‘Abdullah ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : ‘Umar (qu’Allah l’agrée) me faisait participer aux réunions avec les anciens de la bataille de Badr. C'est comme si certains d'entre-eux étaient atteints du fait de m'y voir, ils objectèrent : « Pourquoi fait-il siéger ce jeune garçon avec nous, alors que nous avons des enfants de son âge ? » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) répondit : « Pour ce que vous savez ! » Un jour, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) les réunit tous, ainsi que moi-même, afin de leur prouver mes compétences. Une fois tous présents, il leur demanda : « Que dites-vous au sujet de l’interprétation de la parole d’Allah : {( Lorsque vient le secours d’Allah ainsi que la victoire… )} ? » [Coran : 110/1]. Certains répondirent : « Allah nous ordonne de Le louer et de Lui demander pardon lorsqu’Il nous secoure et nous accorde la victoire. » Les autres restèrent silencieux. Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) me demanda : « Est-ce aussi ton point de vue, ô Ibn ‘Abbâs ? » Je répondis : « Non ! » Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) me demanda : « Quelle serait donc ton interprétation ? » Je répondis : « C’est l’annonce du terme de la vie du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Allah le lui a annoncé en disant : {( Lorsque vient le secours d’Allah ainsi que la victoire… )}, cela sera ton terme, ainsi donc par la louange : {… célèbre la gloire de ton Seigneur et implore Son pardon. Car, certes, c’est Lui le grand Accueillant au repentir. )}. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) dit alors : « Je ne connais pas d’autre interprétation de cette sourate que ce que tu dis ! »
D'après Sa'ïd ibn Al Musayyab, d'après son père qui a dit : « Lorsqu'Abu Ṭâlib fut sur le point de décéder, le Messager d'Allah ﷺ lui rendit visite et trouva chez lui Abû Jahl et 'AbdaLlah ibn Ubay ibn Umayyah ibn Al Mughîrah. Il ﷺ lui a alors dit : « Ô mon oncle ! dis : « Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah » Une parole avec laquelle je pourrai plaider ta cause auprès d'Allah. Alors, Abû Jahl et AbduLlah ibn Ubay Umayyah dirent : " Vas-tu abandonner la religion d'Abd Al Muttalib ? " Le Prophète ﷺ ne cessa de réitérer sa requête et eux deux [Abû Jahl et 'AbduLlah ibn Ubay ibn Umayyah] répétèrent leur propos. La dernière phrase qu'Abû Tâlib prononça fut : " Sur la religion de 'Abd Al Muttalib. " Il refusa de dire : « Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah. " Le Messager d'Allah ﷺ a alors dit : « Par Allah ! J'implorerai certainement le pardon d'Allah en ta faveur tant qu'Il ne me l'interdira pas. » Alors, Allah révéla le verset suivant : {Il n’appartient pas au Prophète et à ceux qui ont cru d’implorer le pardon en faveur des polythéistes...} [Le Repentir, 9 : 113]. Et concernant Abû Tâlib, Allah révéla aussi le verset suivant : {Certes, tu ne guides pas qui tu aimes [ô Muḥammad !], mais c’est Allah qui guide qui Il souhaite.} [Le Récit, 28 : 56].
Ibn Mas'ûd (qu’Allah l’agrée) relate du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « La jalousie est interdite sauf dans deux cas : un homme à qui Allah a accordé des biens ainsi que l'aptitude à les dépenser correctement et un homme à qui Allah a accordé une sagesse par laquelle il juge, et qui l'enseigne.» Ibn 'Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La jalousie est interdite sauf dans deux cas : un homme auquel Allah a accordé le Coran et qui s'y consacre nuit et jour ainsi qu'un homme à qui Allah a accordé des biens et qui les dépense nuit et jour. »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate au sujet du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Certes Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, intensifia la fréquence de la Révélation sur le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à l’approche de sa mort et jusqu’à ce qu’il décède. Lors de ce laps de temps, elle fut plus soutenue qu’à l’ordinaire. »
ʽAbdurahmân ibn Yazîd an-Nakhaʽî relate qu’il accomplit le Pèlerinage avec Ibn Mas’ûd qu’il vit jeter sept pierres sur la grande stèle. Il laissa la Kaʽbah sur sa gauche, Minâ sur sa droite, puis il dit : « C’est l’endroit où se tint celui à qui fut révélé la Sourate : « Al-Baqarah » (La vache), sur lui la paix et le salut. »
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a envoyé un homme à la tête d'une expédition, celui-ci récitait pour ses Compagnons, lors de leurs prières, et terminait toujours par : {( Dis : Il est Allah, Unique... )}. A leur retour, ils en parlèrent au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit alors : « Demandez-lui pourquoi il a agi de la sorte ! ». Quand ils lui demandèrent, il dit : « Elle est la description du Miséricordieux, c'est pourquoi j'aime la réciter ». Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Informez-le qu'Allah, Exalté soit-Il, l'aime. »
Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Lisez le Coran car il viendra, certes, le Jour de la Résurrection intercéder au profit de ses compagnons. " »
Aboû Moûsâ Al-Ach’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Soyez assidus à ce Coran car, par Celui qui détient l’âme de Mouḥammad en Sa main, il s’échappe encore plus vite que le chameau lorsqu’il se détache de ses liens ! »
'Outhmân (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Le meilleur d'entre vous est celui qui a appris le Coran et l'a enseigné. »
Al-Barâ' ibn 'Âzib (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Un homme récitait la sourate : « La caverne » et il y avait auprès de lui un cheval attaché par deux cordes. Un nuage l'enveloppa, se mit à tourner et à se rapprocher de lui. Son cheval ne cessa de s'en écarter. Au matin, il alla trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui raconta l'incident. Celui-ci déclara : « C'est la sérénité ! Elle est descendue pour le Coran ! »
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : " Ne faites pas de vos demeures des cimetières ; le diable s'enfuit certes de la demeure où est lue la sourate : Al-Baqarah (La Vache) ".
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Il t’a été accordé l’une des flûtes de la famille de Dâwud ! » Et dans une version rapportée par Muslim, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Si tu avais pu me voir hier, alors que j’écoutais ta récitation ! »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Du Coran, il est une sourate de trente versets qui a intercédé en faveur d'un homme jusqu'à ce qu'il fût pardonné. C'est la sourate : {( Gloire à Celui qui détient la Royauté dans Sa Main )} [c'est-à-dire la sourate : La Royauté (« Al-Mulk »)]. » Et dans la version d'Abû Dâwud : « intercède. »
D'après Aboû Mas'oûd (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : " Quiconque récite les deux derniers versets de la sourate : Al-Baqarah (la Vache) lors d'une nuit, ils lui suffiront. "
ʽAbdouLlâh ibn Masʽoûd (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : " Quiconque lit une lettre du Livre d'Allah aura une bonne action, et la bonne action est multipliée par dix . Et je ne dis pas que : " Alif-Lam-Mîm " est une lettre, mais que : " Alif " est une lettre, que : " Lam " est une lettre, et que : " Mîm " est une lettre. "
Abû Lubâbah Bashîr ibn Al-Mundhir (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque ne s'efforce pas d'embellir sa lecture du Coran n'est pas des nôtres. »
An-Nawwâs ibn Sam’ân (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Au Jour de la Résurrection, on fera venir le Coran et les siens, ceux qui le mettaient en application dans ce bas monde. Il sera devancé par les sourates " La Vache " et " La famille de ‘Imrân ", qui plaideront en faveur de leurs compagnons. " »
‘Abdullah ibn Abî Bakr ibn Ḥazm (qu'Allah lui fasse miséricorde) relate que dans la lettre qu’a écrite le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à ‘Amr ibn Ḥazm, [il est écrit] : « Ne touche le Coran que celui qui est pur ! »
'Â`ichah (qu'Allah l'agrée) relate : " Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) évoquait Allah à tout moment. "
Abû Sa’îd Râfi' ibn Al-Mu’allâ (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : " Ne souhaites-tu pas que je t’enseigne la plus majestueuse sourate du Coran avant que tu ne sortes de la mosquée ? " Il prit ma main et, au moment où nous allions sortir de la mosquée, je lui ai dit : " Ô Messager d’Allah ! Tu m’as dit : Ne souhaites-tu pas que je t’enseigne la plus majestueuse sourate du Coran ? - Il a dit : {( La louange revient à Allah, le Seigneur des Mondes )}, elle est : " As-Sab’ al-Mathânî ", les sept répétés ainsi que " Le Coran Majestueux " qui m’a été donné. »
‘Uqbah ibn ‘Âmir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne vois-tu pas que cette nuit des versets jamais égalés m’ont été révélés ? {( Dis : "Je me réfugie auprès du Seigneur de l’aube naissante." )} et {( Dis : "Je me réfugie auprès du Seigneur des hommes." )} »
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par ce livre, Allah élève des gens et en rabaisse d’autres. »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Abû Jahl a demandé : " Est-ce que Muḥammad pose son visage par terre alors qu’il est parmi vous ? - On lui a répondu : Oui. - Alors, il a juré : Par Al-Lât et Al-‘Uzzâ ! Si je le voyais faire cela, je poserai alors mon pied sur son cou ou j’enfoncerai son visage dans la terre ! " » Il a dit : « Il vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu'il priait et il avait prétendu qu’il poserait son pied sur son cou. » Il a dit : « Il se précipita alors vers lui sauf qu’il s’en retourna [subitement] sur ses talons et fut empêché une fois devant lui. On lui demanda alors : " Qu’est-ce qu’il t’arrive ? - Il répondit : Entre lui et moi, il y a un fossé de feu, des affres et des ailes ! - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : S’il s’était rapproché de moi, les Anges l’auraient alors saisi membre par membre. " » Il a dit : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, révéla alors le verset suivant - et nous ne savons pas si cela fait partie du hadith d’Abû Hurayrah ou si c’est quelque chose qui lui est parvenu - : {( Mais non ! Vraiment l’homme devient rebelle, dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui-même. Certes, c’est vers ton Seigneur qu’est le retour. As-tu vu celui qui interdit à un serviteur d’Allah d’accomplir la prière ? Vois-tu s’il est sur la bonne voie ou s’il ordonne la piété ? Vois-tu s’il dément et tourne le dos ? )}, c’est-à-dire : Abû Jahl. {( Ne sait-il pas que vraiment Allah voit ? Mais non ! S’il ne cesse pas, Nous le saisirons par le toupet, le toupet d’un menteur, d’un pécheur. Qu’il appelle donc son assemblée ! Nous appellerons les gardiens (de l’Enfer). Mais non ! Ne lui obéis pas, prosterne-toi et rapproche-toi. )} [Coran : 96 : 6/19] » ‘Ubaydullah - l'un des rapporteurs [du hadith] - a ajouté dans son hadith : « Il a dit : "Et il lui a ordonné ce qu’il lui a ordonné ! " » Et Ibn ‘Abd Al-A’lâ - un autre rapporteur [du hadith] - a rajouté : {( Qu’il appelle donc son assemblée ! )} C’est-à-dire : son peuple.
Zayd ibn Thâbit Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée), qui était l'un des scribes de la Révélation, a dit : « Durant les évènements qui virent la mort de plusieurs des gens d'Al-Yamâmah, Abû Bakr envoya quelqu'un me chercher, alors que 'Umar était auprès de lui, il a dit : " 'Umar m'est venu et a dit : 'Le jour d’Al-Yamâmah, plusieurs lecteurs [du Coran] ont péri et je crains que la mort ne fauche largement [les autres] lecteurs du Coran dans d'autres combats et qu'une grande partie du Coran ne se perde. J'estime que tu dois donner l'ordre pour commencer à compiler le Coran !' Abû Bakr a alors dit à 'Umar : 'Comment pourrais-je faire une chose que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'a pas fait de son vivant ? - 'Umar répondit : Par Allah ! Ce serait une bonne chose [à faire] !' Il insista auprès de moi jusqu'à ce qu'Allah ouvre ma poitrine [à cette idée] et que je finisse par être convaincu de l'avis de 'Umar. " Zayd ibn Thâbit Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) a dit : " À cet instant, 'Umar était assis auprès d'Abû Bakr, ne disant aucun mot quand ce dernier me dit : 'Certes, tu es un jeune homme, raisonnable et nous ne t'accusons de rien que ce soit ! C'est toi qui transcrivais la Révélation pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ; rassembles-en les diverses parties et fais-en une compilation !' " - Par Allah ! S'il m'avait demandé de déplacer une montagne cela aurait été moins grave que de m'ordonner de réunir le Coran. Alors, je leur ai dit : " Comment oseriez-vous entreprendre une chose que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n'a pas faite ? " Abû Bakr répliqua : " Je le jure par Allah, c’est un bien ! " Je n'ai cessé d’examiner l'affaire jusqu'à ce qu'Allah ouvre ma poitrine [à ce pour quoi] Il l'avait fait pour Abû Bakr et 'Umar. Je me mis alors à rassembler les diverses parties du Coran en me basant sur ce qui avait été mis par écrit sur des morceaux de cuir, des omoplates, des feuilles de palmiers, et en me référant aussi à la mémoire des hommes. C'est ainsi que je trouvai deux versets de la sourate : le Repentir (At-Tawbah) chez Khuzaymah Al-Anṣârî que je n'ai trouvé nulle part ailleurs et chez aucune autre personne. Il s'agit des deux derniers versets : {( Certes, un Messager, pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, plein de sollicitude pour vous, compatissant et miséricordieux envers les croyants. Alors, s'ils se détournent, dis : « Allah me suffit. Il n'y a de divinité [digne d'adoration] que Lui. En Lui je place ma confiance et Il est le Seigneur du Trône immense. » )} [Coran : 9/128 -129]. Les Feuillets sur lesquels on avait rassemblé les diverses parties du Coran restèrent chez Abû Bakr jusqu'à sa mort. Ensuite, ils furent déposés chez 'Umar et, à la mort de ce dernier, chez Ḥafṣah, la fille de 'Umar. " »
Ibn Shihâb relate qu’Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) lui a dit : « Ḥudhayfah ibn Al-Yamân rendit visite à 'Uthmân après avoir participé à une expédition militaire avec les troupes du Shâm, soutenues par l'armée irakienne, pour la conquête de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Ḥudhayfah était effrayé par la divergence dans les récitations du Coran [entre les soldats des deux régions]. Il dit à 'Uthmân : " Ô Commandeur des croyants ! Viens au secours de cette communauté avant qu'elle n'entre en désaccord sur le Livre comme l'ont été les juifs et les chrétiens sur leurs écritures ! " Sur ce, 'Uthmân envoya quelqu'un chez Ḥafṣah lui demandant de lui remettre les Feuillets du Coran afin d'en faire des copies et qu'il les lui rendrait après. Ḥafṣah les envoya à 'Uthmân qui ordonna à : Zayd ibn Thâbit, 'Abdulllah ibn az-Zubayr, Sa'îd ibn Al-'Âṣ et 'Abd Ar-Raḥmân ibn Al-Ḥârith ibn Hishâm de les recopier et d'en faire plusieurs copies manuscrites. S'adressant à ces trois personnages qui étaient de la tribu de Quraysh, 'Uthmân dit : " Si vous êtes en désaccord avec Zayd ibn Thâbit sur quelque chose du Coran, écrivez-le d'après le dialecte de Quraysh. En effet, c'est dans ce dialecte que le Coran a été révélé ! " Ils s'y conformèrent et, lorsque les copies furent terminées, 'Uthmân remit alors les Feuillets à Ḥafṣah puis distribua les copies [du Muṣḥaf] dans chacune des diverses provinces. Il donna aussi l'ordre que tout feuillet ou volume contenant du Coran [excepté ce qui venait d'être compilé] soit brûlé. »
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu Hishâm ibn Ḥakîm réciter la sourate : « Al-Furqân », le Discernement [Coran : 25] du vivant du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). En écoutant attentivement sa récitation, je remarquai qu'elle comportait de nombreuses variantes que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne m'avait pas fait entendre. J'allais l'interrompre mais je me retins jusqu'à ce qu'il eût terminé sa prière. Alors, je le tirai violemment par le col de sa tunique - ou de ma tunique - et lui dit : " Qui t'a appris cette manière de réciter cette sourate ? - Il répondit : C'est le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui me l'a apprise. - Je répliquai : Tu mens ! - Alors, il a dit : Par Allah ! Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a appris autrement cette sourate que je t'ai écouté réciter ! " Puis, je le traînai jusqu'au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et j’ai dit : " Ô Messager d'Allah ! Certes, j'ai entendu cet homme réciter la sourate : « Al-Furqân », avec des variantes d'articulation qui ne correspondent pas à ce que tu m'as enseigné. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : Lâche-le, ô 'Umar ! Et récite, ô Hishâm ! " Il lui récita la même lecture que je venais d'entendre et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! " Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Récite, ô 'Umar ! " Je récitai donc, puis il m’a dit : " C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! Certes, ce Coran a été révélé selon sept lettres (« Aḥruf »), récitez-en ce que vous pouvez ! " »
Ubay ibn Ka'b (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a rencontré Jibrîl et [lui] a dit : " Ô Jibrîl ! J'ai été envoyé à une communauté d'illettrés : parmi eux, il y a : la vieille femme, l'homme âgé, le jeune garçon, la jeune fille et l'homme qui ne lit jamais de livre ! - Il a rétorqué : Ô Muḥammad ! Certes, le Coran a été descendu selon sept variantes de lecture. " »
Abd Al-'Aziz ibn Rufay' relate : « Je suis entré avec Shaddâd ibn Ma'qil chez Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père). Il lui a alors demandé : " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a-t-il laissé quelque chose ? - Il répondit : Il n'a laissé que ce qui est entre les deux couvertures [du Coran]. " Il a dit : Nous rendîmes visite à Muḥammad ibn Al-Ḥanafiyyah et lui posâmes la même question. Il répondit : " Il n'a laissé que ce qui est entre les deux couvertures [du Coran]. " »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Al-Ḥârith ibn Hishâm (qu'Allah l'agrée) interrogea le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : " Ô Messager d'Allah ! Comment la Révélation te vient-elle ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Parfois, elle me vient comme le tintement d'une cloche, et c'est ce qui est le plus dur pour moi. Lorsqu’elle prend fin, j'ai déjà tout assimilé. Et parfois, c'est un Ange prenant l'aspect d'un homme qui me parle, et je saisis alors ce qu'il dit. " ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : " Un jour de grand froid, je l'ai vu recevoir la Révélation et lorsqu’elle prit fin, son front dégoulinait de sueur. " »
ʽUbâdah ibn Aṣ-Ṣâmiṭ (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque la Révélation descendait sur lui, le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) était pris de difficulté et l'expression de son visage changeait. »
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Il arrivait que la Révélation descende sur le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) par une matinée froide et qu'ensuite son front dégouline de sueur. »
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit au sujet de la Parole du Très-Haut : {( Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation ! )} [Coran : 75/16] : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) éprouvait beaucoup de peine lors de la Révélation. Il remuait les lèvres. » Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) m'a alors dit : « Je les remuerai pour toi comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) les remuait ! » et il remua ses lèvres. Sa'îd dit alors : « Je les remue comme Ibn 'Abbâs les remuait ! » Ainsi remua-t-il les lèvres. Allah, Élevé et Exalté soit-Il, révéla alors : {( Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation ! C'est à Nous qu'il incombe de le rassembler [dans ta poitrine] et de te le faire réciter. )} [Coran : 75/16-17]. Il a dit : « Le rassembler dans ta poitrine, puis que tu le récites ! » {( Et donc, lorsque Nous le récitons, suis sa récitation. )} [Coran : 75/18]. Il a dit : « Écoute attentivement et observe le silence ! Puis, c'est à Nous qu'il incombe de te le faire réciter ! » Il a continué : « Dès lors, lorsque Jibrîl (sur lui la paix) venait, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'écoutait ; et à son départ, le Prophète (sur lui la paix et le salut) le récitait comme Jibrîl [paix sur lui] le lui avait récité. »
Al-Barâ' ibn 'Âzib (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Embellissez le Coran avec vos voix ! »
D'après 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée), le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu'il est mauvais pour l'un d'entre-vous de dire : "J'ai oublié tel et tel verset ! ", on le lui a plutôt fait oublier. Remémorez-vous donc le Coran car il est plus prompt à s’échapper de la poitrine des hommes que les chameaux [de leur enclos]. " »
Jundub ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Récitez le Coran tant que vos cœurs sont en accord. Et lorsque vous êtes en désaccord, alors levez-vous ! »
Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'un groupe [parmi les Compagnons] était assis auprès de la porte du Prophète (sur lui la paix et le salut). Certains disaient : « Allah n'a-t-il pas dit ceci et cela ? », d'autres répondaient : « Et Allah n'a-t-il pas dit ceci et cela ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entendit cela, sortit [rouge] comme si l'on avait pressé sur son visage des grains de grenade et dit : « Est-ce ceci qui vous a été ordonné ? Ou est-ce pour cela que vous avez été envoyés ? Opposez-vous les versets du Livre d'Allah les uns aux autres ? Certes, les communautés venues avant vous se sont égarées de la même manière ! Assurément, vous n'êtes pas ici pour agir ainsi. Considérez ce qui vous a été ordonné et faites-le ! Et ce qui vous a été interdit, cessez de le faire ! »
Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Ne polémiquez pas au sujet du Coran ! Car certes, polémiquer à son sujet est de la mécréance ! " »
Uqbah ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Certes, je crains deux choses pour ma communauté : le Coran et le lait. Quant au lait, c'est le fait que les gens recherchent la campagne et suivent leurs plaisirs et ensuite délaissent les prières [en groupe à la mosquée]. Quant au Coran, c'est le fait que les hypocrites l'apprennent afin de polémiquer avec les croyants. " »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si vous lisez : {(La louange est à Allah...)}, récitez également : « Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Certes, c'est la Mère du Coran, la Mère du Livre, les Sept répétées, et le verset : {(Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.)} est l'un de ses sept versets. »
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il avait l'habitude de dire : « Si l'homme déclare que sa femme lui est illicite, cela n'est rien ! » Et il a récité : { Vous avez certes en la personne du Messager d'Allah un excellent exemple. } [Coran : 33/21].
Il est relaté de 'Â’ishah (qu'Allah l'agrée) qu'elle a dit : « Parmi ce qui avait été révélé du Coran, il y avait : {( Dix tétées bien établies qui entraînent l'interdiction )}. Puis, celles-ci furent abrogées par cinq tétées bien établies. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) décéda alors que [ce verset concernant] les tétées continua à être lu [comme faisant partie] du Coran. »
Abû Juḥayfah (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'ai demandé à 'Alî (qu'Allah l'agrée) : "Avez-vous autre chose comme Révélation que ce qu'il y a dans le Livre d'Allah ? - Il a répondu : Non, par Celui qui fend la graine et créé l'âme ! Rien, en dehors de la compréhension du Coran accordée par Allah à l'homme et ce qui figure sur cette feuille ! - J'ai dit : Et qu'y-a-t-il sur cette feuille ? - Il a dit : Le prix du sang, la libération du prisonnier et on ne tue pas un musulman pour un mécréant !" »
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je suis le premier qui s'agenouillera devant le Tout-Miséricordieux, concernant la querelle, au Jour de la Résurrection. » Qays ibn 'Abbâd a dit : « Et c’est à leur sujet qu'a été révélé le verset : { Voici deux clans adverses qui se querellaient au sujet de leur Seigneur. } [Sourate Al- Ḥajj (Le Pèlerinage) : 22/ 19] » Il a dit : « Ce sont ceux qui ont combattu en duel le jour de Badr : Ḥamzah, 'Alî et 'Ubaydah ou Abû 'Ubaydah ibn Al Ḥârith opposés à Chaybah ibn Rabî'ah, 'Utbah ibn Rabî'ah et Al-Walîd ibn 'Utbah. »
Uqbah ibn 'Âmir relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire alors qu'il était sur le minbar : "Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force ! [Sourate Al-Anfâl (les Prises de Guerre) : 8/60]. N'est-ce pas que la force est dans le tir !? N'est-ce pas que la force est dans le tir !? N'est-ce pas que la force est dans le tir !?" »
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « L'Heure n'aura pas lieu avant que le soleil ne se lève de l'Occident, et lorsqu'il se sera levé et que les gens l'auront vu, alors tous croiront [en Allah], mais ce sera au moment où : { La foi en Lui ne sera bénéfique à aucune âme qui n'avait pas cru auparavant ou qui n'avait acquis aucun mérite de sa croyance. } [Sourate Al-An'âm (Les Bestiaux) : 6/158]. L'Heure surviendra certes [si soudainement] que deux personnes ayant étendu leur vêtement entre elles [en vue d'une transaction] ne pourront alors ni conclure leur vente mutuelle, ni le replier. L'Heure surviendra certes [si soudainement] que l'homme ayant trait le lait de sa chamelle ne pourra pas le boire ; l'Heure surviendra certes [si soudainement] qu'il ne pourra pas préparer le réservoir afin d'abreuver son bétail ; et l'Heure surviendra certes [si soudainement] que l'un d'entre vous portera sa nourriture à sa bouche mais ne pourra pas la manger ! »
Aboû Sa'îd Al-Khoudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « [Au Jour de la Résurrection] On amènera la mort sous l'aspect d'un bélier noir et blanc . Un héraut proclamera alors : "Ô gens du Paradis !" Ils étendront leurs cous et lèveront leurs têtes afin de regarder. Le héraut demandera : "Connaissez-vous ceci ? - Ils répondront : Oui, c'est la Mort !" À ce moment-là, tous l'auront vu. Ensuite, il proclamera : "Ô gens de l'Enfer !" Ils étendront leurs cous et lèveront leurs têtes afin de regarder. Le héraut demandera : "Connaissez vous ceci ? - Ils répondront : Oui, c'est la Mort !" À ce moment-là, tous l'auront vu. Ce bélier sera alors égorgé et le héraut dira : "Ô gens du Paradis ! L'éternité pour vous, et pas de mort ! Ô gens de l'Enfer ! L'éternité pour vous, et pas de mort !" Ensuite, il a lu : { Et avertis-les du Jour du Regret, lorsque l'affaire sera jugée, alors qu'ils vivent dans l'insouciance... } - et ceux dans l'insouciance, ici, ce sont les gens de ce bas monde - { ...et qu'ils ne croient pas ! } [Sourate Mariam (Marie) : 19/39]. »
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Les Gens du Livre lisaient la Torah en hébreu et l'expliquaient en arabe aux musulmans. Le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a alors dit : "Ne déclarez pas véridique les gens du Livre, et ne les traitez pas non-plus de menteurs ! Dites : { Nous avons cru en Allah et en ce qui nous a été révélé } [Sourate Al-Baqarah (La Vache) : 2/136].
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) ne connaissait pas ce qui séparait la sourate [d'une autre], jusqu'à ce que ne lui soit révélé : { Au Nom d'Allah, le Très Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde }. »
'Abdoullah ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « On dira au compagnon du Coran : "Lis et monte ! Récite comme tu récitais en ce bas monde ! Ta position sera là où tu te trouves lors du dernier verset que tu récites !" »
Aboû 'Abd Ar-Rraḥmân As-Soulamî (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Ceux des Compagnons du Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) qui nous enseignaient le Coran nous ont relaté qu'ils apprenaient dix versets du Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) et ne passaient pas aux dix versets suivants avant d'en avoir appris la science qu'ils contiennent et comment la mettre en pratique. Ils ont dit : "Ainsi, nous avons appris la science et la mise en pratique." »
Oubayy ibn Ka'b (qu'Allah l'agrée) relate que Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Ô père d'Al-Moundhir ! Sais-tu quel verset du Livre d'Allah que tu portes est le plus considérable ? » - Il dit : « J'ai répondu : "Allah et Son Messager savent mieux ! - Il répéta : Ô père d'Al-Moundhir ! Sais-tu quel verset du Livre d'Allah que tu portes est le plus considérable ?" » - Il dit : « J'ai répondu : { Allah, il n’est de divinité digne d’adoration que Lui ! Le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même et par Lequel tout subsiste... } » [Sourate Al-Baqarah (La Vache) : 2/255]. Il dit : « Il tapa alors sur mon torse et dit : "Par Allah ! La Science te sera une félicité, ô père d'Al-Moundhir !" »
'Â`ichah (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) se couchait dans son lit, chaque nuit, il joignait ses paumes, ensuite il soufflait dans celles-ci et récitait les sourates : "Al-Ikhlâṣ" (Le Monothéisme Pur), "Al-Falaq" (L’aube naissante) et "An-Nâs" (Les Hommes). Ensuite, il essuyait avec ses mains ce qu'il pouvait de son corps en commençant par sa tête, son visage et le devant de son corps. Il faisait cela trois fois. »
'Â`ichah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) récita ce verset : { C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses. Ceux qui ont dans le cœur une inclinaison vers l'égarement s'attachent donc à ce qui en est équivoque, cherchant la dissension et essayant de lui trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation à part Allah ! Et ceux qui sont enracinés dans la Science, ils disent : « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! » Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent. } [Sourate Âli 'Imrân (La Famille de 'Imrân) : 3/7]. » Ensuite, elle a dit : « Le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : "Ainsi, lorsque tu vois ceux qui s'attachent à ce qui en est équivoque, les voilà ceux qu'Allah a nommés ! Méfiez-vous donc d'eux !" »
D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux) : " Des gens parmi les polythéistes avaient vraiment tué beaucoup et avaient beaucoup forniqué, alors ils se rendirent auprès de Muhammad ﷺ et [lui] dirent : " Certes, ce que tu dis et ce à quoi tu appelles est beau. Si seulement, tu nous informais de ce que nous aurions pu œuvré comme expiation [pour ce que nous avons commis]. Alors, le verset suivant descendit : {Et ceux qui n'invoquent pas avec Allah une autre divinité, qui ne tuent pas l'âme qu'Allah a rendue sacrée, excepté de juste droit, et ne forniquent pas.} [Le Discernement, 25 : 68]. Et ensuite, le verset suivant est descendu : {Dis : " Ô Mes serviteurs ! Ceux qui ont commis des excès contre eux-mêmes, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. [Les Groupes, 39 : 53].
D'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous les deux) : Le jour de la Conquête de La Mecque, le Messager d'Allah ﷺ s'est adressé aux gens et a dit : " Ô gens ! Certes, Allah a fait disparaître de vous l'arrogance de la période préislamique et le fait de se vanter de ses ancêtres . Il y a donc deux types de personnes parmi les hommes : une personne bonne, pieuse et honorable auprès d'Allah ; et une personne perverse, misérable et insignifiante auprès d'Allah. Les hommes sont les fils d'Adam et Allah a créé Adam de terre. Allah dit : {Ô hommes ! Certes, Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Certes, Allah est Omniscient et Bien Informé.} (Les Appartements, 49 : 13]. "