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Lorsqu’Allah veut le bien d’un émir, Il lui donne un ministre intègre qui lui rappelle lorsqu’il oublie et qui, s’il se rappelle, l’aide. Mais lorsqu’Allah lui veut autre chose que cela, Il lui donne un mauvais ministre qui ne lui rappelle rien de ce qu’il oublie ; et qui, s’il se rappelle, ne l’aide pas.

ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’Allah veut le bien d’un émir, Il lui donne un ministre intègre qui lui rappelle lorsqu’il oublie et qui, s’il se rappelle, l’aide. Mais lorsqu’Allah lui veut autre chose que cela, Il lui donne un mauvais ministre qui ne lui rappelle rien de ce qu’il oublie ; et qui, s’il se rappelle, ne l’aide pas. »

Allah n’envoie pas de Prophète et ne désigne pas de représentant sans que celui-ci ne se retrouve avec deux entourages : un entourage qui va lui conseiller et l'inciter à faire le bien, et un autre entourage qui va lui conseiller et l'inciter à faire le mal.

Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) et Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relatent que le Prophète (sur la paix et le salut) a dit : « Allah n’envoie pas de Prophète et ne désigne pas de représentant sans que celui-ci ne se retrouve avec deux entourages : un entourage qui va lui conseiller et l'inciter à faire le bien, et un autre entourage qui va lui conseiller et l'inciter à faire le mal. N’est à l’abri que celui qu’Allah préserve ».

Nous prêtâmes serment au Messager d’Allah ﷺ d’écouter et d’obéir, dans la difficulté et la facilité, l'agrément et le désagrément, en cas de spoliation de nos biens

D'après ʽUbâdah ibn As-Sâmit (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Nous prêtâmes serment au Messager d’Allah ﷺ d’écouter et d’obéir, dans la difficulté et la facilité, l'agrément et le désagrément, en cas de spoliation de nos biens , de ne pas contester l’autorité de ceux qui la détiennent [excepté en cas de mécréance manifeste dont Allah nous a donné une preuve évidente], de dire la vérité où que nous soyons et de ne craindre en Allah le blâme de personne. »

Ibn Mas'ud (qu'Allah l'agrée) avait l’habitude de nous faire un rappel tous les jeudis.

Shaqîq ibn Salamah (qu'Allah l'agrée) relate : « Ibn Mas'ud (qu'Allah l'agrée) avait l’habitude de nous faire un rappel tous les jeudis. Un homme lui dit : " Ô Abâ 'Abdirrahmân ! J’aimerai bien que tu nous exhortes tous les jours ! - Ce qui m'empêche de le faire, répondit Ibn Mas'ud, c’est la crainte de vous lasser. Je vous réserve des jours particuliers d'exhortation comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le faisait pour nous par crainte de nous lasser. " »

Si l'argent du Bahreïn était arrivé, je te donnerai tant, tant et tant.

Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Si l’argent du Bahreïn était arrivé, je te donnerais tant, tant et tant [en indiquant la quantité à l’aide de ses mains à trois reprises]. » Or, l’argent du Bahreïn n’arriva qu’après le décès du Prophète (sur lui la paix et le salut). Mais lorsque l’argent du Bahreïn arriva, Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) déclara : « Quiconque a une promesse du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ou envers qui ce dernier a une dette, qu’il vienne à nous ! » Je vins alors à lui et je lui ai dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a promis ceci et cela ! » Il puisa alors pour moi, à l’aide de ses mains, de l’argent que je comptai. Il y avait là cinq cents [dinars]. Puis il me dit : « Prends encore deux fois la même quantité ! »

Adorez Allah, Seul, ne Lui associez rien et délaissez ce que disent vos pères ! Il nous ordonne la prière, la véridicité, la chasteté ainsi que le maintien des liens de parenté.

Abû Sufyân Sakhr ibn Ḥarb (qu’Allah l’agrée) relate qu’Héraclius a dit : « Que vous ordonne-t-il ? » - C’est-à-dire : le Prophète (sur lui la paix et le salut). Abû Sufyân dit : « J’ai répondu : « Il dit : « Adorez Allah, Seul, ne Lui associez rien et délaissez ce que disent vos pères ! » Il nous ordonne la prière, la véridicité, la chasteté ainsi que le maintien des liens de parenté. »

Ô Abâ Dharr ! Je pense que tu es faible, et j’aime pour toi ce que j’aime pour moi-même. Ne prends pas le commandement de deux personnes, et ne te charge pas de la tutelle des biens de l’orphelin !

Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Ô Abâ Dharr ! Je pense que tu es faible, et j’aime pour toi ce que j’aime pour moi-même. Ne prends pas le commandement de deux personnes, et ne te charge pas de la tutelle des biens de l’orphelin ! »

Ô Abâ Dharr ! Tu es quelqu’un de faible ! C'est une responsabilité et, au Jour de la Résurrection, ce sera une source d’avilissement et de regret, sauf pour celui qui l’aura prise de façon légitime et qui se sera acquitté de ce qu’elle lui aura imposé !

Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) relate : « Je dis : Ô Messager d’Allah ! Pourquoi ne me confies-tu pas des responsabilités ? Il me tapa sur l’épaule avec la main et me dit : « Ô Abâ Dharr ! Tu es quelqu’un de faible ! C'est une responsabilité et, au Jour de la Résurrection, ce sera une source d’avilissement et de regret, sauf pour celui qui l’aura prise de façon légitime et qui se sera acquitté de ce qu’elle lui aura imposé ! »

Je me suis rappelé qu'une certaine quantité d'un métal précieux se trouvait chez nous et, craignant qu'elle ne me retienne, j'ai ordonné qu'on la distribue.

Uqbah ibn Al-Ḥârith relate : « J'ai prié la prière de l'après-midi derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut) à Médine. Après avoir prononcé le salut final, il se leva avec empressement et passa entre les gens afin d'entrer dans les appartements de l'une de ses épouses. Les gens furent stupéfaits par sa précipitation. Quand il sortit et vit leur étonnement à l'égard de sa précipitation, il dit : « Je me suis rappelé qu'une certaine quantité d'un métal précieux se trouvait chez nous et, craignant qu'elle ne me retienne, j'ai ordonné qu'on la distribue. » Et dans une autre version : « J'avais laissé une certaine quantité d'un métal précieux issu de l'aumône et il me déplut qu'il passât la nuit chez moi. »

Par Allah ! Jamais nous ne confions cette tâche à quelqu'un qui la demande ou qui y aspire !

Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu'Allah l'agrée) relate : « J'entrai chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) avec deux de mes cousins. L'un d'eux dit : « Ô, Messager d'Allah ! Place-moi à la tête d'une partie de ce dont Allah t'a donné le commandement ! l'autre dit la même chose - Par Allah ! répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut), jamais nous ne confions cette tâche à quelqu'un qui la demande ou qui y aspire. »

Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Ordonnez le bien et interdisez le blâmable ! Sans quoi, peu s'en faut qu'Allah ne vous envoie l'un de Ses châtiments ; vous L’invoquerez alors, mais Il ne vous exaucera pas.

Ḥudhayfah ibn Al-Yamân (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Ordonnez le bien et interdisez le blâmable ! Sans quoi, peu s'en faut qu'Allah ne vous envoie l'un de Ses châtiments ; vous L’invoquerez alors, mais Il ne vous exaucera pas. »

Ô, mon fils ! J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : Les pires des bergers sont les brusques, fais attention à ne pas en faire partie !

ʽÂ'idh ibn 'Amr entra chez 'Ubayd ibn Ziyâd et lui dit : « Ô, mon fils ! J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : Les pires des bergers sont les brusques, fais attention à ne pas en faire partie ! - Il lui répondit : Assieds-toi donc ! Tu n'es rien d'autre qu'un piètre résidu des Compagnons de Muḥammad (sur lui la paix et le salut) ! - Il dit : avaient-ils seulement de piètres résidus ?! Les piètres résidus n'ont existé qu'après eux, et chez d'autres gens ! »

Il n’est pas un musulman qui plante un arbre sans que tout ce qui en est mangé, volé ou prélevé ne soit considéré comme une aumône de sa part.

Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n’est pas un musulman qui plante un arbre sans que tout ce qui en est mangé, volé ou prélevé ne soit considéré comme une aumône de sa part. » Dans une autre version : « Il n’est pas un musulman qui plante un arbre dont se nourrit un homme, un animal ou toute autre chose, sans que cela ne soit considéré comme une aumône de sa part. » Et dans une autre version : « Il n’est pas un musulman qui plante un arbre ou cultive une terre dont se nourrit un humain, un animal ou toute autre chose, sans que cela ne soit considéré comme une aumône de sa part !

Du vivant du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), la Révélation dévoilait les gens. Aujourd’hui, elle a cessé. Nous vous jugeons donc selon vos actes apparents. Quiconque nous manifeste du bien, nous lui faisons confiance et nous le rapprochons sans chercher à sonder ses intentions. Allah le jugera au sujet de ce que renferme réellement son cœur. Et quiconque nous manifeste du mal, nous nous méfions de lui et nous ne le croyons pas.

‘Abdallah ibn ‘Utbah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) a dit : « Du vivant du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), la Révélation dévoilait les gens. Aujourd’hui, elle a cessé. Nous vous jugeons donc selon vos actes apparents. Quiconque nous manifeste du bien, nous lui faisons confiance et nous le rapprochons sans chercher à sonder ses intentions. Allah le jugera au sujet de ce que renferme réellement son cœur. Et quiconque nous manifeste du mal, nous nous méfions de lui et nous ne le croyons pas. »

La religion, c’est la sincérité

Tamîm Ad-Dârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : "La religion, c’est la sincérité." Nous demandâmes : Envers qui ? Il répondit : "Envers Allah, Son Livre, Son Messager, les imams des musulmans et les musulmans en général."

Certes, Allah l’a permis à Son Messager (sur lui la paix et le salut) et Il ne vous l’a pas permis à vous ! Et Il ne me l’a permis qu’un instant de la journée. Aujourd’hui, elle a certes retrouvé son caractère sacré d’hier. Par conséquent, que la personne présente en informe la personne absente !

Abû Shurayḥ Khuwaylid ibn ‘Amr al-Khuzâ’î al-‘Adawî (qu’Allah l’agrée) a dit à ‘Amr ibn Sa’îd ibn Al-‘Âṣ (qu’Allah l’agrée), alors qu’il envoyait des troupes militaires à La Mecque : « Ô Emir ! Puis-je te rapporter des propos tenus par le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le lendemain de la conquête de La Mecque ? Ce sont des propos que mes oreilles ont bien entendu, que mon cœur a bien retenu et que mes yeux ont bien vu lorsqu’il les a prononcés. Certes, il a loué Allah et a fait Son éloge, puis il a dit : « C’est Allah, Exalté soit-Il, qui a rendu sacrée La Mecque et non les hommes. Il n’est donc pas permis à quiconque croit en Allah et au Jour Dernier d’y faire couler le sang, ni d’y couper un arbre. Si quelqu’un se l’autorise en invoquant le combat que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) y a livré, alors répondez-lui : « Certes, Allah l’a permis à Son Messager (sur lui la paix et le salut) et Il ne vous l’a pas permis à vous ! » Et Il ne me l’a permis qu’un instant de la journée. Aujourd’hui, elle a certes retrouvé son caractère sacré d’hier. Par conséquent, que la personne présente en informe la personne absente ! » On demanda alors à Abû Shurayḥ : Que t’a répondu ‘Amr ? » Il a répliqué : « Je connais cela mieux que toi, ô Abâ Shurayḥ ! Certes, la ville sacrée ne protège ni la personne désobéissante, ni l’assassin fugitif, ni le voleur fugitif ! »

Chaque jour où le soleil se lève, la personne doit s’acquitter d’une aumône

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Chaque jour où le soleil se lève, la personne doit s’acquitter d’une aumône pour chacune de ses articulations. Réconcilier deux personnes est une aumône. Aider un homme à enfourcher sa monture ou l’aider à y charger ses affaires est une aumône. Prononcer une bonne parole est une aumône. Marcher, et chaque pas accompli, en direction de la mosquée pour y effectuer la prière est une aumône. Et ôter un obstacle du chemin est une aumône. »

Ô Allah ! Quiconque a la charge d'une quelconque responsabilité sur ma communauté et la traite avec dureté, sois dur avec lui ! Et quiconque a la charge d'une quelconque responsabilité sur ma communauté et la traite avec douceur, sois doux avec lui !

ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Quiconque a la charge d'une quelconque responsabilité sur ma communauté et la traite avec dureté, sois dur avec lui ! Et quiconque a la charge d'une quelconque responsabilité sur ma communauté et la traite avec douceur, sois doux avec lui ! »

Patientez ! En effet, chaque époque à venir est pire que celle qui la précède ; et cela, jusqu’à ce que vous rencontriez votre Seigneur !

Zubayr ibn ‘Adî dit : « Nous allâmes trouver Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) afin de nous plaindre de ce que nous subissions de la part d’Al-Ḥajâj. Il dit alors : « Patientez ! En effet, chaque époque à venir est pire que celle qui la précède ; et cela, jusqu’à ce que vous rencontriez votre Seigneur ! » J’ai entendu cela de la part de votre Prophète - paix et salut sur lui. »

Ô Allah ! Quiconque est responsable d’une affaire de ma communauté et leur rend les choses difficiles, rends lui les choses difficiles ! Et quiconque est responsable d'une affaire de ma communauté et fait preuve de douceur à leur égard, sois doux avec lui !"

'Â`ichah (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire ici, dans ma maison : "Ô Allah ! Quiconque est responsable d’une affaire de ma communauté et leur rend les choses difficiles, rends lui les choses difficiles ! Et quiconque est responsable d'une affaire de ma communauté et fait preuve de douceur à leur égard, sois doux avec lui !" »

Il n'est pas un serviteur à qui Allah confie la responsabilité d'un groupe, puis qui meurt alors qu'il fait preuve de traitrise à l'égard de celui-ci, sans qu'Allah ne lui interdise le Paradis

Maʽqil ibn Yasâr Al-Mouzanî (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai certes entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : « Il n'est pas un serviteur à qui Allah confie la responsabilité d'un groupe, puis qui meurt alors qu'il fait preuve de traitrise à l'égard de celui-ci, sans qu'Allah ne lui interdise le Paradis ».

Celui parmi vous que nous employons pour une tâche et qui nous cache ne serait-ce qu’une aiguille aura commis un vol dont il rendra compte au Jour de la Résurrection !

‘Adî ibn ‘Umayr Al-Kindî (qu’Allah l’agrée) relate : « Celui parmi vous que nous employons pour une tâche et qui nous cache ne serait-ce qu’une aiguille aura commis un vol dont il rendra compte au Jour de la Résurrection ! » Un homme noir des Anṣâr se leva vers lui - c’est comme si je le voyais encore - et dit : « Ô Messager d’Allah ! Je me désiste ! » Il demanda : « Qu’as-tu donc ? » Il dit : « Je t’ai entendu dire telle et telle chose. » Il répondit : « Et je le répète : celui à qui nous confions une tâche, qu’il ramène ce qui est petit comme ce qui est grand. Ce qu’on lui en donne, qu’il le prenne et ce dont on le prive, qu’il s’en abstienne ! »

Ton Seigneur a un droit sur toi, ta personne a un droit sur toi et ta famille a un droit sur toi ! Rend donc à chaque ayant-droit ce qui lui est dû.

Abou Jouḥayfah Wahb ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a établi des liens de fraternité entre Salmân et Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah les agrée). Un jour, Salmân (qu’Allah l’agrée) visita Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) et trouva sa femme (qu’Allah l’agrée) négligée. Il lui demanda alors : « Pourquoi te négliges-tu donc ainsi ? » Elle lui répondit : « Ton frère Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) n’éprouve aucun désir pour ce bas monde ! » Juste à ce moment arriva Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) qui lui prépara quelque chose à manger et lui dit : « Mange seul car je jeûne ! » Mais, Salmân objecta : « Je ne mangerai pas tant que tu ne mangeras pas avec moi ! » Alors, il mangea avec lui. Quand la nuit tomba, Abû Ad-Dardâ’ s’apprêta à prier mais Salmân l’interpella en lui disant : « Dors ! » Il s’endormit puis il se releva pour prier. Il lui dit encore une fois : « Dors ! » et il se recoucha. Quand vinrent les dernières heures de la nuit Salmân (qu’Allah l’agrée) lui dit alors : « Maintenant, lève-toi pour prier ! » Ils prièrent ensemble puis Salmân (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Ton Seigneur a un droit sur toi, ta personne a un droit sur toi et ta famille a un droit sur toi ! Rend donc à chaque ayant-droit ce qui lui est dû. » Abû Ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) alla raconter au Prophète (sur lui la paix et le salut) ce qui venait de se passer, et ce dernier lui répondit : « Salmân a dit vrai ! »

Craignez Allah vis-à-vis de ces bêtes qui ne peuvent pas parler ! Utilisez-les comme montures de manière convenable et mangez la viande de celles qui conviennent.

Sahl ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) passa à côté d’un chameau extrêmement amaigri. Il dit alors : " Craignez Allah vis-à-vis de ces bêtes qui ne peuvent pas parler ! Utilisez-les comme montures de manière convenable et mangez la viande de celles qui conviennent. " »

Ô Allah ! Bénis le début des journées de ma communauté !

Sakhr ibn Wada'ah Al-Ghâmidî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Bénis le début des journées de ma communauté ! » Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoyait en expédition une troupe ou une armée, il les faisait se mettre en route en début de journée. Sakhr, quant à lui, était commerçant et il expédiait toujours sa marchandise en début de journée. Il devint ainsi fort riche et acquit beaucoup de biens.

La meilleure compagnie est celle de quatre personnes ; la meilleure expédition est celle de quatre cents hommes ; la meilleure armée est celle de quatre mille hommes ; et jamais douze mille hommes ne seront vaincus à cause de leur petit nombre.

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La meilleure compagnie est celle de quatre personnes ; la meilleure expédition est celle de quatre cents hommes ; la meilleure armée est celle de quatre mille hommes ; et jamais douze mille hommes ne seront vaincus à cause de leur petit nombre. »

L’homme musulman a le devoir d’écouter et d’obéir, que ça lui plaise ou non, à moins qu’on ne lui ordonne un acte de désobéissance ! En effet, si on lui ordonne un acte de désobéissance, il ne doit ni écouter, ni obéir !

Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’homme musulman a le devoir d’écouter et d’obéir, que ça lui plaise ou non, à moins qu’on ne lui ordonne un acte de désobéissance ! En effet, si on lui ordonne un acte de désobéissance, il ne doit ni écouter, ni obéir ! »

Celui qui m’a obéi a certes obéi à Allah ; et celui qui m'a désobéi a certes désobéi à Allah. Celui qui obéit à l’émir m’a certes obéi ; et celui qui désobéit à l’émir m’a certes désobéi.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui m’a obéi a certes obéi à Allah ; et celui qui m'a désobéi a certes désobéi à Allah. Celui qui obéit à l’émir m’a certes obéi ; et celui qui désobéit à l’émir m’a certes désobéi. »

Les meilleurs de vos gouverneurs sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, en faveur desquels vous invoquez Allah et qui L’invoquent en votre faveur. Et les pires sont ceux que vous haïssez et qui vous haïssent, que vous maudissez et qui vous maudissent.

‘Awf ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les meilleurs de vos gouverneurs sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, en faveur desquels vous invoquez Allah et qui L’invoquent en votre faveur. Et les pires sont ceux que vous haïssez et qui vous haïssent, que vous maudissez et qui vous maudissent. » Les Compagnons demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Devons-nous nous soulever contre eux ? - Il répondit : Non, pas tant qu’ils accomplissent la prière parmi vous ! Non, pas tant qu’ils accomplissent la prière parmi vous ! »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de frapper la face ainsi que de la marquer.

Ibn ‘Abbas (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu’un âne ayant été marqué à la face passa devant le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il dit alors : « Qu’Allah maudisse celui qui l’a marqué ! » Rapporté par Muslim. Et dans une autre version de Muslim : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de frapper la face ainsi que de la marquer. »

Les enfants d’Israël n’ont péri que lorsque leurs femmes ont utilisé ces choses !

Ḥumayd ibn ‘Abd Ar-Raḥmân relate que l’année où il a accompli le Pèlerinage, il a entendu Mu’âwiyah (qu’Allah l’agrée) dire, sur la tribune et après qu’il ait pris une touffe de cheveux qu’un garde tenait dans la main : « Ô gens de Médine ! Où sont donc vos savants ?! J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) interdire ce genre de choses et dire : " Les enfants d’Israël n’ont péri que lorsque leurs femmes ont utilisé ces choses ! " »

Quiconque a fait cela, qu'Allah le maudisse ! Qui a fait cela ? Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a maudit quiconque prend pour cible quoi que ce soit ayant une âme !

Sa'îd ibn Jubayr a dit : « Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) passa près de deux jeunes garçons de Quraych qui avaient fait d'un oiseau leur cible et sur lequel ils tiraient. Et ils s'étaient accordés sur le fait de donner au propriétaire de l'oiseau toute flèche qui n'atteidrait pas sa cible. Lorsqu'ils virent Ibn 'Umar, ils se séparèrent. Ibn 'Umar demanda : « Quiconque a fait cela, qu'Allah le maudisse ! Qui a fait cela ? Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a maudit quiconque prend pour cible quoi que ce soit ayant une âme ! »

Celui à qui Allah a conféré une quelconque autorité sur l’affaire des musulmans mais qui s'est dissimulé [d’eux] en ne répondant pas à leur besoin, leur indigence et leur pauvreté, Allah se dissimulera de lui [au Jour de la Résurrection] en ne répondant pas à son besoin, son indigence et sa pauvreté !

Abû Maryam Al-Azdî (qu'Allah l'agrée) relate : « Je suis entré auprès de Mu’âwiyah et il m’a alors demandé : "Que nous vaut cette agréable visite père d’Untel ?" - c’est une parole que les Arabes ont l’habitude de dire - Alors, je lui ai répondu : "J’ai entendu un hadith dont je souhaite t’informer. J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : 'Celui à qui Allah a conféré une quelconque autorité sur l’affaire des musulmans mais qui s'est dissimulé [d’eux] en ne répondant pas à leur besoin, leur indigence et leur pauvreté, Allah se dissimulera de lui [au Jour de la Résurrection] en ne répondant pas à son besoin, son indigence et sa pauvreté ! » Suite à cela, Mu’âwiyah (qu'Allah l'agrée) nomma un homme [qui fut chargé de répondre] aux besoins des gens.

La religion, c’est la sincérité

D’après Abû Ruqayya Tamîm b. Aws ad‑Dârî — qu’Allah l’agrée —, le Prophète ﷺ a dit : "La religion, c’est la sincérité." Nous demandâmes : Envers qui ? Il répondit : "Envers Allah, Son Livre, Son Messager, les imams des musulmans et les musulmans en général."

Chaque jour où le soleil se lève, la personne doit s’acquitter d’une aumône

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Chaque articulation (sulâmâ) de l’homme doit une aumône, chaque jour où le soleil se lève : réconcilier deux personnes est une aumône, aider un homme à monter sur sa monture ou y hisser sa charge est une aumône. Prononcer une bonne parole est une aumône. Marcher, et chaque pas accompli, en direction de la mosquée pour y effectuer la prière est une aumône. Et ôter un obstacle du chemin est une aumône. »