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Certes, Allah ﷻ vous interdit de jurer par vos ancêtres

D'après 'Umar ibn Al Khattâb (qu'Allah l’agrée) qui a dit : le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Certes, Allah ﷻ vous interdit de jurer par vos ancêtres ! » 'Umar (qu'Allah l’agrée) a dit : « Par Allah ! Je n'ai plus juré par mes ancêtres depuis que j'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ interdire cela. »

Ne vous informerai-je pas à propos de ces trois hommes ? Le premier d’entre eux se réfugia auprès d’Allah, alors Allah lui accorda refuge auprès de Lui. Le deuxième fit preuve de pudeur, alors Allah fit preuve de pudeur envers lui. Quant au dernier, il se détourna, alors Allah se détourna de lui.

Abû Wâqid Al-Ḥârith ibn ʽAwf (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était assis à la mosquée entouré de personnes lorsque trois hommes apparurent. Deux d’entre eux se dirigèrent vers le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et l’autre s’en alla. Lorsque les deux se rapprochèrent du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), l’un d’entre eux aperçut un espace vide dans le cercle et s’y assit. Le deuxième s’assit derrière eux. Quant au troisième, il tourna le dos et s’en alla. Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) eut fini, il dit : « Ne vous informerai-je pas à propos de ces trois hommes ? Le premier d’entre eux se réfugia auprès d’Allah, alors Allah lui accorda refuge auprès de Lui. Le deuxième fit preuve de pudeur, alors Allah fit preuve de pudeur envers lui. Quant au dernier, il se détourna, alors Allah se détourna de lui. »

Certes, tous deux se font châtier et ils ne sont pas châtiés pour grand chose : l’un d’eux ne se prémunissait pas de son urine, tandis que l’autre colportait les paroles des uns aux autres

D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux) qui a dit : « Le Prophète ﷺ passa devant deux tombes et dit : « Certes, tous deux se font châtier et ils ne sont pas châtiés pour grand chose : l’un d’eux ne se prémunissait pas de son urine, tandis que l’autre colportait les paroles des uns aux autres. » Ensuite, il prit une feuille humide, la déchira en deux et déposa une partie sur chaque tombe. Ils ont alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Pourquoi as-tu fait cela ? " Il a répondu : " Peut-être que cela leur allègera [le châtiment] tant que cela ne sera pas desséché. "

L’homme plongera dans un sommeil et on ôtera le dépôt de son cœur, de sorte qu’il n’en restera qu’une trace semblable à un point.

Ḥudhayfah ibn Al-Yamân (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous a fait deux récits. J’ai été témoin de l’un des deux et j’attends l’autre. Il nous a raconté que le dépôt (« Al-Amânah ») est descendu dans la racine du cœur des hommes. Puis, le Coran est descendu et ils ont appris du Coran aussi bien que de la Tradition (« As-Sunnah »). Ensuite, il nous a raconté comment ce dépôt sera enlevé : « L’homme plongera dans un sommeil et on ôtera le dépôt de son cœur, de sorte qu’il n’en restera qu’une trace semblable à un point. Puis, il dormira et on ôtera le dépôt de son cœur. La trace qui en subsistera sera celle d’une ampoule comparable à la cloque produite par un charbon ardent que tu fais rouler sur ta jambe. Tu la vois s’enfler alors qu’il n’y a rien à l’intérieur - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit alors un caillou et le fit rouler sur sa jambe - Au lendemain, les gens commerceront entre eux et presque personne ne s’acquittera du dépôt, au point où l’on dira : « Chez la tribu des Banî Untel, il y a un homme digne de confiance ! » Si bien que l’on dira d’un homme : « Qu’il est endurant ! Qu’il est aimable ! Qu’il est intelligent ! » Cependant, dans son cœur, il n’y aura même pas le poids d’un grain de moutarde de foi. Fut un temps où je ne me souciais guère de savoir avec lequel d’entre vous je commerçais. S’il était musulman, alors c’est sa religion qui le contraignait [au respect du dépôt] et s’il était chrétien ou juif, alors c’est son chef qui l’y forçait. Mais, aujourd'hui, je ne commercerai plus qu’avec Untel et Untel parmi vous ! »

Je t’aime en Allah ! Il lui répondit alors : Que Celui en qui tu m’as aimé t’aime !

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) rapporte qu’un homme était auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsqu’un autre homme passa. L’homme [auprès du Prophète] dit alors : « Ô Messager d’Allah, j’aime beaucoup cet homme ! » - Est-ce que tu le lui as dit ? demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Non, répondit l’homme. - Dis-le lui ! dit le Prophète. L’homme partit voir l’autre et lui dit : « Je t’aime en Allah ! Il lui répondit alors : Que Celui en qui tu m’as aimé t’aime ! »

Ce n’est pas parce que j'ignore que ce qui est auprès d'Allah est meilleur pour Son Messager (sur lui la paix et le salut) que je pleure. Je pleure parce que la Révélation a cessé de descendre du ciel ! » Les deux hommes en furent tout émus et ils se mirent à pleurer avec elle.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Après la mort du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) Abû Bakr dit à 'Umar (qu'Allah les agrée) : « Viens avec nous rendre visite à Umm Ayman (qu'Allah l'agrée), comme le faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Lorsque nous arrivâmes chez elle, elle se mit à pleurer. « Pourquoi pleures-tu ? lui dirent-ils. Ne sais-tu pas que ce qui est auprès d'Allah est meilleur pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Ce n’est pas parce que j'ignore que ce qui est auprès d'Allah est meilleur pour Son Messager (sur lui la paix et le salut) que je pleure. Je pleure parce que la Révélation a cessé de descendre du ciel. » Les deux hommes en furent tout émus et ils se mirent à pleurer avec elle. »

Qu’est ce qui t'empêche de nous rendre visite plus souvent que tu ne le fais ?

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit à Jibrîl : « Qu’est ce qui t'empêche de nous rendre visite plus souvent que tu ne le fais ? » Le verset suivant fût alors révélé : {( Nous (Anges) ne descendons que sur ordre de ton Seigneur. A Lui tout ce qui est devant nous, tout ce qui est derrière nous et tout ce qui est entre les deux )}. [Coran : 19/64].

Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu’il soit généreux avec son invité dans ses dons ! Les Compagnons demandèrent : Qu’entends-tu par ses dons, ô Messager d’Allah ? Il répondit : Un jour et une nuit, et l’hospitalité est de trois jours. Au-delà de cela, c’est une aumône qu’il lui fait.

Abû Shurayḥ Khuwaylid ibn ‘Amr Al-Khuzâ’î relate du Prophète (sur lui la paix et le salut) que celui-ci a dit : « Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu’il soit généreux avec son invité dans ses dons ! Les Compagnons demandèrent : Qu’entends-tu par ses dons, ô Messager d’Allah ? Il répondit : Un jour et une nuit, et l’hospitalité est de trois jours. Au-delà de cela, c’est une aumône qu’il lui fait. » Et dans une autre version : « Il est interdit à un musulman de rester chez son frère jusqu’à le pousser à se sentir fautif ! Les Compagnons demandèrent : Comment peut-il le pousser à se sentir fautif ? Il répondit : Il reste chez lui alors que ce dernier n’a plus rien à lui servir. »

Vous me questionnez à propos des origines des arabes ? Les meilleurs d’entre eux dans la jâhiliyyah (période antéislamique) sont les meilleurs dans l’Islam, s’ils l’ont bien compris.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu'il fut demandé : « Ô envoyé d’Allah ! Qui est le plus noble des hommes ? - Le plus pieux, répondit le Prophète. - Ce n’est sur cela que nous t’interrogeons ! dirent-ils. Dans ce cas-là, dit le Prophète, c’est Yûssuf, le Prophète d’Allah, fils du Prophète d’Allah, lui-même fils du Prophète d’Allah, lui-même fils de l’ami intime d’Allah. - Ce n’est pas sur cela que nous t’interrogeons ! - Vous me questionnez à propos des origines des arabes ? Les meilleurs d’entre eux dans la jâhiliyyah (période antéislamique) sont les meilleurs dans l’Islam, s’ils l’ont bien compris. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit le jet de pierre et a dit : « Ça ne tue pas le gibier et ça ne blesse pas l'ennemi ; par contre, ça peut crever un œil ou casser une dent ! »

Abdullah ibn Al-Mughaffal (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeter des pierres et disait : « Ça ne tue pas le gibier et ça ne blesse pas l'ennemi ; par contre, ça peut crever un œil ou casser une dent ! ». Et dans une autre version : « Un proche de 'Abdullah ibn Al-Mughaffal jetait des pierres, celui-ci le réprimanda et lui dit : « Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeter des pierres, il disait : « Ça ne permet pas de chasser le gibier ! » Ensuite, ce proche continua de jeter des pierres. 'Abdullah ibn Al-Mughafal (qu'Allah l'agrée, lui et son père) lui dit alors : « Je te dis que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeter des pierres et tu recommences ? Plus jamais je ne te parlerai ! »

Un jour, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tint debout devant nous et prononça un sermon près d'un point d'eau appelé Khumm, entre La Mecque et Médine. Il loua Allah, fît son éloge et se mit à nous exhorter et nous faire un rappel.

Yazîd ibn Ḥayyân dit : « Je partis en compagnie de Ḥuṣṣayn ibn Sabrah et ʽAmr ibn Muslim chez Zayd ibn Arqam (qu'Allah l'agrée). Une fois réunis à ses côtés, Ḥuṣayn lui dit : « Tu as connu, ô Zayd, de nombreux privilèges ; tu as vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), tu as entendu ses paroles, tu as combattu à ses côtés et tu as prié derrière lui, vraiment Zayd, tu as connu de nombreuses faveurs. Rapporte-nous donc, ô Zayd, ce que tu as entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! » Zayd répondit : « Ô fils de mon frère ! Par Allah, j'ai beaucoup vieilli, et j'ai oublié en partie ce que j'avais retenu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Acceptez donc ce dont je vais vous faire part et ne m'en demandez pas plus. » Il dit alors : « Un jour, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tint debout devant nous et prononça un sermon près d'un point d'eau appelé Khumm, entre La Mecque et Médine. Il loua Allah, fît Son éloge et se mit à nous exhorter et nous faire un rappel. Il dit : « Ceci dit, ô gens ! Je ne suis qu'un être humain, et peu s'en faut que ne vienne l'envoyé de mon Seigneur et que je le suive. Je laisse parmi vous deux charges : la première des deux est le livre d'Allah, qui contient guidée et lumière, emparez-vous donc de lui et cramponnez-vous-y ! » Il se mit alors à nous encourager et nous pousser à y rester attachés. Puis il poursuivit : « et les gens de ma maison, je vous rappelle devant Allah votre devoir envers les gens de ma maison ! Je vous rappelle devant Allah votre devoir envers les gens de ma maison ! » Ḥuṣayn demanda alors : « Ô Zayd, qui sont les gens de sa maison ? N'est-ce pas ses femmes dont il est question ? » Zayd répondit : « Ses femmes en font en effet partie, mais il est question de tous ceux pour qui l'aumône [obligatoire] est interdite, [même] après sa mort » Il dit alors : « De qui s'agit-il ? » Zayd répondit : « Il s'agit de la famille de ʽAlî, de celle de ʽAqîl, de Jaʽfar, et de celle de ʽAbbâs. » Il demanda : « Leur est-il interdit à tous de [recevoir] l'aumône ? » Il répondit : « Oui. » Dans une autre version du hadith, le Prophète dit : « Notez bien ! Je laisse parmi vous deux charges, l'une d'entre elles est le livre d'Allah, qui est le lien d'Allah : quiconque le suit sera guidé, et quiconque le délaisse connaîtra un égarement certain. »

Par celui qui détient mon âme dans Sa main ! Ce bas monde ne disparaîtra pas avant que l’homme ne passe devant une tombe et se vautre dessus en disant : « Si seulement, j’étais à la place de celui qui est dans cette tombe ! » Ceci, alors qu'il n'est pas endetté, et que la seule chose qui le touche alors c'est l'affliction.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par celui qui détient mon âme dans Sa main ! Ce bas monde ne disparaîtra pas avant que l’homme ne passe devant une tombe et se vautre dessus en disant : « Si seulement, j’étais à la place de celui qui est dans cette tombe ! » Ceci, alors qu'il n'est pas endetté, et que la seule chose qui le touche alors c'est l'affliction. »

L’Heure ne se lèvera pas avant que l’Euphrate ne laisse apparaître une montagne d’or pour laquelle les gens s’entretueront. De chaque centaine, quatre-vingt-dix-neuf seront tués.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’Heure ne se lèvera pas avant que l’Euphrate ne laisse apparaître une montagne d’or pour laquelle les gens s’entretueront. De chaque centaine, quatre-vingt-dix-neuf seront tués et chaque homme parmi eux dira : « J’espère être celui qui sera épargné ! » Et dans une autre version : « L’Euphrate est sur le point de dévoiler un trésor en or. Que celui s'y trouve n’en prenne rien ! »

Ils délaisseront Médine malgré le bien qui s'y trouvera ; seules les bêtes errant à la recherche de nourriture y entreront - c'est-à-dire les fauves et les oiseaux-.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ils délaisseront Médine malgré le bien qui s'y trouvera ; seules les bêtes errant à la recherche de nourriture y entreront - c'est-à-dire les fauves et les oiseaux -. Les derniers à être menés au rassemblement seront deux bergers de Muzayna qui voudront se rendre à Médine et crieront après leurs moutons. Ils la trouveront uniquement habitée par les bêtes sauvages. Une fois arrivés à la colline de l'adieu, ils tomberont face contre terre. »

Il viendra certes aux gens un temps où l’homme tournera, cherchant à donner de l’or en aumône, sans trouver quiconque pour la prendre. On verra aussi l’homme être suivi de quarante femmes, toutes cherchant refuge auprès de lui à cause de la rareté des hommes et l’abondance de femmes.

Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il viendra certes aux gens un temps où l’homme tournera, cherchant à donner de l’or en aumône, sans trouver quiconque pour la prendre. On verra aussi l’homme être suivi de quarante femmes, toutes cherchant refuge auprès de lui à cause de la rareté des hommes et l’abondance de femmes. »

Je me vis en songe en train de me frotter les dents à l’aide d’un bâton de siwâk ; c’est alors que deux hommes vinrent à moi, l’un plus âgé que l’autre. J’offris mon bâton de siwâk au plus jeune, on me dit alors : « Donne la préséance au plus âgé ! » Je le tendis alors au plus âgé des deux.

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je me vis en songe en train de me frotter les dents à l’aide d’un bâton de siwâk ; c’est alors que deux hommes vinrent à moi, l’un plus âgé que l’autre. J’offris mon bâton de siwâk au plus jeune, on me dit alors : « Donne la préséance au plus âgé ! » Je le tendis alors au plus âgé des deux. »

Jamais je n'ai éprouvé de jalousie envers une femme du Prophète (sur lui la paix et le salut) autant que j’en ai éprouvé à l'égard de Khadîjah (qu'Allah l'agrée). Pourtant, je ne l'ai jamais vue, mais il l'évoquait si souvent.

Â’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Jamais je n'ai éprouvé de jalousie envers une femme du Prophète (sur lui la paix et le salut) autant que j’en ai éprouvé à l’égard de Khadîjah (qu'Allah l'agrée). Pourtant, je ne l'ai jamais vue, mais il l'évoquait si souvent. Parfois, il égorgeait une brebis, il la découpait en plusieurs morceaux qu'il envoyait comme don aux anciennes amies de Khadîjah (qu'Allah l'agrée). Il m'est même arrivé de lui dire : « On dirait qu'il n'y a eu pour toi de femme en ce bas monde que Khadîjah ! » Alors, il répondait : « Elle était comme-ci ! Elle était comme-çà ! Et c'est d'elle que j'ai eu des enfants ! » Et dans une version : « Et souvent, il égorgeait un mouton et en offrait aux amies de Khadîjah de quoi leur suffire largement ! » Et dans une version : « Lorsqu’il égorgeait un mouton, il disait : « Envoyez-en aux amies de Khadîjah ! » Et dans une [autre] version : « Hâlah bint Khuwaylid, la sœur de Khadîjah, demanda [un jour] la permission d'entrer chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Il reconnut la façon de faire de Khadîjah et en éprouva de la joie, puis il s'exclama : « Ô Allah ! C'est Hâlah bint Khuwaylid ! »

Ô commandeur des Croyants ! Allah, le Très-Haut, a dit à Son Prophète : {( Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.)}

Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « 'Uyaynah ibn Ḥiṣn (qu’Allah l’agrée) vint à Médine et fut hébergé chez le fils de son frère Al-Ḥurr ibn Qays (qu’Allah l’agrée) qui siégeait aux réunions de ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Des lecteurs du Coran participaient à ces réunions et ‘Umar (qu’Allah l’agrée) prenait conseil aussi bien auprès des personnes âgées qu’auprès des jeunes. ‘Uyaynah (qu’Allah l’agrée) dit à son neveu : « Neveu ! Tu jouis de quelque considération auprès de cet émir. Demande-lui donc de m’accorder une entrevue. » 'Uyaynah demanda donc à ‘Umar (qu’Allah l’agrée) de recevoir son oncle et ‘Umar (qu’Allah l’agrée) accepta. Une fois chez lui, ‘Uyaynah ibn Ḥiṣn (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Gare à toi, ô fils d’Al-Khaṭṭâb ! Je jure par Allah que tu ne nous donnes pas assez [du Trésor Public] et que tu ne juges pas entre nous avec équité ! » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) se mit en colère et voulut le châtier. Al-Ḥurr (qu’Allah l’agrée) lui dit alors : « Ô commandeur des Croyants ! Allah, Exalté soit-Il, a dit à Son Prophète : {( Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.)} [Coran : 7/199]. Et cet homme est de toute évidence un ignorant ! » Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Par Allah ! dès qu’il lui cita ce verset, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ne dépassa pas Ses commandements ; en effet, il respectait scrupuleusement les directives du Livre d’Allah, Exalté soit-Il. »

Je vois certes ce que vous ne voyez pas ! Le ciel a gémi et c’est bien normal ; il n’y a pas l’espace de quatre doigts sans que ne s’y trouve un Ange, le front posé en prosternation devant Allah, Exalté soit-Il.

Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je vois certes ce que vous ne voyez pas ! Le ciel a gémi et c’est bien normal ; il n’y a pas l’espace de quatre doigts sans que ne s’y trouve un Ange, le front posé en prosternation devant Allah, Exalté soit-Il. Par Allah ! Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup. Vous ne jouiriez plus de vos femmes dans vos lits et vous sortiriez dans les sentiers, implorant le secours d’Allah, Exalté soit-il. »

La foi comporte un peu plus de soixante ou soixante-dix branches. La meilleure d’entre elle est l’attestation qu’il n’y a aucune divinité digne d’être adorée en dehors d’Allah et la plus infime consiste à ôter ce qui est nuisible du chemin. La pudeur est également une branche de la foi.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La foi comporte un peu plus de soixante ou soixante-dix branches. La meilleure d’entre elle est l’attestation qu’il n’y a aucune divinité digne d’être adorée en dehors d’Allah et la plus infime consiste à ôter ce qui est nuisible du chemin. La pudeur est également une branche de la foi. »

Celui qui contient sa colère alors qu’il pourrait la laisser éclater, Allah - Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté - l’appellera au Jour de la Résurrection devant tout le monde afin qu’il puisse choisir la Houri de son choix.

Mu’âdh ibn Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui contient sa colère alors qu’il pourrait la laisser éclater, Allah - Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté - l’appellera au Jour de la Résurrection devant tout le monde afin qu’il puisse choisir la Houri de son choix. »

Que la malédiction d'Allah soit sur les Juifs et les Chrétiens ! Ils ont pris les tombes de leurs Prophètes comme lieu de culte

D'après 'Aïcha et 'AbdaLlah ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux) qui ont dit : « Alors que le Messager d'Allah ﷺ était sur le point de mourir, il se recouvrait le visage avec une étoffe et quand elle l'étouffait, il l'enlevait et disait - et il en est certes ainsi - : « Que la malédiction d'Allah soit sur les Juifs et les Chrétiens ! Ils ont pris les tombes de leurs Prophètes comme lieu de culte. » Il mettait en garde contre ce qu'ils avaient fait.

Allah, Exalté soit-Il, a dit : {( N’attribuez donc pas de semblables à Allah alors que vous savez parfaitement qu’il n’en existe point ! )}. A propos de ce verset, Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « les semblables », c'est le polythéisme. Celui-ci est encore plus subtil que les pas d’une fourmi noire, sur un rocher noir, dans l’obscurité de la nuit noire.

Allah, Exalté soit-Il, a dit : {( N’attribuez donc pas de semblables à Allah alors que vous savez parfaitement qu’il n’en existe point ! )}. A propos de ce verset, Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : Les semblables (« Al-Andâd »), c'est le polythéisme. Celui-ci est encore plus subtil que les pas d’une fourmi [noire] sur un rocher lisse noir dans l’obscurité de la nuit. C’est le fait de dire : « Par Allah et par ma vie ! Ô untel…, » ou que tu dises : « S’il n’y avait pas eu ces chiens, les voleurs seraient venus à nous… » Ou : « S’il n’y avait pas eu ce canard, les voleurs seraient venus à nous... » etc… C’est aussi lorsque quelqu’un dit à un autre : « Comme Allah le veut et comme toi tu le veux [aussi]. » Ou encore, lorsque l’on dit : « S’il n’y avait pas eu Allah et untel…. », etc… Ne cite donc pas untel dans ces phrases, car tout ceci est du polythéisme.

Ô Allah ! Ne fais pas de ma tombe une idole !

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : " Ô Allah ! Ne fais pas de ma tombe une idole ! Allah a maudit des gens qui ont pris les tombes de leurs Prophètes comme mosquées !"

La grandeur de la récompense est proportionnelle à la grandeur de l’épreuve. Et lorsqu’Allah, Exalté soit-Il, aime un groupe de personnes, Il les éprouve. Quiconque, par conséquent, est satisfait [du décret d’Allah] aura la satisfaction d’Allah en retour et quiconque en est mécontent subira la colère d’Allah.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La grandeur de la récompense est proportionnelle à la grandeur de l’épreuve. Et lorsqu’Allah, Exalté soit-Il, aime un groupe de personnes, Il les éprouve. Quiconque, par conséquent, est satisfait [du décret d’Allah] aura la satisfaction d’Allah en retour et quiconque en est mécontent subira la colère d’Allah. »

Je suis Celui qui Se passe le plus qu'on Lui donne des associés ! Quiconque accomplit une action dans laquelle il M’associe qui ou quoi que ce soit, Je l’abandonne lui et son son association !

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : "Allah, Béni et Exalté soit-Il, a dit : "Je suis Celui qui Se passe le plus qu'on Lui donne des associés ! Quiconque accomplit une action dans laquelle il M’associe qui ou quoi que ce soit, Je l’abandonne lui et son son association !"

Je me déclare certes innocent devant Allah d'avoir parmi vous un ami intime ! Allah, Exalté soit-Il, m’a en effet pris pour ami intime, tout comme Il a pris Abraham (sur lui la paix) pour ami intime

Joundoub (qu'Allah l'agrée) relate : J’ai entendu le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve), cinq jours avant sa mort, alors qu'il disait : "Je me déclare certes innocent devant Allah d'avoir parmi vous un ami intime ! Allah, Exalté soit-Il, m’a en effet pris pour ami intime, tout comme Il a pris Abraham (sur lui la paix) pour ami intime. Et si je devais prendre quelqu’un au sein de ma communauté pour ami intime, je prendrais certes Aboû Bakr (qu’Allah l’agrée) pour ami intime. N'est-ce pas que ceux qui vous ont précédés ont pris les tombes de leurs Prophètes et de leurs hommes vertueux comme lieux de culte ? Faites donc bien attention à ne pas prendre les tombes comme lieux de culte ! Je vous interdis certes cela !"

Quiconque jure par autre qu’Allah a certes mécru ou associé !

Ibn 'Oumar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate avoir entendu un homme dire : "Non ! Par la Ka'bah !" Ibn 'Oumar a alors dit : "On ne jure pas par autre qu'Allah !" En effet, j'ai entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : "Quiconque jure par autre qu’Allah a certes mécru ou associé !"

Au Jour de la Résurrection, Allah - Exalté soit-Il - demandera : Où sont ceux qui s’aimaient en Ma Majesté ? Aujourd’hui, Je les ombrage de Mon ombre, en ce Jour où il n’y a d’ombre que la Mienne.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Au Jour de la Résurrection, Allah - Exalté soit-Il - demandera : Où sont ceux qui s’aimaient en Ma Majesté ? Aujourd’hui, Je les ombrage de Mon ombre, en ce Jour où il n’y a d’ombre que la Mienne. »

Qu'est-ce qui effraie ces gens là ? Ils adhèrent et consentent lorsque les textes clairs sont évoqués et ils s’effondrent lorsqu'il s'agit de ceux qui sont équivoques !

Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate avoir vu un homme trépider - manifestant ainsi sa désapprobation - en entendant une parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) concernant les attributs [d’Allah] ; il dit alors : « Qu'est-ce qui effraie ces gens là ? Ils adhèrent et consentent lorsque les textes clairs sont évoqués et ils s’effondrent lorsqu'il s'agit de ceux qui sont équivoques ! »

N’interdisaient-ils pas ce qu’Allah avait autorisé et vous vous l’interdisiez ? répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut) ; N’autorisaient-ils pas ce qu’Allah avait interdit et vous vous l’autoriseriez ? - Oui, c’est vrai ! répondis-je. - C’est cela les adorer ! » dit alors le Prophète (sur lui la paix et le salut).

‘Adiyy ibn Ḥâtim (qu’Allah l’agrée) relate qu’il a entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) réciter ce verset : {( Ils ont élevé au rang de divinités en dehors de Dieu leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Messie, fils de Marie, alors qu’ils avaient reçu l’ordre de n’adorer qu'un Dieu Unique, pas de divinité digne d’adoration à part Lui ! Gloire et Pureté à Lui ! Il est infiniment au-dessus de ce qu’ils Lui associent ! )} [Coran : 9/31] J’objectai alors : « Mais nous ne les adorions pas ! - N’interdisaient-ils pas ce qu’Allah avait autorisé et vous vous l’interdisiez ? répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut) ; N’autorisaient-ils pas ce qu’Allah avait interdit et vous vous l’autoriseriez ? - Oui, c’est vrai ! répondis-je. - C’est cela les adorer ! » dit alors le Prophète (sur lui la paix et le salut).

Un rabbin vint voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô, Muḥammad ! Nous pouvons lire qu'Allah mettra les cieux sur un doigt, les Terres sur un doigt

Ibn Mas`ûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Un rabbin vint voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô, Muḥammad ! Nous pouvons lire qu'Allah mettra les cieux sur un doigt, les Terres sur un doigt, les arbres sur un doigt, l'eau sur un doigt, le sol sur un doigt et le reste de la création sur un doigt, avant de dire : « Je suis le Roi ». Le Prophète (sur lui la paix et le salut) rit alors, jusqu'à laisser paraître ses molaires, confirmant ainsi les mots du rabbin, puis il récita : « {( Ils n'ont pas estimé Allah à Sa juste valeur, alors qu'au jour de la Résurrection, Il fera de la terre entière une poignée et que les cieux seront pliés dans Sa Main droite [qui ne ressemble à celle d'aucune de Ses créatures] )} [Coran : 39/67]. Dans une version de Muslim : « ...et les montagnes et les arbres sur un doigt, puis Il les secouera et dira : « Je suis le Roi, je suis Allah ! ». Dans une version d'al-Bukhâri : « Il mettra les cieux sur un doigt, l'eau et le sol sur un doigt et le reste de la création sur un doigt ».

Allah pliera les cieux le Jour du jugement. Puis, Il les saisira de Sa main droite et dira : « C’est Moi Le Roi ! Où sont les tyrans ? Où sont les orgueilleux ? » Puis, Il pliera les sept Terres, les saisira avec sa gauche et dira : « C’est Moi Le Roi ! Où sont les tyrans ? Où sont les orgueilleux ?

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah pliera les cieux le Jour du jugement. Puis, Il les saisira de Sa main droite et dira : « C’est Moi Le Roi ! Où sont les tyrans ? Où sont les orgueilleux ? » Puis, Il pliera les sept Terres, les saisira avec sa gauche et dira : « C’est Moi Le Roi ! Où sont les tyrans ? Où sont les orgueilleux ? ».

Nous lui avons alors dit : « Tu es notre Maître ! » Il a alors dit : Le Maître est Allah ! » Nous dîmes alors : « Tu es de loin le plus émérite parmi nous et le plus majestueux ! » - Il répondit : « Dites ce que vous voulez dire, ou une partie de ce que vous voulez dire, mais que Satan ne vous pousse pas [à prononcer de mauvaises paroles] !

ʽAbdouLlâh ibn Ach-Chikhkhîr (qu'Allah l'agrée) relate : « Je suis allé au sein d'une délégation [de la tribu] des Banu 'Âmir pour rencontrer le Messager d'Allah ﷺ. Nous lui avons alors dit : « Tu es notre Maître ! » Il a alors dit : Le Maître est Allah ! » Nous dîmes alors : « Tu es de loin le plus émérite parmi nous et le plus majestueux ! » - Il répondit : « Dites ce que vous voulez dire, ou une partie de ce que vous voulez dire, mais que Satan ne vous pousse pas [à prononcer de mauvaises paroles] ! »

Tu vas certes te rendre chez des gens du Livre, lorsque tu arriveras auprès d'eux, invite-les à attester qu’il n’est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah, et que Mouḥammad est le Messager d'Allah

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : Le Messager d’Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit à Mou'âdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée), lorsqu'il l'a envoyé au Yémen : « Tu vas certes te rendre chez des gens du Livre, lorsque tu arriveras auprès d'eux, invite-les à attester qu’il n’est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah, et que Mouḥammad est le Messager d'Allah ; s’ils t'obéissent en cela, informe les qu’Allah leur a rendu obligatoire d'accomplir cinq prières, chaque jour et nuit ; s’ils t'obéissent en cela, informe les qu’Allah leur a rendu obligatoire une aumône prise de leurs riches et redistribuée à leurs pauvres ; s’ils t'obéissent en cela, garde toi de prendre leurs biens les plus précieux ; et redoute l’invocation de l’opprimé, car il n’y a pas de voile entre elle et Allah.

Lève ta tête et parle, tu seras entendu. Demande et on te donnera ! Intercède et ton intercession sera acceptée !

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) informa du fait qu'il viendra [au Jour du jugement], qu'il se prosternera devant son Seigneur et Le glorifiera (il ne commencera pas par l’intercession). Puis il lui sera dit : « Lève ta tête et parle, tu seras entendu. Demande et on te donnera ! Intercède et ton intercession sera acceptée ! ».

Ô gens ! Attention à l’exagération dans la religion ! En effet, ce qui a anéanti ceux avant vous est l’exagération.

D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux) qui a dit : " Le matin d'Al 'Aqabah, alors que le Messager d'Allah ﷺ était sur sa chamelle, il ﷺ a dit : « Ramasse-moi des cailloux. » Alors, je lui ai ramassé sept cailloux qui étaient pour le jet. Il les secoua dans la paume de sa main et a dit : " Comme ceux-ci, ensuite jetez-les. " Puis, il ﷺ a dit : " Ô gens ! Attention à l’exagération dans la religion ! En effet, ce qui a anéanti ceux avant vous est l’exagération. »

Au Jour de la Résurrection, la personne la plus heureuse de mon intercession sera celle qui aura dit : "Il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah" sincèrement de son cœur ou de toute sa personne

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate : On a demandé : " Ô Messager d'Allah ! Quelle sera la personne la plus heureuse de ton intercession au Jour de la Résurrection ? - Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a répondu : " Ô Aboû Hourayrah ! J'étais certes persuadé que personne ne m'interrogerait avant toi concernant ce hadith en raison de ce que j'ai vu de ton attention ardente pour le hadith ! Au Jour de la Résurrection, la personne la plus heureuse de mon intercession sera celle qui aura dit : "Il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah" sincèrement de son cœur ou de toute sa personne.

« Celui qui abandonne ce qu’il voulait faire à cause de l’augure a associé à Allah ! » Les Compagnons demandèrent : « Comment expier cela ? » Il leur répondit : « Dîtes : Ô Allah ! Il n’y a de bien que le Tien, il n’y a de sort que le Tien et il n’y a que Toi comme divinité ! »

‘Abdullah ibn ‘Amr ibn Al-‘Âs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui abandonne ce qu’il voulait faire à cause de l’augure a associé à Allah ! » Les Compagnons demandèrent : « Comment expier cela ? » Il leur répondit : « Dîtes : Ô Allah ! Il n’y a de bien que le Tien, il n’y a de sort que le Tien et il n’y a que Toi comme divinité ! »

Quiconque meurt en invoquant un autre en dehors d'Allah entrera en Enfer

D'après 'AbduLlah ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Prophète ﷺ a dit une parole et j'en ai dite une autre : Le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque meurt en invoquant un autre en dehors d'Allah entrera en Enfer . » Et moi j'ai dit : " Quiconque meurt en n'invoquant pas d'égal à Allah entrera au Paradis. "

Que soient détruits les extrémistes

'Abdoullah ibn Mas'oûd (qu'Allah l'agrée) relate : " Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : " Que soient détruits les extrémistes ! " Il le répéta à trois reprises.

Au sujet de la parole d'Allah, Exalté soit-Il : {( Et ils ont dit : « N’abandonnez jamais vos divinités, n’abandonnez jamais Wadd, Suwa', Yaghuth, Ya'uq et Nasr » )} [Coran : 71/23] : Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Il s'agit de noms d'hommes pieux du peuple de Noé (sur lui la paix).

Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit, au sujet de la parole d'Allah, Exalté soit-Il : {( et ils ont dit : « N’abandonnez jamais vos divinités, n’abandonnez jamais Wadd, Suwa', Yaghuth, Ya'uq et Nasr » )} [Coran : 71/23] : « Il s'agit de noms d'hommes pieux du peuple de Noé (sur lui la paix). Après leur décès, Satan souffla à leur peuple : « Érigez des édifices sur les lieux qu'ils avaient l'habitude de fréquenter et donnez à ces édifices les noms de ces personnes ! » Les gens s'exécutèrent sans pour autant adorer ces édifices. C'est lorsque cette génération disparut et que la science fut oubliée, qu'ils furent adorés. »

La prière que l'homme effectue en groupe est vingt-cinq fois supérieure à celle qu'il fait chez lui ou au marché.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La prière que l'homme effectue en groupe est vingt-cinq fois supérieure à celle qu'il fait chez lui ou au marché. En effet, quand il fait ses ablutions correctement puis se rend à la mosquée dans le seul but d'accomplir la prière, on l'élèvera, pour chaque pas qu'il fera, d'un degré et on lui effacera un péché. Quand il aura prié, les anges ne cesseront de prier pour lui, tant qu'il sera à l'endroit où il aura prié, disant : « Ô Allah ! Pardonne-lui ! Ô Allah ! Fais-lui miséricorde ! » Et il sera en prière aussi longtemps qu'il attendra la prière. »

Celui qui instaure une bonne habitude dans l'Islam, gagnera une récompense pour celle-ci ainsi que les récompenses de ceux qui la pratiqueront après lui, sans que cela ne diminue en rien de leurs récompenses. Et celui qui instaure une mauvaise habitude dans l'Islam, portera un péché pour celle-ci ainsi que les péchés de ceux qui la pratiqueront après lui, sans que cela ne diminue en rien de leurs péchés.

Jarîr ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous étions auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), en début de journée, quand vinrent des gens presque nus, habillés d'étoffes de laine rayées ou d'étoffes épaisses qu'ils portaient à leurs cous, équipés de sabres. La plupart - ou plutôt tous - étaient de Mudar. En voyant leur dénuement, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) changea de mine. Il entra chez lui, ressortit, puis ordonna à Bilâl d'appeler à la prière et à son accomplissement. Il pria donc, puis prononça un discours dans lequel il dit : {( Ô, gens ! Craignez votre Seigneur, qui vous a créés à partir d'une seule personne…)} jusqu'à la fin du verset {(…certes, Allah vous surveille. )} [Coran : 4/1]. Puis, il dit l'autre verset, celui qui se trouve dans la Sourate « L’exode » : {( Ô, vous qui croyez ! Craignez Allah et que chaque personne regarde ce qu'elle a préparé pour demain )} [Coran : 59/18]. Il dit : « Qu'un homme fasse aumône de sa pièce d'or, de sa pièce d'argent, de son vêtement, d'un boisseau de blé, d'un boisseau de dattes... Jusqu'à dire : et même d'un morceau de datte ! » Un homme des Ansars apporta alors un sac qu'il avait du mal à tenir par la main, ou plutôt qu'il n'arrivait pas à tenir ; de là, les gens vinrent les uns après les autres, au point où je pus voir deux grandes quantités de nourriture et de vêtements ainsi que le visage du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) briller comme de l'or. Là, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Celui qui instaure une bonne habitude dans l'Islam, gagnera une récompense pour celle-ci ainsi que les récompenses de ceux qui la pratiqueront après lui, sans que cela ne diminue en rien de leurs récompenses. Et celui qui instaure une mauvaise habitude dans l'Islam, portera un péché pour celle-ci ainsi que les péchés de ceux qui la pratiqueront après lui, sans que cela ne diminue en rien de leurs péchés. »

Quand Allah créa Adam (sur lui la paix et le salut), Il [lui] dit : " Va saluer ce groupe - il s'agissait d'un groupe d'Anges assis - et écoute quelle sera leur réponse ! Ce sera ta salutation et celle de ta descendance. - Adam dit : " Que le salut soit sur vous !" Ils répondirent : " Que le salut et la miséricorde d'Allah soient sur toi !" Ils ajoutèrent donc : " et la miséricorde d'Allah".

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quand Allah créa Adam (sur lui la paix et le salut), Il [lui] dit : " Va saluer ce groupe - il s'agissait d'un groupe d'Anges assis - et écoute quelle sera leur réponse ! Ce sera ta salutation et celle de ta descendance. - Adam dit : " Que le salut soit sur vous !" Ils répondirent : " Que le salut et la miséricorde d'Allah soient sur toi !" Ils ajoutèrent donc : " et la miséricorde d'Allah". »

Ô mère de Ḥârithah ! Il y a plusieurs degrés au Paradis et ton fils a atteint : « Al-Firdaws », le plus haut.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que Umm Ar-Rubayyi’ bint Al-Barâ`, qui était la mère de Ḥârithah ibn Surâqah (qu’Allah l’agrée), vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Parle-moi donc de Ḥârithah - qui avait été tué le jour de Badr - : s’il est au Paradis, je patienterai ; et s’il en est autrement, je le pleurerai alors de toutes mes forces. » Il lui répondit : « Ô mère de Ḥârithah ! Il y a plusieurs degrés au Paradis et ton fils a atteint : « Al-Firdaws », le plus haut. »

Ô Allah ! Pardonne à mon peuple car ils ne savent pas !

Abû ‘Abd ar-Rahmân ʽAbdullah ibn Masʽûd (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je revois encore le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous raconter [l’histoire d’] un Prophète parmi les Prophètes (que la paix soit sur eux tous). Son peuple l’avait frappé au point de le faire saigner et, en essuyant le sang de son visage, il disait : « Ô Allah ! Pardonne à mon peuple car ils ne savent pas ! »

Des gens vinrent trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Envoie-nous des hommes afin qu’ils nous enseignent le Coran et la Tradition ! » Il leur envoya alors soixante-dix hommes parmi les Anṣâr appelés : « Les lecteurs du Coran » (« Al-Qurrâ’ »). Parmi eux se trouvait mon oncle maternel Ḥarâm (qu’Allah l’agrée).

Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Des gens vinrent trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Envoie-nous des hommes afin qu’ils nous enseignent le Coran et la Tradition ! » Il leur envoya alors soixante-dix hommes parmi les Anṣâr appelés : « Les lecteurs du Coran » (« Al-Qurrâ’ »). Parmi eux se trouvait mon oncle maternel Ḥarâm (qu’Allah l’agrée). La nuit, ils lisaient et étudiaient le Coran ensemble ; le jour, ils apportaient de l’eau qu’ils déposaient dans la mosquée et ramassaient du bois qu’ils vendaient afin d’acheter de la nourriture pour les Gens d’Aṣ-Ṣuffah et les pauvres. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les envoya donc chez eux mais ces derniers leur barrèrent la route et les tuèrent avant même qu’ils n’arrivent à destination. Avant de mourir, ils prononcèrent l’invocation suivante : « Ô Allah ! Fais savoir à notre Prophète que nous T’avons rencontré et que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es Satisfait de nous ! » Un homme attaqua Ḥarâm, l’oncle d’Anas (qu’Allah les agrée), par derrière et le transperça de sa lance. Ḥarâm (qu’Allah l’agrée) s’exclama alors : « J’ai triomphé par le Seigneur de la Ka’bah ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) annonça aux Compagnons qui étaient avec lui [à Médine] : « Vos frères ont été tués et ils ont dit [avant de mourir] : « Ô Allah ! Fais savoir à notre Prophète que nous T’avons rencontré, que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es Satisfait de nous ! »

Certes, le Paradis comporte cent degrés qu’Allah a préparés pour les combattants dans la voie d’Allah. Entre chaque degré, il y a un écart équivalent à la distance entre le ciel et la Terre.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, le Paradis comporte cent degrés qu’Allah a préparés pour les combattants dans la voie d’Allah. Entre chaque degré, il y a un écart équivalent à la distance entre le ciel et la Terre. »

Lorsqu’Allah veut faire miséricorde à une communauté, Il saisit [l’âme] de leur Prophète avant la leur, faisant de ce dernier un devancier et un prédécesseur pour sa communauté.

Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’Allah veut faire miséricorde à une communauté, Il saisit [l’âme] de leur Prophète avant la leur, faisant de ce dernier un devancier et un prédécesseur pour sa communauté. En revanche, lorsqu’Allah veut détruire une communauté, Il les châtie du vivant de leur Prophète ; Il les détruit tandis que leur Prophète est encore en vie et assiste [à cet évènement], se réjouissant de leur destruction après qu’ils l’eurent traité de menteur et qu’ils eurent désobéi à ses ordres. »

Il a réussi s'il est véridique.

D'après Talhah ibn ʽUbaydiLlah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " Un homme du Najd, ayant les cheveux ébouriffés, est venu au Messager d'Allah ﷺ. Nous entendions le murmure de sa voix sans comprendre ce qu'il disait, jusqu'à ce qu'il se rapproche du Messager d'Allah ﷺ. C'est alors qu'il le questionna sur l'Islam. Alors, le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Cinq prières de jour et de nuit. " - " Dois-je en accomplir d'autres ? " demanda-t-il. - " Non, répondit-il, à moins que tu ne veuilles faire œuvre surérogatoire. " Le Messager d’Allah ﷺ poursuivit : " Et le jeûne du mois de Ramadan. " [L’homme] demanda également : " Dois-je en accomplir un autre ? " - " Non, à moins que tu ne veuilles faire œuvre surérogatoire. " Le Messager d'Allah ﷺ lui parla ensuite de l’aumône légale et l'autre demanda : " Dois-je m'acquitter d'une autre ? " - " Non, à moins que tu ne veuilles faire œuvre surérogatoire ", répondit le Prophète ﷺ. " Talhah reprit : " Alors, l’homme s'en retourna en disant : " Par Allah ! Je n'y ajouterai ni n’en diminuerai rien ! " Le Messager d'Allah ﷺ déclara alors : " Il a réussi s'il est véridique. "

Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Il fut davantage offensé et pourtant, il se montra patient.

Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le jour de Ḥunayn, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) privilégia certains dans le partage du butin. Il accorda cent chameaux à Al-Aqra’ ibn Ḥâbis et autant à ‘Uyaynah ibn Ḥuṣun. Il fit aussi des dons à quelques notables Arabes et les privilégia ce jour-là. Un homme dit : « Par Allah ! C’est là un partage sans la moindre justice et qui ne recherche pas le Visage d’Allah ! » J’ai alors dit : « Par Allah ! J’en informerai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! » J’allai donc le trouver et lui fit part de ce que j’avais entendu. Le visage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) changea de couleur si bien qu’il vira au rouge. Il déclara : « Qui fera preuve de justice si Allah et Son Messager ne le font pas !? » Puis, il dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Il fut davantage offensé et pourtant, il se montra patient. » A la suite de cela, je me promis de ne plus jamais lui rapporter de nouvelle désagréable !

Nul n'a jamais mangé de nourriture meilleure que celle procurée par le travail de ses mains. Certes, le Prophète Dâwud (sur lui la paix) ne mangeait que le fruit du travail de ses mains.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Dâwud (sur lui la paix) ne mangeait que le produit de son travail. » Al-Miqdâm ibn Ma'dyakarib (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Nul n'a jamais mangé de nourriture meilleure que celle procurée par le travail de ses mains. Certes, le Prophète Dâwud (sur lui la paix) ne mangeait que le fruit du travail de ses mains. »

Alors que nous étions partis en voyage avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), les gens furent atteints d’une difficulté.

Zayd ibn Arqam (qu’Allah l’agrée) relate : « Alors que nous étions partis en voyage avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), les gens furent atteints d’une difficulté. C’est là que ’Abdullah ibn Ubayy a dit : « Ne dépensez rien pour ceux qui sont avec le Messager d’Allah afin qu’ils s’écartent de lui. » Il a aussi dit : « Si nous retournons à Médine, le plus puissant en expulsera le plus méprisable. » Je rapportai donc ses propos au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui convoqua ‘Abdullah ibn Ubayy. Celui-ci jura de toutes ses forces qu’il n’avait jamais rien dit de cela et les gens commencèrent à dire que Zayd avait menti. J’en ressentis alors une grande peine, jusqu’à ce qu’Allah confirme mes propos en révélant : {(Et lorsque les hypocrites viennent à toi...)} [Coran : 63]. Après cela, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur proposa de venir pour qu’il implore le pardon d’Allah en leur faveur, mais ils détournèrent leurs têtes. »

Si je vis le temps de manger mes quelques dattes que voici, c’est certainement une bien longue durée de vie ! Il lança alors ce qu’il avait de dattes avec lui et combattit jusqu’à ce qu’il fut tué.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit en route avec ses Compagnons et ils arrivèrent à Badr avant les polythéistes. Quand ceux-ci arrivèrent, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’aucun d’entre vous ne s’engage à faire quoi que ce soit avant qu’il ne me voit devant lui ! » Les polythéistes s’approchèrent et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Elancez-vous vers un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ! » ‘Umayr ibn Al-Ḥumâm al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) dit : « Ô Messager d’Allah ! Un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ? - Oui ! » Affirma le Prophète (sur lui la paix et le salut). « Bien ! Bien ! » S’exclama ‘Umayr (qu’Allah l’agrée). Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : « Qu’est ce qui te pousse à dire : « Bien ! Bien ! » ? - Il répondit : Rien, par Allah, ô Messager d’Allah ! Si ce n’est l’espoir d’être l’un de ses habitants. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors dit : « Tu es l’un d’eux ! » Aussitôt, il sortit de son carquois quelques dattes et se mit à en manger avant d’ajouter : « Si je vis le temps de manger mes quelques dattes que voici, c’est certainement une bien longue durée de vie ! » Il lança alors ce qu’il avait de dattes avec lui et combattit jusqu’à ce qu’il fut tué. »

; à quel sujet devons-nous donc prêter serment ? » Il a dit : « Vous vous engagez à adorer Allah, sans rien Lui associer, à accomplir les cinq prières et à obéir à Allah… - Là, il chuchota une parole -… et à ne rien demander aux gens !

D'après Abû Muslim Al Khawlânî qui a dit : le bien-aimé, le digne de confiance m'a raconté ; en effet, il est aimé auprès de moi et il est aussi digne de confiance selon moi : ‘Awf ibn Mâlik Al Achja’î (qu’Allah l’agrée) a dit : : « Nous étions neuf, ou huit, ou sept auprès du Messager d’Allah ﷺ alors il nous a dit : « N’allez-vous donc pas prêter allégeance au Messager d’Allah ? » Or, nous lui avions déjà prêté serment peu auparavant. Nous avons donc dit : « Nous t’avons déjà prêté allégeance, ô Messager d’Allah ! » Il a répété : « N’allez-vous donc pas prêter allégeance au Messager d’Allah ? » Alors, nous avons tendu nos mains et nous lui avons dit : « Nous t’avons déjà prêté serment, ô Messager d'Allah ; à quel sujet devons-nous donc prêter serment ? » Il a dit : « Vous vous engagez à adorer Allah, sans rien Lui associer, à accomplir les cinq prières et à obéir à Allah… - Là, il chuchota une parole -… et à ne rien demander aux gens ! » Dès lors, j’ai vu certains de ceux qui étaient présents, lorsque l’un d’entre eux faisait tomber son fouet, il ne demandait à personne de le lui ramasser. »

Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière !

Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que lorsque la douleur du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’aggrava, on lui demanda qui présiderait la prière à sa place. Il répondit : « Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière ! » ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) fit alors remarquer : « Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) est un homme très sensible et, lorsqu’il récite le Coran, il ne peut retenir ses larmes. » Mais, Il répéta : « Ordonnez-lui de diriger la prière ! » Et dans une autre version, ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) lui répondit : « S’il prend ta place dans la prière, alors ses larmes l’empêcheront de se faire entendre des gens. »

Celui qui est dans la nécessité et se tourne vers les gens, sa nécessité ne sera pas comblée. Quant à celui qui se tourne vers Allah, Il ne tardera pas à lui accorder sa subsistance, tôt ou tard.

Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui est dans la nécessité et se tourne vers les gens, sa nécessité ne sera pas comblée. Quant à celui qui se tourne vers Allah, Il ne tardera pas à lui accorder sa subsistance, tôt ou tard. »

Quiconque accorde un délai à une personne en difficulté ou l’acquitte de sa dette, Allah l'ombragera au Jour de la Résurrection, sous l’ombre de Son Trône, le Jour où il n’y aura d’autre ombre que la Sienne

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : "Quiconque accorde un délai à une personne en difficulté ou l’acquitte de sa dette, Allah l'ombragera au Jour de la Résurrection, sous l’ombre de Son Trône, le Jour où il n’y aura d’autre ombre que la Sienne."

Il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils s’acquittent de l’aumône légale

D'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous les deux), le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils s’acquittent de l’aumône légale . S’ils font cela, leurs sangs et leurs biens seront préservés de moi, à l’exception de ce que l’islam exige. Et leur (compte) jugement appartient à Allah. "

Voici Jibrîl qui te salue !

ʽ‘ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Voici Jibrîl qui te salue ! » Elle dit : « J’ai dit : « Que le salut et la miséricorde d’Allah ainsi que Ses bénédictions lui soient accordés ! » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Dans certaines versions d’Al-Bukhârî et de Muslim, les termes : « Ses bénédictions » ont été cités alors que dans d’autres, ils n’y figurent pas. L’ajout de la part d’un rapporteur de confiance est accepté.

J’en suis plus digne que toi ! Soyez indulgents envers Mon serviteur !

Ḥudhayfah (qu’Allah l’agrée) a dit : « On présenta à Allah, Exalté soit-Il, l’un de Ses serviteurs à qui Il avait accordé la richesse et Il lui demanda : « Qu’as-tu fait sur terre ? ». Il dit : {(Et ils ne sauront cacher à Allah aucune parole.)} [Coran : 4/42] L'homme répondra : « Ô Seigneur ! Tu m’as accordé de Ta richesse, je vendais aux gens et l’indulgence faisait partie de mes habitudes. Ainsi, j’accordais des facilités au débiteur aisé et un délai à celui qui était en difficulté. » Allah, Exalté soit-Il, dit alors : « J’en suis plus digne que toi ! Soyez indulgents envers Mon serviteur ! » ʽUqbah ibn ʽÂmir et Abû Masʽûd Al-Anṣârî (qu’Allah les agrée) dirent : « C’est ainsi que nous l’avons entendu de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mourut alors que sur mon étagère il n’y avait rien qui puisse être consommé par un être vivant, si ce n’est un peu d’orge sur une étagère. J’en mangeais au point de commencer à trouver le temps long. Puis je l’ai pesé, et il s’épuisa.

ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mourut alors que sur mon étagère il n’y avait rien qui puisse être consommé par un être vivant, si ce n’est un peu d’orge sur une étagère. J’en mangeais au point de commencer à trouver le temps long. Puis je l’ai pesé, et il s’épuisa. »

Lorsque le verset sur l’aumône a été révélé, nous amenâmes les aumônes sur notre dos. Un homme amena une très grande aumône, ils dirent alors : " C’est un faux dévot ! " Puis un autre amena un boisseau en aumône, ils dirent alors : " Allah n’a que faire du boisseau de cet homme ! " Il fut alors révélé le verset : {(Certains d’entre eux dénigrent et raillent aussi bien les croyants qui font bénévolement de généreuses aumônes que ceux qui n’en font que selon leurs faibles moyens.)} [Coran : 9/79].

Abû Masʽûd ‘Uqbah ibn ‘Amr al-Anṣârî al-Badrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le verset sur l’aumône a été révélé, nous amenâmes les aumônes sur notre dos. Un homme amena une très grande aumône, ils dirent alors : " C’est un faux dévot ! " Puis un autre amena un boisseau en aumône, ils dirent alors : " Allah n’a que faire du boisseau de cet homme ! " Il fut alors révélé le verset : {(Certains d’entre eux dénigrent et raillent aussi bien les croyants qui font bénévolement de généreuses aumônes que ceux qui n’en font que selon leurs faibles moyens.)} [Coran : 9/79]. »

Allah a réparti la miséricorde en cent parties. Il en conserva quatre-vingt-dix-neuf auprès de Lui et en fit descendre une seule sur terre. C'est grâce à cette partie que les créatures font preuve de miséricorde les unes envers les autres, au point que la bête soulève sa patte de peur d'écraser son petit.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate une parole qu'il a attribuée au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et qui dit : « Allah a réparti la miséricorde en cent parties. Il en conserva quatre-vingt-dix-neuf auprès de Lui et en fit descendre une seule sur terre. C'est grâce à cette partie que les créatures font preuve de miséricorde les unes envers les autres, au point que la bête soulève sa patte de peur d'écraser son petit. » Dans une autre version : « Allah détient cent miséricordes. Il a fait descendre une miséricorde parmi les djinns, les humains, les bêtes, les reptiles et les insectes. C'est grâce à elle qu'ils font preuve d'affection et de miséricorde les uns envers les autres. C'est grâce à elle aussi que la bête sauvage éprouve de la compassion pour son petit. Mais Allah a réservé quatre-vingt-dix-neuf miséricordes avec lesquelles Il fera miséricorde à Ses serviteurs au Jour de la Résurrection. » Salmân Al-Fârissî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah possède cent miséricordes. Parmi elles, il y en a une grâce à laquelle les créatures font preuve de miséricorde les unes envers les autres et quatre-vingt-dix-neuf sont réservées pour le Jour de la Résurrection. » Et dans une autre version : « Le jour où Allah créa les cieux et la terre, Il créa cent miséricordes. Chaque miséricorde emplit l'espace entre les cieux et la terre. Il en plaça une sur terre et c'est grâce à elle que la mère éprouve de la tendresse envers son enfant, ainsi que les bêtes sauvages et les oiseaux les uns envers les autres. Quand viendra le Jour de la Résurrection, Il complètera (la centaine) avec cette miséricorde. »

Laissez-moi ! Je ne vous ai pas délaissés. En fait, ce qui a anéanti quiconque était avant vous fut leurs [incessantes] questions et leurs divergences avec leurs Prophètes

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète ﷺ a dit : « Laissez-moi ! Je ne vous ai pas délaissés. En fait, ce qui a anéanti quiconque était avant vous fut leurs [incessantes] questions et leurs divergences avec leurs Prophètes. Ainsi, lorsque je vous ai interdit une chose, alors évitez-la ; et lorsque je vous ai ordonné une autre, alors accomplissez-la selon ce que vous pouvez. »

Assurément, tu viens de m'interroger sur une immense affaire qui est pourtant facile pour qui Allah l'a rendue facile

D'après Muʽâdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée) qui a dit : J'étais avec le Prophète ﷺ durant un voyage et un jour je me suis retrouvé proche de lui alors que nous avancions. « Alors, j’ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Informe-moi d’une œuvre qui me fera entrer au Paradis et qui m’éloignera du Feu ! Il a dit : « Assurément, tu viens de m'interroger sur une immense affaire qui est pourtant facile pour qui Allah l'a rendue facile : Tu adores Allah sans rien Lui associer ; tu accomplis la prière ; tu t'acquittes de l’aumône légale ; tu jeûnes le mois de Ramadân et tu accomplis le Pèlerinage à la Maison. » Ensuite, il ajouta : « Veux-tu que je t'indique les portes du bien ? Le jeûne est un bouclier. L’aumône éteint le péché comme l'eau éteint le feu, et la prière de l’homme au cœur de la nuit. Puis, il récita : {Ils s'arrachent de leurs lits pour invoquer leur Seigneur, par crainte et espoir ; et ils font largesse de ce que Nous leur avons attribué. Aucune âme ne sait ce qu'on a réservé pour eux comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu'ils œuvraient !} [La Prosternation, 32 :16-17] Ensuite, il a dit : « Veux-tu que je t'informe de la tête de toute l'affaire, son pilier et son sommet ? » J'ai répondu : « Bien sûr que oui, ô Messager d'Allah ! » Il a dit : « La tête de l’affaire, c'est l'Islam ; son pilier, c'est la prière ; et son sommet, c'est le combat. » Ensuite, il a dit : « Veux-tu que je t'informe de ce qui maîtrise tout cela ? » J'ai dit : « Bien sûr que oui, ô Messager d'Allah ! » Alors, il a saisi sa langue et a dit : « Retiens celle-ci ! » J'ai demandé : « Ô Prophète d'Allah ! Serons-nous pris pour ce que nous disons ? » Alors, il a répondu : « Que ta mère te perde, ô Mu'âdh ! Et qu'est-ce qui culbutera, en Enfer, les gens sur leurs visages - ou sur leurs nez - si ce n'est les récoltes de [ce qu’auront semé] leurs langues ? »

Ô gens ! Certes, Allah est Bon et n’accepte que ce qui est bon. Et certes, Allah a ordonné aux croyants ce qu’Il a ordonné aux Envoyés

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Ô gens ! Certes, Allah est Bon et n’accepte que ce qui est bon. Et certes, Allah a ordonné aux croyants ce qu’Il a ordonné aux Envoyés : {Ô Messagers ! Mangez des bonnes choses pures et œuvrez vertueusement ! Certes, Je suis parfaitement Connaisseur de ce que vous œuvrez.} [Les Croyants, 23 : 51]. Il a aussi dit : {Ô vous qui avez cru ! Mangez des bonnes choses pures que Nous vous avons pourvu.} [La Vache, 2 : 172]. Ensuite, il mentionna ﷺ un homme qui effectue un long voyage, tout ébouriffé et couvert de poussière, il lève les mains au ciel et dit : « Ô Seigneur ! Ô Seigneur ! » Tandis que son alimentation est illicite, sa boisson est illicite, son habit est illicite et il a été nourri de l’illicite. Comment celui-ci pourrait-il être exaucé ? »

Allah a certes écrit les bonnes et les mauvaises actions ; ensuite, Il a expliqué cela. Ainsi donc, quiconque songe à faire une bonne action mais ne l’accomplit pas, Allah la lui inscrit auprès de Lui comme une bonne action complète. Et s’il y songe et l’accomplit, Allah la lui inscrit auprès de Lui de dix à sept cent bonnes actions, et bien plus encore. S’il songe à faire une mauvaise action mais ne la commet pas, Allah la lui inscrit auprès de Lui comme une bonne action complète. Et s’il y songe et l’accomplit, Allah lui inscrit une seule mauvaise action.

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) rapporte de son Seigneur, Exalté soit-Il, qu'Il a dit : « Allah a certes écrit les bonnes et les mauvaises actions ; ensuite, Il a expliqué cela. Ainsi donc, quiconque songe à faire une bonne action mais ne l’accomplit pas, Allah la lui inscrit auprès de Lui comme une bonne action complète. Et s’il y songe et l’accomplit, Allah la lui inscrit auprès de Lui de dix à sept cent bonnes actions, et bien plus encore. S’il songe à faire une mauvaise action mais ne la commet pas, Allah la lui inscrit auprès de Lui comme une bonne action complète. Et s’il y songe et l’accomplit, Allah lui inscrit une seule mauvaise action. »

L’Islam est que tu témoignes qu’il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah ; que tu accomplisses la prière ; que tu verses l’aumône légale ; que tu jeûnes durant le mois de Ramadan ; et que tu effectues le Pèlerinage à La Demeure [Sacrée] si tu en as la possibilité

D'après 'Umar Ibn Al Khattâb (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Un jour, alors que nous étions assis auprès du Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) voici que nous apparut un homme aux habits d’une vive blancheur et aux cheveux d’une noirceur intense, sans trace visible de voyage, personne parmi nous ne le connaissait. Il vint s’asseoir en face du Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve), plaça ses genoux contre les siens, posa les paumes de ses mains sur ses deux cuisses et dit : " Ô Muḥammad ! Informe-moi au sujet de l’Islam ! " Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) lui répondit alors : " L’Islam est que tu témoignes qu’il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah ; que tu accomplisses la prière ; que tu verses l’aumône légale ; que tu jeûnes durant le mois de Ramadan ; et que tu effectues le Pèlerinage à La Demeure [Sacrée] si tu en as la possibilité. - Tu as dit vrai ! " dit l’homme. Nous nous étonnâmes de le voir interroger le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) puis l’approuver [ensuite]. Il poursuivit : " Informe-moi au sujet de la foi (Al Îmân) ! - C’est que tu croies en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour Dernier et au Destin décrété en bien ou en mal, répliqua le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). -Tu as dit vrai ! répéta l’homme qui poursuivit [en demandant] : Informe-moi au sujet de la vertu (Al Ihsân) ! - Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) répondit : C’est que tu adores Allah comme si tu Le voyais. Car si tu ne Le vois pas, Lui, il te voit certainement ! - L’homme dit : Informe-moi au sujet de l’Heure ! - Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) répondit : L’interrogé n’en sait pas plus que celui qui l’interroge ! - L’homme demanda alors : Quels en sont les signes précurseurs ? - Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) répondit : C’est lorsque la servante engendrera sa maîtresse, et lorsque tu verras les bergers miséreux, pieds nus et mal vêtus rivaliser dans l’édification de constructions élevées. " Là-dessus, l’homme partit. Quant à moi, je restai un moment. Ensuite, le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) me demanda : « Ô ’Umar ! Sais-tu qui interrogeait ? - Je répondis : Allah et Son Messager savent mieux ! - Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a alors dit : C’était Gabriel (Jibrîl) qui est venu vous enseigner votre religion ! »

Ô Mes serviteurs ! Certes, Je Me suis interdit l’injustice et Je l’ai rendue interdite entre vous. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres !

D'après Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit d'après ce qu'il rapporte d'Allah, Béni et Élevé soit-Il, qu'Il à dit : « Ô Mes serviteurs ! Certes, Je Me suis interdit l’injustice et Je l’ai rendue interdite entre vous. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres ! Ô Mes serviteurs ! Vous êtes tous égarés excepté quiconque Je guide. Demandez-Moi donc de vous guider, Je vous guiderai ! Ô Mes serviteurs ! Vous êtes tous affamés excepté quiconque Je nourris. Demandez-Moi donc de vous nourrir, Je vous nourrirai ! Ô Mes serviteurs ! Vous êtes tous nus excepté quiconque Je vêts. Demandez-Moi donc de vous vêtir, Je vous vêtirai ! Ô Mes serviteurs ! Vous commettez des fautes de nuit comme de jour, et c’est Moi qui pardonne tous les péchés. Demandez-Moi donc de vous pardonner, Je vous pardonnerai ! Ô Mes serviteurs ! Vous n’atteindrez jamais une capacité de nuisance au point de Me nuire et vous n’atteindrez jamais une capacité d’utilité au point de M’être utiles ! Ô Mes serviteurs ! Si le premier et le dernier d’entre vous, hommes et djinns confondus, avaient le cœur de l’homme le plus pieux parmi vous, cela n’ajouterait rien à Mon royaume ! Ô Mes serviteurs ! Si le premier et le dernier d’entre vous, hommes et djinns confondus, avaient le cœur de l’homme le plus pervers parmi vous, cela ne diminuerait en rien Mon royaume ! Ô Mes serviteurs ! Si le premier et le dernier d’entre vous, hommes et djinns confondus, se réunissaient dans une même plaine pour Me solliciter et que Je donnais à chacun satisfaction, cela ne diminuerait ce qu’il y a auprès de Moi que de ce qu’une aiguille plongée dans l’eau diminuerait de l’océan ! Ô Mes serviteurs ! Ce ne sont que vos œuvres que Je recense pour vous en vue de vous en rétribuer pleinement. Quiconque trouve un bien, qu’il loue Allah ! Quant à celui qui trouve autre chose, qu’il ne blâme que sa personne ! »

Ô jeune garçon ! Je vais t’enseigner quelques paroles : Préserve Allah et Il te préservera. Préserve Allah et tu Le trouveras devant toi. Lorsque tu demandes, demande alors à Allah. Lorsque tu cherches de l’aide, alors cherche l'aide d’Allah

D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) : « Un jour où je me trouvais derrière le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) il a dit : " Ô jeune garçon ! Je vais t’enseigner quelques paroles : Préserve Allah et Il te préservera. Préserve Allah et tu Le trouveras devant toi. Lorsque tu demandes, demande alors à Allah. Lorsque tu cherches de l’aide, alors cherche l'aide d’Allah. Sache que si toute la communauté se réunissait pour te faire bénéficier d'une chose, elle ne pourrait le faire que pour une chose qu’Allah a écrite en ta faveur. Et si elle se liguait pour te nuire, elle ne te nuirait que pour une chose qu’Allah a écrite en ta défaveur. La plume est levée et les pages ont séché. »

Une armée marchera sur la Ka’bah. Arrivée à « Al-Baydâ` » [un désert entre Médine et la Mecque], [ceux qui la constituent] seront engloutis du premier au dernier.

ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Une armée marchera sur la Ka’bah. Arrivée à « Al-Baydâ` » [un désert entre Médine et la Mecque], [ceux qui la constituent] seront engloutis du premier au dernier. » ʽA’ishah, la mère des croyants, (qu’Allah l’agrée) a dit : « Ô Messager d’Allah ! Comment les premiers et les derniers de cette armée seront-ils engloutis alors qu’il y aura parmi eux des marchands et autres ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Les premiers et les derniers de cette armée seront engloutis, puis on ressuscitera [et on jugera] chacun d’entre eux selon son intention. »

Ô Usâmah ! L'as-tu tué après qu'il ait déclaré : « Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah » ?

Usâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous envoya vers la tribu des Ḥuraqah de Juhaynah. Tôt le matin, nous assaillîmes l'ennemi alors qu'il abreuvait ses animaux. Un homme des Ansâr et moi-même pourchassâmes l’un d'entre eux. Quand nous l'acculâmes, il déclara : « Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! » Le médinois l'épargna, mais je le transperçai de ma lance et le tuai. A notre retour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) en fut informé et me demanda : « Ô Usâmah ! L'as-tu tué après qu'il ait déclaré qu'aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ? - Ô Messager d’Allah ! Répliquai-je. Il l'a seulement fait pour se protéger. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : « L'as-tu tué après qu'il ait déclaré qu'aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ? » Il ne cessa ensuite de me le répéter au point où je souhaitais ne pas avoir embrassé l'Islam avant ce jour. » Dans une autre version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : A-t-il dit : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ? " - Ô Messager d'Allah ! Répondis-je. Il a affirmé cela par crainte de l’arme ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répliqua : « As-tu ouvert son cœur pour savoir s'il l'a dit sincèrement ou non ? » Il ne cessa alors de me le répéter au point où je souhaitais n'avoir embrassé l'Islam qu'en ce jour. » Jundub ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un détachement de musulmans contre un groupe de polythéistes. Ils s'affrontèrent. Il y avait un homme parmi les polythéistes qui, s'il le désirait, visait un musulman et le tuait. Or, un musulman guettait un moment d'inattention de sa part pour l'éliminer- nous disions qu'il s'agissait d'Usâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père). Quand il brandit son sabre, l'autre s’écria : « Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! » mais il le tua. Al-bashîr vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui le questionna et il lui donna des nouvelles. Il l'informa aussi de ce qu'avait fait l'homme. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) le convoqua et lui demanda : « Pourquoi l'as-tu tué ? - Il dit : Ô Messager d'Allah ! Il avait infligé de lourdes pertes aux musulmans et tua untel et untel - il se mit à lui nommer tout un groupe. Je l'attaquai et à la vue du sabre, il dit : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! " - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : L'as-tu tué ? - Oui ! répondit-il. - Il rétorqua : Que feras-tu de : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! " le Jour de la Résurrection ? Usâmah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : Ô Messager d’Allah ! Demande pardon pour moi ! - Celui-ci répéta : Que feras-tu de : " Aucune divinité [n’est digne d’adoration] en dehors d’Allah ! " le Jour de la Résurrection ? Il n'ajoutait rien et disait : Que feras-tu de : " Aucune divinité n’est digne d’être adorée en dehors d’Allah ! " le Jour de la Résurrection ? »

Jibrîl (sur lui la paix) vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : " Comment considérez-vous les gens de Badr parmi vous ? - Nous considérons qu’ils font partie des meilleurs musulmans. "

Rifâ'ah ibn Râfi' Az-Zarqî (qu'Allah l'agrée) relate : « Jibrîl (sur lui la paix) vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : " Comment considérez-vous les gens de Badr parmi vous ? - Nous considérons qu’ils font partie des meilleurs musulmans. " répondit-il, ou une parole semblable. Jibrîl lui dit alors : " Il en est de même des Anges qui ont participé à Badr. "

« Entre les deux souffles, il y a quarante. » Ils demandèrent : « Ô Abâ Hurayrah ! Quarante jours ? - Il répondit : Je refuse [de préciser] ! - Ils dirent : Quarante mois ? - Il répéta : Je refuse ! - Ils dirent : Quarante ans ? - Il répondit : Je refuse ! »

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Entre les deux souffles, il y a quarante. » Ils demandèrent : « Ô Abâ Hurayrah ! Quarante jours ? - Il répondit : Je refuse [de préciser] ! - Ils dirent : Quarante mois ? - Il répéta : Je refuse ! - Ils dirent : Quarante ans ? - Il répondit : Je refuse ! » Et le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Toute partie de l'être humain finira par se décomposer excepté un os qui est le sacrum, et c'est de lui que l'on recomposera l'être humain. Puis, Allah fera descendre du ciel une eau et ils pousseront comme poussent les plantes. »

Tous les membres de ma communauté entreront au Paradis, excepté ceux qui auront refusé

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Tous les membres de ma communauté entreront au Paradis, excepté ceux qui auront refusé. Ils [Les Compagnons] demandèrent : " Ô Messager d’Allah ! Et qui donc refuserait ? " Il répondit : " Quiconque m’aura obéi entrera au Paradis et quiconque m'aura désobéi, aura refusé. »

Lorsqu’Allah créa la création, Il écrivit dans un livre qui se trouve auprès de Lui, au-dessus du Trône : « Certes, Ma miséricorde l’emporte sur Ma colère. »

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsqu’Allah créa la création, Il écrivit dans un livre qui se trouve auprès de Lui, au-dessus du Trône : « Certes, Ma miséricorde l’emporte sur Ma colère. » Et dans une version : « ... l’a emporté sur Ma colère. » Et dans une autre version : « ... a précédé Ma colère. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée).

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî (qu'Allah l'agrée). Ils partirent donc mais une fois à Al-Hadah, entre 'Usfân et La Mecque, on signala leur présence à un clan de Hudhayl qu’on nommait : les Bani Liḥyân. Ces derniers firent appel à environ cent hommes, tous de bons archers, pour suivre leurs traces. Lorsque 'Âṣim et ses compagnons se rendirent compte de leur présence, ils se réfugièrent sur une colline dominante. L'ennemi les cerna alors et ils leur dirent : « Descendez et rendez-vous ! Vous avez notre engagement et un pacte solennel que personne d'entre vous ne sera tué ! - 'Âṣim Ibn Thâbit dit : Ô vous, les gens ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! - Ô Allah ! Informe Ton Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui nous arrive ! » Alors les infidèles les attaquèrent avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Et sur l'engagement formel et la promesse d'avoir la vie sauve, trois des musulmans - dont Khubayb, Zayd ibn Ad-Dithinah et un autre - [acceptèrent de descendre et] se rendirent à l’ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les attachèrent avec. Le troisième prisonnier dit alors : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! J'ai en mes compagnons un si bel exemple ! » Il faisait allusion à ceux qui venaient d'être tués. Sur ce, ils essayèrent de le traîner et de l'emmener avec eux, mais il refusa de les accompagner et il leur résista. Alors, ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et Zayd ibn Ad-Dithinah qu'ils vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Ce fût les Banî Al-Ḥârith ibn 'Âmir ibn Nawfal ibn 'Abd Manâf qui achetèrent Khubayb. Or, à la bataille de Badr, c'était Khubayb qui avait tué Al-Ḥârith ibn 'Âmir. Ainsi donc, Khubayb demeura prisonnier chez eux jusqu'à ce qu'ils décident ensemble de l'exécuter. [Un jour] Khubayb demanda à l'une des filles d’Al-Ḥârith un rasoir, afin de s'épiler, et elle le lui prêta. C’est alors que l'un de ses fils s'approcha de Khubayb tandis qu’elle était inattentive jusqu'à ce qu'il parvienne à lui. Elle le vit assis sur sa cuisse, le rasoir dans la main. Elle fut alors saisie d’effroi. Khubayb remarqua cela et dit : « Tu crains que je ne le tue ? Je ne ferai jamais cela ! - Elle a alors dit : Par Allah ! Je n'ai jamais vu un captif mieux que Khubayb ! Par Allah ! Un jour, je l'ai trouvé en train de manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle disait alors : « Voilà une subsistance qu’Allah a accordé à Khubayb ! » Lorsqu'ils décidèrent de l'exécuter, ils quittèrent le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »). Khubayb leur demanda alors : « Laissez-moi accomplir deux unités de prière ! » Ils lui accordèrent cela. Il pria deux cycles de prière et dit ensuite : « Par Allah ! Si je ne craignais que vous pensiez que j'ai peur, j'aurais fait la prière plus longuement. Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille déchirée. » Ce fut Khubayb qui institua l'accomplissement de deux unités de prière pour tout musulman exécuté dans ses chaînes. Et le jour même, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa ses Compagnons de cet évènement. Apprenant la mort de 'Âṣim ibn Thâbit, les personnes de Quraysh envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche pour leur apporter une partie de sa dépouille comme preuve, car le jour de Badr, 'Âṣim avait tué un homme parmi leurs notables. Mais Allah envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger. Et ils ne purent rien prélever de sa dépouille !

On amena une monture à ‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée). Il mit son pied à l’étrier et dit : « BismiLlâh ! » (Au Nom d’Allah !).

‘Alî ibn Rabî’ah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’étais présent lorsque l’on amena une monture à ‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée). Il mit son pied à l’étrier et dit : « BismiLlâh ! » (Au Nom d’Allah !). Puis, lorsqu’il s’installa sur sa monture, il dit : « Al-ḤamduliLlâh » (Louange à Allah !). Ensuite, il prononça la parole suivante : {( Gloire à Celui qui nous a soumis cela alors que nous n’étions pas capables de le dominer et c’est vers notre Seigneur que nous retournerons. )}. Puis, il prononça trois fois : « Al-ḤamduliLlâh ! » et il dit : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] ! ) autant de fois. Ensuite, il conclut en ces termes : « Subḥânak ! » (Gloire et Pureté à Toi !) Je me suis certes fait du tort à moi-même, pardonne-moi donc, car nul en dehors de Toi ne pardonne les péchés ! » Ensuite, il se mit à rire et on lui demanda : « Qu’est-ce qui te fait rire, ô commandeur des croyants ? » Il répondit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) rire comme je viens de le faire, alors je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui te fait rire, ô Messager d’Allah ? » Il me répondit : « Ton Seigneur, Exalté soit-Il, se réjouit de Son serviteur qui dit : « Pardonne-moi mes péchés ! » sachant que nul en dehors de Lui ne pardonne les péchés ! »

Celui qui a fait acte d’allégeance à un imam en mettant sa main dans la sienne et en l’assurant de sa sincère loyauté, qu’il lui obéisse autant que possible ! Et si quelqu’un d’autre vient disputer l’autorité de cet imam, tranchez la tête de cet autre !

Abdallah ibn ‘Amr (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous étions en voyage avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et nous fîmes halte. Certains d’entre nous montèrent leurs tentes, d’autres s’entraînèrent au tir à l’arc et d’autres encore firent paître leurs bêtes. Soudain, un homme chargé par le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’appeler, proclama à voix haute : « La prière en commun ! » Alors, nous nous rassemblâmes auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit : « Il n’y a pas eu de Prophète avant moi sans qu’il n’ait eu le devoir de guider sa communauté vers ce qui était le meilleur pour elle et de l’avertir contre ce qui était mauvais pour elle. Pour ce qui est de votre communauté que voici, sa sécurité a été placée à son début quant à sa fin, celle-ci sera touchée par des épreuves et des choses que vous désapprouverez. Des troubles viendront et ne seront rien comparés aux suivants. C’est alors qu’un trouble se manifestera et le croyant s’exclamera : "Celui-ci me détruira !" Puis, il se dissipera et un autre apparaîtra, le croyant s’exclamera de nouveau : "Celui-ci ! Celui-ci !" Par conséquent, que celui qui souhaite être éloigné de l’Enfer et entrer au Paradis fasse en sorte que la mort lui vienne alors qu’il croit en Allah et au Jour Dernier et qu’il traite les gens comme il aimerait qu’on le traite ! Quant à celui qui a fait acte d’allégeance à un imam en mettant sa main dans la sienne et en l’assurant de sa sincère loyauté, qu’il lui obéisse autant que possible ! Et si quelqu’un d’autre vient disputer l’autorité de cet imam, tranchez la tête de cet autre ! »

Quiconque imite un peuple en fait partie.

Ibn 'Oumar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Quiconque imite un peuple en fait partie. »

J'ai demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Quel est le plus grave péché auprès d'Allah ? » Il répondit : « Que tu donnes à Allah un égal, alors que c'est Lui qui t’a créé

D'après 'AbduLlah ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « J'ai demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Quel est le plus grave péché auprès d'Allah ? » Il répondit : « Que tu donnes à Allah un égal, alors que c'est Lui qui t’a créé . » J'ai dit : « Cela est vraiment grave. » J'ai dit : « Quoi d'autre? » Il répondit : « Que tu tues ton enfant de peur qu’il mange avec toi. » J'ai dit : « Quoi d'autre? » Il répondit : « Que tu forniques avec la femme de ton voisin. »

Il n’est pas permis à un musulman d’éviter son frère plus de trois jours de sorte que, lorsqu’ils se rencontrent, ils se détournent l'un de l'autre. Et le meilleur des deux est celui qui salue l’autre en premier.

Aboû Ayyoûb Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Il n’est pas permis à un musulman d’éviter son frère plus de trois jours de sorte que, lorsqu’ils se rencontrent, ils se détournent l'un de l'autre. Et le meilleur des deux est celui qui salue l’autre en premier. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda de l'eau. On lui en apporta un peu dans une cuvette. Il y mit ses doigts.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque l'heure de la prière arriva, ceux qui habitaient tout près rentrèrent chez eux (pour faire leurs ablutions), et les autres restèrent. On apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) un récipient en pierre contenant de l'eau dont le creux ne pouvait contenir sa main ouverte ! Cependant tout le monde s'en servit pour faire ses ablutions ! On demanda à Anas (qu'Allah l'agrée) : « Combien étiez-vous ? - Il répondit : Quatre-vingt individus et même plus ! » Et dans une autre version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda de l'eau. On lui en apporta un peu dans une cuvette. Il y mit ses doigts. Anas (qu'Allah l'agrée) dit : « J'ai vu l'eau jaillir d'entre ses doigts ! J'ai estimé le nombre de gens qui ont fait leurs ablutions avec cette eau entre soixante-dix et quatre-vingt ! »

Ô fils d'Adam ! Tant que tu M'invoqueras et espéreras en Moi, alors Je te pardonnerai quoique tu fasses et Je ne M'en soucierai pas. Ô fils d'Adam ! Si tes péchés atteignaient la cime du ciel et que tu implorais Mon pardon, alors Je te pardonnerais et Je ne m'en soucierais pas

D'après Anas Ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : " Allah (Élevé soit-Il) a dit : " Ô fils d'Adam ! Tant que tu M'invoqueras et espéreras en Moi, alors Je te pardonnerai quoique tu fasses et Je ne M'en soucierai pas. Ô fils d'Adam ! Si tes péchés atteignaient la cime du ciel et que tu implorais Mon pardon, alors Je te pardonnerais et Je ne m'en soucierais pas. Ô fils d'Adam ! Si tu venais à Moi avec des péchés autant que la Terre et que tu Me rencontrais sans rien M'associer, alors Je viendrais à toi avec autant de pardon. "

Allah, Glorifié et Exalté soit-Il, rit au sujet de deux hommes dont l’un tue l’autre et qui entrent tous les deux au Paradis. - On demanda : Comment, ô Messager d’Allah ? - Il répondit : Celui-ci combat dans la voie d’Allah et tombe martyr. Puis, Allah accorde le repentir au tueur, il devient musulman et tombe lui aussi martyr.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, Glorifié et Exalté soit-Il, rit au sujet de deux hommes dont l’un tue l’autre et qui entrent tous les deux au Paradis. - On demanda : Comment, ô Messager d’Allah ? - Il répondit : Celui-ci combat dans la voie d’Allah et tombe martyr. Puis, Allah accorde le repentir au tueur, il devient musulman et tombe lui aussi martyr. »

Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dira le Jour de la Résurrection : " Ô fils d’Adam ! J’étais malade et tu ne m’as pas rendu visite… "

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dira le Jour de le Résurrection : " Ô fils d’Adam ! J’étais malade et tu ne m’as pas rendu visite ! - La personne demandera : Ô mon Seigneur ! Comment aurais-je pu Te rendre visite alors que Tu es le Seigneur des mondes ? - Il répondra : N’as-tu pas su qu’untel parmi Mes serviteurs était malade et tu ne lui as pas rendu visite ? N’as-tu pas su que si tu lui avais rendu visite, tu M’aurais trouvé auprès de lui ? Ô fils d’Adam ! Je t’ai demandé de Me nourrir et tu ne l’as pas fait ! - La personne demandera : - Ô mon Seigneur ! Comment aurais-je pu Te nourrir alors que Tu es le Seigneur des mondes ? - Il répondra : N’as-tu pas su qu’untel parmi Mes serviteurs t’a demandé à manger et tu ne lui as pas donné ? N’as-tu pas su que si tu l’avais nourri, tu aurais trouvé cela auprès de Moi ? Ô fils d’Adam ! Je t’ai demandé à boire et tu ne M’as pas abreuvé ! - La personne demandera : Ô mon Seigneur ! Comment aurais-je pu T’abreuver alors que Tu es le Seigneur des mondes ? - Il répondra : Untel parmi Mes serviteurs t’a demandé à boire et tu ne l’as pas abreuvé ; si tu l’avais abreuvé, tu aurais trouvé cela auprès de Moi. " »

Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mangeait quelque chose, il se léchait les doigts trois fois.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mangeait quelque chose, il se léchait les doigts trois fois. Il disait : « Lorsque quelqu’un fait tomber une bouchée, qu’il la nettoie puis la mange et qu’il ne la laisse pas au Diable ! » Il ordonnait également de ne rien laisser dans l’assiette et disait : « Vous ne savez pas dans quelle partie de votre nourriture se trouve la bénédiction. » Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate que Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le diable accompagne l’homme dans chacune des situations où il se trouve, au point où il l’accompagne lorsqu’il mange. C’est pourquoi, lorsque quelqu’un fait tomber une bouchée, il doit la ramasser, la nettoyer, puis la manger, pour ne pas la laisser au diable. Et lorsqu’il termine, qu’il se lèche les doigts, car il ne sait pas dans quelle partie de sa nourriture se trouve la bénédiction. »

Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) décréta un prélèvement de quatre mille dinars de la trésorerie publique pour chacun des premiers émigrés à Médine.

Nâfi' relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) décréta un prélèvement de quatre mille dinars de la trésorerie publique pour chacun des premiers émigrés à Médine et qu’il décréta pour son fils 'Abdullah (qu'Allah l'agrée) trois mille cinq cents. On lui dit : « Il fait partie des premiers émigrés, alors pourquoi lui as-tu diminué sa donation ? » Il répondit : « Parce que son père l'a emmené avec lui. Et ce n'est pas la même chose que de faire l'émigration de son propre choix ! »

Certes, vous verrez votre Seigneur comme vous voyez cette lune ! Vous Le verrez sans gêne

D'après Jarîr ibn 'AbdiLlah (qu'Allah l'agrée) a dit : « [Une nuit] Nous étions auprès du Prophète ﷺ lorsqu'il regarda la pleine lune. Il a alors dit : " Certes, vous verrez votre Seigneur comme vous voyez cette lune ! Vous Le verrez sans gêne . Donc, si vous pouvez faire en sorte d'accomplir une prière avant le lever du soleil et une avant son coucher, alors faites-le ! " Ensuite, il lut : {Et glorifie par la louange ton Seigneur avant le lever du soleil et avant le coucher.} »

Alors qu'Ayûb (sur lui la paix) se baignait nu, un grand nombre de criquets en or tomba sur lui.

Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) a dit : « Alors qu'Ayûb (sur lui la paix) se baignait nu, un grand nombre de criquets en or tomba sur lui. II commença à les mettre dans ses vêtements. Son Seigneur, à Lui la Puissance et la Grandeur, l'appela : " Ô Ayûb ! Ne t'ai-Je pas suffisamment enrichi en dehors de ce que tu vois ? - Ayûb (sur lui la paix) dit : Mais si mon Seigneur, et par Ta gloire ! Cependant, je ne peux me passer de Ta Bénédiction. " »

Certes, Allah accorde un répit à l'injuste jusqu'à ce qu'Il le saisisse, et alors il ne Lui échappe pas

Aboû Moûsâ Al-Ach'arî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Certes, Allah accorde un répit à l'injuste jusqu'à ce qu'Il le saisisse, et alors il ne Lui échappe pas. » Ensuite, il récita : { Telle est la saisie de ton Seigneur lorsqu'Il saisit les cités alors qu’elles sont injustes ; Sa saisie est certes douloureuse et dure ! } [Sourate Hoûd – Coran : 11/102]. »

Si vous saviez la récompense qu’Allah, Exalté soit-Il, vous réserve, vous souhaiteriez être encore plus pauvres et plus nécessiteux !

Faḍâlah ibn ‘Ubayd (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dirigeait la prière en commun, certaines personnes, qui n’étaient autres que les gens d’Aṣ-Ṣuffah, tombaient à terre tellement elles avaient faim. En voyant cela, les bédouins disaient : « Ces gens sont fous ! » Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) clôturait la prière, il venait alors à eux et leur disait : « Si vous saviez la récompense qu’Allah, Exalté soit-Il, vous réserve, vous souhaiteriez être encore plus pauvres et plus nécessiteux ! »

Nous parlions du Pèlerinage d’Adieu alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était parmi nous, sans vraiment savoir ce qu’était le Pèlerinage d’Adieu.

Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Nous parlions du Pèlerinage d’Adieu, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était parmi nous, sans vraiment savoir ce qu’était le Pèlerinage d’Adieu. [Ceci dura] jusqu'à ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) loua Allah, fit Ses éloges, puis il évoqua longuement l’Antéchrist. Il dit : " Allah n’a pas envoyé de Prophète sans que ce dernier n’avertisse sa communauté contre lui. Noé a averti contre lui, ainsi que les Prophètes qui sont venus après. Et s’il sort parmi vous, rien de son affaire ne vous sera omis et tout vous sera dévoilé. Certes, votre Seigneur n’est pas borgne tandis que l’Antéchrist est borgne, de l’œil droit. C’est comme si son œil ressemblait à un raisin flétri. Retenez-bien qu'Allah vous a interdit d'attenter à la vie de votre prochain, de spolier son bien et de porter atteinte à sa dignité. Ils sont pour vous aussi sacrés que votre jour-ci, dans votre pays-ci et en votre mois-ci. Vous ai-je transmis ? - Les Compagnons répondirent : Oui ! Alors, il répéta à trois reprises : Ô Allah, sois Témoin ! Puis, il a dit : Malheur à vous ! - ou : Soyez malheureux - ! Faites très attention ! Ne redevenez pas, après moi, des mécréants qui s'entretuent les uns les autres ! " »

Le ḥadith de l'intercession

Ḥudhayfah ibn Al-Yamân et Abû Hurayrah (qu’Allah les agrée) relatent que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, Béni et Exalté soit-il, rassemblera les gens et les croyants se lèveront pour qu'on rapproche d'eux le Paradis. Ils iront voir Adam (sur lui la paix) et diront : " Ô, notre père ! Demande qu'on nous ouvre le Paradis ! - Il dira : et qu'est-ce qui vous a fait sortir du Paradis, si ce n'est le péché de votre père ? Je ne suis pas la personne qu'il faut, allez plutôt voir mon fils Abraham, l'ami proche d'Allah ! " Ils iront voir Abraham, qui dira : " Je ne suis pas la personne qu'il faut, je ne suis l'ami proche d'Allah que de très loin ; allez plutôt voir Moïse, à qui Allah a réellement parlé ! " Ils iront voir Moïse, qui dira : " Je ne suis pas la personne qu'il faut, allez plutôt voir Jésus, la parole d'Allah et Son souffle ! " Jésus dira : " Je ne suis pas la personne qu'il faut ! " Ils iront voir Muḥammad (sur lui la paix et le salut), qui se lèvera et à qui on donnera l'autorisation. Aussi, on enverra la responsabilité et le lien familial, qui se tiendront à droite et à gauche du pont. Le premier d'entre vous passera comme l'éclair. Je dis : " Par mon père et ma mère, que signifie passer comme l'éclair ? - Il dit : n'avez-vous pas vu comme il passe et s'en retourne en un clin d'œil ? Puis, comme le vent, puis comme passent les oiseaux et comme courent les hommes ; ils iront en fonction de leurs œuvres. Pendant ce temps, votre Prophète sera debout, sur le pont, il dira : ' Seigneur ! Épargne-les ! Épargne-les! ' Jusqu'à ce que les œuvres des serviteurs n'y arrivent plus, au point où viendra un homme qui n'avancera qu'en rampant. Aux bords du pont se trouvent des crochets suspendus et qui reçoivent l'ordre de saisir certaines personnes. Certains s'en sortiront blessés et d'autres seront précipités en Enfer. " Par celui qui tient l'âme d'Abû Hurayrah dans sa main ! La profondeur de l'Enfer est de soixante-dix automnes ! »

Un homme est venu au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a dit : " Je suis harassé ! "

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme est venu au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a dit : " Je suis harassé ! " Alors, il l’envoya à l’une de ses femmes, qui a dit : " Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Je n’ai que de l’eau ! " Il l’envoya à une autre, qui répondit la même chose et, finalement, elles répondirent toutes la même chose : " Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Je n’ai que de l’eau ! " Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a demandé : " Qui souhaite accueillir celui-ci cette nuit ? - Un homme parmi les Anṣâr répondit : Moi ! Ô Messager d’Allah ! - L’homme partit chez lui et dit à sa femme : Fais honneur à l’invité du Messager d’Allah ! " Et dans une version, il a dit à sa femme : " As-tu quelque chose ? - Elle répondit : Non, juste de quoi nourrir mes enfants ! - Il a dit : Occupe-les avec quelque chose et lorsqu’ils voudront manger, fais-les dormir ! Puis, lorsque notre invité viendra, éteins la lampe et laisse-le croire que nous mangeons. " Lorsqu’ils prirent place à table, l’invité mangea donc tandis que tous deux, ainsi que leurs enfants, passèrent la nuit affamés. Au matin, il alla à la rencontre du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui lui a alors dit : " Allah s’est étonné de la façon dont vous avez agi, cette nuit, avec votre hôte. " »

Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Vous suivrez certainement la tradition de ceux qui vos ont précédés.

D'après Abû Wâqid Al-Laythî (qu'Allah l'agrée) : « Lorsque le Messager d'Allah ﷺ sortit pour Hunayn, il passa près d'un arbre (un jujubier) appartenant aux polythéistes qu'on appelait : l'arbre aux objets suspendus auquel ils accrochaient leurs armes. Ils [certains Compagnons] ont alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Attribue-nous un arbre aux objets suspendus, comme ils en ont un ! " Alors, le Prophète ﷺ a dit : " Gloire à Allah ! Ceci est comme ce que le peuple de Moïse a dit ! : {" Attribue-nous un dieu, comme ils ont des divinités. "} [Les Murailles, 7 : 138]. Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Vous suivrez certainement la tradition de ceux qui vos ont précédés. »

Un homme est venu au Prophète ﷺ et lui a parlé de certaines affaires, alors il a dit : « Ce qu'Allah a souhaité et ce que tu as souhaité. " Alors, le Prophète ﷺ a dit : " As-tu fait de moi un égal à Allah ? Dis : Ce qu'Allah Seul a souhaité !

D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux) : " Un homme est venu au Prophète ﷺ et lui a parlé de certaines affaires, alors il a dit : « Ce qu'Allah a souhaité et ce que tu as souhaité. " Alors, le Prophète ﷺ a dit : " As-tu fait de moi un égal à Allah ? Dis : Ce qu'Allah Seul a souhaité ! »

Au Jour de la Résurrection, les personnes les plus châtiées auprès d'Allah seront celles qui imitaient la création d'Allah

D'après 'Aïcha, la mère des croyants (qu’Allah l’agrée), qui a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ est entré auprès de moi et j'avais recouvert un mobilier d'un tissu ayant des représentations. Quand il l'a vu, il s'est offusqué, son visage a changé et il s'est exclamé : Ô 'Aïcha ! Au Jour de la Résurrection, les personnes les plus châtiées auprès d'Allah seront celles qui imitaient la création d'Allah. » 'Aïcha a alors dit : " Nous l'avons déchiré et nous en avons fait un coussin ou deux (coussins). "

Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) désignait un chef sur un groupe armé ou une faction, il lui conseillait de craindre Allah et de bien traiter les musulmans qui étaient avec lui.

Buraydah ibn Al-Ḥusayb Al-Aslamî (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) désignait un chef sur un groupe armé ou une faction, il lui conseillait de craindre Allah et de bien traiter les musulmans qui étaient avec lui. Puis, il disait : « Partez en guerre, au Nom d’Allah et dans la voie d’Allah. Combattez quiconque mécroit en Allah ! Partez en guerre et ne volez pas dans le butin, ne commettez pas de trahison, ne mutilez pas et ne tuez pas d’enfant. Et lorsque tu rencontreras ton ennemi parmi les polythéistes, invite-le à trois choses et s’ils en acceptent une, quelle qu’elle soit, alors accepte cela de leur part. Ainsi, invite-les à l’Islam et s’ils acceptent, alors laisse-les. Ensuite, invite-les à délaisser leur contrée pour celle des Émigrés et dis-leur que s’ils agissent de la sorte, ils auront les mêmes droits et les mêmes devoirs que les Emigrés. S’ils refusent de délaisser leur contrée, dis-leur qu’ils seront semblables aux bédouins musulmans, ils seront soumis à la loi d’Allah (Gloire et Pureté à Lui) et n’auront rien du butin de guerre et des prises, à moins qu’ils ne combattent avec les musulmans. S’ils refusent, demande-leur l’impôt de capitation (« Al-Jizyah ») ; s’ils acceptent, alors accepte cela de leur part et laisse-les. Toutefois, s’ils refusent, alors demande l’aide d’Allah et combats-les. De même, lorsque tu assièges les habitants d’une ville fortifiée et qu’ils te demandent de leur accorder la protection d’Allah et celle de son Prophète, alors ne leur accorde pas la protection d’Allah, ni la protection de Son Prophète, mais accorde-leur ta protection et la protection de tes Compagnons. En effet, que vous rompiez votre protection et la protection de vos Compagnons est moins grave que de rompre la protection d'Allah et la protection de Son Prophète. Et lorsque tu assièges les habitants d’une ville fortifiée et qu’ils te demandent de les soumettre au jugement d’Allah, ne le fais pas, mais soumets-les à ton jugement, car tu ne sais pas si ton jugement à leur sujet sera conforme à celui d’Allah ou non. »

Ne souhaiterais-tu pas que je t'envoie avec ce que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) m'a envoyé ? Ne laisse pas une représentation sans l'effacer, ni une tombe surélevée sans l'aplanir.

Aboû Al-Hayyâj Al-Asadî relate : « 'Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) m'a dit : Ne souhaiterais-tu pas que je t'envoie avec ce que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) m'a envoyé ? Ne laisse pas une représentation sans l'effacer, ni une tombe surélevée sans l'aplanir. »

Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) a écrit : « Tuez tout sorcier et toute sorcière ! »

Bajâlah ibn 'Abadah relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) a écrit : « Tuez tout sorcier et toute sorcière ! » Il a dit : « Nous avons alors tué trois sorciers. » Et d'après Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) : « Ḥafṣah fut ensorcelée par sa jeune servante qui reconnut l'avoir ensorcelée, alors 'Abd ar-Raḥmân ibn Zayd ordonna de la tuer. » Et d'après Abû 'Uthmân Al-Hindî : « Il y avait auprès d'Al-Walîd un homme qui jouait. Il égorgea un homme et enleva sa tête, alors nous nous étonnâmes. Ensuite, il remit sa tête en place. Jundub Al-Ardî vint et le tua. »

Si tu dépensais l'équivalent de la montagne d'Uḥud en or, Allah n'accepterait rien de toi jusqu'à ce que tu croies au Destin et que tu saches que ce qui t'a atteint ne pouvait t'éviter de même que ce qui ne t'a pas atteint ne pouvait t'arriver. Et si tu meurs en adhérant à une croyance autre que celle-ci, tu feras partie des gens du Feu.

Ibn Ad-Daylamî a dit : « Je me rendis auprès d'Ubayy ibn Ka'b et lui dis: " Je suis quelque peu perplexe face au sujet du Destin. Informe-moi donc de quelque chose, peut-être qu'Allah dissipera de mon cœur cette perplexité. - Il me répondit : Si tu dépensais l'équivalent de la montagne d'Uḥud en or, Allah n'accepterait rien de toi jusqu'à ce que tu croies au Destin et que tu saches que ce qui t'a atteint ne pouvait t'éviter de même que ce qui ne t'a pas atteint ne pouvait t'arriver. Et si tu meurs en adhérant à une croyance autre que celle-ci, tu feras partie des gens du Feu ! " Ensuite, je me rendis auprès d'Abdallah ibn Mas'ûd, de Ḥudhayfah ibn Al-Yamân et de Zayd ibn Thâbit. Chacun d'entre eux me rapporta les mêmes propos qu'Ubayy, propos qu'ils rapportèrent du Prophète (sur lui la paix et le salut).

La première chose qu’Allah a créée est la Plume, Il lui dit : Écris ! - Elle dit alors : Seigneur ! Que dois-je écrire ? - Il dit : Écris les décrets de tout ce qui arrivera jusqu’à l’avènement de l’Heure !

‘Ubâdah ibn Aṣ -Ṣâmit (qu’Allah l’agrée) a dit : « Ô mon tendre fils ! Tu ne connaîtras le goût de la foi que lorsque tu sauras que ce qui t’est arrivé ne pouvait pas te rater et que ce qui t’a raté ne pouvait t’arriver. Certes, j’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " La première chose qu’Allah a créée est la Plume, Il lui dit : Écris ! - Elle dit alors : Seigneur ! Que dois-je écrire ? - Il dit : Écris les décrets de tout ce qui arrivera jusqu’à l’avènement de l’Heure ! " Ô mon petit ! J’ai aussi entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Celui qui meurt avec une autre croyance que celle-ci ne fait pas partie des miens ! " (الترجمة ناقصة)

N’est pas des nôtres celui qui consulte les augures ou pour qui on les consulte ; ni celui qui pratique la voyance ou consulte un voyant ; ni celui qui pratique la sorcellerie ou pour qui on la pratique

'Imrân ibn Houṣayn (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : " N’est pas des nôtres celui qui consulte les augures ou pour qui on les consulte ; ni celui qui pratique la voyance ou consulte un voyant ; ni celui qui pratique la sorcellerie ou pour qui on la pratique. Quant à celui qui noue des nœuds, celui qui se rend chez un voyant et déclare véridique ce que ce dernier dit, il a alors assurément mécru en ce qui a été révélé à Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). "

Il n'est pas un homme qui s'affilie consciemment à un autre que son père, sans qu'il n’ait mécru. Celui qui prétend à ce qui ne lui revient pas n'est pas des nôtres et n'a qu'à préparer sa place en Enfer. Et celui qui appelle un homme en le traitant de mécréant ou en disant : « Ennemi d'Allah ! », alors qu'il ne le mérite pas, cela se retourne contre lui.

Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas un homme qui s'affilie consciemment à un autre que son père, sans qu'il n’ait mécru. Celui qui prétend à ce qui ne lui revient pas n'est pas des nôtres et n'a qu'à préparer sa place en Enfer. Et celui qui appelle un homme en le traitant de mécréant ou en disant : « Ennemi d'Allah ! », alors qu'il ne le mérite pas, cela se retourne contre lui. »

Ô gens ! Ménagez vos forces ! Assurément, vous n’invoquez ni un sourd, ni un absent ! Il est avec vous ! Il est Oyant et Proche de vous !

Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous étions en voyage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut), chaque fois que nous dominions une vallée, nous attestions de l'unicité d'Allah [en disant : « Lâ Ilâha IllaLlâh ! »] et proclamions Sa grandeur [en disant : « Allâhu Akbar ! »] tandis que nos voix s’élevaient retentissantes. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ô gens ! Ménagez vos forces ! Assurément, vous n’invoquez ni un sourd, ni un absent ! Il est avec vous ! Il est Oyant et Proche de vous ! »

Allah est Bienfaisant et aime la bienfaisance en toute chose. Donc, lorsque vous tuez, faites-le bien ! Et lorsque vous égorgez, faites-le bien ! L’homme doit aiguiser son couteau et soulager sa bête.

Shaddâd ibn Aws (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai retenu deux choses du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : Il a dit : " Allah est Bienfaisant et aime la bienfaisance en toute chose. Donc, lorsque vous tuez, faites-le bien ! Et lorsque vous égorgez, faites-le bien aussi ! L’homme doit aiguiser son couteau et soulager sa bête. " »

Le fils d’Adam m’a démenti alors qu’il n’en avait pas le droit. Il m’a insulté alors qu’il n’en avait pas le droit

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète ﷺ a dit : « Allah a dit : " Le fils d’Adam m’a démenti alors qu’il n’en avait pas le droit. Il m’a insulté alors qu’il n’en avait pas le droit . Quant au fait qu'il M'ait démenti, il a dit : " Allah ne me fera pas revenir de la même manière qu’Il m’a créé ! " Pourtant, le créer ne M’est pas plus difficile que de le faire revenir. Et quant au fait qu’il M'ait insulté, il a dit : " Allah s’est attribué un enfant ! " Pourtant, Je suis l’Unique, l'Absolu ! Je n’ai pas enfanté, Je n’ai pas été enfanté et nul ne M’est semblable ! »

Allah a confié l'utérus à un Ange, qui dit : " Ô Seigneur ! Voici une goutte ! Ô Seigneur ! Voici un caillot ! Ô Seigneur ! Voici un morceau de chair ! " Puis, quand Allah veut achever sa création, l'Ange dit : " Ô Seigneur ! Est-ce un mâle ou une femelle ? Heureux ou malheureux ? Quelle subsistance ? Quel délai de vie ? " Et c'est ainsi que tout sera écrit dans le ventre de sa mère.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Allah a confié l'utérus à un Ange, qui dit : " Ô Seigneur ! Voici une goutte ! Ô Seigneur ! Voici un caillot ! Ô Seigneur ! Voici un morceau de chair ! " Puis, quand Allah veut achever sa création, l'Ange dit : " Ô Seigneur ! Est-ce un mâle ou une femelle ? Heureux ou malheureux ? Quelle subsistance ? Quel délai de vie ? " Et c'est ainsi que tout sera écrit dans le ventre de sa mère. »

Ô Allah ! Je Te demande de faire le bien, de délaisser les actes répréhensibles et d’aimer les pauvres ! Je Te demande de me pardonner et de me faire miséricorde et, si Tu veux soumettre un peuple à la tentation, fais-moi mourir en m’épargnant cette épreuve ! Je Te demande Ton amour, l’amour de celui qui T’aime et l’amour d’une œuvre qui me fasse rapprocher de Ton amour !

Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) a dit : « Un jour, au moment de la prière de l’aube, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’attarda dans son appartement jusqu’à ce que nous fûmes sur le point de voir les premières lueurs du soleil. Il arriva hâtivement et demanda que l’on fasse l’appel à la prière qu’il dirigea ensuite. Il la fit un peu plus rapidement que d’habitude et, une fois qu’il eut fait les salutations finales de la prière, il se tourna vers nous et nous interpella en disant : " Restez à vos places là où vous vous trouvez ! " Puis, il se dirigea vers nous et dit : " Je vais vous raconter ce qui m’a attardé chez moi tout à l’heure. Je me suis levé la nuit, j’ai fait mes ablutions et j’ai prié ce qui m’a été prédestiné. Cependant, lors de ma prière, j’ai fini par être gagné par le sommeil au point de m’endormir. Tout à coup, je vis mon Seigneur, Béni et Exalté soit-Il, dans la plus parfaite des formes. Il m’interpella : Ô Muḥammad ! - J’ai répondu : J’accours à Toi Seigneur ! - Il me demanda : De quoi discutent les membres de l’assemblée céleste ? - J’ai répondu : Je ne sais pas Seigneur ! - Il répéta cela trois fois. Alors, Il mit Sa Main entre mes épaules, au point [ou je puisse en] sentir Sa fraîcheur sur ma poitrine. Toute chose me fut alors manifestée et j’eus la connaissance de ce qu’Il attendait de moi. Il m’interpella de nouveau : Ô Muḥammad ! - J’ai répondu : J’accours à Toi Seigneur ! - Il me redemanda : De quoi discutent les membres de l’assemblée céleste ? - J’ai répondu : Des expiations. - Il m’interrogea : Quelles sont-elles ? - J’ai répondu : Marcher à pied pour aller effectuer les prières en commun, attendre dans les mosquées la prière suivante qui succède à celle précédemment accomplie et faire ses ablutions même dans les cas où on éprouve de la peine à les faire. - Il poursuivit : Et ensuite ? - J’ai répondu : Donner à manger aux gens, leur parler avec douceur et prier la nuit pendant que les gens dorment. - Alors, Il m’a dit : Demande ce que tu veux ! - J’ai alors demandé : Ô Allah ! Je Te demande de faire le bien, de délaisser les actes répréhensibles et d’aimer les pauvres ! Je Te demande de me pardonner et de me faire miséricorde et, si Tu veux soumettre un peuple à la tentation, fais-moi mourir en m’épargnant cette épreuve ! Je Te demande Ton amour, l’amour de celui qui T’aime et l’amour d’une œuvre qui me fasse rapprocher de Ton amour ! " » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Ce sont des paroles véridiques, alors étudiez-les, puis retenez-les ! »

Un juif s’est présenté au Prophète (sur lui la paix et le salut) et a dit : " Ô Muḥammad ! Allah tiendra les Cieux sur un doigt, les Terres sur un doigt, les montagnes sur un doigt, les arbres sur un doigt et les créatures sur un doigt, puis Il dira : Je suis le Roi ! "

ʽAbdullah ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Un juif s’est présenté au Prophète (sur lui la paix et le salut) et a dit : " Ô Muḥammad ! Allah tiendra les Cieux sur un doigt, les Terres sur un doigt, les montagnes sur un doigt, les arbres sur un doigt et les créatures sur un doigt, puis Il dira : Je suis le Roi ! " Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a ri au point où l’on put apercevoir ses molaires, puis il récita : {( Ils n’ont pas estimé Allah à sa juste valeur ! )} [Coran : 39/67].

Il n’est pas un homme musulman qui ait fréquenté les mosquées pour la prière et l’évocation, sans qu'Allah ne se réjouisse à son sujet comme se réjouissent les membres de la famille d’un absent lorsqu’il revient parmi eux.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n’est pas un homme musulman qui ait fréquenté les mosquées pour la prière et l’évocation, sans qu'Allah ne se réjouisse à son sujet comme se réjouissent les membres de la famille d’un absent lorsqu’il revient parmi eux. »

Quiconque s’en prend à l’un de Mes alliés, alors assurément Je lui déclare la guerre ! Mon serviteur ne se rapproche pas de Moi par une chose que J’aime plus que lorsqu’il accomplit ce que Je lui ai imposé

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Certes, Allah a dit : " Quiconque s’en prend à l’un de Mes alliés, alors assurément Je lui déclare la guerre ! Mon serviteur ne se rapproche pas de Moi par une chose que J’aime plus que lorsqu’il accomplit ce que Je lui ai imposé ; et Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par le biais des œuvres surérogatoires, jusqu’à ce que Je l’aime. Et lorsque Je l’aime, Je suis l’ouïe par laquelle il entend, la vue par laquelle il voit, la main par laquelle il prend et le pied par lequel il marche. S’il Me demande quelque chose, certainement Je le lui donne et s’il cherche refuge auprès de Moi, certainement Je lui accorde refuge. Rien de ce que Je souhaite faire ne Me fait autant hésiter que de prendre l’âme du croyant. En effet, celui-ci répugne à mourir, et Moi, Je répugne à lui faire du mal ! »

Lorsqu'Allah façonna Adam au Paradis, il le laissa un certain temps pendant lequel Iblîs vint tourner autour de lui afin de voir ce qu’il était. Lorsqu’il vit qu’il était creux, il sut qu’Allah avait créé une créature qui ne pouvait se maîtriser.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu'Allah façonna Adam au Paradis, il le laissa un certain temps pendant lequel Iblîs vint tourner autour de lui afin de voir ce qu’il était. Lorsqu’il vit qu’il était creux, il sut qu’Allah avait créé une créature qui ne pouvait se maîtriser. »

Ôte-le ! Il ne fera qu’amplifier ta maladie. Et si tu meurs en le portant, tu n’auras point réussi !

‘Imrân ibn Ḥuṣayn (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) observa un homme avec un anneau [de cuivre] jaune autour du bras, il lui dit alors : « Pourquoi le portes-tu ? - L’homme répondit : Je le porte contre la maladie. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : Ôte-le ! Il ne fera qu’amplifier ta maladie. Et si tu meurs en le portant, tu n’auras point réussi ! »

Un matin, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) évoqua l’Imposteur (« Ad-Dajâl ») [nommé aussi l’Antéchrist et le Faux-Messie], il parlait tantôt à voix basse, tantôt à voix haute, au point où nous pensâmes qu’il se trouvait dans la palmeraie.

An-Nawwâs ibn Sam’ân relate : « Un matin, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) évoqua l’Imposteur (« Ad-Dajâl ») [nommé aussi l’Antéchrist et le Faux-Messie], il parlait tantôt à voix basse, tantôt à voix haute, au point où nous pensâmes qu’il se trouvait dans la palmeraie. Lorsque nous retournâmes auprès de lui en fin de journée, il décela cela en nous et nous demanda : " Qu’avez-vous donc ? - Nous dîmes : Ô Messager d’Allah ! Ce matin, tu as évoqué l’Imposteur, tu en parlais tantôt à voix basse, tantôt à voix haute, au point où nous avons pensé qu’il se trouvait dans la palmeraie ! - Il a dit : Il y a des choses que je crains plus pour vous que l’Imposteur. S’il apparaît alors que je suis encore parmi vous, je serai son opposant pour vous et s’il apparaît alors que je ne suis plus parmi vous, eh bien, chaque individu sera chargé de lui-même contre lui sachant qu’Allah se chargera de chaque croyant après moi. Il s’agit d’un jeune homme, frisé, à l’œil crevé, il me semble qu’il ressemble à `Abd Al-‘Uzzâ ibn Qaṭan. Quiconque le rencontre parmi vous, qu’il récite le début de la sourate : La Caverne (« Al-Kahf »). Il sortira dans un chemin rocheux entre la Syrie et l’Irak, puis sèmera le mal à gauche et à droite. Ô serviteurs d’Allah ! Résistez donc ! - Nous dîmes : Ô Messager d’Allah ! Combien de temps restera-t-il sur Terre ? - Il répondit : Quarante jours : un jour comme une année, un jour comme un mois, un jour comme une semaine et les autres jours comme les jours que vous connaissez. - Nous interrogeâmes : Ô Messager d’Allah, lors de ce jour qui durera une année, nous suffira-t-il d’accomplir les prières d’un seul jour ? - Il répondit : Non ! Faites en fonction de sa longueur. - Nous demandâmes : Ô Messager d’Allah ! Quelle sera sa vitesse sur la Terre ? - Il dit : Comme les nuages poussés par le vent. Quand il viendra à la rencontre d’un groupe de gens pour les appeler, ils croiront en lui et répondront à son appel. C’est alors que, sur son ordre, le ciel déversera la pluie et la terre fera sortir sa végétation. Leurs bêtes reviendront vers eux avec des bosses plus grandes, des mamelles plus amples et des ventres plus larges. Quand il ira à la rencontre d’autres gens pour les appeler et qu’ils rejetteront ses paroles, il se détournera d’eux, et c’est alors qu’ils se retrouveront dépourvus et auront perdu tous leurs biens. Il passera par une cité en ruine et dira : " Fais sortir tes trésors ! " C’est alors que ses trésors le suivront comme des essaims d’abeilles. Ensuite, il appellera un homme plein de jeunesse et le frappera de son sabre, le coupant en deux morceaux aussi éloignés l’un de l’autre qu’un arc de sa cible. Puis, quand il l’appellera, alors il s’avancera, le visage resplendissant et souriant. Pendant qu’il sera dans cette situation, Allah enverra le Messie, fils de Marie, (sur lui la paix et le salut) qui descendra près du minaret blanc, à l’est de Damas, dans deux vêtements colorés, les mains posées sur les ailes de deux Anges. Lorsqu’il baisse la tête, elle laisse tomber des gouttes et quand il la relève, il en coule comme des perles. Tout mécréant qui sentira son souffle mourra fatalement, or son souffle s’étend aussi loin que [porte] son regard. Il le cherchera jusqu’à le trouver auprès de la porte de Ludd, où il le tuera. Ensuite, Jésus (sur lui la paix et le salut) ira à la rencontre de gens qu’Allah aura protégés de lui, il passera sa main sur leurs visages et leur parlera de leurs degrés au Paradis. Pendant qu’ils seront ainsi, Allah révélera à Jésus (sur lui la paix et le salut) : " J’ai fait sortir certaines de Mes créatures que nul ne peut combattre, mets donc mes serviteurs à l’abri sur le [mont] Tûr. Allah enverra Gog et Magog, qui dévaleront de toute hauteur. Quand le premier d’entre eux arrivera au lac Tibériade, ils en boiront tous et, quand le dernier passera, ils diront : " Auparavant, il y avait de l’eau, ici ! " Le Prophète d’Allah Jésus (sur lui la paix et le salut) et ses compagnons seront assiégés, au point où une tête de taureau sera plus précieuse à l’un d’entre eux que cent pièces d’or pour l’un d’entre vous aujourd’hui. Le Prophète d’Allah Jésus (sur lui la paix et le salut) et ses compagnons supplieront Allah, qui enverra alors des vers dans leurs cous, si bien qu’ils mourront comme un seul homme. Le Prophète d’Allah Jésus (sur lui la paix et le salut) et ses compagnons redescendront sur la Terre, dont ils ne trouveront pas un seul petit espace qui ne soit rempli de leur impureté et de leur odeur. Le Prophète d'Allah Jésus (sur lui la paix et le salut) et ses compagnons supplieront Allah, qui enverra alors des oiseaux tels des cous de chameaux, qui les porteront et les jetteront où Allah le voudra. Ensuite, Allah fera descendre une pluie dont ni une maison de terre, ni une maison de laine ne saurait protéger, qui lavera la Terre jusqu’à la laisser comme un miroir. Puis, on dira à la Terre : " Fais sortir tes fruits et laisse sortir tes bénédictions ! " A cette époque, tout un groupe pourra manger d’une seule grenade et s’abriter sous son écorce. Le lait sera béni, au point où une chamelle suffira à un groupe de gens, une vache suffira à une tribu et une brebis suffira à une famille. C’est alors qu’Allah enverra un vent agréable, qui les prendra par dessous leurs aisselles pour reprendre l’âme de tout croyant et tout musulman. Il ne restera alors que les pires des créatures, qui copuleront les uns avec les autres comme le font les ânes. C’est sur eux que l’Heure adviendra. »

Par Celui qui détient l’âme de Muḥammad dans Sa Main ! J’espère vraiment que vous serez la moitié des gens du Paradis. Ceci, car seule une âme musulmane accède au Paradis ! Or, parmi les polythéistes, vous n’êtes que comme un poil blanc sur la peau d’un taureau noir.

Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous étions près de quarante hommes avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), sous une tente, lorsqu’il demanda : " Seriez-vous satisfaits d’être le quart des gens du Paradis ? - Nous répondîmes : Oui ! - Il demanda ensuite : Seriez-vous satisfaits d’être le tiers des gens du Paradis ? - Nous répliquâmes : Oui ! - Il dit alors : Par Celui qui détient l’âme de Muḥammad dans Sa Main ! J’espère vraiment que vous serez la moitié des gens du Paradis. Ceci, car seule une âme musulmane accède au Paradis ! Or, parmi les polythéistes, vous n’êtes que comme un poil blanc sur la peau d’un taureau noir, ou comme un poil noir sur la peau d’un taureau roux ! »

Lorsque le serviteur se rapproche de Moi d’un empan, Je Me rapproche de lui d’une coudée. Lorsqu’il se rapproche de Moi d’une coudée, Je Me rapproche de lui d’une brasse, et lorsqu’il vient vers Moi en marchant, Je Me hâte vers lui.

Anas ibn Mâlik et Abû Hurayrah (qu'Allah les agrée) relatent que Le Prophète (sur lui la paix et le salut) relate que son Seigneur, à Lui la Puissance et la Grandeur, a dit : « Lorsque le serviteur se rapproche de Moi d’un empan, Je Me rapproche de lui d’une coudée. Lorsqu’il se rapproche de Moi d’une coudée, Je Me rapproche de lui d’une brasse, et lorsqu’il vient vers Moi en marchant, Je Me hâte vers lui. »

Lorsque viendra le Jour de la Résurrection, Allah remettra à chaque musulman un Juif ou un Chrétien en disant : « Voici ton affranchissement de l’Enfer ! »

Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate d’une manière remontant au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) que celui-ci a dit : « Lorsque viendra le Jour de la Résurrection, Allah remettra à chaque musulman un Juif ou un Chrétien en disant : " Voici ton affranchissement de l’Enfer ! " » Et dans une autre version : « Le Jour de la Résurrection, des gens parmi les musulmans viendront avec des péchés de la taille des montagnes, mais Allah leur pardonnera et en chargera les Juifs et les Chrétiens. »

La foi comporte soixante-dix et quelques - ou soixante et quelques - branches. La meilleure d’entre elles est la parole : " Il n’est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah ", et la moindre consiste à ôter ce qui est nuisible du chemin

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « La foi comporte soixante-dix et quelques - ou soixante et quelques - branches. La meilleure d’entre elles est la parole : " Il n’est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah ", et la moindre consiste à ôter ce qui est nuisible du chemin, et la pudeur est une branche de la foi. »

Qu'aucun collier fait de corde ne reste accroché aux cous des chameaux, ni même aucun collier, sans qu'il ne soit coupé !

Aboû Bachîr Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate : qu’il était avec le Messager d’Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) lors de l’un de ses voyages. Il a dit : Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) envoya un émissaire - alors que les gens étaient chez eux - ordonnant : " Qu'aucun collier fait de corde ne reste accroché aux cous des chameaux, ni même aucun collier, sans qu'il ne soit coupé ! "

Quiconque porte une amulette, alors assurément il a associé à Allah !

D'après ʽUqbah ibn ʽÂmir Al Juhanî (qu'Allah l'agrée) : Un groupe de gens se présenta au Messager d'Allah ﷺ, il accepta l'allégeance de neuf d'entre eux mais s'abstint concernant l'un d'eux, alors ils demandèrent : « Ô Messager d'Allah ! Tu as accepté l'allégeance de neuf mais tu as délaissé celui-ci ? " Il répondit : " Celui-ci porte une amulette. " Il introduisit alors sa main et la brisa et alors, il accepta de lui l'allégeance. Ensuite, il ﷺ a dit : " Quiconque porte une amulette, alors assurément il a associé à Allah ! »

Ô Rouwayfi’ ! Tu auras sûrement une longue vie ! Informe donc les gens que celui qui noue sa barbe, qui s’accroche une amulette autour du cou,qui se nettoie avec des excréments d’animaux ou leurs os, Muḥammad se désavoue de lui !

Rouwayfi’ relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : " Ô Rouwayfi’ ! Tu auras sûrement une longue vie ! Informe donc les gens que celui qui noue sa barbe, qui s’accroche une amulette autour du cou, qui se nettoie avec des excréments d’animaux ou leurs os, Muḥammad se désavoue de lui ! " »

Quiconque dit : " Il n'est de divinité qu'Allah et mécroit en tout ce qui est adoré en dehors d'Allah, son argent et son sang sont sacrés, et son jugement incombe à Allah.

Ṭâriq ibn Ouchaym Al-Achja’î (qu’Allah l'agrée) relate qu'il a entendu le Messager d’Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : " Quiconque dit : " Il n'est de divinité qu'Allah et mécroit en tout ce qui est adoré en dehors d'Allah, son argent et son sang sont sacrés, et son jugement incombe à Allah. "

Il nous arrive certes d'entrer chez nos gouverneurs et de leur dire le contraire de ce que nous disons une fois sortis de chez eux. - Il répondit : Nous considérions cela comme de l'hypocrisie à l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) !

Muḥammad ibn Zayd relate que des gens dirent à son grand-père `Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) : « Il nous arrive certes d'entrer chez nos gouverneurs et de leur dire le contraire de ce que nous disons une fois sortis de chez eux. - Il répondit : Nous considérions cela comme de l'hypocrisie à l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! »

Nul n'a parlé au berceau, excepté trois

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Nul n'a parlé au berceau, excepté trois : Jésus fils de Marie et le compagnon de Jurayj. Jurayj était un dévot qui s’était retiré dans une tour. Alors qu’il était dans sa tour, sa mère arriva juste au moment où il était en prière. Elle l’appela : " Ô Jurayj ! " Il se demanda : " Ô Seigneur ! Dois-je répondre à ma mère ou continuer ma prière ? " Mais il poursuivit sa prière et sa mère s’en alla. Le lendemain, elle revint le voir alors qu’il priait. Elle l’appela de nouveau : " Ô Jurayj ! " Il s’interrogea encore : " Ô Seigneur ! Dois-je répondre à ma mère ou dois-je continuer à prier ? " Mais, une fois de plus, il préféra poursuivre sa prière et sa mère rebroussa chemin. Le troisième jour, la même scène se produisit : elle l’appela encore. Occupé par ses prières, il s’est demandé une nouvelle fois : " Ô Seigneur ! Dois-je répondre à ma mère ou dois-je continuer ma prière ? " Mais, une fois encore, il continua sa prière. Toutefois, cette fois-ci, sa mère s’est exclamée : " Ô Seigneur ! Ne le fais pas mourir avant de lui faire voir le visage des prostituées ! " Un jour, alors que les fils d’Israël parlèrent de Jurayj et de sa dévotion, il y avait parmi eux une prostituée d’une grande beauté. Elle leur proposa : " Voulez-vous que je le séduise ? " Elle vint à sa rencontre et l’aborda mais il ne lui prêta aucune attention. Elle alla trouver un berger qui habitait et vivait non loin de la tour de Jurayj et s’offrit à lui. Elle tomba enceinte, puis, lorsque l’enfant naquit, elle déclara : " C’est le fils de Jurayj ! " Les gens vinrent, firent descendre Jurayj de sa tour, qu’ils démolirent, puis commencèrent à le rouer de coups. " Que vous arrive-t-il ? s’exclama-t-il. - Tu as commis la fornication avec cette prostituée et de votre relation est né un enfant ! répondirent-ils. - Où est le bébé ? " demanda-t-il. Ils lui apportèrent l’enfant. Jurayj leur demanda alors : " Laissez-moi d’abord accomplir ma prière ! " Quand il eut terminé, il alla vers le bébé, le frappa au ventre, puis il lui demanda : " Qui est ton père ? - Le bébé répondit : C’est Untel, le berger ! " Alors, tous les gens se dirigèrent vers Jurayj qu’ils embrassèrent et touchèrent [à la recherche de sa bénédiction] puis, ils lui proposèrent : " Nous te reconstruirons ta tour en or ! " Mais, il leur répondit : " Non, reconstruisez-la simplement en argile, comme avant ", ce qu’ils firent. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Un élégant cavalier, sur une monture de grande valeur, passa devant un bébé qui tétait le sein de sa mère. Elle dit alors : " Ô Allah ! Fais que mon fils lui ressemble ! " Le bébé lâcha le sein, se tourna vers l’homme, le regarda puis dit : " Ô Allah ! Fais que je ne lui ressemble pas ! " et il reprit le sein. » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « C’est comme si je voyais le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sucer son index, imitant ainsi la tétée de l’enfant. » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Ils passèrent devant une jeune femme que des gens rouaient de coups en lui criant : " Tu as forniqué et volé ! " Mais, elle leur répondait : " Allah me suffit et Il est le meilleur Garant ! " La mère s’exclama alors : " Ô Allah ! Fais que mon enfant ne lui ressemble pas ! " Le bébé lâcha le sein, regarda en direction de la femme puis dit : " Ô Allah ! Fais que je lui ressemble ! " Une conversation s’engagea alors entre la mère et son enfant. Elle dit : " Un homme de belle allure est passé et j’ai alors dit : Ô Allah ! Fais que mon enfant lui ressemble ! Mais, toi, tu as dit : " Ô Allah ! Fais que je ne lui ressemble pas ! " Puis, nous sommes passés à côté d’une femme que l’on battait en lui reprochant : " Tu as forniqué et volé ! " Et j’ai dit : " Ô Allah ! Fais que mon enfant ne lui ressemble pas ! " Mais, toi, tu as rétorqué : " Ô Allah ! Fais que je lui ressemble ! " L’enfant répondit : " L’homme à la belle allure était un tyran, j’ai donc dit : Ô Allah ! Fais que je ne lui ressemble pas ! Quant à la femme, elle fut accusée de commettre la fornication et de voler alors qu’elle était innocente de tout cela, j’ai donc dit : Ô Allah ! Fais que je lui ressemble ! " »

Quiconque aime rencontrer Allah, Allah aime le rencontrer ; et quiconque déteste rencontrer Allah, Allah déteste le rencontrer !

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque aime rencontrer Allah, Allah aime le rencontrer ; et quiconque déteste rencontrer Allah, Allah déteste le rencontrer ! » J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah ! S’agit-il de l’aversion pour la mort ? Nous détestons tous la mort ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ce n’est pas cela. Mais, lorsqu’on annonce au croyant la miséricorde d’Allah, Son agrément et Son Paradis, il aime rencontrer Allah et Allah aime le rencontrer. Quant au mécréant, lorsqu’on lui annonce le châtiment d’Allah et Sa grande colère, il déteste rencontrer Allah et Allah déteste le rencontrer ! »

Mon Seigneur m’a promis de faire entrer au Paradis, de ma communauté, soixante-dix mille personnes sans qu’elles ne subissent ni jugement, ni châtiment. Pour chaque groupe de mille personnes, il y aura soixante-dix mille personnes, ainsi que trois poignées que mon Seigneur prendra. »

Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Mon Seigneur m’a promis de faire entrer au Paradis soixante-dix mille personnes sans qu’elles ne subissent ni jugement, ni châtiment. Pour chaque groupe de mille personnes, il y aura soixante-dix mille personnes, ainsi que trois poignées que mon Seigneur prendra. »

Ne te convient-il pas que Je garde un lien avec celui qui te garde et que Je rompe avec celui qui te rompt ?

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah créa la création et quand Il eut fini, le lien familial s'est dressé et a saisi la taille du Miséricordieux. Allah lui dit : " Doucement ! - Il dit : Voici la place de celui qui se réfugie auprès de Toi contre la rupture ! - Il dit : Ne te convient-il pas que Je garde un lien avec celui qui te garde et que Je rompe avec celui qui te rompt ? - Il dit : Si, Seigneur ! - Il dit : Eh bien ! Il en est ainsi ! " ». Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lisez, si vous voulez : {(Si vous vous détournez, irez-vous donc semer la corruption sur terre et rompre vos liens familiaux ?)} ». [Coran : 47/22]

On suspendra le Pont au milieu de l’Enfer. Il aura des épines telles les épines du « Sa’dân ». Puis, les gens passeront. L’un s’en sortira sain et sauf, un autre sera touché, puis s’en sortira, un autre encore y sera retenu...

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) rapporte d’une manière remontant au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) que celui-ci a dit : « On suspendra le Pont au milieu de l’Enfer. Il aura des épines telles les épines du « Sa’dân ». Puis, les gens passeront. L’un s’en sortira sain et sauf, un autre sera touché, puis s’en sortira, un autre encore y sera retenu avant de tomber en Enfer. Lorsqu’Allah aura fini de juger entre les gens, les croyants chercheront après des hommes qui étaient avec eux sur Terre. Ils priaient comme eux, donnaient l’aumône comme eux, jeûnaient comme eux, faisaient le Pèlerinage comme eux et combattaient comme eux. Ils diront donc : " Ô Seigneur ! Certains de Tes serviteurs étaient avec nous sur terre : ils priaient comme nous, donnaient l’aumône comme nous, jeûnaient comme nous, faisaient le Pèlerinage comme nous et combattaient comme nous, pourtant, nous ne les voyons pas ! - Alors, Il leur dira : Allez donc en Enfer et sortez-en ceux d’entre eux que vous y trouverez ! " Ils les trouveront donc et constateront que le Feu les a atteints en fonction de leurs œuvres : certains jusqu’aux chevilles, d’autres jusqu’à la moitié de la jambe, d’autres jusqu'aux genoux, d’autres jusqu’à la taille, d’autres jusqu’à la poitrine, d’autres jusqu’au cou, mais leurs visages seront épargnés. Ils les en sortiront et ils seront jetés dans l’eau de la vie. On demanda : " Ô Messager d’Allah ! Qu’est-ce que l’eau de la vie ? - Il répondit : Le bain des gens du Paradis. Ils pousseront comme une plante. " » Une autre fois, il a répondu : « Ils y pousseront comme pousse une plante dans le creux d’un courant d’eau. » Puis, les Prophètes intercéderont en faveur de toute personne qui témoignait sincèrement qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah et alors il les en sortiront. » Il poursuivit : « Ensuite, par Sa miséricorde, Allah fera preuve de douceur envers ceux qui s’y trouveront et en sortira toute personne qui aura le poids d’un grain [de moutarde] de foi dans son cœur. »

Allah est Lui Seul Le Régulateur, Celui qui prend et Celui qui donne, mais aussi Celui qui assure la subsistance. Et j’espère rencontrer Allah sans qu’aucun d’entre vous ne me demande réparation pour une quelconque injustice, que cela concerne le sang ou les biens.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un jour, les gens s’exclamèrent : " Ô Messager d’Allah ! Les prix ont flambé, régule donc les prix pour nous ! - Alors, il leur a dit : « Allah est Lui Seul Le Régulateur, Celui qui prend et Celui qui donne, mais aussi Celui qui assure la subsistance. Et j’espère rencontrer Allah sans qu’aucun d’entre vous ne me demande réparation pour une quelconque injustice, que cela concerne le sang ou les biens. »

Notre Seigneur découvrira Sa jambe, tout croyant et toute croyante se prosternera alors devant Lui. Il ne restera que ceux qui se prosternaient par ostentation et pour la renommée en ce bas monde. Lorsque l’un d’entre eux voudra se prosterner, son dos deviendra telle une plaque. »

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Notre Seigneur découvrira Sa jambe, tout croyant et toute croyante se prosterneront alors devant Lui. Il ne restera que ceux qui se prosternaient par ostentation et pour la renommée en ce bas monde. Lorsque l’un d’entre eux voudra se prosterner, son dos deviendra telle une plaque. »

Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, est pudique et caché, Il aime la pudeur et Il aime que l’on se cache. Ainsi, lorsque l'un d'entre vous se lave, qu’il se cache !

Ya’lâ ibn Umayyah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vit un homme qui se lavait sans pagne, dans un terrain vague. Il monta alors sur la chaire, fit les éloges et les louanges d’Allah et dit : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, est pudique et caché, Il aime la pudeur et Il aime que l’on se cache. Ainsi, lorsque l'un d'entre vous se lave, qu’il se cache ! »

Certes, Allah a dit : " Lorsque Mon serviteur avance d’un empan vers Moi, J’avance d’une coudée vers lui. Lorsqu’il avance d’une coudée vers Moi, J’avance d’une brasse vers lui. Et lorsqu’il avance d’une brasse vers Moi, J’avance vers lui plus rapidement encore. "

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah a dit : " Lorsque Mon serviteur avance d’un empan vers Moi, J’avance d’une coudée vers lui. Lorsqu’il avance d’une coudée vers Moi, J’avance d’une brasse vers lui. Et lorsqu’il avance d’une brasse vers Moi, J’avance vers lui plus rapidement encore. " »

Lorsque Khawlah est venue se plaindre de son mari au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), je ne pouvais pas l’entendre.

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « La louange revient à Allah, Celui dont l’ouïe s'étend à tous les sons ! Lorsque Khawlah est venue se plaindre de son mari au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), je ne pouvais pas l’entendre et pourtant Allah, Exalté soit-Il a révélé : {(Certes, Allah a entendu les paroles de celle qui débattait avec toi au sujet de son époux et qui se plaignait à Allah ; et Allah entendait votre dialogue.)} [Coran : 58 /1]. »

Vous étonnez-vous de la jalousie de Sa'd ? Par Allah ! Je suis plus jaloux que lui et Allah est plus jaloux que moi ! C'est parce qu'Allah est jaloux qu'Il a interdit les turpitudes, qu'elles soient apparentes ou cachées. Nul n'est plus jaloux qu'Allah

Al-Mughîra ibn Shu'bah (qu’Allah l’agrée) relate : « Sa'd ibn 'Ubâdah (qu’Allah l’agrée) dit un jour : " S'il m'arrivait de voir un homme avec ma femme, je lui mettrai un coup de sabre, et pas avec sa largeur ! " Cela arriva aux oreilles du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui dit : " Vous étonnez-vous de la jalousie de Sa'd ? Par Allah ! Je suis plus jaloux que lui et Allah est plus jaloux que moi ! C'est parce qu'Allah est jaloux qu'Il a interdit les turpitudes, qu'elles soient apparentes ou cachées. Personne n'est plus jaloux qu'Allah et personne n'aime plus qu'Allah les excuses. C'est pour cette raison qu'Il a envoyé les Messagers, annonciateurs et avertisseurs. Personne n'aime plus les éloges qu'Allah et c'est pourquoi Il a promis le Paradis. " »

Ô Messager d'Allah ! Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? - Il répondit : Éprouvez-vous des difficultés à voir le soleil ou la lune, lorsque le ciel est clair ?

Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous dîmes : " Ô Messager d'Allah ! Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? - Il répondit : Éprouvez des difficultés à voir le soleil ou la lune, lorsque le ciel est clair ? - Non ! répondîmes-nous. - Il dit alors : Ce jour-là, vous verrez votre Seigneur sans éprouver plus de difficultés que vous n’en avez à voir le soleil et la lune ! Ensuite, il dit : Un héraut appellera : " Que les gens de chaque groupe rejoignent ce qu'ils adoraient ! " Les adeptes de la croix rejoindront donc la croix, les adeptes des idoles rejoindront les idoles et les adeptes des différents dieux rejoindront leurs dieux, jusqu'à ce qu'il ne reste que ceux qui adoraient Allah, pieux et pécheurs, ainsi que quelques rares rescapés des gens du livre. On amènera l'Enfer et on l'exposera, tel un nuage. On demandera aux juifs : Qu'adoriez-vous ? Ils diront : Nous adorions 'Uzayr, le fils d'Allah ! Il leur sera alors dit : Vous avez menti ! Allah n'a ni épouse, ni enfant ! Que voulez-vous donc ? - Ils diront : Nous voulons que tu nous donnes à boire ! - Il leur sera alors dit : Buvez ! Et c'est alors qu'ils tomberont les uns après les autres en Enfer. Ensuite, il sera demandé aux chrétiens : Qu'adoriez-vous ? - Ils diront : Nous adorions le messie, fils d'Allah ! Il leur sera alors dit : Vous avez menti ! Allah n'a ni épouse, ni enfant ! Que voulez-vous donc ? - Ils diront : Nous voulons que tu nous donnes à boire ! Il leur sera dit : Buvez ! Et c'est alors qu'ils tomberont les uns après les autres en Enfer. Il ne restera alors que ceux qui adoraient Allah, pieux et pécheurs. Il leur sera demandé : Qu'est-ce qui vous retient, alors que les gens sont partis ? - Ils diront : Nous nous sommes séparés d'eux alors que nous avions davantage besoin d'eux qu'aujourd'hui ! Nous avons entendu un héraut appeler : " Que les gens de chaque groupe rejoignent ce qu'ils adoraient ! " et nous ne faisons qu'attendre notre Seigneur ! Al-Jabbâr [qui est l’un des Noms d’Allah] viendra alors à eux, sous un aspect différent que celui sous lequel ils l'ont vu la première fois et dira : " Je suis votre Seigneur ! - Ils diront : Tu es notre Seigneur ! " Et seuls les Prophètes s'adresseront à lui. Il dira : " Y'a t-il, entre vous et lui, un signe par lequel vous pouvez le reconnaître ? - Ils diront : La jambe ! " C'est alors qu'Il dévoilera Sa jambe et tout croyant se prosternera, à l'exception de celui qui se prosternait par ostentation. Quand il voudra se prosterner, son dos deviendra tel une seule vertèbre. Puis on amènera le pont, que l'on dressera au milieu de l'Enfer. Nous dîmes : " Ô, Messager d'Allah ! Qu'est-ce que le pont ? - Il dit : Un endroit glissant, doté de crochets et d'une grande épine crochue, que l'on trouve au Najd, qui s'appelle As-Sa'dân. Le croyant y passera comme un clin d'œil, comme l'éclair, comme le vent, comme les chevaux pur-sang et comme l'homme sur sa monture. L'un s'en sortira sain et sauf, l'autre s'en sortira blessé et l'autre encore sera renversé dans le feu de l'Enfer. Le dernier d'entre eux sera littéralement traîné. Le croyant, ce jour-là, insistera auprès d'Allah en faveur de ses frères, plus que vous ne le faîtes avec moi lorsque vous êtes sûrs d'être dans votre droit, et ce, quand ils se rendront compte qu'ils ont été sauvés. Ils diront : Notre Seigneur ! Nos frères ! Ils priaient avec nous, jeûnaient avec nous et œuvraient avec nous ! - Allah dira : Allez donc ! Celui que vous trouverez et qui porte dans son cœur le poids d'une pièce de foi, faites-le sortir ! Allah préservera leur aspect du feu. Quand ils se rendront auprès d'eux, certains auront baigné dans le feu jusqu'aux pieds, d'autres jusqu'à la moitié de leurs jambes. Ils en sortiront ceux qu'ils reconnaîtront avant de revenir. Il leur dira : Allez donc ! Celui que vous trouverez et qui porte dans son cœur le poids d'une demi-pièce de foi, faites-le sortir ! Ils en sortiront donc ceux qu'ils reconnaîtront, avant de revenir. Il leur dira : Allez donc ! Celui que vous trouverez et qui porte dans son cœur le poids d'une minuscule fourmi de foi, faites-le sortir ! Ils en sortiront donc ceux qu'ils reconnaîtront. » Abû Sa'îd (qu’Allah l’agrée) dit : « Si vous ne me croyez pas, lisez : {( Certes Allah ne lèse (personne), fût-ce du poids d'une minuscule fourmi ; Il multiplie la bonne action, et accorde une énorme récompense. )}. [Coran : 4/40] Les Prophètes, les Anges et les croyants intercéderont et Al-Jabbâr dira : " Il reste mon intercession ! " Il saisira une poignée en Enfer et en fera sortir des gens déjà carbonisés. Ils seront jetés dans une rivière, située au bord du Paradis appelée : " l'eau de la vie ", et ils repousseront sur ses bords comme un grain pousse dans l'écume d'un torrent. Vous pouvez les voir du côté de l'arbre et du côté du rocher. La face tournée vers le soleil est verte et celle tournée vers l'ombre est blanche. Ils sortiront comme des perles et l'on mettra des colliers gravés à leurs cous. Ils entreront au Paradis et ses habitants diront : " Ce sont les affranchis du Miséricordieux, il les a fait entrer au Paradis sans qu'il n'aient fait aucune œuvre, ni aucun bien ! " On leur dira : " Vous avez ce que vous avez vu et l'équivalent en plus ! " »

L'histoire de Moïse (sur lui la paix) avec Al-Khaḍir

Sa῾îd ibn Jubayr dit : « J'ai dit à Ibn ῾Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) : Nawf Al-Bakâlî prétend que Moïse (Moïse, le compagnon d’Al-Khaḍir) n’est pas celui des Banî Isrâ’îl, mais un autre Moïse. » ‘Abdullah ibn ῾Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) répliqua : « Il a menti, l’ennemi d’Allah ! » Puis, il poursuivit en disant : « Ubay ibn Kaʽb nous a relaté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Moïse, le Prophète, se leva pour prononcer un discours aux Banî Isrâ’îl, et quelqu’un l’interrogea : Qui est le plus savant des gens ? - C’est moi le plus savant ! répondit-il. " Allah lui reprocha de ne pas Lui avoir attribué le savoir et Il lui révéla : " Certes, l'un de Mes serviteurs, au confluent des deux mers, est plus savant que toi ! - Seigneur, demanda Moïse, comment pourrais-je le rencontrer ? - Prends un poisson dans un panier, et là où tu perdras le poisson, tu le trouveras ! " Moïse se mit alors en route, accompagné de son disciple Yûshaʽ ibn Nûn (Josué), avec un poisson dans le panier. Arrivés près d’un rocher, Moïse et son compagnon y posèrent la tête et s’endormirent. Le poisson se faufila hors du panier et prit son chemin dans la mer ! Ce fut un phénomène merveilleux pour Moïse et son compagnon [plus tard, lorsqu'ils s’en aperçurent]. Ils poursuivirent leur route durant ce jour et la nuit suivante. Au matin, Moïse dit à son compagnon : " Sers-nous notre déjeuner, ce voyage nous a bien fatigués ! " Moïse ne sentit la fatigue que lorsqu’il eut dépassé l’endroit désigné. " Vois-tu, dit son disciple, lorsque nous avons cherché abri auprès du rocher, j’ai oublié de surveiller le poisson ! -C’est bien cela que nous cherchions ! " dit Moïse. Et ils revinrent sur leurs pas. Arrivés au rocher, ils trouvèrent un homme couvert de son vêtement. " Que la paix soit sur toi ! lui dit Moïse. - Et comment se trouverait-il sur ta terre de la paix ? demanda Al-Khaḍir. - Je suis Moïse, s’annonça-t-il. - Le Moïse des Banî Isrâ’îl ? - Oui ! répondit-il. Me permets-tu de te suivre afin de m’initier à cette sagesse que tu tiens d’Allah ? - Tu ne pourras jamais être patient en ma compagnie, répondit l’homme. Ô Moïse ! J’ai acquis un savoir de la part d’Allah que tu ignores, et tu as un savoir de la part d’Allah que j’ignore ! - Moïse dit : Tu me verras, s’il plaît à Allah, bien constant et soumis à tes ordres. " Ils firent route ensemble au bord de la mer mais ils ne disposaient pas de barque. Une barque vint à passer. Ils demandèrent aux marins de les prendre. Ayant reconnu Al-Khaḍir, ils les embarquèrent gratuitement. Un oiseau se posa sur le bord de la barque, plongea le bec une ou deux fois dans la mer, alors Al-Khaḍir dit à Moïse : " Nous n'avons pris, toi et moi, du savoir d’Allah que ce que cet oiseau vient de prélever de la mer par son bec ! " C’est alors qu’Al-Khaḍir arracha, à dessein, une planche de l’embarcation ! " Comment te conduis-tu ainsi ? Des gens qui nous ont transportés bénévolement et tu endommages leur barque pour les noyer ? dit Moïse. - Ne t’ai-je pas prévenu que tu perdrais vite patience en ma compagnie ? - Ne me tiens pas rigueur de mon oubli ! " dit Moïse. Ce fut la première omission de Moïse. Sur ce, ils reprirent leur chemin. Al-Khaḍir surprit un enfant qui jouait avec ses camarades. Il le prit par la tête et la lui arracha ! Moïse s’exclama : " Tu as tué un enfant innocent qui n’a pas commis de meurtre ? - Ne t’ai-je pas dit que tu perdrais vite patience à mes côtés ? " Ce fut là un avertissement plus sévère de la part d’Al-Khaḍir à Moïse, dit Ibn ῾Uyaynah. Ils poursuivirent leur chemin et parvinrent à un village. Ils demandèrent l’hospitalité à ses habitants. Mais, ceux-ci refusèrent de les accueillir. Ils trouvèrent dans ce village un mur qui menaçait de s’écrouler ! D'un geste de la main Al-Khaḍir le remit en bon état ! Moïse lui demanda : " Pourquoi ne réclames-tu pas un salaire pour ton travail ? - Cela suffit maintenant ! Nous sommes arrivés à un point où nous devons nous séparer ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Comme nous aurions aimé que Moïse patiente afin qu’il nous raconte leurs évènements ! " »

J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) la réciter en posant ses deux doigts.

Abû Yûnus Sulaym ibn Jubayr, l’affranchi d’Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai entendu Abû Hurayrah réciter le verset : {( Allah vous ordonne de rendre les dépôts à leur ayants-droits…)} jusqu’à {(… certes, Allah entend et voit.)} [Coran : 4/58]. Il a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) poser son pouce sur son oreille et son index sur son œil. » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) la réciter en posant ses deux doigts. »

L’Enfer ne cessera de demander : " Y’en a-t-il encore ? " jusqu’à ce que le Seigneur de la Puissance y pose Son Pied. Puis, l’Enfer dira : " Assez ! Assez ! Par Ta Puissance ! " et sera replié une partie sur l’autre.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’Enfer ne cessera de demander : " Y’en a-t-il encore ? " jusqu’à ce que le Seigneur de la Puissance y pose Son Pied. Puis, l’Enfer dira : " Assez ! Assez ! Par Ta Puissance ! " et sera replié une partie sur l’autre. »

Le Paradis et l’Enfer ont polémiqué. L’Enfer a dit : « J’ai le privilège de recevoir les orgueilleux et les tyrans ! » Le Paradis a dit : « Et pourquoi, moi, je n’accueille que les gens faibles et les insignifiants ? »

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Paradis et l’Enfer ont polémiqué. L’Enfer a dit : " J’ai le privilège de recevoir les orgueilleux et les tyrans ! " Le Paradis a dit : " Et pourquoi, moi, je n’accueille que les gens faibles et les insignifiants ? " Allah dit au Paradis : " Tu n’es rien d’autre que Ma miséricorde par laquelle Je fais miséricorde à qui Je veux parmi Mes sujets ! " Puis, Il dit à l’Enfer : " Toi, tu n’es rien d’autre que Mon châtiment par lequel Je châtie qui Je veux parmi Mes sujets et chacun d’entre vous sera rempli ! " L’Enfer ne sera rempli que lorsqu’Allah, Béni et Exalté soit-Il, y posera Son pied et l’Enfer dira alors : " Assez ! Assez ! Assez ! " A ce moment-là, il sera rempli et se repliera sur lui-même. Et Allah n’est injuste envers aucune de Ses créatures. Quant au Paradis, Allah créera pour lui de nouvelles créatures. " »

Adam et Moïse (sur eux la paix) débattirent. Moïse (sur lui la paix) lui dit : " Ô Adam ! Tu es notre père ! Tu nous as déçus et tu nous as fait sortir du Paradis ! " Adam (sur lui la paix) répliqua : " Tu es Moïse et Allah t’a choisi pour te parler. Il a rédigé de Sa main un Livre à ton intention. Me blâmes-tu pour une chose qu’Allah a décrétée à mon encontre quarante ans avant ma création ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) déclara alors : " L’argument d’Adam eut donc raison de Moïse ! L’argument d’Adam eut donc raison de Moïse ! "

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Adam et Moïse (sur eux la paix) débattirent. Moïse (sur lui la paix) lui dit : " Ô Adam ! Tu es notre père ! Tu nous as déçus et tu nous as fait sortir du Paradis ! " Adam (sur lui la paix) répliqua : " Tu es Moïse et Allah t’a choisi pour te parler. Il a rédigé de Sa main un Livre à ton intention. Me blâmes-tu pour une chose qu’Allah a décrétée à mon encontre quarante ans avant ma création ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) déclara alors : " L’argument d’Adam eut donc raison de Moïse ! L’argument d’Adam eut donc raison de Moïse ! " »

Au Jour de la Résurrection, Allah rassemblera les hommes - ou il a dit : les serviteurs - nus, incirconcis et démunis !

Jâbir ibn ῾Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Il m’est parvenu qu’un homme avait entendu un hadith de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). A ces fins, j’achetai un chameau que je montai et marchai un mois pour arriver au pays du Shâm où se trouvait cet homme appelé ‘Abdullah ibn Unays. Je dis au concierge de l’avertir de ma présence. Il s’exclama : « Jâbir ibn ῾Abdillah ? - Oui, répondis-je. ῾Abdullah sortit et nous nous donnâmes des accolades, et je lui dis : « Il m’est parvenu que tu as entendu un hadith de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) concernant le Jugement. Je suis venu pour l’entendre avant que tu ne meures ou que je ne meure avant toi. » Il me répondit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Au Jour de la Résurrection, Allah rassemblera les hommes - ou il a dit : les serviteurs - nus, incirconcis et démunis. " » Je l’interrompis : « Que veux-tu dire par : démunis ? » Il répliqua : « Ils seront dépourvus de tout. Il les appellera d’une voix entendue par le proche aussi bien que par l’éloigné, et qui dira : " Je suis le Roi ! Je suis Celui qui rétribue ! Et il ne convient pas que l’un des habitants du Feu qui avait - en ce bas monde - quelque droit sur un habitant du Paradis, entre en Enfer avant que Je ne lui rende justice. De même, il ne convient pas qu’un habitant du Paradis entre au Paradis, sans que Je ne rende justice à celui des habitants du Feu ayant un droit sur lui - dans cette vie d’ici-bas -, ne serait-ce qu’une gifle. " » Il a dit : « Nous demandâmes : " Comment cela alors que nous serons rassemblés devant Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dévêtus et démunis ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)] dit : Cela sera en fonction des bonnes et des mauvaises actions. " »

Abraham (sur lui la paix et le salut) conduisit la mère d’Ismaël [Hâjar] et son fils Ismaël [Ismâ'îl], qu’elle allaitait encore, et les installa près de la Maison [la Ka’bah], sous un grand arbre à l’emplacement de la source de Zamzam, dans la partie la plus élevée de l’emplacement de la Mosquée. À ce époque-là, il n’y avait personne à La Mecque et il n’y avait pas d’eau.

Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Abraham (sur lui la paix et le salut) conduisit la mère d’Ismaël [Hâjar] et son fils Ismaël [Ismâ'îl], qu’elle allaitait encore, et les installa près de la Maison [la Ka’bah], sous un grand arbre à l’emplacement de la source de Zamzam, dans la partie la plus élevée de l’emplacement de la Mosquée. À ce époque-là, il n’y avait personne à La Mecque et il n’y avait pas d’eau. Il les installa donc en ce lieu, leur laissant un sac de dattes et une outre contenant de l’eau. Puis, Abraham rebroussa chemin. La mère d’Ismaël le suivit et lui demanda : " Ô Abraham ! Où vas-tu en nous laissant dans cette vallée déserte où il n’y a rien ? " Elle réitéra sa question à maintes reprises sans qu’elle n'obtienne de réponse ni qu’il ne se retourne vers elle. Finalement, elle lui demanda : " Allah t’a-t-il ordonné d’agir de la sorte ? - Oui, répondit-il - Alors, Il ne nous abandonnera pas ! " conclut-elle, et elle revint sereinement à sa place. Abraham (sur lui la paix et le salut) poursuivit sa route jusqu’à parvenir à Ath-Thaniyyah, d’où il ne pouvait être vu. Alors, il fit face à la Ka’bah, leva les mains et dit : {( Ô notre Seigneur ! J’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [« Al-Ka’ba »], Ô notre Seigneur ! Afin qu’ils accomplissent la prière. Fais donc que penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants. )} [Coran : 14/37]. La mère d'Ismaël allaita son fils tandis qu'elle buvait l’eau qu’Abraham lui avait laissée. Quand celle-ci s’épuisa et qu’ils eurent soif, son enfant commença à se tordre de douleur - ou il a dit : il se jeta à terre et donna des coups de pieds - Ne pouvant supporter la vue de son fils ainsi, elle partit. Elle grimpa alors sur Aṣ-Ṣafâ, le monticule le plus proche qu’elle trouva et d’où elle pouvait scruter la plaine du regard. Allait-elle apercevoir quelqu’un ? N’apercevant personne, elle descendit d'Aṣ-Ṣafâ jusqu’à parvenir dans la vallée, alors elle souleva le pan de sa robe et se mit à courir jusqu’à l’autre bout du vallon qu’elle atteignit à bout de souffle. Elle monta alors sur le mont Al-Marwah du haut duquel elle fixa à nouveau l’horizon mais sans y découvrir âme qui vive. Elle parcourut ainsi la distance entre les deux monticules à sept reprises. » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a alors dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " C’est pour cette raison que les gens vont et viennent entre Aṣ-Ṣafâ et Al-Marwah [au cours des rites du Pèlerinage et de la ‘Umrah]. Lorsqu’elle se trouva sur Al-Marwah, elle entendit une voix et se dit à elle-même : ' Tais-toi ! ' Elle tendit alors l’oreille et entendit à nouveau une voix, puis elle dit : ' Je t’ai entendu. As-tu à boire ? ' Soudain, à l’emplacement de Zamzam, elle vit un Ange en train de tâter le sol du talon - ou il a dit : de l’aile - jusqu’à ce que l’eau jaillisse. Alors, elle amoncela de la terre autour afin d’en faire un petit bassin [et de la confiner]. Elle a ensuite rempli son outre d’eau et chaque fois qu’elle puisait de l’eau, celle-ci jaillissait. " Et dans une version : " l’eau jaillissait à mesure qu’elle en puisait." » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé Zamzam - ou bien il a dit : Si elle n’avait pas puisé l’eau - elle serait aujourd’hui une source jaillissant à la surface ! " [Ibn ‘Abbâs] poursuit : " Elle but et allaita son fils. L’Ange lui dit : ' Ne craignez plus rien maintenant, car ici se trouve [l’emplacement de] la Maison d’Allah que cet enfant et son père construiront, et Allah n’abandonnera jamais ses habitants ! ' L’emplacement de [ce qui allait devenir] la Ka’bah était surélevé comme une colline de sorte que les torrents la contournaient par la droite ou la gauche sans la toucher. Venant par la route de Kadâ’, un groupe de gens de [la tribu de] Jurhum, arrivèrent. Ils campèrent en contrebas de La Mecque et virent un oiseau qui tournait autour de la source, ils se dirent : " On dirait que cet oiseau vole au-dessus d’un point d’eau, or nous connaissons bien cette vallée et il n’y a pas d’eau à cet endroit ! " Ils envoyèrent un ou deux hommes qui trouvèrent finalement l’eau et ils revinrent pour en informer le reste du groupe. Ils se rendirent alors à la source près de laquelle se trouvait la mère d’Ismaël et ils lui demandèrent : " Nous permets-tu de camper ici auprès de toi ? - Elle répondit : Oui ! Toutefois, vous n’avez aucun droit sur l’eau de la source ! " Ils acceptèrent en répondant par l’affirmative." » Ibn ‘Abbâs [qu’Allah l'agrée, lui et son père] a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Leur venue soulagea la mère d’Ismaël car elle aimait la compagnie des gens." » Ils s’installèrent donc et firent venir leurs familles. L’endroit fut ainsi habité par plusieurs familles. Ismaël grandit et apprit l’arabe à leur contact. Il se distingua au point de susciter leur admiration. Quand il atteignit l’âge adulte, ils le marièrent à l’une de leurs femmes. La mère d’Ismaël mourut à cette époque. Après le mariage d’Ismaël, Abraham revint prendre des nouvelles de sa descendance mais il ne trouva pas Ismaël [qui était absent], il interrogea alors sa femme à propos de lui qui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins " et, dans une autre version : " Il est allé chasser pour nous ramener à manger. " Ensuite, Abraham l’interrogea à propos de leur vie et de leur environnement. Elle répondit : " Nous vivons mal. Nous sommes dans le besoin et l’adversité ! " Et elle se plaignit auprès de lui. Abraham lui a alors dit : " Lorsque ton mari sera de retour, salue-le de ma part et dis-lui de changer le seuil de sa porte ! " De retour, Ismaël sentit quelque chose : " Quelqu’un est-il venu à vous ? demanda-t-il à son épouse. - Un vieil homme est en effet venu, répondit-elle en le décrivant. Il nous a interrogés sur toi et je l’ai informé. Il m’a demandé comment était notre vie et je lui ai répondu que nous vivions dans le besoin et l’adversité. - T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a ordonné de te transmettre son salut et de te dire de changer le seuil de ta porte. - C’est mon père, dit-il, et il vient de m’ordonner de me séparer de toi. Retourne chez ta famille ! " Il la divorça donc et se maria avec une autre femme [de la même tribu]. Abraham s’absenta le temps qu’Allah voulut puis il revint les voir mais sans trouver son fils. Il entra alors chez lui et s’enquit de lui auprès de sa femme qui lui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins. - Il demanda : Comment vivez-vous ? Puis, il l’interrogea à propos de leur vie et de leur environnement. - Elle répondit : Nous sommes heureux et vivons dans l’aisance ! et elle loua Allah. - Que mangez-vous ? Demanda Abraham. - De la viande, répondit-elle. - Que buvez-vous ? - De l’eau, dit-elle. - Ô Allah ! Bénis leur viande et leur eau ! " implora Abraham. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « À ce moment-là, ils n’avaient pas de grains. S’ils en avaient eu, il aurait aussi invoqué pour eux à ce sujet. » Il dit : " C’est pour cela que personne, en dehors des habitants de La Mecque, ne peut se contenter de vivre de viande et d’eau sans en être affecté. " Et, dans une autre version, dès son arrivée, Abraham demanda : " Où est Ismaël ? - Il est allé à la chasse, répondit sa femme en l’invitant à boire et à manger. - Que mangez-vous et que buvez-vous ?, interrogea Abraham. - Nous mangeons de la viande et nous buvons de l’eau, répondit-elle. - Ô Allah ! Bénis leur nourriture et leur boisson ! " implora Abraham. Il a dit : Abû-l-Qâsim (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ceci est la bénédiction due à l’invocation d’Abraham ! » Abraham dit : " Lorsque ton mari sera de retour, salue-le de ma part et dis-lui de garder le seuil de sa porte ! " Quand Ismaël revint, il demanda à son épouse si quelqu’un leur avait rendu visite. Elle répondit qu’un vieil homme à la belle allure était en effet venu pendant son absence. Elle fit son éloge, et précisa qu’il lui avait demandé de ses nouvelles et l’avait questionnée sur leur situation ? Elle poursuivit : " Je l’ai informé que nous vivions pour le mieux. - T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a demandé de te transmettre son salut et il t’ordonne de garder le seuil de ta porte. - C’est mon père, dit Ismaël et tu es le seuil qu’il m’a ordonné de garder. " Abraham les quitta le temps qu’Allah voulut puis revint chez eux. Ismaël était en train de confectionner des flèches sous un grand arbre près de Zamzam. En le voyant, il se leva et l’accueillit comme un fils accueille son père et comme un père agit avec son fils. Abraham lui dit : " Ô Ismaël ! Allah m’a [confié et] ordonné une mission. - Accomplis donc l’ordre de ton Seigneur ! dit Ismaël - M’aideras-tu ? demanda Abraham. - Oui, je t’aiderai, répondit le fils. - Allah m’a ordonné de construire une Maison à cet endroit, dit-il, en indiquant un monticule surplombant les alentours. Il se mit alors à élever les fondations de la Maison [sacrée]. Ismaël apportait les pierres et Abraham construisait l’édifice. Lorsqu’il fut trop haut, Ismaël apporta cette fameuse pierre [appelée aujourd'hui : la station d’Abraham] qu’il posa pour son père et sur laquelle Abraham monta afin d'achever la construction alors qu’Ismaël lui tendait les pierres. Et tous deux invoquaient Allah en ces termes : {( Notre Seigneur, accepte ceci de notre part ! Tu es certes Celui qui entend tout, Celui qui sait tout. )} [Coran : 2/127]. Et dans une [autre] version : " Abraham sortit avec Ismaël et sa mère [Hajar], emportant avec eux une vieille outre remplie d’eau. La mère d’Ismaël en buvait et cela lui permettait d'allaiter son bébé. Arrivé à La Mecque, Abraham les laissa sous un grand arbre avant de regagner sa famille. La mère d’Ismaël le suivit pour finalement le rattraper à Kadâ. Elle l’interpella alors qu'il était de dos : " Ô Abraham ! À qui nous abandonnes-tu ? - À Allah ! répondit-il. - Elle s’exclama alors : J’agrée Allah ! " Ensuite, elle revint sur ses pas et se mit à boire [de l’eau] de l’outre ce qui lui permit d’allaiter son fils. Puis, lorsque l’eau s’épuisa, elle se dit : " Si j’allais voir aux alentours, peut-être verrais-je quelqu’un ? ". Elle grimpa alors sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ, scrutant sans cesse l’horizon dans l’espoir de voir quelqu’un, mais en vain. Arrivée dans la vallée, elle se mit à courir jusqu’au mont Al-Marwah. Elle parcourut ainsi à plusieurs reprises la distance séparant les deux monticules avant de se dire : " Si j’allais voir ce qu’il est advenu de mon enfant. " Elle se rendit auprès de lui et le trouva dans le même état, râlant comme un mourant. Ne pouvant supporter de le voir ainsi, elle se dit : " Si j’allais voir aux alentours, peut-être trouverais-je quelqu’un ? " Elle grimpa de nouveau sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ, scrutant sans cesse l’horizon, mais sans apercevoir âme qui vive. Elle parcourut ainsi la distance entre les deux monticules jusqu’à compléter sept va-et-vient, avant de se dire à nouveau : " Si j’allais voir comment il va ! " Mais, soudain, elle entendit une voix qu’elle interpella ainsi : " Sauve-nous s’il y a quelque bien en toi ! " Il s’agissait de l'Ange Gabriel [Jibrîl], sur lui la paix. Il a alors dit : " Ainsi, avec ton talon ! " et il enfonçait son talon dans le sol. Alors, l’’eau se mit à jaillir et la mère d’Ismaël fut stupéfaite. Elle se mit alors à puiser l’eau à l’aide de ses mains... " Et il cita le hadîth en entier. »

Il n'en est pas un d'entre vous qui n'ait dores et déjà sa place écrite, au Paradis ou en Enfer !

`Ali ( qu'Allah l'agrée ) relate : " Alors que nous assistions à un enterrement à Baqî` Al-Gharqad, le messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vint et s'assit. Nous nous assîmes autour de lui et, alors qu'il tenait un bâton, il baissa la tête et se mit à taper le sol avec son extrémité, avant de dire : " Il n'en est pas un d'entre vous qui n'ait dores et déjà sa place écrite, au Paradis ou en Enfer ! - Ils dirent : Ô, messager d'Allah ! Ne devrions-nous pas nous reposer sur ce qui est écrit ? - Il dit : Œuvrez donc ! Chacun sera mené vers ce pour quoi il fut créé...", puis il évoqua le reste du Hadith.

Sache Abâ Mas’ûd qu’Allah a plus de pouvoir sur toi que toi sur cet esclave ! - Je répondis alors : Dorénavant, je ne frapperai plus jamais aucun esclave !

Abû Mas’ûd Al-Badrî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je fouettais l’un de mes esclaves lorsque j’entendis une voix dans mon dos : " Sache Abâ Mas’ûd ! " Mais à cause de la colère, je ne reconnus pas la voix. Quand la personne s’approcha de moi, je m’aperçus qu’il s’agissait du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui disait : " Sache Abâ Mas’ûd qu’Allah a plus de pouvoir sur toi que toi sur cet esclave ! - Je répondis alors : Dorénavant, je ne frapperai plus jamais aucun esclave ! " » Dans une autre version : « Le fouet me tomba des mains en raison de la crainte que le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’inspira. » Et dans une autre version : « J’ai dit : " Ô Messager d’Allah ! Il est libre pour le Visage d’Allah, Exalté soit-Il ! - Il dit alors : Si tu ne l’avais pas fait, le Feu t’aurait brûlé ! - ou : le Feu t’aurait touché ! " »

Ne pleurez plus sur mon frère après ce jour !

‘Abdullah ibn Ja'far (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) accorda un répit de trois jours à la famille de Ja'far. Ensuite, il vint les voir et leur dit : " Ne pleurez plus sur mon frère après ce jour ! " Puis, il ajouta : " Faites venir les fils de mon frère ! " On nous fit venir devant lui et nous étions comme des oisillons. Il a alors dit : " Faites venir le coiffeur ! " et il lui ordonna de nous raser la tête. »

Ces paroles, qui relèvent de la vérité, c'est le djinn qui les intercepte et les répète à l'oreille de son allié, c'est alors qu'ils y mélangent cent mensonges ! "

'Â`ichah (qu'Allah l'agrée) relate : « Des gens interrogèrent le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) au sujet des devins. Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) leur dit alors : " Ils ne sont rien ! " Ils dirent : " Ô Messager d'Allah ! Il arrive parfois qu'ils nous disent des choses qui s'avèrent vraies ! " Ce à quoi, le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) répondit : " Ces paroles, qui relèvent de la vérité, c'est le djinn qui les intercepte et les répète à l'oreille de son allié, c'est alors qu'ils y mélangent cent mensonges ! " »

ʽAbdullah ibn Rawâḥah (qu'Allah l'agrée) s'est évanoui. Sa sœur s'est mise à pleurer et à dire : " Ô ma montagne ! Ô ceci ! Ô cela ! " et elle évoqua ses qualités. Lorsqu'il reprit connaissance, il dit : " Tu n'as pas dit une chose, sans qu'il ne me soit dit : 'Es-tu ainsi ?' "

An-Nuʽmân ibn Bashîr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « ʽAbdullah ibn Rawâḥah (qu'Allah l'agrée) s'est évanoui. Sa sœur s'est mise à pleurer et à dire : " Ô ma montagne ! Ô ceci ! Ô cela ! " et elle évoqua ses qualités. Lorsqu'il reprit connaissance, il dit : " Tu n'as pas dit une chose, sans qu'il ne me soit dit : 'Es-tu ainsi ?' " »

Parmi les bonnes œuvres que le messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous a engagées à accomplir, il y a le fait de ne pas lui désobéir, de ne pas nous griffer le visage, de ne pas invoquer le malheur contre nous, de ne pas déchirer nos vêtements et de ne pas nous tirer les cheveux.

Le Tâbi'î Usayd ibn Abi Usayd relate qu'une femme parmi celles qui avaient fait serment d'allégeance au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Parmi les bonnes œuvres que le messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous a engagées à accomplir, il y a le fait de ne pas lui désobéir, de ne pas nous griffer le visage, de ne pas invoquer le malheur contre nous, de ne pas déchirer nos vêtements et de ne pas nous tirer les cheveux. »

Personne n'atteste qu'il n'est de divinité [digne d’adoration] qu'Allah et que Mouḥammad est le Messager d'Allah, véridiquement de son cœur, sans qu'Allah ne l'interdise à l'Enfer !

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve), alors que Mou'âdh était assis à l'arrière de sa monture, a dit : " Ô, Mou'âdh ibn Jabal ! " Il a dit : " Me voici, Ô Messager d'Allah ! " Il a dit : " Ô Mou'âdh ! " Il a dit : " Me voici, Ô Messager d'Allah ! " Il dit : " Ô Mou'âdh ! " Et pour la troisième fois, Mou'âdh a dit : " Me voici, Ô Messager d'Allah ! Je me réjouis d'être à ton service ! " Il a dit : " Personne n'atteste qu'il n'est de divinité [digne d’adoration] qu'Allah et que Mouḥammad est le Messager d'Allah, véridiquement de son cœur, sans qu'Allah ne l'interdise à l'Enfer ! " Il [Mou'âdh] demanda : " Ô Messager d'Allah ! N'en informerais je pas les gens afin qu'ils se réjouissent ? " Il dit : " Alors, ils s'en contenteront ! " Mou'âdh n’en informa les gens qu’au moment de mourir, pour se dégager de tout péché. »

Un chien qui était sur le point de mourir de soif tournait autour d’un point d’eau. C’est alors que l'une des prostituées du peuple des enfants d’Israël le vit, elle décida de prendre son chausson afin de le remplir d’eau puis elle l’abreuva. Allah lui pardonna ses péchés grâce à son geste.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Pendant qu’un homme parcourait un chemin, il eut une grande soif. Il trouva un puits et y descendit pour se désaltérer. Ensuite, il remonta et c’est alors qu’il vit un chien haleter en léchant le sable humide à cause de sa soif intense. L’homme s’est alors dit : " Ce chien a aussi soif que moi ! " Il redescendit donc dans le puits, remplit sa chaussure d’eau, la saisit entre ses dents, puis donna à boire au chien. Allah lui en sut gré et lui pardonna ses péchés. Les Compagnons demandèrent : " Ô Messager d’Allah ! Serons-nous [aussi] rétribués pour les bienfaits dispensés aux animaux ? " Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur répondit : " Oui ! Tout bienfait dispensé à un être vivant sera récompensé. " » Dans une autre version : « Allah lui en sut gré, Il lui pardonna ses péchés et ensuite Il le fit entrer au Paradis. » Et dans une autre version encore : « Un chien qui était sur le point de mourir de soif tournait autour d’un point d’eau. C’est alors que l'une des prostituées du peuple des enfants d’Israël le vit, elle décida de prendre son chausson afin de le remplir d’eau puis elle l’abreuva. Allah lui pardonna ses péchés grâce à son geste. »

Lorsque le mécréant fait une bonne action, il en est récompensé par quelque nourriture d'ici-bas. Quant au croyant, Allah lui réserve ses bonnes actions pour l’au-delà et Il lui accorde quelques donations ici-bas pour son obéissance.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque le mécréant fait une bonne action, il en est récompensé par quelque nourriture d'ici-bas. Quant au croyant, Allah lui réserve ses bonnes actions pour l’au-delà et Il lui accorde quelques donations ici-bas pour son obéissance. » Dans une autre version : « Allah ne lèse jamais un croyant pour une bonne action qu’il a accomplie. Pour elle, Il lui accorde quelque chose ici-bas ainsi que la récompense dans l’au-delà. Quant au mécréant, les bonnes actions qu’il fait ici-bas se traduisent en nourriture accordée de sorte que, lorsqu’il arrivera dans l’au-delà, il n’aura plus aucune bonne action et ne pourra être récompensé. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut), la nuit où on le fit voyager, s’est vu proposer deux coupes

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut), la nuit où on le fit voyager, s’est vu proposer deux coupes : une coupe d’alcool et une coupe de lait. Il regarda les deux et prit le lait. Là, Jibrîl (sur lui la paix) lui dit : " Louange à Allah ! Celui qui t’a guidé vers la disposition naturelle ! Si tu avais pris l’alcool, ta communauté se serait égarée ! " »

Je connais certes le dernier des gens de l'Enfer à en sortir et le dernier des gens du Paradis à y entrer. Il s'agit d'un homme qui sortira de l'Enfer en rampant. Allah, à Lui la Puissance et la grandeur, lui dira : 'Va et entre au Paradis !' Il s'y rendra et aura l'impression qu'il est plein. Il reviendra et dira : 'Ô Seigneur ! Je l'ai trouvé plein !'

Al-Mughîrah ibn Shu’bah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Moïse (sur lui la paix) demanda à son Seigneur : " Quel est celui dont le rang est le plus bas parmi les gens du Paradis ? - Allah, Gloire et Pureté à Lui, répondit : C’est un homme qui viendra après qu’on aura fait entrer les élus au Paradis. On lui dira : ' Entre au Paradis ! - Il répliquera : Seigneur ! Comment cela, alors que les gens ont occupé leurs places et pris leur dû ? - On lui demandera alors : Serais-tu satisfait de posséder l’équivalent du royaume d’un des rois de la Terre ? - Il s’exclamera : J’en serais satisfait, ô Seigneur ! - Allah lui dira : C'est à toi, ainsi que son équivalent, son équivalent, son équivalent et encore son équivalent ! - A la cinquième reprise, l’homme s’exclamera : Cela me satisfait, ô Seigneur ! - Alors, Allah dira : Cela t’appartient et dix fois son équivalent ! En outre, tu auras ce que ton âme désire et ce qui plaît à ton regard ! - L’homme dira : Cela me satisfait, ô Seigneur ! " Moïse (sur lui la paix) demanda alors : " Seigneur ! Et celui dont le rang est le plus élevé parmi eux ? - Il répondit : Ceux-là sont ceux que J’ai choisis. J’ai planté de Ma Main les arbres de leurs faveurs et Je les ai scellés ! Ils auront ce qu’aucun œil n’a vu, aucune oreille n’a entendu et aucun esprit n’a pu s’imaginer ! " » Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Je connais certes le dernier des gens de l'Enfer à en sortir et le dernier des gens du Paradis à y entrer. Il s'agit d'un homme qui sortira de l'Enfer en rampant. Allah, à Lui la Puissance et la grandeur, lui dira : 'Va et entre au Paradis !' Il s'y rendra et aura l'impression qu'il est plein. Il reviendra et dira : 'Ô Seigneur ! Je l'ai trouvé plein !' Allah, à Lui la Puissance et la grandeur, lui dira alors : 'Va et entre au Paradis !' Il s'y rendra et aura l'impression qu'il est plein. Il reviendra et dira : 'Ô Seigneur ! Je l'ai trouvé plein !' Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, lui dira : 'Va et entre au Paradis ! Tu y auras l'équivalent de la terre et dix fois son équivalent. - L'homme dira : Te moques-Tu de moi - ou : Te railles-Tu de moi alors que Tu es le Roi ?' " » Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) ajoute : « J'ai certes vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) rire jusqu'à ce que ses molaires apparaissent. Il disait : " C'est celui des gens du Paradis dont le rang sera le plus bas ! " »

Lorsque Allah créa Adam, II caressa son dos et toutes les âmes qui devaient naître de sa progéniture, jusqu'au Jour du Jugement, en sortirent.

Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Lorsque Allah créa Adam, II caressa son dos et toutes les âmes qui devaient naître de sa progéniture, jusqu'au Jour du Jugement, en sortirent. Et Il plaça, entre les yeux de chaque être humain, une lumière brillante. Ensuite, Il les présenta devant Adam qui dit : " Ô Seigneur! Qui sont ceux-ci ? - Il répondit : Ils sont ta progéniture ! " Il vit un homme parmi eux dont la lumière l'attira. Adam demanda : " Ô Seigneur! Qui est cette personne ? - Allah lui répondit : C'est un homme, parmi les dernières communautés de ta descendance, appelé Dâwud (David). - Il lui demanda : Ô Seigneur ! De combien d'années as-tu fait son âge ? - Allah dit : Soixante ans. - Adam demanda à Allah : Ô Seigneur ! Donne-lui de mon âge quarante ans de plus ! " Lorsque l'âge d'Adam arriva à son terme, l'Ange de la mort vint à lui, Adam lui demanda : " Ne me reste-t-il pas encore quarante ans ? - L'Ange dit : Ne les as-tu pas donnés à ton fils Dâwud ? " Il renia et sa progéniture renia, il oublia et sa progéniture oublia aussi. »

Tout bien que J'ai conféré à un serviteur est licite. J’ai crée tous Mes serviteurs monothéistes mais les diables vinrent à eux et les détournèrent de leur religion.

ʽIyâḍ ibn Ḥimâr Al-Majâshiʽî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit un jour dans son sermon : « Certes, mon Seigneur m'a ordonné de vous enseigner ce que vous ignorez de ce qu'Il m'a enseigné en ce jour : " Tout bien que J'ai conféré à un serviteur est licite. J’ai créé tous Mes serviteurs monothéistes mais les diables vinrent à eux et les détournèrent de leur religion, leur interdirent ce que Je leur ai permis et leur ordonnèrent de M'attribuer un associé alors que Je n'ai révélé aucune preuve à ce sujet." Allah a certes regardé les habitants de la terre et les a exécrés, les arabes aussi bien que les non-arabes, si ce n'est un restant des gens du Livre. Il a dit : " Je ne t'ai envoyé qu'afin de t'éprouver et d'éprouver les autres par ton intermédiaire. J'ai fait descendre sur toi un Livre que l’eau ne saurait effacer et que tu réciteras dans ton sommeil comme en état de veille." Et Allah m'a enjoint d'anéantir Quraysh. J'ai répondu : " Ô mon Seigneur! Ils me fracasseront la tête et la laisseront tel un pain ! - Il a répliqué : Expulse-les comme ils t'ont expulsé ! Attaque-les, Nous attaquerons à tes côtés ! Dépense, on dépensera pour toi ! Envoie une armée, Nous en enverrons cinq semblables ! Combats avec ceux qui t'obéissent ceux qui te désobéissent ! " Il a dit : " Et les gens du Paradis sont de trois sortes : un détenteur du pouvoir équitable, qui fait l'aumône et à qui la réussite a été donnée ; un homme miséricordieux au cœur tendre à l'égard de tout proche et de tout musulman ; un homme chaste qui s'efforce de rester chaste et qui a une famille. Les gens de l'Enfer sont de cinq sortes : le faible que rien ne retient [de commettre le mal et la turpitude] parmi ceux qui sont à votre service et qui n'ont ni famille ni biens ; le traître qui ne laisse passer aucune occasion, aussi infime soit-elle, sans satisfaire sa cupidité ; un homme qui, matin et soir, te trompe dans ta famille et tes biens - il évoqua également l'avarice ou le mensonge - et le scabreux très obscène." »

Seigneur ! Aide-moi et n’aide pas contre moi ; secours-moi et ne secours pas contre moi ; ruse en ma faveur et ne ruse pas contre moi ; guide-moi et facilite-moi la guidée et secours-moi contre celui qui m’opprime.

Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude d'invoquer en ces termes : " Seigneur ! Aide-moi et n’aide pas contre moi ; secours-moi et ne secours pas contre moi ; ruse en ma faveur et ne ruse pas contre moi ; guide-moi et facilite-moi la guidée et secours-moi contre celui qui m’opprime. Seigneur ! Fais que je sois reconnaissant envers Toi, que je T’évoque, que je Te craigne, que je Te sois très obéissant, que je Te sois humblement soumis et que je revienne [vers Toi]. Seigneur ! Accepte mon repentir, lave mes fautes, exauce mon invocation, raffermis mon argument, guide mon cœur, accorde la justesse à ma langue et retire la haine de mon cœur. " »

Notre Seigneur, Béni et Exalté soit-Il, descend chaque nuit au ciel le plus bas lorsqu'il ne reste que le dernier tiers de la nuit

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Notre Seigneur, Béni et Exalté soit-Il, descend chaque nuit au ciel le plus bas lorsqu'il ne reste que le dernier tiers de la nuit , Il déclare alors : Qui M'invoque afin que Je l'exauce ? Qui Me demande afin que Je lui donne ? Qui implore Mon pardon afin que Je lui pardonne ? »

Eprouvez-vous de la difficulté à voir le soleil à midi quand il n'y a aucun nuage ? - Non, répondirent-ils. - Il poursuivit : Eprouvez-vous de la difficulté la nuit à voir la lune quand elle est pleine et qu'il n'y a aucun nuage ?

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Ils demandèrent : " Ô Messager d'Allah ! Verrons-nous notre Seigneur le Jour de la Résurrection ? - Il répondit : Eprouvez-vous de la difficulté à voir le soleil à midi quand il n'y a aucun nuage ? - Non, répondirent-ils. - Il poursuivit : Eprouvez-vous de la difficulté la nuit à voir la lune quand elle est pleine et qu'il n'y a aucun nuage ? - Non, répondirent-ils. - Il déclara : Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Vous n'aurez aucun mal à voir votre Seigneur tout comme vous n'en avez aucun à voir l'un de ces deux astres. - Il poursuivit : Il [c'est à dire : Allah] rencontrera le serviteur et dira : 'Ô Untel ! Ne t'ai-je pas honoré ? N'ai-Je pas fait de toi un chef ? Ne t'ai-Je pas marié ? Ne t'ai-Je pas assujetti les chevaux et les chameaux ? Ne t'ai-Je pas permis d'être le chef du peuple et de jouir du quart du butin ? - Si, répondra le serviteur. - Le Seigneur poursuivra : Pensais-tu que tu Me rencontrerais ? - Non, dira le serviteur. - Allah rétorquera : Alors, Je t'oublie comme tu M'as oublié !' Puis, Il en rencontrera un deuxième et dira : ' Ô Untel ! Ne t'ai-Je pas honoré ? N'ai-Je pas fait de toi un chef ? Ne t'ai-Je pas marié ? Ne t'ai-Je pas assujetti les chevaux et les chameaux ? Ne t'ai-Je pas permis d'être le chef du peuple et de jouir du quart du butin ? - Si, répondra le serviteur. - Le Seigneur poursuivra : Pensais-tu que tu Me rencontrerais ? - Non, dira le serviteur. Allah rétorquera : Alors, Je t'oublie comme tu M'as oublié !' Puis, Il rencontrera un troisième à qui Il dira la même chose. [Mais] Celui-ci répondra : 'Ô Seigneur ! J'ai cru en Toi, en Ton Livre et en Tes Messagers. J'ai prié, jeûné et donné l'aumône.' Il louera au mieux ses actions et Allah dira : 'Par ici, dans ce cas !' " Il continua : " Ensuite, on lui dira : 'Maintenant, nous convoquerons notre témoin contre toi.' Il réfléchira alors en lui-même : Qui peut bien témoigner contre moi ?' On scellera alors sa bouche et on ordonnera à sa cuisse, à sa chair et à ses os : 'Parlez !' Alors, sa cuisse, sa chair et ses os raconteront ses œuvres de sorte qu'il n'ait plus aucune excuse. C'est l'hypocrite et c'est celui qui encourra le courroux d'Allah ! "

La foi est yéménite, la sagesse est yéménite

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et salut) a dit : " La foi est yéménite, la sagesse est yéménite et je vois le secours du Tout-Miséricordieux provenir du Yémen. Notez bien que la mécréance, la perversité et la dureté du cœur se trouvent certes chez les personnes arrogantes parmi les bergers qui gardent les chèvres et les animaux à fourrure ! " »

Certes Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a créé les créatures dans une obscurité puis a projeté sur elles une part de Sa lumière. Celui qui a été atteint par cette lumière a été guidé, et celui qui n’a pas été atteint s’est égaré. Voilà pourquoi, je dis : ' La plume est désormais sèche selon la science d’Allah ! '

‘Abdullah ibn ‘Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Certes Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a créé les créatures dans une obscurité puis a projeté sur elles une part de Sa lumière. Celui qui a été atteint par cette lumière a été guidé, et celui qui n’a pas été atteint s’est égaré. Voilà pourquoi, je dis : ' La plume est désormais sèche selon la science d’Allah ! ' " »

J'ai vu Jibrîl [ l'Ange Gabriel ], à côté du lotus de la limite, et il avait six-cent ailes.

Ibn Mas’ûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " J'ai vu Jibrîl [ l'Ange Gabriel ], à côté du lotus de la limite, et il avait six-cent ailes. " » Il a dit : « J'ai questionné 'Âṣim au sujet des ailes, mais il a refusé de m'informer. Alors, certains de ses Compagnons m'ont dit : " Certes, les ailes recouvrent la distance entre l'orient et l'occident. " »

J'ai vu Jibrîl [ l'Ange Gabriel ], à côté du lotus de la limite, et il était doté de six-cent ailes. De ses plumes se répandaient des perles et des rubis de toutes les couleurs.

Ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) a dit au sujet du verset : {( il l’a pourtant bien vu [l'Ange], lors d’une autre descente )} [Coran : 53/13], le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « J'ai vu Jibrîl [ l'Ange Gabriel ], à côté du lotus de la limite, et il était doté de six-cent ailes. De ses plumes se répandaient des perles et des rubis de toutes les couleurs. »

Ô Abâ ʽÂ`ishah ! Il est trois choses, celui qui profère l'une d'entre elles aura terriblement menti sur Allah.

Masrûq relate : « Tandis que j'étais accoudé chez ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée), elle me dit : " Ô père de ʽÂ`ishah ! Il est trois choses, celui qui profère l'une d'entre elles aura terriblement menti sur Allah ! - Je demandai : Quelles sont-elles ? - Elle répondit : Celui qui prétend que Muḥammad (sur lui la paix et le salut) a vu son Seigneur aura terriblement menti sur Allah. " Alors accoudé, je me redressai et m'écriai : " Ô mère des croyants ! Accorde-moi un instant et laisse-moi finir, Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, ne dit-Il pas : {( Il l'a réellement vu dans la clarté de l'horizon)} [Coran : 81/23] ainsi que : {( Il l’a pourtant bien vu, lors d’une autre descente )} [Coran : 53/13) ? - Elle me répondit : Je suis la première de cette communauté à avoir questionné le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ce sujet, et le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a répondu : ' Ce n'est autre que Jibrîl dont il est question. C'est lors de ces deux occasions que je le vis dans sa forme originelle, celle sous laquelle il a été créé ; je le vis descendre du ciel couvrant de sa grande stature l'espace entre ciel et terre. ' Elle ajouta : N'as-tu pas entendu Allah dire : {( Il est Inaccessible aux regards, alors que Lui pénètre tous les regards. Il est le Subtil, Il est le Bien-Informé.)} [Coran : 6/103], et ne L'as-tu pas entendu dire également : {( Il n'est donné à aucun mortel de recevoir la parole d'Allah autrement que par une Révélation ou de derrière un voile, ou encore par l'intermédiaire d'un Envoyé qui transmet Son message avec Sa permission. Allah est Sublime et Sage.)} [Coran : 26/51] ? " Elle poursuivit : " Et celui qui prétend que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dissimulé quoi que ce soit du livre d'Allah aura terriblement menti sur Allah, car Allah dit : {( Ô Messager ! Communique ce que ton Seigneur t'a révélé ! Si tu négliges de le faire, tu auras failli à ta mission !)} [Coran : 5/67]." Puis, elle continua : " Et celui qui prétend que le Prophète (sur lui la paix et le salut) prédit les évènements du futur aura terriblement menti sur Allah, car Allah dit : {( Dis : « Aucun de ceux qui peuplent les Cieux et la Terre ne connaît le mystère de l'Univers en dehors d'Allah. »)} [Coran : 27/65]." »

La nuit de mon voyage nocturne, je suis passé devant la Haute Assemblée, et Jibrîl (sur lui la paix) était tel un vêtement usé à cause de sa crainte d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur.

Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La nuit de mon voyage nocturne, je suis passé devant la Haute Assemblée, et Jibrîl (sur lui la paix) était tel un vêtement usé à cause de sa crainte d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur. »

Comment pourrais-je me réjouir alors que le souffleur a certes collé la trompe à sa bouche, plissé le front et prêté l'oreille en attendant qu'on lui ordonne de souffler, et alors il soufflera ?

Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Comment pourrais-je me réjouir alors que le souffleur a certes collé la trompe à sa bouche, plissé le front et prêté l'oreille en attendant qu'on lui ordonne de souffler, et alors il soufflera ? - Les musulmans ont alors demandé : Que doit-on dire, ô Messager d'Allah ? - Il répondit : Dites : Allah nous suffit ! Et quel bon Garant. Nous avons placé notre confiance en Allah, notre Seigneur ! " Il se peut que Sufyân ait dit : " C'est en Allah que nous avons mis notre confiance. " »

Il m'a été permis de parler de l'un des Anges d'Allah parmi les porteurs du Trône. La distance entre le lobe de son oreille et son épaule est équivalente à [un parcours de] sept cents ans.

Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il m'a été permis de parler de l'un des Anges d'Allah parmi les porteurs du Trône. La distance entre le lobe de son oreille et son épaule est équivalente à [un parcours de] sept cents ans. »

Ne devrais-je pas éprouver de la pudeur à l'égard d'un homme devant qui les Anges ressentent de la pudeur ?

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était allongé chez moi, les cuisses ou les jambes découvertes. Abû Bakr demanda la permission d'entrer, il la lui accorda, resta dans cet état et conversa avec lui. Ensuite, 'Umar demanda la permission d'entrer, il la lui accorda, resta dans cet état et conversa avec lui. Puis, 'Uthmân sollicita de lui l'autorisation d'entrer. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s'assit, ajusta ses vêtements - Muḥammad précise : " Je ne dis pas que cela s'est produit le même jour ! " - Alors, 'Uthmân entra et il conversa avec lui. Lorsqu'il sortit, ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) dit : " Abû Bakr est entré sans que tu ne bouges ou te soucies de lui. Ensuite, 'Umar est entré sans que tu ne bouges ou te soucies de lui. Puis, 'Uthmân est entré, alors tu t'es assis et tu as ajusté tes vêtements. - Il répondit : Ne devrais-je pas éprouver de la pudeur à l'égard d'un homme devant qui les Anges ressentent de la pudeur ? " »

Certes, votre compagnon Ḥanẓalah est lavé par les Anges. Questionnez-donc sa compagne !

Abdullah ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Lorsque les gens ont été mis en déroute et se sont réfugiés vers le côté d'une montagne de Médine, puis qu'ils sont revenus se placer autour du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), Ḥanẓalah ibn Abî 'Âmir et Abû Sufiân ibn Ḥarb se rencontrèrent et s'affrontèrent ; mais alors que Ḥanẓalah prenait le dessus sur Abû Sufiân, Shaddâd ibn Al-Aswad s'en aperçut, se jeta sur Ḥanẓalah et le frappa de son épée jusqu'à le tuer, alors que ce dernier était sur le point de tuer Abû Sufiân. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Certes, votre compagnon Ḥanẓalah est lavé par les Anges. Questionnez-donc sa compagne ! - Elle dit : Il est sorti en état d'impureté majeure après avoir entendu l'appel au combat. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : C'est pour cela que les Anges l'ont lavé ! " »

Une nuit, alors que Usayd ibn Ḥuḍayr récitait [le Coran] dans son clos de dattes, son cheval se mit à bondir. Il poursuivit la récitation et son cheval bondit à nouveau. Il continua et la bête fit un troisième bond. Usayd dit : " Craignant qu'il ne piétine Yaḥyâ, je me rendis auprès de lui. C'est alors que je vis une sorte de nuage au-dessus de ma tête et dans lequel il y avait comme des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce que je ne le vis plus..."

Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Une nuit, alors que Usayd ibn Ḥuḍayr récitait [le Coran] dans son clos de dattes, son cheval se mit à bondir. Il poursuivit la récitation et son cheval bondit à nouveau. Il continua et la bête fit un troisième bond. Usayd dit : " Craignant qu'il ne piétine Yaḥyâ, je me rendis auprès de lui. C'est alors que je vis une sorte de nuage au-dessus de ma tête et dans lequel il y avait comme des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce que je ne le vis plus. Le lendemain, je décidai d’aller raconter cela au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). J’ai alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Hier, au milieu de la nuit, pendant que je récitais dans mon clos [de dattes] mon cheval s’est mis à bondir. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " J’ai continué la récitation et il a de nouveau bondi. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " J’ai poursuivi la récitation et il a encore bondi une nouvelle fois." Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " Mais je me suis arrêté. Yaḥyâ se trouvait près du cheval et j'avais peur qu'il ne le piétine. J'aperçus alors une espèce de nuage dans lequel il y avait comme des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce que je ne le vis plus." Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) déclara alors : " Ce sont les Anges qui t'écoutaient. Si tu avais continué la récitation, au matin, les gens les auraient vus sans que ceux-ci ne se cachent d'eux. " »

C'est comme si je voyais encore la poussière brillante dans les rues [de la tribu] des Banî Ghanm soulevée par l'escorte de Jibrîl (sur lui la paix) lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se dirigea vers les Banî Qurayẓah.

Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « C'est comme si je voyais encore la poussière brillante dans les rues [de la tribu] des Banî Ghanm soulevée par l'escorte de Jibrîl (sur lui la paix) lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se dirigea vers les Banî Qurayẓah. »

Voici celui pour qui le Trône divin a tremblé ! Les portes du ciel lui ont été ouvertes et soixante-dix mille Anges ont pris part à ses funérailles ! Malgré cela, il a été étreint une fois [dans sa tombe] avant d'être relâché, ensuite il fut soulagé.

ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Voici celui pour qui le Trône divin a tremblé ! Les portes du ciel lui ont été ouvertes et soixante-dix mille Anges ont pris part à ses funérailles ! Malgré cela, il a été étreint une fois [dans sa tombe], ensuite il fut soulagé. " »

Nous étions auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en train de rassembler le Coran à partir des fragments sur lequels il était écrit lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Tûbâ ( Félicité ) pour le [territoire du] Châm ! "

Zayd ibn Thâbit (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous étions auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en train de rassembler le Coran à partir des fragments sur lequels il était écrit lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Tûbâ ( Félicité ) pour le [territoire du] Châm ! - Nous avons demandé : Et pourquoi cela, ô Messager d'Allah ? - Il a répondu : Parce que les Anges du Tout Miséricordieux ont étendu et rabattu leurs ailes sur ce territoire. " »

Lorsque surgit le disque solaire, retardez la prière [surérogatoire] jusqu'à ce que le soleil apparaisse complètement ! Et lorsque le disque solaire s'efface, différez la prière jusqu'à ce que le soleil disparaisse ! Et ne cherchez pas à prier lors du lever du soleil ni à son coucher ! En effet, il se dresse entre les deux cornes d'un démon ou du Diable (Satan).

ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque surgit le disque solaire, retardez la prière [surérogatoire] jusqu'à ce que le soleil apparaisse complètement ! Et lorsque le disque solaire s'efface, différez la prière jusqu'à ce que le soleil disparaisse ! Et ne cherchez pas à prier lors du lever du soleil ni à son coucher ! En effet, il se dresse entre les deux cornes d'un démon ou du Diable (Satan). »

Satan a certes peur de toi ô ‘Umar ! J’étais assis et elle jouait du tambourin ; puis Abû Bakr est entré et elle jouait du tambourin ; ensuite, ‘Alî est entré et elle jouait du tambourin, puis ‘Uthmân est entré et elle jouait du tambourin. Mais lorsque toi tu es entré, ô ‘Umar, elle a jeté le tambourin !

Buraydah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortit pour certaines de ses expéditions militaires ; lorsqu’il revint, une jeune servante noire vint à lui et lui dit : " Ô Messager d’Allah ! J’avais formulé comme vœu que si Allah te ramenait sain et sauf, je jouerai du tambourin (« Ad-Duff ») devant toi et que je chanterai ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Si tu en avais fait le vœu, alors joue pour moi. Sinon, ne le fait pas ! " Elle se mit alors à jouer du tambourin et, pendant qu’elle jouait, Abû Bakr entra. Ensuite, et toujours pendant qu’elle jouait, ce fut ‘Alî qui entra, puis ‘Uthmân entra alors qu’elle jouait encore. Enfin, ‘Umar entra. Là, elle jeta le tambourin sous son postérieur et s’assit sur lui ! Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Satan a certes peur de toi ô ‘Umar ! J’étais assis et elle jouait du tambourin ; puis Abû Bakr est entré et elle jouait du tambourin ; ensuite, ‘Alî est entré et elle jouait du tambourin, puis ‘Uthmân est entré et elle jouait du tambourin. Mais lorsque toi tu es entré, ô ‘Umar, elle a jeté le tambourin ! " »

Quelqu'un est venu m'inviter de la part des djinns, alors je suis parti avec lui et je leur ai récité le Coran.

Âmir a dit : « J’ai demandé à 'Alqamah : " Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) était-il présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la nuit des djinns ? - 'Alqamah répondit : J'ai moi-même questionné Ibn Mas'ûd : " L'un de vous était-il présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la nuit des djinns ? - Il répondit : Non, mais nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) une nuit quand nous le perdîmes de vue. Nous l’avons cherché dans les vallées et les défilés, puis nous nous sommes dit : " Il a été enlevé ou tué ! " Nous avons passé la pire nuit qu'un peuple puisse connaître. Au matin, il est revenu du côté de Ḥirâ`. Nous avons alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Nous t'avions perdu de vue et t'avons cherché, mais en vain ! Nous avons passé la pire nuit qu'un peuple puisse connaître ! - Il répondit : Quelqu'un est venu m'inviter de la part des djinns, alors je suis parti avec lui et je leur ai récité le Coran. " Il nous emmena et nous montra leurs traces ainsi que celles de leurs feux. En outre, ils lui avaient demandé des provisions. Il [leur] dit : " À vous chaque os qui vous tombera sous la main et sur lequel on aura prononcé le Nom d'Allah. Celui-ci sera aussitôt recouvert de chair. De même, chaque crottin sera la nourriture de vos bêtes. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors: " Ne les employez donc pas pour vous essuyer [après avoir fait vos besoins] ! En effet, ils sont la nourriture de vos frères [djinns]. " »

Certes, Iblîs pose son trône sur l'eau, puis envoie ses escadrons. Le plus proche de lui en position est celui qui cause le plus grand trouble.

Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Certes, Iblîs pose son trône sur l'eau, ensuite il envoie ses escadrons. Le plus proche de lui en position est celui qui cause le plus grand trouble. L'un d'eux se présente en disant : " J'ai fait ceci et cela. " Mais il lui répond : " Tu n'as rien fait ! " Puis, l'un d'eux vient et dit : " Je ne l'ai pas laissé jusqu'à le séparer de sa femme. " Iblîs le rapproche alors de lui et dit : " Que tu es excellent ! " » Al-A’mash a dit : « " ... et il l'étreint. " »

Un homme [de la tribu] des Banî Zurayq, du nom de Labîd ibn Al-A’ṣam, ensorcela le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) si bien que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'impression d'avoir fait quelque chose alors que ce n'était pas le cas.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme [de la tribu] des Banî Zurayq, du nom de Labîd ibn Al-A’ṣam, ensorcela le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) si bien que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'impression d'avoir fait une chose alors que ce n'était pas le cas. Il en fut ainsi jusqu'à un jour ou une nuit où il était chez moi. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) invoqua, encore et encore. Ensuite, il a dit : " Ô ʽÂ'ishah ! As-tu senti qu'Allah m'a répondu pour ce que je Lui ai demandé ? Deux hommes sont venus me voir. L'un s’est assis au niveau de ma tête et l'autre à mes pieds. L’un des deux demanda à son compagnon : " De quoi souffre l'homme ? - Il est ensorcelé, répondit l'autre. - Qui l'a ensorcelé ? - Labîd ibn Al-A’ṣam ! répliqua l'autre. - Avec quoi ? - L'autre répondit : Avec un peigne, des mèches de cheveux et une spathe séchée de palmier mâle. - Et où se trouve-t-il ? demanda le premier. - Dans le puits de Dharwân ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'y rendit avec certains de ses Compagnons, puis il déclara : " Ô ʽÂ'ishah ! Certes, son eau était semblable à une infusion de henné ou comme si les têtes de ses palmiers étaient semblables à des têtes de démons ! " J’ai dit : " Ô Messager d'Allah ! Que ne l'as-tu pas brûlé ?- Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Allah m'en a guéri et j'ai répugné susciter un mal parmi les gens. " Il ordonna donc de l'enterrer. »

Abû Jumu'ah Al-Anṣârî est venu à nous et a dit : " Nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et Mu'âdh ibn Jabal était la dixième des dix [personnes présentes avec nous], nous avons alors demandé : Ô Messager d'Allah ! Y a-t-il quelqu'un qui aura une récompense plus immense que la nôtre ?

Ibn Jubayr relate : « Abû Jumu'ah Al-Anṣârî est venu à nous et a dit : " Nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et Mu'âdh ibn Jabal était la dixième des dix [personnes présentes avec nous], nous avons alors demandé : Ô Messager d'Allah ! Y a-t-il quelqu'un qui aura une récompense plus immense que la nôtre ? Nous avons cru en toi et nous t'avons suivi. - Il a répondu : Et qu'est-ce qui vous empêcherait de cela alors que le Messager d'Allah est parmi vous et que la Révélation descend à vous du ciel ? Plutôt, il y a des gens qui viendront après vous et à qui leur parviendra un Livre entre deux reliures, ils y croiront et œuvreront selon ce qu'il s'y trouve, ces gens-là auront une récompense plus immense que la vôtre ! »

Certes, vous marcherez tout l'après-midi, puis vous arriverez à un point d'eau, si Allah le veut, demain.

Abû Qatâdah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous fit un sermon et dit alors : " Certes, vous marcherez tout l'après-midi, puis vous arriverez à un point d'eau, si Allah le veut, demain. " Les gens se mirent donc en route, personne ne prêtant attention à l'autre. Abû Qatâdah continua : Alors que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avançait, la nuit tomba et je me trouvais à côté de lui. Il s'assoupit (sur lui la paix et le salut), pencha et faillit tomber de sa monture. Je vins lui servir d'appui, sans toutefois le réveiller, jusqu'à ce qu'il reprenne bien place sur sa monture. Il continua alors la marche jusqu'à ce qu'une grande partie de la nuit se soit écoulée et à nouveau il pencha et faillit tomber de sa monture. Je vins [encore] lui servir d'appui sans le réveiller jusqu'à ce qu'il reprenne bien place sur sa monture. Il poursuivit encore la route et dans les derniers instants de la nuit, il pencha beaucoup plus que les deux premières fois et fut sur le point de chuter. Encore une fois, je vins lui servir d'appui. Il leva la tête et demanda : " Qui est-ce ? - Abû Qatâdah ! répondis-je. - Et depuis quand poursuis-tu la marche en m'aidant de la sorte ? - Je n’ai pas cessé de marcher ainsi durant toute la nuit, répondis-je. - Il dit alors : Qu'Allah te garde comme tu as gardé Son Prophète ! " Puis, il demanda : " Crois-tu que nous soyons hors de vue des gens ? " Ensuite, il poursuivit : " Vois-tu quelqu'un ? - Je répondis : Voici un cavalier ! " Puis, j’ai dit : " En voilà un autre ! " Nous nous réunîmes jusqu'à être au nombre de sept cavaliers. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écarta alors de la route, posa sa tête et dit : " Veillez à ce que nous accomplissions notre prière ! " Le premier à se réveiller fut le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui avait le soleil dans le dos. Nous nous réveillâmes en sursaut et il nous enjoignit : " En selle ! " Alors nous montâmes et reprîmes la marche jusqu'à ce que le soleil fût bien haut. Puis, il descendit et réclama le récipient pour les ablutions que j'avais avec moi, celui-ci contenait un peu d'eau. Il a alors accompli ses ablutions autrement qu’à l’accoutumée en laissant un peu d’eau. Ensuite, il a dit à Abû Qatâdah : " Garde ton récipient qui sert aux ablutions ! Il fera l'objet d'un signe. " Ensuite, Bilâl fit l'appel à la prière [du matin comme il le faisait quotidiennement]. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria deux unités de prière puis il fit la prière du matin en faisant ce qu’il a l’habitude de faire chaque jour. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) monta alors en selle et nous montâmes aussi avec lui. Certains se mirent alors à chuchoter à d'autres : " Quelle est l'expiation pour notre négligence vis-à-vis de notre prière ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : " N'avez-vous pas en moi un modèle à suivre ? " Puis, il poursuivit : " En fait, il n'y a aucune négligence dans le sommeil. La négligence concerne celui qui n'accomplit pas la prière jusqu'à ce que l'heure de la suivante arrive. Quiconque est dans ce cas, qu'il accomplisse la prière dès qu'il s'en rend compte ! Et si c’est le lendemain, qu'il l'accomplisse alors à son heure ! " Puis, il demanda : " Que croyez-vous que les gens ont fait ? " Ensuite, il a dit : " Au matin, les gens n'ont pas trouvé leur Prophète. Abû Bakr et 'Umar ont dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est derrière vous et il n'est point tel à vous laisser derrière lui. " Mais certains ont soutenu : " [Plutôt] Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est devant vous. " Or, s'ils obéissent à Abû Bakr et à 'Umar, ils seront bien guidés." Le narrateur a dit : " Nous rejoignîmes le groupe au milieu de la journée à l'heure où tout était chaud, tandis qu'ils disaient : " Ô Messager d'Allah ! Nous allons périr, nous avons soif ! - Mais, il déclara : Aucune perte pour vous ! " Puis, il a dit : " Apportez-moi mon bol ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) réclama alors le récipient des ablutions, il se mit à verser de l'eau alors qu'Abû Qatadâh leur donnait à boire. Dès que les gens virent de l'eau dans le récipient, ils s'y précipitèrent. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Comportez-vous bien ! Chacun de vous sera désaltéré ! " Le narrateur a dit : " Ils agirent donc de la sorte. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) versait de l'eau et je leur donnais à boire jusqu'à ce qu'il ne restât que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et moi. Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) versa de l'eau et me dit : " Bois ! - Je ne boirai pas tant que tu n'auras pas bu, ô Messager d'Allah ! Dis-je. - Il reprit : Quiconque sert à boire aux gens est le dernier d'entre eux à boire ! - Je bus alors, puis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) but. Ensuite, les gens atteignirent le point d'eau, en forme et désaltérés. " Le narrateur a dit : 'Abdullah ibn Rabâḥ a dit : " Je racontais ce hadith dans la grande mosquée [de Kufa] quand 'Imrân ibn Ḥusayn intervint : " Fais attention à ce que tu racontes, ô jeune homme ! Car j'étais l'un des cavaliers lors de cette nuit. -Je déclarai : Tu es donc mieux informé sur le hadith. - Il demanda : De quel peuple es-tu ? - Je répondis : Des Anṣâr ! - Il répliqua : Raconte ! Car vous êtes les mieux informés de vos récits. " Et je continuai la narration aux gens. 'Imrân dit alors : " J'étais présent cette nuit-là, mais je ne pensais pas que quelqu'un mémoriserait cet événement comme tu l'as fait ! " »

Certes, durant cette prière, aucune parole humaine ne convient ; elle n'est que glorification, proclamation de la grandeur d'Allah, et récitation du Coran !

Mu'âwiyah ibn Al-Ḥakam As-Sulamî (qu'Allah l'agrée) relate : « Tandis que je priais avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), un des fidèles éternua. Je dis alors : " Qu'Allah te fasse miséricorde ! " Les gens me lancèrent des regards et je m'exclamai : " Que ma mère me perde ! Qu'avez-vous à me regarder ? " Ils se mirent alors à frapper des mains sur leurs cuisses. Je compris qu'ils voulaient me faire taire et je me tus. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) acheva la prière. Que mes père et mère soient sacrifiés pour lui ! Je n'avais jamais vu d'instructeur, avant ou après lui, donner de meilleur enseignement. Par Allah ! Il ne réprimanda point, ni ne me frappa, ni ne m'insulta. Il dit : " Certes, durant cette prière, aucune parole humaine ne convient ; elle n'est que glorification, proclamation de la grandeur d'Allah, et récitation du Coran ! " ou comme a dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je dis : " Ô Messager d'Allah ! J'étais, il y a peu encore, dans des comportements, coutumes et croyances d'avant l'Islam (« Al-jâhiliyah »), puis Allah a apporté l'Islam. Et parmi nous, il y a des hommes qui vont chez les devins. - Il répondit : Ne vas pas chez eux ! - Parmi nous, il y a des hommes qui consultent les augures. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) continua : C'est quelque chose qu'ils trouvent dans leurs poitrines, que cela ne les empêche point d'agir ! "- Ibn Aṣ-Ṣabâḥ dit : "...que cela ne vous empêche point d'agir ! " Je dis : " Parmi nous, il y a des hommes qui lisent les lignes. - Il répliqua : Il y avait un Prophète qui lisait les lignes. Ainsi, si cela coïncide avec sa manière de faire, alors oui ! - Il dit : J'avais une esclave qui faisait paître des moutons à moi du côté d'Uḥud et de Al-Jawâniyah. Un jour, j’inspectais et m’aperçus qu’un loup était parti avec une brebis de son troupeau. Je ne suis après tout qu'un fils d'Adam qui se met en colère comme tout homme. Alors, je la giflai. J'allai trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui me blâma pour cela. Je demandai : " Ô Messager d'Allah ! Dois-je l'affranchir ? - Il répondit : Amène-la-moi ! - Je la lui amenai et il lui demanda : Où est Allah ? - Au-dessus du ciel ! répondit-elle. - Qui suis-je? poursuivit-il. - Tu es le Messager d'Allah ! dit-elle. - Il dit : Libère-la ! Car elle est croyante ! " »

Certes, ce que je crains pour vous est un homme qui a appris le Coran, au point que la beauté de celui-ci apparaisse sur sa personne, et a été un soutien à l'Islam puis qui, par la suite, a changé selon ce qu'Allah a voulu. Il s'est alors dépouillé [de son Islam], il l'a jeté [le Coran] derrière son dos et s'en est pris physiquement à son voisin en l'accusant de polythéisme.

Ḥudhayfah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Certes, ce que je crains pour vous est un homme qui a appris le Coran, au point que la beauté de celui-ci apparaisse sur sa personne, et a été un soutien à l'Islam puis qui, par la suite, a changé selon ce qu'Allah a voulu. Il s'est alors dépouillé [de son Islam], il l'a jeté [le Coran] derrière son dos et s'en est pris physiquement à son voisin en l'accusant de polythéisme. " » Il a dit : « J'ai demandé : " Ô Prophète d'Allah ! Lequel des deux est le plus à même d'être tombé dans le polythéisme : l'accusé ou l'accusateur ? - Il a répondu : Plutôt l'accusateur ! " »

Un homme demanda : " Ô Messager d'Allah ! Adam était-il un Prophète ? - Il répondit : Oui ! - L'homme continua : Combien y'a-t-il eu entre lui et Noé ? - Il répondit : Dix siècles ! - Il poursuivit : Combien y'a-t-il eu entre Noé et Abraham ? - Il répondit : Dix siècles ! - Il termina : Ô Messager d'Allah ! Combien y'a-t-il eu de Messagers ? - Il répondit : Trois-cent-quinze ! "

Abû Umâmah Al-Bâhilî (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme demanda : " Ô Messager d'Allah ! Adam était-il un Prophète ? - Il répondit : Oui ! - L'homme continua : Combien y'a-t-il eu entre lui et Noé ? - Il répondit : Dix siècles ! - Il poursuivit : Combien y'a-t-il eu entre Noé et Abraham ? - Il répondit : Dix siècles ! - Il termina : Ô Messager d'Allah ! Combien y'a-t-il eu de Messagers ? - Il répondit : Trois-cent-quinze ! " »

Certes, Allah a élu Kinânah parmi les fils d'Ismâ'îl, ensuite Il a élu Quraysh parmi Kinânah, puis Il a élu Banî Hâshim parmi Quraysh, enfin Il m'a élu parmi Bani Hâshim. Je suis donc le maître des fils d'Adam, et cela sans aucune vanité. Je serai le premier pour qui la Terre se fendra, le premier intercesseur et le premier à qui on permettra d'intercéder.

Wâthilah ibn Al-Asqa' (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Certes, Allah a élu Kinânah parmi les fils d'Ismâ'îl, ensuite Il a élu Quraysh parmi Kinânah, puis Il a élu Banî Hâshim parmi Quraysh, enfin Il m'a élu parmi Bani Hâshim. Je suis donc le maître des fils d'Adam, et cela sans aucune vanité. Je serai le premier pour qui la Terre se fendra, le premier intercesseur et le premier à qui on permettra d'intercéder. "

J'ai cinq noms : Je suis Muḥammad, Aḥmad, Al-Mâḥî, celui par qui Allah efface la mécréance, je suis Al-Ḥâshir, celui après qui les gens seront ressuscités, et je suis Al-'Âqib.

Jubayr ibn Muṭ'im (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " J'ai cinq noms : Je suis Muḥammad, Aḥmad, Al-Mâḥî, celui par qui Allah efface la mécréance, je suis Al-Ḥâshir, celui après qui les gens seront ressuscités, et je suis Al-'Âqib. " »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous a lui-même cité ses noms dont nous avons retenu certains, notamment il a dit : " Je suis Muḥammad, Aḥmad, Al-Muqaffî, Al-Ḥâshir et le Prophète de la miséricorde."

D'après Abû Mûsâ (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous a lui-même cité ses noms dont nous avons retenu certains, notamment il a dit : " Je suis Muḥammad, Aḥmad, Al-Muqaffî, Al-Ḥâshir et le Prophète de la miséricorde." Yazîd a dit : " Et le Prophète du repentir, et le Prophète du combat. " »

Lorsque l'un d'entre vous se tient debout en prière, il est en conversation avec son Seigneur - ou : son Seigneur est entre lui et la Qiblah - Ainsi, qu'il ne crache pas devant lui, mais plutôt à sa gauche ou à ses pieds.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) aperçut des glaires sur le mur de la mosquée du côté de la Qiblah. Il en fut navré au point qu'on le remarqua sur son visage. Il alla le frotter avec sa main et dit : « Lorsque l'un d'entre vous se tient debout en prière, il est en conversation avec son Seigneur - ou : son Seigneur est entre lui et la Qiblah - Ainsi, qu'il ne crache pas devant lui, mais plutôt à sa gauche ou à ses pieds. » Puis, il prit un bout de son vêtement, cracha dessus, frotta ensuite une partie de celui-ci contre une autre et dit : « ou qu'il agisse ainsi ! »

Ce sont des gens qui, lorsqu’un serviteur vertueux ou un homme vertueux mourrait parmi eux, alors ils construisaient un lieu de culte sur sa tombe

D'après 'Aïcha, la mère des croyants (qu’Allah l’agrée) : Oum Salamah (qu’Allah l’agrée) mentionna au Messager d’Allah ﷺ une église qu’elle avait vue en Abyssinie qu'on appelait : « Mâriah ». Elle lui mentionna les images qu’elle avait vues à l’intérieur. Alors, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce sont des gens qui, lorsqu’un serviteur vertueux ou un homme vertueux mourrait parmi eux, alors ils construisaient un lieu de culte sur sa tombe et y représentaient ces images. Ces gens sont les pires des créatures auprès d’Allah ! »

Il ne m'a pas été ordonné d'orner et d'élever les mosquées.

Abdallah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il ne m'a pas été ordonné d'orner et d'élever les mosquées. » Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Vous allez certes les orner et les élever, tout comme les juifs et les chrétiens l'ont fait avec leurs lieux de culte. »

Ô Abâ Ḥidhyam ! Que me vaut ta venue ?

Ḥanẓalah ibn Ḥidhyam relate que son grand-père Ḥanîfah a dit à Ḥidhyam : « Réunis-moi mes enfants car je veux leur faire une recommandation [testamentaire] ! » Il les a alors réunis et a dit : « Ma première recommandation [testamentaire] est pour cet orphelin-là qui est sous ma protection à qui je laisse cent chameaux que nous avions l’habitude d’appeler dans la période préislamique : "Al-Muṭayyibah" ». Alors, Ḥidhyam a dit : « Ô mon cher père ! J’ai entendu tes fils dire : "Nous nous arrêtons à cela devant notre père mais, lorsqu’il mourra, nous reviendrons dessus !" » Il a dit : « Entre vous et moi, il y a le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! » Ḥidhyam dit : « Nous sommes satisfaits de cela ! » Ḥidhyam, Ḥanîfah et Ḥanẓalah ainsi qu’un jeune garçon qui se tenait derrière Ḥidhyam sur sa monture décidèrent alors de porter cette affaire [devant le Messager d’Allah]. Lorsqu’ils arrivèrent auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), ils le saluèrent et le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô, Abâ Ḥidhyam ! Que me vaut ta venue ? - Il répondit : Cela ! Et il frappa de sa main la cuisse de Ḥidhyam. Il a alors dit : Certes, j’ai craint que la vieillesse ou la mort ne me vienne à l’improviste alors j’ai souhaité faire mon testament et j’ai dit : "Ma première recommandation [testamentaire] est pour cet orphelin-là qui est sous ma protection à qui je laisse cent chameaux que nous avions l’habitude d’appeler dans la période préislamique : 'Al-Muṭayyibah'" » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit alors en colère au point que nous vîmes la colère sur son visage. Il était assis, alors il décida de se tenir sur ses genoux et il a dit : « Non ! Non ! Non !… L’aumône correspond à cinq, dix, quinze, vingt, vingt-cinq, trente, ou trente-cinq [chameaux], et s’il y en a plus, à quarante ! » Alors ils le laissèrent. L’orphelin avait un bâton avec lui à l'aide duquel il frappait les chameaux, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’il est immense ce gourdin pour un orphelin ! » Ḥanẓalah a dit : Alors, [mon père] me rapprocha du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui dit : « J’ai de grands enfants qui ont la barbe et d’autres plus petits que cela. Quant à celui-ci, c’est le plus petit d’entre eux. Invoque Allah en sa faveur ! » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) caressa sa tête et dit : « Qu’Allah te le bénisse ! » ou : « Puisse-t-il t’être béni ! » Dhayyâl a dit : « J’ai vu Ḥanẓalah, lorsqu’on lui amenait quelqu’un qui avait la tête enflée ou une bête qui avait les mamelles gonflées, qui crachait dans ses mains et disait : "Au nom d’Allah !" Puis, il posait sa main sur la tête de la personne et il invoquait à l’endroit où le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait posé sa paume, puis il l’essuyait. » Dhayyâl a dit : « Alors, l’enflure, le gonflement disparaissait. »

Moïse était un homme timide et pudique ; du fait de sa pudeur, on ne voyait rien apparaître de sa peau. Certains parmi les fils d’Israël décidèrent de lui causer du tort.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Moïse était un homme timide et pudique, du fait de sa pudeur, on ne voyait rien apparaître de sa peau. Certains parmi les fils d’Israël décidèrent de lui causer du tort et prétendirent donc : "Il ne se couvre de cette manière qu’en raison d’une maladie de peau ! Soit la lèpre, soit une hernie scrotale, soit une autre tare." Allah voulut alors innocenter Moïse de ce qu’ils avaient dit à son encontre. Un jour, Moïse s’isola ; il enleva ses vêtements, les posa sur une pierre et se lava ensuite. Quand il eut terminé, il s’avança en direction de ses vêtements afin de les prendre mais le rocher se déplaça avec son habit. Moïse prit alors son bâton et appela la pierre en disant : "Mon habit, ô pierre ! Mon habit, ô pierre !" Il continua ainsi jusqu’à arriver devant des notables des fils d’Israël qui le virent alors tout nu, le plus bel être créé par Allah. Allah l’innocenta ainsi de ce qu’ils avaient dit. La pierre s’arrêta, Moïse prit alors son habit, s’habilla et se mit à la frapper avec son bâton. Par Allah ! La pierre garda les traces des coups de bâton, trois, quatre ou cinq coups ! Et c'est là Sa parole, Exalté soit-Il : { Ô vous qui avez cru ! Ne soyez pas comme ceux qui ont offensé Moïse. Allah l’a innocenté de ce qu’ils avaient dit et il était honorable auprès d’Allah. } [Coran : 33/69].

Jésus fils de Marie (sur lui la paix) vit un homme voler, il lui demanda alors : "As-tu volé ? - L'homme répondit : Ô que non ! Par Allah ! Celui en dehors Duquel il n'est de divinité [digne d'adoration] ! - Jésus a dit : Je crois en Allah et mes yeux ont menti !

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Jésus fils de Marie (sur lui la paix) vit un homme voler, il lui demanda alors : "As-tu volé ? - L'homme répondit : Ô que non ! Par Allah ! Celui en dehors Duquel il n'est de divinité [digne d'adoration] ! - Jésus a dit : Je crois en Allah et mes yeux ont menti !" »

Il n'est pas un nouveau-né parmi les fils d'Adam sans que Satan ne le touche au moment où il est mis au monde. Suite à ce toucher de Satan, il se met alors à crier. Les seules exceptions furent Marie et son fils.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Il n'est pas un nouveau-né parmi les fils d'Adam sans que Satan ne le touche au moment où il est mis au monde. Suite à ce toucher de Satan, il se met alors à crier. Les seules exceptions furent Marie et son fils. » Ensuite, Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : { Et certes, je la place sous Ta protection ainsi que sa descendance contre Satan le banni. }

Certes, Allah a mis la vérité sur la langue de 'Umar et dans son cœur !

Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah a mis la vérité sur la langue de 'Umar et dans son cœur ! » Et Ibn 'Umar a dit : « Il n'est pas une affaire qui se soit présentée aux gens, et au sujet de laquelle ils se soient exprimés, ainsi que 'Umar, sans que le Coran ne soit ensuite révélé dans le sens de ce que 'Umar avait dit. »

Regardez celui-là ! Il me pose une question au sujet de celui qui tue un moustique, alors qu’ils ont tué les petits-enfants du Prophète (sur lui la paix et le salut) ! Et j’ai entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire à leur sujet : 'Ils sont tous deux mes fleurs parfumées dans cette vie d’ici-bas !'

Ibn Abî Na’m à dit : « J’étais présent aux côtés d’Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père), lorsqu’un homme le questionna à propos des moustiques et [du fait] de les tuer. Il lui dit : "D’où viens-tu ? - Il répondit : D’Irak. - Il dit alors : Regardez celui-là ! Il me pose une question au sujet de celui qui tue un moustique, alors qu’ils ont tué les petits-enfants du Prophète (sur lui la paix et le salut) ! Et j’ai entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire à leur sujet : 'Ils sont tous deux mes fleurs parfumées dans cette vie d’ici-bas !'" »

Ô Allah ! Certes, je l’aime ! Aime-le, et aime ceux qui l’aiment !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « J’étais avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dans l'un des marchés de Médine. Il s’en alla et je m’en allai également. Il dit : "Où est bébé ?", trois fois. Puis : "Appelle Al-Ḥassan ibn ‘Alî !" Alors, Al-Ḥassan ibn ‘Alî se leva, il avait un collier autour du cou. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) fit ainsi avec ses mains et Al-Ḥassan fit de même. Il le serra contre lui et dit : "Ô Allah ! Certes, je l’aime ! Aime-le, et aime ceux qui l’aiment !" » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) dit : « Dès lors, personne ne m'était plus cher qu’Al-Ḥassan ibn ‘Alî, après que le Messager d’Allah ait dit ce qu’il avait dit ! »

Ce jour-là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) fit sortir Al-Ḥassan. Il monta avec lui sur le minbar et dit : "Mon fils que voici est un maître ! Et Allah réconciliera certainement, par son intermédiaire, deux groupes de ma communauté !"

Abû Bakrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Ce jour-là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) fit sortir Al-Ḥassan. Il monta avec lui sur le minbar et dit : "Mon fils que voici est un maître ! Et Allah réconciliera certainement, par son intermédiaire, deux groupes de ma communauté !" »

"Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui seront les meilleurs envers ma famille après moi." Ainsi, 'Abdurraḥmân ibn ʽAwf vendit un verger pour quatre cent mille et les distribua aux épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut).

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui seront les meilleurs envers ma famille après moi." Ainsi, 'Abdurraḥmân ibn ʽAwf vendit un verger pour quatre cent mille et les distribua aux épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut). »

"Ô ʽÂ'ish ! Voici Jibrîl qui te transmet le salut !" Alors, j'ai dit : "Et sur lui la paix et la miséricorde d'Allah ainsi que Ses bénédictions ! Tu vois ce que je ne vois pas."

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un jour, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Ô ʽÂ'ish ! Voici Jibrîl qui te transmet le salut !" Alors, j'ai dit : "Et sur lui la paix et la miséricorde d'Allah ainsi que Ses bénédictions ! Tu vois ce que je ne vois pas." » Elle signifiait par-là le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).

Beaucoup d’hommes ont atteint la complétude, mais parmi les femmes seules Âssiah, la femme de Pharaon, et Marie, la fille de 'Imrân l’ont atteinte. Et le mérite de ʽÂ'ishah par rapport aux autres femmes est comme le mérite du " tharîd " par rapport au reste des autres mets.

Abû Mûsâ (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Beaucoup d’hommes ont atteint la complétude, mais parmi les femmes seules Âssiah, la femme de Pharaon, et Marie, la fille de 'Imrân l’ont atteinte. Et le mérite de ʽÂ'ishah par rapport aux autres femmes est comme le mérite du " tharîd " par rapport au reste des autres mets. »

Le jour de Uḥud, le Prophète (sur lui la paix et le salut) portait deux cottes de mailles. Lorsqu’il se dressa vers le rocher, il ne put le surmonter. Il fit donc asseoir Ṭalḥah en-dessous de lui et monta jusqu’à se tenir sur le rocher. J’ai alors entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Ṭalḥah a gagné !" »

Az-Zubayr ibn Al-‘Awwâm (qu’Allah l’agrée) relate : « Le jour de Uḥud, le Prophète (sur lui la paix et le salut) portait deux cottes de mailles. Lorsqu’il se dressa vers le rocher, il ne put le surmonter. Il fit donc asseoir Ṭalḥah en-dessous de lui et monta jusqu’à se tenir sur le rocher. J’ai alors entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Ṭalḥah a gagné !" »

Je n'ai jamais entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire qu'il sacrifierait père et mère pour quelqu'un d'autre que pour Sa'd. Je l'ai entendu lui dire : "Tire ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi !"

Alî (qu'Allah l'agrée) relate : « Je n'ai jamais entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire qu'il sacrifierait père et mère pour quelqu'un d'autre que pour Sa'd. Je l'ai entendu lui dire : "Tire ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi !" »

Ce qu'il adviendra de vous après moi est une chose qui me préoccupe ; aussi, seuls les patients patienteront vis-à-vis de vous.

[Abû Salamah, le fils de 'Abdurraḥmân ibn 'Awf (qu'Allah les agrée) relate que] ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) disait : « Ce qu'il adviendra de vous après moi est une chose qui me préoccupe ; aussi, seuls les patients patienteront vis-à-vis de vous ! ». Il dit : « ʽÂ’ishah dit ensuite : "Qu'Allah abreuve donc ton père de Salsabîl au Paradis !" » - elle parlait de 'Abdurraḥmân ibn 'Awf, qui s'était occupé des épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) en leur donnant un bien, dont on dit qu'il fut vendu pour quarante mille.

Lorsqu'Allah veut du bien pour un serviteur, Il l’utilise avant sa mort.

Umar Al-Jam'î (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu'Allah veut du bien pour un serviteur, Il l’utilise avant sa mort. » Un homme parmi les personnes présentes lui demanda : « Que signifie son utilisation ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, le guide vers l'accomplissement d'une bonne œuvre avant sa mort, puis Il saisit son âme alors qu'il l'effectue. »

Elles ont dit vrai ! Ils subissent un supplice que seuls les animaux entendent !

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Deux vieilles femmes juives de Médine entrèrent chez moi et dirent : "Certes, les occupants des tombes sont châtiés dans leurs tombes !" Je les démentis et ne jugeai pas bon de les croire. Elles sortirent et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra, je lui dis alors : "Ô Messager d’Allah ! Deux vieilles juives de Médine sont entrées chez moi et ont prétendu que les occupants des tombes sont châtiés dans leurs tombes ! - Il répliqua : Elles ont dit vrai ! Ils subissent un supplice que seuls les animaux entendent !" Après cela, jamais plus je ne le vis en prière sans qu’il demande protection contre les supplices de la tombe. »

Il m'a été révélé que vous subirez dans vos tombes une épreuve proche de celle de l'antéchrist !

Asmâ' bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se leva et parla de l'épreuve que l'homme subit dans sa tombe. Quand il en parla, les musulmans crièrent et cela m’empêcha de comprendre ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) disait. Quand leurs voix se calmèrent, je demandai à un homme qui était près de moi : "Dis ! Qu'Allah te bénisse ! Qu'a dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), vers la fin ? - Il dit : Il m'a été révélé que vous subirez dans vos tombes une épreuve proche de celle de l'antéchrist !" »

Certes, cette communauté est éprouvée dans la tombe. Si ce n'était la crainte que vous [refusiez ensuite de vous enterrer] les uns les autres, j'aurai invoqué Allah pour qu'Il vous fasse entendre une partie du supplice de la tombe comme je l'entends.

Abu Sa'îd dit : « Je ne l'ai pas entendu directement du Prophète (sur lui la paix et le salut) mais c'est Zayd ibn Thâbit qui me le rapporte : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était dans une palmeraie des Banî An-Najjâr, sur une mule lui appartenant et en notre compagnie, sa monture fit un écart et faillit le projeter à terre. En fait, il y avait là six, cinq, ou quatre tombes - Il dit : "C'est ainsi que disait Al-Jurayrî." - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Qui connaît les habitants de ces tombes ? - Moi ! dit un homme. - Quand sont-ils morts ? demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ils sont morts durant l'ère polythéiste, répondit l'homme. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) déclara : Certes, cette communauté est éprouvée dans la tombe. Si ce n'était la crainte que vous [refusiez ensuite de vous enterrer] les uns les autres, j'aurai invoqué Allah afin qu'Il vous fasse entendre une partie du supplice de la tombe comme je l'entends." Puis, il tourna son visage vers nous et dit : "Cherchez protection auprès d'Allah contre le châtiment de l'Enfer ! - Ils dirent alors : Nous cherchons protection auprès d'Allah contre le châtiment de l'Enfer ! - Il enjoignit : Cherchez protection auprès d'Allah contre le supplice de la tombe ! - Ils dirent : Nous cherchons protection auprès d'Allah contre le supplice de la tombe ! - Il ordonna : Cherchez protection auprès d'Allah contre les troubles, qu'ils soient apparents ou cachés ! - Ils dirent : Nous cherchons protection auprès d'Allah contre les troubles, qu'ils soient apparents ou cachés ! - Il ordonna : Cherchez protection auprès d'Allah contre l'épreuve du faux Messie ! - Ils dirent : Nous cherchons protection auprès d'Allah contre l'épreuve du faux Messie ! " »

Description d'une partie de la félicité dans la tombe et de son châtiment.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque le mort est enterré, deux Anges noirs aux yeux bleus viennent à lui. L’un d’eux s’appelle : "Munkar", et l’autre : "Nakîr". Ils demanderont : "Que disais-tu au sujet de cet homme ?" Le mort [musulman] dira ce qu’il disait : "Il est le serviteur d’Allah et Son Messager ! Je témoigne qu’il n’y a aucune divinité, digne d'adoration, en dehors d’Allah, et que Muḥammad est Son serviteur et Messager !" Alors, les deux Anges diront : "Nous savions très bien que tu disais cela !" Puis, on lui élargira sa tombe de soixante-dix coudées sur soixante-dix et on l’illuminera. Ensuite, on lui dira : "Dors ! - Il dira : Je veux retourner chez ma famille pour les prévenir ! - Ils lui répondront : Dors paisiblement comme un jeune marié qui n’est réveillé que par la plus aimée des personnes de sa famille !" Il restera ainsi jusqu’à ce qu’Allah le ressuscite de sa couche. Mais, s’il s’agit d’un hypocrite, il répondra : "J’ai entendu les gens dire une parole, alors j’ai dit de même ! Je ne sais pas ! - Les deux Anges diront : Nous savions très bien que tu disais cela ! - On dira alors à la Terre : Resserre-toi sur lui !" Elle se resserrera sur lui, et ses côtes s’enchevêtreront. Puis, il ne cessera d’être châtié dans sa tombe jusqu’à ce qu’Allah le ressuscite de sa couche. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) monta en haut de l’une des forteresses de Médine, puis dit : "Voyez-vous ce que je vois ? - Ils dirent : Non ! - Il dit : Je vois certes les lieux où les troubles se manifesteront parmi vous comme [on voit] les lieux où tombe la pluie !"

Usâmah ibn Zayd (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) monta en haut de l’une des forteresses de Médine, puis dit : "Voyez-vous ce que je vois ? - Ils dirent : Non ! - Il dit : Je vois certes les lieux où les troubles se manifesteront parmi vous comme [on voit] les lieux où tombe la pluie !" »

Compte six choses avant que ne survienne l’Heure

‘Awf ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Je vins auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) lors de la bataille de Tabûk alors qu’il était sous une tente faite de peau. Il me dit : "Compte six choses avant que ne survienne l’Heure : ma mort, puis la conquête de Jérusalem, puis la mort se répandra parmi vous comme la variole chez le mouton, puis une profusion d’argent, à tel point que l’homme recevant cent pièces d’or sera mécontent, puis une épreuve à laquelle aucune maison arabe n'échappera, puis une trêve entre vous et les Byzantins. Mais ils vous trahiront et vous attaqueront à la tête de quatre-vingt étendards, chaque étendard sera composé de douze mille hommes." »

Vers les derniers temps de ma communauté se trouvera un calife qui jettera l’argent à pleines mains et ne le comptera pas !

Abû Naḍrah relate : « Nous étions avec Jâbir ibn ‘AbdiLlah (qu’Allah l’agrée) lorsqu’il a dit : "Bientôt, les gens de l’Iraq ne recevront plus aucune mesure, ni aucune pièce d’argent ! - Nous demandâmes : Pourquoi cela ? - Il répondit : A cause des non-Arabes, qui les en priveront ! » Ensuite, il a dit : « Bientôt, les gens du Shâm ne recevront plus aucune pièce d’or, ni aucune mesure ! - Nous demandâmes : Pourquoi cela ? - Il répondit : A cause des Byzantins [ou des Romains] (« Ar-Rûm »). » Ensuite, il se tut un instant, puis dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Vers les derniers temps de ma communauté se trouvera un calife qui jettera l’argent à pleines mains et ne le comptera pas ! » Il a dit : « J’ai dit à Abû Naḍrah et Abû-l-‘Alâ‘ : "Pensez-vous qu’il s’agisse de ‘Umar ibn ‘Abd al-Azîz ? - Ils répondirent : Non !" »

Vous combattrez la Péninsule Arabique, et Allah vous accordera la victoire ; puis vous combattrez la Perse et Allah vous accordera la victoire ; ensuite, vous combattrez Byzance et Allah vous accordera la victoire ; enfin, vous combattrez le Faux-Messie et Allah vous accordera la victoire sur lui.

Nâfi’ ibn ‘Utbah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous étions avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lors d’une bataille, puis des gens venus de l’ouest, vêtus d’habits de laine, se présentèrent au Prophète (sur lui la paix et le salut) et se positionnèrent sur un monticule. Ils étaient debout et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était assis. Je me suis alors dit à moi-même : "Avance-toi vers eux, et mets-toi entre eux et lui, afin qu’ils ne l’assassinent pas !" Mais je me suis ravisé en me disant : "Peut-être, a-t-il une conversation confidentielle avec eux." Je me suis alors avancé vers eux et je me suis mis entre eux et lui. J’ai alors retenu quatre phrases, que je comptai avec [les doigts] de la main. Il (sur lui la paix et le salut) a dit : "Vous combattrez la Péninsule Arabique, et Allah vous accordera la victoire ; puis vous combattrez la Perse et Allah vous accordera la victoire ; ensuite, vous combattrez Byzance et Allah vous accordera la victoire ; enfin, vous combattrez le Faux-Messie et Allah vous accordera la victoire sur lui." » Il a dit : « Nâfi’ a dit : "Ô Jâbir ! Nous ne verrons sortir le Faux-Messie qu’après la conquête de Byzance !" »

Deux armées de ma communauté seront préservées de l'Enfer par Allah : Une armée qui combattra l'Inde, et une autre qui sera aux côtés de 'Issâ ibn Maryam (Jésus, le fils de Marie), que la paix soit sur eux deux.

Thawbân (qu'Allah l'agrée), l'esclave du Prophète (sur lui la paix et le salut), relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Deux armées de ma communauté seront préservées de l'Enfer par Allah : Une armée qui combattra l'Inde, et une autre qui sera aux côtés de 'Issâ ibn Maryam (Jésus, le fils de Marie), que la paix soit sur eux deux. »

L'Heure n'adviendra pas tant que vous n’aurez pas combattu les Turcs, aux petits yeux, aux visages rouges et aux nez écrasés. Leurs visages seront recouverts de boucliers - ou leurs visages ressembleront à des boucliers renforcés. Et l'Heure n'adviendra pas tant que vous n’aurez pas combattu des gens dont les sandales ne seront pas tannées.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'Heure n'adviendra pas tant que vous n’aurez pas combattu les Turcs, aux petits yeux, aux visages rouges et aux nez écrasés. Leurs visages seront recouverts de boucliers - ou leurs visages ressembleront à des boucliers renforcés. Et l'Heure n'adviendra pas tant que vous n’aurez pas combattu des gens dont les sandales ne seront pas tannées. »

L'Heure n'adviendra pas tant que vous n’aurez pas combattu les non-Arabes de Khûz et de Kirmân, les gens aux visages rouges, aux nez aplatis et aux petits yeux. Leurs visages sont tels des boucliers couverts de peau et leurs sandales sont en poils !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'Heure n'adviendra pas tant que vous n’aurez pas combattu les non-Arabes de Khûz et de Kirmân, les gens aux visages rouges, aux nez aplatis et aux petits yeux. Leurs visages sont tels des boucliers couverts de peau et leurs sandales sont en poils ! »

Sachez que tout mérite évoqué ou réclamé, datant de la période préislamique, au sujet de sang versé ou de biens est sous mes pieds, à l'exception de l'approvisionnement en eau des pèlerins et de la garde de la Maison sacrée.

ʽAbdullah ibn ʽAmr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a donné un sermon, le jour de la libération de La Mecque, et a dit : « Sachez que tout mérite évoqué ou réclamé, datant de la période préislamique, au sujet de sang versé ou de biens est sous mes pieds, à l'exception de l'approvisionnement en eau des pèlerins et de la garde de la Maison sacrée. » Puis, il a dit : « Le prix du sang pour l'homicide involontaire ressemblant à l'homicide volontaire, au moyen d'un fouet ou d'un bâton, est de cent chameaux dont quarante chamelles pleines [qui sont en gestation]. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a maudit les efféminés parmi les hommes et les masculinisés parmi les femmes, puis a dit : "Sortez-les de vos demeures !"

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a maudit les efféminés parmi les hommes et les masculinisés parmi les femmes, puis a dit : "Sortez-les de vos demeures !" » Il a dit : « Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a sorti untel et 'Umar a sorti untel ! »

Je me désavoue de tout musulman qui réside parmi les polythéistes !

Jarîr ibn 'AbdiLlah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya une expédition à Khath'am ; certains des gens [de cet endroit] cherchèrent à se protéger en se prosternant [indiquant ainsi qu'ils étaient musulmans], mais on s'empressa de les combattre [et de les tuer]. Cela parvint au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui ordonna alors de les indemniser de la moitié du prix du sang. Puis, il a dit : "Je me désavoue de tout musulman qui réside parmi les polythéistes ! - Ils ont dit : Ô Messager d'Allah ! De quelle manière ? - Il répondit : Qu’ils ne voient pas leurs feux respectifs ! " »

L'émigration ne cessera pas tant que seront combattus les mécréants.

ʽAbdullah ibn Waqdân As-Saʽdî (qu'Allah l'agrée) relate : J'ai rendu visite au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avec un groupe et chacun d'entre nous demandait concernant un besoin. J'étais le dernier d'entre eux à entrer auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et j'ai alors dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai laissé derrière moi des gens qui prétendent que l'émigration a cessé ! » - Il a dit : « L'émigration ne cessera pas tant que seront combattus les mécréants ! »

Repars ! Je ne chercherai jamais assistance auprès d'un polythéiste.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée), l’épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) est sorti en direction de Badr. Lorsqu’il fut à Ḥarrah Al-Wabarah, un homme dont on évoquait l’audace et la dureté le rejoignit. Les Compagnons du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se réjouirent lorsqu’ils le virent. Ainsi, lorsqu’il l’eut atteint, il a dit au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : "Je suis venu te suivre et combattre avec toi ! - Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a demandé : Crois-tu en Allah et en Son Messager ? - Il a répondu : Non. - Alors, il lui a dit : Repars ! Je ne chercherai jamais assistance auprès d’un polythéiste !" » Elle a dit : « Ensuite, il poursuivit [son chemin] jusqu’à ce que nous soyons arrivés à un arbre et l’homme l’a [de nouveau] rejoint. Il lui a alors dit la même chose que la première fois et le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a demandé la même chose que la première fois [et il reçut la même réponse], alors il lui a répété : "Repars ! Je ne chercherai jamais assistance auprès d’un polythéiste !" Alors, l’homme repartit et l’atteignit de nouveau à Al-Baydâ’. Il lui a alors demandé la même chose que la première fois : "Crois-tu en Allah et en Son Messager ? » - L’homme a répondu : Oui !" Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : "Mets-toi en route !" »

L'Islam a été bâti sur cinq piliers

D'après 'AbdaLlah ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous les deux) : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : " L'Islam a été bâti sur cinq piliers : l'attestation qu'il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah et que Muḥammad est le serviteur d'Allah et Son Messager, l'accomplissement de la prière, l'acquittement de l'aumône légale, le pèlerinage à la Demeure et le jeûne de Ramadan. "

Quiconque d'entre vous voit quelque chose de blâmable, qu’il le change de sa main ; s'il ne peut pas, alors avec sa langue ; et s'il ne peut pas, alors avec son cœur ; et c'est là le plus faible niveau de la foi !"

Aboû Sa'îd Al-Khoudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : "Quiconque d'entre vous voit quelque chose de blâmable, qu’il le change de sa main ; s'il ne peut pas, alors avec sa langue ; et s'il ne peut pas, alors avec son cœur ; et c'est là le plus faible niveau de la foi !" »

Quiconque aura été vertueux dans l'Islam ne sera pas châtié pour les œuvres qu'il aura accomplies avant l'Islam. Et quiconque aura mal agit dans l'Islam sera châtié pour les premières et pour les autres !"

Ibn Mas'oûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme demanda : "Ô Messager d'Allah ! Serons-nous châtiés pour les œuvres que nous avons accomplies avant l'Islam ? - Il répondit : Quiconque aura été vertueux dans l'Islam ne sera pas châtié pour les œuvres qu'il aura accomplies avant l'Islam. Et quiconque aura mal agit dans l'Islam sera châtié pour les premières et pour les autres !" »

As-tu vu si j'accompli les prières prescrites, que je jeûne Ramadân, que je déclare licite ce qui est licite, que je déclare illicite ce qui est illicite

Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme interrogea le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) et dit : "As-tu vu si j'accompli les prières prescrites, que je jeûne Ramadân, que je déclare licite ce qui est licite, que je déclare illicite ce qui est illicite et que je n'ajoute rien à cela, entrerais-je au Paradis ? - Il répondu (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) : Oui ! - L'homme a dit : Par Allah ! Je n'ajouterai rien à cela !" »

La purification est la moitié de la foi, "La louange revient à Allah" remplit la Balance, "Gloire et Pureté à Allah" et "La louange revient à Allah" remplissent - ou remplit - ce qu'il y a entre les cieux et la Terre

Aboû Mâlik Al-Ach'arî (qu'Allah l'agrée) relate que Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « La purification est la moitié de la foi, "La louange revient à Allah" remplit la Balance, "Gloire et Pureté à Allah" et "La louange revient à Allah" remplissent - ou remplit - ce qu'il y a entre les cieux et la Terre , la prière est une lumière, l’aumône est une preuve évidente, la patience est une clarté et le Coran est un argument pour ou contre toi. Tous les hommes se présentent au matin ; parmi eux, il y a celui qui vend sa propre personne et l'affranchit, et celui qui la conduit à sa perte. »

Le droit d'Allah sur les serviteurs est qu'ils L'adorent et qu'ils ne Lui associent rien, et le droit des serviteurs sur Allah est qu'Il ne châtie personne qui ne Lui associe rien

Mou'âdh (qu'Allah l'agrée) relate : « J'étais assis derrière le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) sur un âne appelé 'Oufayr. Il demanda alors : "Ô Mou'âdh ! Sais-tu quel est le droit d'Allah sur Ses serviteurs et quel est le droit des serviteurs sur Allah ? - J'ai dit : Allah et Son Messager savent mieux ! - Il a répondu : "Le droit d'Allah sur les serviteurs est qu'ils L'adorent et qu'ils ne Lui associent rien, et le droit des serviteurs sur Allah est qu'Il ne châtie personne qui ne Lui associe rien. - J'ai alors demandé : Ô Messager d'Allah ! Ne dois-je pas annoncer cette bonne nouvelle aux gens ? - Il a répondu : Ne leur annonce pas la bonne nouvelle afin qu'ils ne se reposent pas sur cela !" »

Quiconque meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis, et quiconque meurt en associant qui ou quoi que ce soit à Allah entrera en Enfer !"

Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme est venu au Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) et a demandé : "Ô Messager d'Allah ! Quelles sont les deux impératives ? - Il a alors répondu : "Quiconque meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis, et quiconque meurt en associant qui ou quoi que ce soit à Allah entrera en Enfer !" »

Savez vous ce qu'a dit votre Seigneur ? - Ils ont répondu : Allah et Son Messager savent mieux ! - Il dit alors : Allah a dit : 'Certains de Mes serviteurs sont arrivés au matin croyants en Moi, tandis que d'autres sont devenus mécréants !'

Zayd ibn Khâlid Al-Jouhanî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) nous a dirigés dans la prière de l'aube à Al-Houdaybiyah après une nuit pluvieuse. À la fin de la prière, il s'est tourné vers les gens et a dit : "Savez vous ce qu'a dit votre Seigneur ? - Ils ont répondu : Allah et Son Messager savent mieux ! - Il dit alors : Allah a dit : 'Certains de Mes serviteurs sont arrivés au matin croyants en Moi, tandis que d'autres sont devenus mécréants !' Quiconque a dit : 'Nous avons reçu la pluie par la Grâce d'Allah et Sa miséricorde !' a cru en Moi et a mécru aux astres ; et quiconque a dit : 'Nous avons reçu la pluie par la cause de telle et telle étoile !' a mécru en Moi et a cru aux astres !" »

Il arrive certes que nous trouvions en nous-mêmes ce que chacun d'entre nous considère trop grave pour en parler. - Il demanda : C'est vraiment ce que vous trouvez ? - Ils répondirent : Oui ! - Il dit alors : La voilà la foi manifeste !"

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Des personnes parmi les Compagnons du Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) sont venues à lui et l'ont interrogé : "Il arrive certes que nous trouvions en nous-mêmes ce que chacun d'entre nous considère trop grave pour en parler. - Il demanda : C'est vraiment ce que vous trouvez ? - Ils répondirent : Oui ! - Il dit alors : La voilà la foi manifeste !" »

Al-Ḥamdou liLlâh ! (La Louange revient à Allah) qui a renvoyé sa ruse à l'état d'une simple insufflation !"

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un homme est venu au Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) et a dit : "Ô Messager d'Allah ! Il arrive certes que l'un d'entre nous trouve en lui-même - quelque chose qui lui vient à l'esprit - être [réduit à] un morceau de charbon lui serait préférable que d'en parler ! - Il répondit alors : Allâhou Akbar ! (Allah est plus Grand que tout !) Allâhou Akbar ! Al-Ḥamdou liLlâh ! (La Louange revient à Allah) qui a renvoyé sa ruse à l'état d'une simple insufflation !" »

Satan se présente à l'un d'entre vous et dit : "Qui a créé ceci ? Qui a créé cela ?" Jusqu'à ce qu'il dise : "Qui a créé ton Seigneur ?" Lorsqu'il arrive à ce stade, [que celui à qui il s'est présenté] cherche refuge auprès d'Allah et qu'il cesse !

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Satan se présente à l'un d'entre vous et dit : "Qui a créé ceci ? Qui a créé cela ?" Jusqu'à ce qu'il dise : "Qui a créé ton Seigneur ?" Lorsqu'il arrive à ce stade, [que celui à qui il s'est présenté] cherche refuge auprès d'Allah et qu'il cesse ! »

Allah ne lèse jamais un croyant pour une bonne action qu’il a accomplie. Il lui est accordé pour elle quelque chose ici-bas ainsi que la récompense dans l’au-delà

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Allah ne lèse jamais un croyant pour une bonne action qu’il a accomplie. Il lui est accordé pour elle quelque chose ici-bas ainsi que la récompense dans l’au-delà ; quant au mécréant, les bonnes actions qu’il fait ici-bas se traduisent en nourriture accordée de sorte que, lorsqu’il arrivera dans l’au-delà, il n’aura plus aucune bonne action et ne pourra être récompensé. »

Tu es entré en Islam avec tout le bien que tu as accompli précédemment ! "

Ḥakîm ibn Ḥizâm (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai dit : "Ô Messager d'Allah ! Dans la période préislamique (Al-Jâhiliyyah), j'avais l'habitude d'effectuer des choses comme : donner l'aumône, affranchir des esclaves et maintenir le lien de parenté. Aurais-je une récompense pour ces œuvres ? - Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) lui répondit alors : Tu es entré en Islam avec tout le bien que tu as accompli précédemment ! " »

Fait certes partie des signes avant-coureurs de l'Heure que la science soit ôtée, que l'ignorance augmente, que la fornication augmente, que la consommation d'alcool augmente, que le nombre des hommes diminue et que le nombre des femmes augmente à tel point que pour cinquante femmes il n'y aura qu'un seul soutient."

Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je vais certes vous relater un récit que j'ai entendu du Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) et personne d'autre que moi ne vous le relatera ! J'ai entendu le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) dire : "Fait certes partie des signes avant-coureurs de l'Heure que la science soit ôtée, que l'ignorance augmente, que la fornication augmente, que la consommation d'alcool augmente, que le nombre des hommes diminue et que le nombre des femmes augmente à tel point que pour cinquante femmes il n'y aura qu'un seul soutient." »

L'Heure n'aura pas lieu avant que vous ne combattiez les juifs, à tel point que la pierre derrière laquelle se trouvera un juif dira : "Ô Musulman ! Voici un juif derrière moi, tue-le donc ! "

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « L'Heure n'aura pas lieu avant que vous ne combattiez les juifs, à tel point que la pierre derrière laquelle se trouvera un juif dira : "Ô Musulman ! Voici un juif derrière moi, tue-le donc ! " »

Je serai certes près du Bassin afin de regarder qui de vous passe auprès de moi, des gens seront saisis à mon niveau et je dirai alors : "Ô Seigneur ! Ils sont de moi et de ma communauté !

Asmâ' la fille de Aboû Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) relate que le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Je serai certes près du Bassin afin de regarder qui de vous passe auprès de moi, des gens seront saisis à mon niveau et je dirai alors : "Ô Seigneur ! Ils sont de moi et de ma communauté ! - On me dira : As-tu idée de ce qu'ils ont fait après toi ? Par Allah ! Ils n'ont pas cessé de revenir sur leurs talons !" »

Par Celui dans la Main de Qui se trouve l'âme de Mouḥammad ! Ses coupes sont plus nombreuses que les étoiles du ciel et ses astres

Aboû Dharr (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai demandé : "Ô Messager d'Allah ! Que sont les coupes du Bassin ? - Il a répondu : Par Celui dans la Main de Qui se trouve l'âme de Mouḥammad ! Ses coupes sont plus nombreuses que les étoiles du ciel et ses astres lors d'une nuit sombre et sans nuages ! Quant aux coupes du Paradis, quiconque en boit n'aura plus jamais soif ! Deux gouttières du Paradis y coulent et quiconque en boit ne sera plus assoiffé. Sa largeur est égale à sa longueur, la distance de 'Ammân à Jérusalem. Et son eau est plus blanche que le lait et plus douce que le miel. »

Allah sauvera certes un homme devant l'ensemble des créatures au Jour de la Résurrection

'Abdoullah ibn 'Amr ibn Al-'Âṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Allah sauvera certes un homme devant l'ensemble des créatures au Jour de la Résurrection, Il déploiera devant lui quatre-vingt-dix-neuf registres, chaque registre s’étendant à perte de vue, puis, Il lui demandera : "Nies-tu quoi que ce soit de cela ? Mes scribes gardiens ont-ils été injustes envers toi ? - Il répondra : Non, ô Seigneur ! - Allah lui demandera alors : As-tu une excuse [ou une bonne action] ? - La personne répondra : Non, ô Seigneur ! - Allah dira alors : - Plutôt si ! Certes, auprès de Nous, tu as une bonne action ! Et aujourd’hui, aucune injustice ne te sera faite !" On sortira alors une carte sur laquelle se trouvera : "J’atteste qu’il n’est de divinité [digne d’adoration] qu'Allah et j’atteste que Mouḥammad est Son serviteur et Son Messager." Allah dira : "Amenez-la et pesez-la ! - L’homme dira : Ô Seigneur ! Que représente cette carte face à tous ces registres ? - Allah dira alors : Certes, tu ne subiras aucune injustice !" On posera alors les registres sur l'un des plateaux [de la Balance] et la carte sur l’autre plateau. Les registres se soulèveront, mais la carte pèsera plus lourd. Car rien ne pèse plus lourd que le Nom d’Allah. »

Quand Allah créa le Paradis et l’Enfer, Il envoya Gabriel (sur lui la paix)

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate : Le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Quand Allah créa le Paradis et l’Enfer, Il envoya Gabriel (sur lui la paix) au Paradis et Il lui dit : "Regarde-le ainsi que ce que J’y ai préparé pour ses habitants." Il le regarda, revint et s’exclama : "Par Ta Puissance ! Personne n’en entendra parler sans qu’il ne souhaite y entrer !" Allah ordonna alors de l’entourer des désagréments. Ensuite, Il dit à Gabriel : "Va regarder à nouveau ce que J’ai préparé pour ses occupants !" Il regarda et le voilà entouré des choses désagréables et pénibles. Il revint et dit : "Par Ta Puissance ! Vraiment, je crains que personne n’y entre !" Puis, Allah lui dit : "Va voir l’Enfer et ce que J’y ai préparé pour ses habitants !" Il regarda et le voilà en couches montées les unes sur les autres. Il revint et s’exclama : "Par Ta puissance ! Personne n’en entendra parler sans souhaiter ne pas y entrer !" Allah ordonna alors de l’entourer des désirs et des plaisirs, puis dit : "Va le voir à nouveau !" Il regarda et le voilà alors entouré des désirs et des plaisirs. Il revint et dit : "Par Ta puissance ! Vraiment, je crains que personne n’en réchappe sans y entrer !"

Votre feu est l'une des soixante-dix parties du feu de l'Enfer !

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Votre feu est l'une des soixante-dix parties du feu de l'Enfer ! - On a dit : Ô Messager d'Allah ! C'est amplement suffisant ! - Il a dit : Il lui a été rendu supérieur de soixante-neuf parties, chacune d'entre elles ayant la même chaleur que lui. »

Le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve), qui est le véridique et reconnu comme tel, nous a relaté : "La conception de l'un d’entre vous, dans le ventre de sa mère, prend quarante jours et quarante nuits

Abdoullâh ibn Masʽoûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve), qui est le véridique et reconnu comme tel, nous a relaté : "La conception de l'un d’entre vous, dans le ventre de sa mère, prend quarante jours et quarante nuits ; ensuite il prend la forme d'une adhérence pour une même période ; puis, celle d’un morceau de chair pour une même période. Un Ange lui est alors envoyé qui reçoit l’ordre d’écrire quatre décisions : sa subsistance, son terme de vie, son œuvre et s'il sera malheureux ou bienheureux. Ensuite, il lui insuffle l'âme. L’un d'entre vous accomplit certes les œuvres des gens du Paradis jusqu'à ce qu’il ne reste plus entre lui et le Paradis qu’une coudée ; c’est alors que l'Écriture le précède, il accomplit une œuvre des gens de l’Enfer, et il y entre ! Et l'un d'entre vous accomplit les œuvres des gens de l’Enfer jusqu'à ce qu’il ne reste plus entre lui et l’Enfer qu’une coudée ; c’est alors que l'Écriture le précède, il accomplit une œuvre des gens du Paradis, et il y entre ! »

Toute chose est prédestinée, y compris l'impuissance et l'aptitude, ou l'aptitude et l'impuissance !"

Ṭâwous relate : « J'ai rencontré des personnes parmi les Compagnons du Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) qui disaient que toute chose est prédestinée. » Il a dit : « J'ai entendu 'Abdoullâh ibn 'Oumar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dire que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : "Toute chose est prédestinée, y compris l'impuissance et l'aptitude, ou l'aptitude et l'impuissance !" »

Je suis Dimâm ibn Tha’labah, le frère des Banî Sa’d ibn Bakr !"

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Pendant que nous étions assis avec le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) dans la mosquée, un homme entra à dos de chameau. Il fit s’agenouiller son chameau dans la mosquée, lui attacha la patte avant, ensuite il demanda aux gens : "Lequel d’entre vous est Mouḥammad ?" tandis que le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) était accoudé parmi eux. Nous avons alors répondu : "Cet homme blanc qui est accoudé !" Alors, l’homme s’adressa à lui : "Ô Fils de ’Abd Al-Mouṭṭalib ! - Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) lui dit : C'est comme si je t'avais déjà répondu ! - L’homme poursuivit et dit au Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) : Je vais t’interroger et je serai dur avec toi dans le questionnement. Ainsi donc, ne m'en tiens pas rigueur ! - Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : Demande ce que bon te semble ! - L’homme dit : Je te demande par ton Seigneur et le Seigneur de quiconque était avant toi : Allah t’a-t-Il envoyé à tous les hommes ? - Il répondit : Ô Allah, Oui ! - L'homme continua : Je te conjure par Allah ! Allah t’a-t-Il ordonné d’accomplir cinq prières, de jour comme de nuit ? - Il répondit : Ô Allah, Oui ! - L'homme poursuivit : Je te conjure par Allah ! Allah t’a-t-il ordonné que nous jeûnions durant ce mois de l’année [le mois de Ramadan] ? - Il répondit : Ô Allah, Oui ! L’homme demanda encore : Je te conjure par Allah ! Allah t’a-t-il ordonné de prendre cette aumône de nos riches et de la distribuer parmi nos pauvres ? - Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) répondit : Ô Allah, Oui ! - Alors, l’homme dit : J’ai cru en tout ce avec quoi tu es venu ! Et je suis un émissaire envoyé par mon peuple qui est derrière moi. Je suis Dimâm ibn Tha’labah, le frère des Banî Sa’d ibn Bakr !" »

Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) mentionna une chose, et il a alors dit : "Ceci aura lieu lors des prémices de la disparition de la science

Ziyâd ibn Labîd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) mentionna une chose, et il a alors dit : "Ceci aura lieu lors des prémices de la disparition de la science. - J'ai demandé : Ô Messager d'Allah ! Comment la science disparaîtra-t-elle alors que nous récitons le Coran, que nous l'enseignons à nos enfants et que nos enfants eux-mêmes l'enseigneront à leurs enfants jusqu'au Jour de la Résurrection ? - Il répondit : Que ta mère te perde ô Ziyâd ! Je te considérais certes parmi les hommes dotés de la meilleure compréhension [de la religion] à Médine ! N'est-ce pas que ces juifs et ces chrétiens qui lisent la Torah et l’Évangile n'accomplissent rien de ce que contiennent leurs livres !? "

La Révélation est descendue sur le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) alors qu'il avait quarante ans

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « La Révélation est descendue sur le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) alors qu'il avait quarante ans. Il est resté à La Mecque treize ans ; ensuite, l'émigration lui a été ordonnée. Il a alors émigré à Médine et y est resté dix ans. Puis, il est décédé (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve). »

N'est-ce pas que Celui qui l'a fait marcher sur deux pieds ici-bas est capable de le faire marcher sur son visage au Jour de la Résurrection ?

Qatâdah (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) nous a relaté qu'un homme a demandé : " Ô Prophète d'Allah ! Comment le mécréant sera-t-il rassemblé en étant sur son visage ? - Il a répondu : N'est-ce pas que Celui qui l'a fait marcher sur deux pieds ici-bas est capable de le faire marcher sur son visage au Jour de la Résurrection ?" Qatâdah a [alors] dit : "Bien sûr que si ! Par la Puissance de notre Seigneur !" »

Dis : "Il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah !", j'en témoignerai en ta faveur au Jour de la Résurrection

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate : Le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) dit à son oncle paternel : « Dis : "Il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah !", j'en témoignerai en ta faveur au Jour de la Résurrection. - Il a répondu : Si ce n'était le fait que Qouraych me critique en disant : 'Ce n'est rien d'autre que l'inquiétude qui l'a poussé à dire ça !', je l'aurais attesté devant tes yeux !" Allah révéla alors : { Tu ne guides pas qui tu aimes, mais c'est Allah qui guide qui Il veut ! Et Il sait mieux que quiconque qui sont les bien-guidés. } [Sourate Al-Qaṣaṣ (Le Récit) : 28/56].»

Retourne vers lui et dis-lui : " Certes, tu n'es pas parmi les gens de l'Enfer ; plutôt, tu es parmi les gens du Paradis !

D'après Anas Ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète ﷺ s'est enquis de Thâbit ibn Qays. Alors, un homme a dit : " Ô Messager d'Allah ! Moi, je vais m'en enquérir pour toi. " Alors, il alla chez lui et le trouva assis dans sa demeure, la tête baissée. Il lui a alors demandé : " Qu'est-ce que tu as ? " Il a alors répondu : " Un mal... Il levait sa voix au-dessus de la voix du Prophète ﷺ alors assurément il a rendu vaine son œuvre et il est parmi les habitants de l'Enfer ! " La personne repartit et informa le Prophète ﷺ que Thâbit avait dit ceci et cela. Mais il retourna une autre fois avec une immense bonne nouvelle. En effet, le Prophète ﷺ lui a dit : " Retourne vers lui et dis-lui : " Certes, tu n'es pas parmi les gens de l'Enfer ; plutôt, tu es parmi les gens du Paradis ! "

C'est un démon que l'on appelle : " Khinzab. " Lorsque tu le ressens, alors réfugie-toi auprès d'Allah contre lui et crachote trois fois sur ta gauche

D'après 'Uthmân ibn Abî Al 'Âs (qu'Allah l'agrée) : Ce dernier s'est rendu auprès du Prophète ﷺ et [lui] a dit : " Ô Messager d'Allah ! Certes, le Diable s'est interposé entre moi et ma prière ainsi que ma lecture en m'embrouillant. " Alors, le Messager d'Allah ﷺ a dit : " C'est un démon que l'on appelle : " Khinzab. " Lorsque tu le ressens, alors réfugie-toi auprès d'Allah contre lui et crachote trois fois sur ta gauche . " Il a dit : " J'ai fait cela et Allah l'a fait disparaître de moi. "

Il y a quatre bribes : quiconque les possède toutes est un véritable hypocrite. Et quiconque en possède une, alors il a une bribe de l'hypocrisie jusqu'à ce qu'il la délaisse : lorsqu'il parle, il ment ; lorsqu'il s'engage, il trahit ; lorsqu'il promet, il ne tient pas sa promesse ; et lorsqu'il se dispute, il est grossier.

D'après 'AbduLlah ibn 'Amrû (qu'Allah les agrée tous les deux) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Il y a quatre bribes : quiconque les possède toutes est un véritable hypocrite. Et quiconque en possède une, alors il a une bribe de l'hypocrisie jusqu'à ce qu'il la délaisse : lorsqu'il parle, il ment ; lorsqu'il s'engage, il trahit ; lorsqu'il promet, il ne tient pas sa promesse ; et lorsqu'il se dispute, il est grossier. "

L'Islam a été bâti sur cinq piliers

D’après Abû ‘Abd ar‑Rahmân, ‘Abd Allâh b. ‘Umar — qu’Allah les agrée —, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : " L'Islam a été bâti sur cinq piliers : l'attestation qu'il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah et que Muḥammad est le serviteur d'Allah et Son Messager, l'accomplissement de la prière, l'acquittement de l'aumône légale, le pèlerinage à la Demeure et le jeûne de Ramadan. "

L’un de vous est formé dans le ventre de sa mère pendant quarante jours sous forme de goutte (nutfah)

D’après Abû ‘Abd al‑Rahmân ‘Abd Allâh b. Mas‘ûd — qu’Allah l’agrée — il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ nous a raconté et il est le véridique, le digne d'être cru: « L’un de vous est formé dans le ventre de sa mère pendant quarante jours sous forme de goutte (nutfah), puis il devient caillot (‘alaqa) durant une période semblable, puis morceau de chair (mudgha) durant une période semblable. Ensuite, l’ange est envoyé et souffle l’âme en lui, et il lui est ordonné d’écrire quatre choses : sa subsistance, sa durée de vie, ses œuvres, et le fait qu’il sera heureux (bienheureux) ou malheureux. Par Allah ! Celui en dehors duquel il n’y a aucune divinité ! Certes, l’un de vous accomplit des œuvres des gens du Paradis jusqu'à ce qu’il ne reste plus entre lui et le Paradis qu’une coudée, et alors il est devancé par l'Écriture, et là il accomplit des œuvres des gens de l’Enfer et il y entre. Et [inversement] certes, l’un de vous accomplit des œuvres des gens de l'Enfer jusqu'à ce qu’il ne reste plus entre lui et l'Enfer qu’une coudée, et alors il est devancé par l'Écriture, et là il accomplit des œuvres des gens du Paradis et il y entre.»

Ce que je vous ai interdit, évitez‑le ; et ce que je vous ai ordonné

D’après Abû Hurayra ‘Abd ar‑Raḥmân b. Ṣakhr — qu’Allah l’agrée —, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Ce que je vous ai interdit, évitez‑le ; et ce que je vous ai ordonné, accomplissez‑le dans la mesure de vos capacités. Ceux qui vous ont précédés n’ont été détruits que par l’abondance de leurs questions et par leurs divergences à l’égard de leurs prophètes. »

Ô gens ! Certes, Allah est Bon et n’accepte que ce qui est bon. Et certes, Allah a ordonné aux croyants ce qu’Il a ordonné aux Envoyés

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Allah est Bon et n’agrée que ce qui est bon. Allah a ordonné aux croyants ce qu’Il a ordonné aux messagers. En effet, Il (Élevé soit-Il) a dit : {Ô Messagers ! Mangez des bonnes choses licites et pures et œuvrez vertueusement !} [Les Croyants, 23 : 51]. Et Il (Élevé soit-Il) a [aussi] dit : {Ô vous qui avez cru ! Mangez des bonnes choses licites et pures que Nous vous avons pourvus !} [La Vache, 2 : 172]. Puis il mentionna l’homme qui, ayant longuement voyagé, les cheveux ébouriffés et couvert de poussière, tend ses mains vers le ciel : “Seigneur ! Seigneur !”, alors que sa nourriture est illicite, sa boisson illicite, ses vêtements illicites, et qu’il a été nourri de l’illicite ; comment serait‑il exaucé ? »

Ô jeune homme ! Je vais t’enseigner quelques paroles : préserve (les droits d') Allah, Il te préservera ; préserve (les droits d') Allah

D’après Abû al‑‘Abbâs ‘Abd Allâh ibn ‘Abbâs — qu’Allah les agrée —, j’étais un jour derrière le Messager d’Allah ﷺ ; il me dit : « Ô jeune homme ! Je vais t’enseigner quelques paroles : préserve (les droits d') Allah, Il te préservera ; préserve (les droits d') Allah, tu Le trouveras devant toi. Quand tu demandes, demande à Allah ; quand tu sollicites de l’aide, sollicite‑la d’Allah. Sache que si une communauté entière se réunissait pour te faire du bien, elle ne te profiterait que par ce qu’Allah a déjà écrit pour toi ; et si elle se réunissait pour te nuire, elle ne te nuirait que par ce qu’Allah a déjà écrit contre toi. La plume est levée et les pages ont séché. » Dans une autre version autre que at‑Tirmidhî : « Préserve (les droits d') Allah, tu Le trouveras devant toi ; reconnais Allah dans l’aisance, Il te reconnaîtra dans l’adversité. Sache que ce qui t’a manqué ne t’était pas destiné, et que ce qui t’a atteint ne pouvait t’éviter. Sache que le secours vient avec la patience, le soulagement avec la détresse, et qu’avec la difficulté vient la facilité. »

! Dis-moi quelque chose concernant l'Islam de sorte que je n'interroge personne à son propos autre que toi. " Il a dit : " Dis : Je crois en Allah, puis fais preuve de droiture.

D’après Abû ‘Amr — ou Abû ‘Amra — Sufyân b. ‘Abd Allâh — qu’Allah l’agrée —, a dit : J'ai dit : " Ô Messager d'Allah ! Dis-moi quelque chose concernant l'Islam de sorte que je n'interroge personne à son propos autre que toi. " Il a dit : " Dis : Je crois en Allah, puis fais preuve de droiture. "

Vois-tu si je prie les prières prescrites, jeûne Ramadân, déclare licite ce qui est licite et rends illicite ce qui est illicite

D’après Abû ‘Abd Allâh Jâbir b. ‘Abd Allâh al‑Anṣârî — qu’Allah les agrée — : Un homme interrogea le Messager d’Allah ﷺ ; il répondit : « Vois-tu si je prie les prières prescrites, jeûne Ramadân, déclare licite ce qui est licite et rends illicite ce qui est illicite, sans rien ajouter à cela; entrerais-je au Paradis?» Il répondit ﷺ : « Oui.»

Tu m’as interrogé sur une chose immense, mais elle est facile pour qui Allah la facilite

D’après Mu‘âdh b. Jabal — qu’Allah l’agrée —, je dis : « Ô Messager d’Allah ! Indique‑moi une œuvre qui me fera entrer au Paradis et m’éloignera du Feu. » Il dit : « Tu m’as interrogé sur une chose immense, mais elle est facile pour qui Allah la facilite : adore Allah sans rien Lui associer, accomplis la prière, acquitte la zakât, jeûne Ramaḍân et accomplis le pèlerinage à la Maison. Puis il a dit Veux‑tu que je t’indique les portes du bien ? Le jeûne est une protection, l’aumône éteint le péché comme l’eau éteint le feu, et la prière de l’homme au cœur de la nuit. Il récita ensuite [la Parole d'Allah] : {Ils s'arrachent de leurs lits pour invoquer leur Seigneur, par crainte et espoir ; et ils dépensent de ce que Nous leur avons pourvus. Aucune âme ne sait ce qu'on a dissimulé pour eux comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu'ils œuvraient !} [La Prosternation, 32 : 16-17]. Alors, il a dit : « Veux-tu que je t'indique la tête de l'affaire, son pilier et son sommet ? » J'ai répondu : « Bien sûr que oui, ô Messager d'Allah ! » Alors, il a dit : « La tête de l’affaire, c'est l'Islam ; son pilier, c'est la prière ; et son sommet, c'est le combat. » Ensuite, il a dit : « Veux-tu que je t'indique l'élément essentiel dans tout cela ? » J'ai dit : « Bien sûr que oui, ô Messager d'Allah ! » Alors, il a saisi sa langue et a dit : « Retiens celle-ci ! » J'ai dit : " Ô Prophète d'Allah ! Serons-nous jugés pour ce que nous disons ? " Il répondit : " Que ta mère te perde ! Et qu'est-ce qui fera tomber, en Enfer, les gens sur leurs visages - ou il a dit : « sur leurs nez » - si ce n'est la récolte de [ce qu’auront semé] leurs langues ? »

Allah a écrit [les récompenses des] bonnes actions et [les peines des] mauvaises

D’après Ibn ‘Abbâs — qu’Allah les agrée —, d’après le Messager d’Allah ﷺ, dans ce qu’il rapporte de son Seigneur — béni et exalté — : « Allah a écrit [les récompenses des] bonnes actions et [les peines des] mauvaises, puis Il les a détaillées : celui qui a l’intention d’accomplir une bonne action sans la faire, Allah l’inscrit auprès de Lui comme une bonne action parfaite… et s’il en a l’intention et l’accomplit, Allah l’inscrit comme dix bonnes actions jusqu’à sept cents fois, voire davantage. Quant à celui qui a l’intention d’une mauvaise action puis y renonce, Allah lui inscrit une bonne action complète. Et s’il y songe et l’accomplit, Allah lui inscrit une seule mauvaise action. » 

Allah — Très‑Haut — a dit : “Quiconque s’attaque à un de Mes alliés, Je lui déclare la guerre

D’après Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah — Très‑Haut — a dit : “Quiconque s’attaque à un de Mes alliés, Je lui déclare la guerre. Mon serviteur ne se rapproche pas de Moi par une chose plus aimée de Moi que ce que Je lui ai rendu obligatoire, et Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par les œuvres surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime. Et lorsque Je l’aime, Je suis l’ouïe par laquelle il entend, la vue par laquelle il voit, la main par laquelle il prend et le pied par lequel il marche. S’il Me demande quelque chose, Je le lui donne et s’il cherche refuge auprès de moi, Je lui accorde refuge. »

Il y a quatre bribes : quiconque les possède toutes est un véritable hypocrite. Et quiconque en possède une, alors il a une bribe de l'hypocrisie jusqu'à ce qu'il la délaisse : lorsqu'il parle, il ment ; lorsqu'il s'engage, il trahit ; lorsqu'il promet, il ne tient pas sa promesse ; et lorsqu'il se dispute, il est grossier.

D'après 'AbduLlah ibn 'Amrû (qu'Allah les agrée tous les deux) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Quatre traits : celui qui les possède est hypocrite, et s'il en possède un d'entre eux, alors il possède une bribe de l'hypocrisie jusqu'à ce qu'il le délaisse : lorsqu'il discute, il ment ; lorsqu'il promet, il ne tient pas sa promesse ; lorsqu'il se dispute il est grossier ; et lorsqu'il s'engage, il trahit. »