والسلام- وأخبره بالصدق، فدخلت المسجد فسلمت عليه، فتبسم تبسم المغضب ثم قال: "تعال" فلما دنوت منه قال لي: "ما خلفك؟". فقال رضي الله عنه : يا رسول الله إني لم أتخلف لعذر، وما جمعت راحلتين قبل غزوتي هذه، وإني لو جلست عند أحد من ملوك الدنيا لخرجت منه بعذر، فلقد أوتيت جدلًا- يعني لو أني جلست عند شخص من الملوك لعرفت كيف أتخلص منه لأن الله أعطاني جدلًا- ولكني لا أحدثك اليوم حديثا ترضى به عني فيوشك أن يسخطك الله علي في ذلك. فصدقه القول وأخبره أنه لا عذر له لا في بدنه ولا في ماله، بل إنه لم يجمع راحلتين في غزوة قبل هذه. فقال النبي صلى الله عليه وسلم : "أما هذا فقد صدق" ويكفي له فخرًا أن وصفه النبي -عليه الصلاة والسلام- بالصدق: "أما هذا فقد صدق، فاذهب حتى يقضي الله فيك ما شاء". فذهب الرجل مستسلمًا لأمر الله عز وجل مؤمناً بالله، وأنه ما شاء الله كان، وما لم يشأ لم يكن. فلحقه قوم من بني سلمة من قومه وجعلوا يزينون له أن يرجع عن إقراره، وقالوا له: إنك لم تذنب ذنبًا قبل هذا، ويكفيك أن يستغفر لك رسول الله صلى الله عليه وسلم وإذا استغفر لك الرسول صلى الله عليه وسلم غفر الله لك، فارجع كذب نفسك، قل إني معذور، حتى يستغفر لك الرسول -عليه الصلاة والسلام- فيمن استغفر لهم ممن جاؤوا يعتذرون إليه، فهم أن يفعل- رضي الله عنه- ولكن الله سبحانه أنقذه وكتب له هذه المنقبة العظيمة التي تتلى في كتاب الله إلى يوم القيامة. فسال قومه: هل أحد صنع مثلما صنعت؟ قالوا: نعم، هلال بن أمية ومرارة بن الربيع، قالا مثلما قلت، وقيل لهما مثلما قيل لك، قال: فذكروا لي رجلين صالحين شهدا بدرًا لي فيهما أسوة. فأمر النبي -عليه الصلاة والسلام- الناس أن يهجروهم فلا يكلموهم. فهجرهم المسلمون، ولكنهم بعد ذلك صاروا يمشون وكأنهم بلا عقول، قد ذهلوا، وتنكرت لهم الأرض فما هي بالأرض التي كانوا يعرفونها؛ لأنهم يمشون إن سلموا لا يرد عليهم السلام، وإن قابلهم أحد لم يبدأهم بالسلام. وحتى النبي -عليه الصلاة والسلام- وهو أحسن الناس خلقاً لا يسلم عليهم. يقول كعب: كنت أحضر وأسلم على النبي صلى الله عليه وسلم فلا أدري: أحرك شفتيه برد السلام أم لا. فضاقت عليهم الأرض وضاقت عليهم أنفسهم وظنوا أن لا ملجأ من الله إلا إليه، وبقوا على هذه الحال مدة خمسين يوما والناس قد هجروهم فلا يسلمون عليهم، ولا يردون السلام إذا سلموا. فضاقت عليهم الأمور وصعبت عليهم الأحوال، وفروا إلى الله عز وجل ، ولكن مع ذلك لم يكن كعب بن مالك يدع الصلاة مع الجماعة. فكان يحضر ويسلم على النبي -عليه الصلاة والسلام- ولكن في آخر الأمر ربما يتخلف عن الصلوات؛ لما يجد في نفسه من الضيق والحرج؛ لأنه يخجل أن يأتي إلى قوم يصلي معهم وهم لا يكلمونه أبدًا، لا بكلمة طيبة ولا بكلمة تأنيب. قال: "فأما صاحباي فاستكانا في بيوتهما يبكيان"؛ لأنهما لا يستطيعان أن يمشيا في الأسواق، والناس قد هجروهم لا يلتفت إليهم أحد، ولا يسلم عليهم أحد، وإذا سلموا لا يرد عليهم السلام، فعجزوا عن تحمل هذه الحال، فبقيا في بيوتهما يبكيان. يقول: وكنت أنا أقواهم وأصبرهم لأنه كان أصغرهم سنا؛ فكان يشهد صلاة الجماعة مع المسلمين، ويطوف بأسواق المدينة لا يكلمه أحد؛ لأن النبي صلى الله عليه وسلم أمر بهجرهم، وكان الصحابة رضي الله عنهم أطوع الناس لرسول الله صلى الله عليه وسلم . يقول: كنت أصلي وأسارق النبي صلى الله عليه وسلم النظر، يعني: أنظر إليه أحيانًا وأنا أصلي، فإذا أقبلت على صلاتي نظر إلي وإذا التفت إليه أعرض عني، كل هذا من شدة الهجر. يقول: "فبينما أنا أمشي ذات يوم في أسواق المدينة وطال علي جفوة الناس، تسورت حائطًا –أي: دخله من فوق الجدار- لأبي قتادة رضي الله عنه ، فسلمت عليه، فوالله ما رد علي السلام"، وهو ابن عمه وأحب الناس إليه، ومع ذلك لم يرد عليه السلام، كل هذا طاعة لله ورسوله. فقال له: أنشدك الله، هل تعلم أني احب الله ورسوله؟ فلم يرد عليه. مرتين يناشده وأبو قتادة لم يرد عليه، وهو يعلم أن كعب بن مالك يحب الله ورسوله. فلما رد عليه الثالثة وقال: أنشدك الله هل تعلم أني أحب الله ورسوله؟ فقال: الله ورسوله أعلم. لم يكلمه، فلم يقل: نعم؟ ولا قال: لا. يقول: فبكى ثم خرج إلى السوق، فبينما هو يمشي إذا برجل نبطي من أنباط الشام يقول: من يدلني على كعب بن مالك؟ قلت: أنا هو، فأعطاني الورقة، وكنت كاتباً؛ لأن الكتاب في ذلك العهد قليلون جدًّا. يقول: "فقرأت الكتاب، فإذا فيه: أما بعد، فقد بلغنا أن صاحبك جفاك -يعني الرسول عليه الصلاة والسلام، وكان هذا الملك: ملك غسان كافرًا- وإنك لست بدار هوان ولا مضيعة، فتعال إلينا نواسك بأموالنا، وربما نواسيك بملكنا. ولكن الرجل رجل مؤمن بالله تعالى ورسوله، ومحب لله ورسوله صلى الله عليه وسلم ، فقال: هذا أيضا من البلاء، ثم ذهب إلى التنور فأحرقها. ولما تمت لهم أربعون ليلة وأبطأ الوحي فلم ينزل أرسل إليهم النبي -عليه الصلاة والسلام- أن يعتزلوا نساءهم. فقال كعب: أطلقها أم ماذا؟ لأنه لو قال طلِّقها لطلقها بكل سهولة؛ طاعة لله ورسوله، فسأل فقال: أطلقها أم ماذا؟ فقال له رسول الرسول: إن الرسول -عليه الصلاة والسلام- يأمرك أن تعتزل أهلك. وبقي على ظاهر اللفظ. فقال كعب لزوجته الحقي بأهلك حتى يقضي الله هذا الأمر. فلحقت بأهلها. وجاءت زوجة هلال بن أمية إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم وأخبرته بأنه في حاجة إليها لتخدمه؛ لأنه ليس له خادم، فأذن لها النبي صلى الله عليه وسلم بشرط أن لا يقربها، فقالت: "إنه والله ما به من حركة إلي شيء" يعني أنه ليس له شهوة في النساء، وأنه يبكي رضي الله عنه منذ أمر النبي صلى الله عليه وسلم بهجرهم إلي يومه هذا، أربعون يومًا يبكي؛ لأنه ما يدري ماذا ستكون النهاية. فقال لي بعض أهلي: لو استأذنت رسول الله صلى الله عليه وسلم في امرأتك فقد أذن لامرأة هلال بن أمية أن تخدمه؟ فقلت: لا أستأذن فيها رسول الله صلى الله عليه وسلم وما يدريني ماذا يقول رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا استأذنته، وأنا رجل شاب! فلبثت بذلك عشر ليال فكمل لنا خمسون ليلة من حين نُهِيَ عن كلامنا. يقول: "وكنت ذات يوم أصلي الصبح على سطح بيت من بيوتنا، فسمعت صارخًا يقول وهو على سَلْع -وهو جبل معروف في المدينة- أوفى عليه وصاح بأعلى صوته يقول: "يا كعب بن مالك أبشر"، يقول: "فخررت ساجدًا، وعرفت أنه قد جاء فرج"، وركب فارس من المسجد يؤم بيت كعب بن مالك ليبشره، وذهب مبشرون إلى هلال بن أمية ومرارة بن الربيع يبشرونهما بتوبة الله عليهما. يقول: فجاء الصارخ الماشي على قدميه، وجاء صاحب الفرس، فكانت البشرى للصارخ؛ لأن الصوت أسرع من الفرس، يقول: فأعطيته ثوبي الإزار والرداء، وليس يملك غيرهما، لكن استعار من أهله أو من جيرانه ثوبين فلبسهما، وأعطى ثوبيه للذي بشره. ثم نزل متوجها إلى الرسول صلى الله عليه وسلم في المسجد، وإذا رسول الله صلى الله عليه وسلم قد بشر الناس بعد صلاة الصبح بأن الله أنزل توبته على هؤلاء الثلاثة. يقول: فذهبت أتأمم رسول الله صلى الله عليه وسلم يعني أقصده، فجعل الناس يلاقونني أفواجًا يهنئونني بتوبة الله عليَّ حتى دخلت المسجد. يقول: فإذا رسول الله صلى الله عليه وسلم جالس وحوله أصحابه، فقام إلي طلحة بن عبيد الله رضي الله عنه فصافحني وهنأني بتوبة الله عليَّ. يقول: والله ما قام إلي أحد من المهاجرين رجل غير طلحة، فكان لا ينساها له. حتى وقف على النبي صلى الله عليه وسلم وإذا وجهه يبرق؛ لأنه -عليه الصلاة والسلام- سره أن يتوب الله على هؤلاء الثلاثة الذين صدقوا الله ورسوله، وأخبروا بالصدق عن إيمان، وحصل عليهم ما جرى من الأمر العظيم، من هجر الناس لهم خمسين يومًا، حتى نسائهم بعد الأربعين أَمَرَ الرسول -عليه الصلاة والسلام- أن يعتزلوهن. ثم قال له النبي صلى الله عليه وسلم : "أبشر بخير يوم مر عليك مذ ولدتك أمك". فقال له: "أمن عندك يا رسول الله أم من عند الله؟ قال: "لا بل من عند الله عز وجل"؛ لأنه إذا كان من عند الله كان أشرف وأفضل وأعظم. فقال كعب: إن من توبته أن يتخلى عن ماله، ويجعله صدقة لله تعالى. فقال النبي صلى الله عليه وسلم : "أمسك عليك بعض مالك فهو خير لك". قال: فإني أمسك سهمي الذي بخيبر. ثم ذكر كعب بن مالك أن من توبته أن لا يحدث بحديث كذب بعد إذ نجاه الله تعالى بالصدق، وما زال كذلك ما حدث بحديث كذب أبدًا بعد أن تاب الله عليه، فكان رضي الله عنه مضرب المثل في الصدق، حتى إن الله أنزل فيه وفي صاحبيه: {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَكُونُوا مَعَ الصَّادِقِينَ} (التوبة: 119). وأنزل الله تعالى الآيات في بيان منته عليهم بالتوبة من قوله تعالى: {لَقَدْ تَابَ اللَّهُ عَلَى النَّبِيِّ وَالْمُهَاجِرِينَ وَالْأَنْصَارِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ فِي سَاعَةِ الْعُسْرَةِ مِنْ بَعْدِ مَا كَادَ يَزِيغُ قُلُوبُ فَرِيقٍ مِنْهُمْ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ إِنَّهُ بِهِمْ رَءُوفٌ رَحِيمٌ (117) وَعَلَى الثَّلَاثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا حَتَّى إِذَا ضَاقَتْ عَلَيْهِمُ الْأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ وَضَاقَتْ عَلَيْهِمْ أَنْفُسُهُمْ وَظَنُّوا أَنْ لَا مَلْجَأَ مِنَ اللَّهِ إِلَّا إِلَيْهِ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ لِيَتُوبُوا إِنَّ اللَّهَ هُوَ التَّوَّابُ الرَّحِيمُ (118) يَاأَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَكُونُوا مَعَ الصَّادِقِينَ (119)} (التوبة: 117: 119). قال كعب: والله ما أنعم الله علي من نعمة قط، بعد إذ هداني الله للإسلام، أعظم في نفسي، من صدقي رسول الله صلى الله عليه وسلم ، أن لا أكون كذبته فأهلك كما هلك الذين كذبوا، إن الله قال للذين كذبوا، حين أنزل الوحي، شر ما قال لأحد، قال سبحانه : {سَيَحْلِفُونَ بِاللهِ لَكُمْ إِذَا انْقَلَبْتُمْ إِلَيْهِمْ لِتُعْرِضُوا عَنْهُمْ، فَأَعْرِضُوا عَنْهُمْ، إِنَّهُمْ رِجْسٌ، وَمَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَكْسِبُونَ، يَحْلِفُونَ لَكُمْ لِتَرْضَوْا عَنْهُمْ، فَإِنْ تَرْضَوْا عَنْهُمْ، فَإِنَّ اللهَ لَا يَرْضَى عَنِ الْقَوْمِ الْفَاسِقِينَ} [التوبة: 96]، قال: كنا خُلِّفنا أيها الثلاثة عن أمر أولئك الذين قبل منهم رسول الله صلى الله عليه وسلم حين حَلَفوا له، فبايعهم واستغفر لهم وأرجأ رسول الله صلى الله عليه وسلم أمرَنَا حتى قضى الله فيه بذلك، قال الله عز وجل: وعلى الثلاثة الذين خلفوا، وليس الذي ذكر الله مما خُلِّفْنا، تخلفنا عن الغزو، وإنما هو تخليفه إيانا، وإرجاؤه أمرنا، عمن حلف له واعتذر إليه فقبل منه". وذكر رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم خرج من المدينة في يوم الخميس، وكان يحب أن يخرج في يوم الخميس. وذكر أن النبي صلى الله عليه وسلم عاد إلى المدينة ضحى، وأنه دخل المسجد فصلى فيه ركعتين، وكان هذا من سنته صلى الله عليه وسلم أنه إذا قدم بلده لم يبدأ بشيء قبل المسجد.