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Le Messager d’Allah envoya vers le Najd une expédition à laquelle je participai. Nous prîmes des chameaux et des moutons ; nos parts atteignirent douze chameaux et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta un chameau à chacun.

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d’Allah envoya vers le Najd une expédition à laquelle je participai. Nous prîmes des chameaux et des moutons ; nos parts atteignirent douze chameaux et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta un chameau à chacun. »

On m’amena au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le jour d’Uḥud, j’avais alors quatorze ans, et il ne me donna pas l’autorisation [de combattre].

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « On m’amena au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le jour d’Uḥud, j’avais alors quatorze ans, et il ne me donna pas l’autorisation [de combattre]. Le Jour du Fossé, on m’amena de nouveau à lui - à ce moment-là j’avais quinze ans - et, cette fois-ci, il donna son autorisation. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) utilisait sa main droite pour se purifier et manger, et sa main gauche pour ses besoins et pour les choses sales.

‘Â'ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) utilisait sa main droite pour se purifier et manger, et sa main gauche pour ses besoins et pour les choses sales ». Et Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) utilisait sa main droite pour manger, boire et s'habiller, et sa main gauche pour le reste. »

Au cours d’un voyage, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a accompli la prière du crépuscule, lors de laquelle il récita, dans l'une des deux unités : {( Par le figuier et l’olivier ! )} Je n’ai entendu personne avec une voix - ou une récitation - plus belle que la sienne !

Al-Barâ’ ibn ‘Âzib (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Au cours d’un voyage, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a accompli la prière du crépuscule, lors de laquelle il récita, dans l'une des deux unités : {( Par le figuier et l’olivier ! )} Je n’ai entendu personne avec une voix - ou une récitation - plus belle que la sienne ! »

Ton père ne souffrira plus après ce jour !

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque l’état de santé du Prophète (sur lui la paix et le salut) se dégrada, la souffrance commença à lui faire perdre connaissance. Fâṭimah (qu’Allah l’agrée) dit : « Ah ! Comme mon père souffre ! » Il lui répondit : « Ton père ne souffrira plus après ce jour ! » Et lorsqu’il mourut, elle dit : « Ô père ! Il a répondu à l’appel de son Seigneur ! Ô père ! Le Paradis (« Al-Firdaws ») est ton refuge ! Ô père ! Nous annonçons ta mort à Jibrîl ! » Puis, lorsqu’on l’enterra, elle s’exclama : « Comment avez-vous pu jeter de la terre sur le Messager d’Allah ?! »

Allah a certes ployé la terre pour moi et j’ai ainsi vu l’orient et l’occident. Le royaume de ma communauté atteindra tout ce qu’on a ployé pour moi et on m’a octroyé les deux trésors : le rouge et le blanc.

Thawbân (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah a certes ployé la terre pour moi et j’ai ainsi vu l’orient et l’occident. Le royaume de ma communauté atteindra tout ce qu’on a ployé pour moi et on m’a octroyé les deux trésors : le rouge et le blanc. J’ai demandé à mon Seigneur de ne pas faire périr ma communauté par une famine générale et de ne pas envoyer contre elle un ennemi extérieur qui l’exterminera. Mon Seigneur a répondu : « Ô Muḥammad ! Certes, lorsque Je décrète une chose, elle ne peut être repoussée et Je t’accorde de ne pas décimer ta communauté par une famine générale ni d’envoyer contre elle un ennemi extérieur qui l’exterminera, même si tous les gens des continents - ou tous les gens d’entre les continents - se liguaient contre elle, jusqu’à ce que certains d’entre eux en fassent périr d’autres et que certains en capturent d’autres. » Al-Barqânî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a rapporté dans son recueil authentique la version suivante : « Je crains pour ma communauté les imams qui égarent, et lorsque l’épée sera levée sur ma communauté, elle ne sera posée qu'au Jour de la Résurrection. Quant à l’Heure, celle-ci n’aura pas lieu avant que des tribus de ma communauté ne rejoignent les polythéistes, et que des tribus de ma communauté adorent les idoles. De plus, il y aura parmi ma communauté trente menteurs, ils prétendront tous être des prophètes, mais je suis le sceau des Prophètes, nul Prophète après moi. En outre, un groupe de ma communauté ne cessera d’être sur la vérité et secouru, leurs détracteurs ne les feront pas dévier [de la vérité] jusqu’à ce qu’arrive le décret d’Allah, Béni et Exalté soit-Il. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendait à Qubâ` à pied ou à dos de monture, et il y priait deux unités de prière.

ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendait à Qubâ` à pied ou à dos de monture, et il y priait deux unités de prière. » Dans une [autre] version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendait à la mosquée de Qubâ` tous les samedis, à pied ou à dos de monture. Ibn ‘Umar faisait de même. »

Je n'étais pas disposé à divulguer le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; et si le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'avais laissée, je l’aurais acceptée.

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que lorsque Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) devint veuve, son père ‘Umar (qu’Allah l’agrée) rencontra ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) et lui proposa sa fille en mariage. Il lui a dit : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » Celui-ci répondit : « Je vais y réfléchir. » Quelques jours passèrent, puis ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) me rencontra de nouveau et me dit : « Actuellement, je ne suis pas prêt pour me remarier. » Je rencontrai ensuite Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) et lui dit : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » Il resta muet et ne me donna aucune réponse ! Je lui en voulus plus qu’à ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée). Quelques jours après, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me demanda la main de Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) et je la lui accordai. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) me rencontra et me dit : « Tu as probablement dû m’en vouloir lorsque tu m’as proposé ta fille Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) en mariage et que je ne t’ai pas donné de réponse ? » Je répondis : « Oui ! » Il répliqua : « Eh bien, sache que je ne t’ai pas répondu parce que j’avais appris que le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’avait évoquée et que je n'étais pas disposé à divulguer le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; et si le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'avait laissée, je l’aurais acceptée. »

Je me lavais, moi et le Prophète ﷺ d'un même récipient, alors que nous étions tous les deux en état d'impureté majeure. Il m'ordonnait de m'entourer le bassin d'un tissu lorsque j'avais mes menstrues

D'après 'Aïcha, la mère des croyants (qu’Allah l’agrée), qui a dit : « Je me lavais, moi et le Prophète ﷺ d'un même récipient, alors que nous étions tous les deux en état d'impureté majeure. Il m'ordonnait de m'entourer le bassin d'un tissu lorsque j'avais mes menstrues et il jouait avec moi. Lorsqu'il était en retraite spirituelle [à la mosquée], il avait l'habitude de sortir la tête vers moi, ainsi je lui lavais les cheveux alors que j'avais mes menstrues. »

Abdurrahman, le fils d'Abu Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah les agrée), entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était appuyé contre ma poitrine. 'Abdurrahmân tenait un bâton avec lequel il se nettoyait les dents et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit à fixer du regard.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « 'Abdurrahman, le fils d'Abu Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah les agrée), entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était appuyé contre ma poitrine. 'Abdurrahman tenait un bâton avec lequel il se nettoyait les dents et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit à fixer du regard. Je pris le bâton et le rongeai pour l'accommoder, puis le donnai au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui se nettoya la bouche avec. D'ailleurs, je n'ai jamais vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) se nettoyer la bouche mieux que cette fois-ci. A peine eut il terminé, qu'il leva la main -ou le doigt - au ciel et dit : avec la plus haute compagnie, avant de rendre l'âme ». Elle disait : « Il est mort entre ma poitrine et mon menton ».

Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la bataille de Tabûk, les gens vinrent l’accueillir et je partis moi-même l’accueillir avec les enfants sur la Colline de l’Adieu.

As-Sâ’ib ibn Yazîd (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la bataille de Tabûk, les gens vinrent l’accueillir et je partis moi-même l’accueillir avec les enfants sur la Colline de l’Adieu. » Rapporté par Abû Dâwud en ces termes avec une chaîne de transmission authentique. Al-Bukhârî l’a rapporté dans les termes suivants : « Nous allâmes accueillir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avec les enfants sur la Colline de l’Adieu. »

Nous partîmes en expédition avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et nous étions six pour un seul chameau, sur lequel nous nous relayions. Nos pieds furent fortement abîmés et mes ongles finirent par tomber.

Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous partîmes en expédition avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et nous étions six pour un seul chameau, sur lequel nous nous relayions. Nos pieds furent fortement abîmés et mes ongles finirent par tomber. Nous dûmes bander nos pieds avec des morceaux de tissu et c’est pourquoi cette bataille fut appelée : « La Bataille des Bandages. » Abû Burdah a dit : « Abû Mûsâ a rapporté ce hadith, puis il a regretté. Il disait : « Qu’est-ce qui m’a pris de raconter cela ! » Comme s'il avait craint d’avoir divulgué et propagé l’une de ses [bonnes] actions.

J'ai prié avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) cette nuit-là, et il entama la prière en récitant la sourate : La vache.

Abû ‘Abdillah Ḥudhayfah ibn Al-Yamân (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai prié avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) cette nuit-là, et il entama la prière en récitant la sourate : « La vache ». Je me suis dit : « Il va certainement s’incliner après cent versets. » Mais, il poursuivit sa récitation. Je me suis alors dit : « Il va certainement la réciter entièrement au cours de la prière, mais il continua la lecture. Je pensai alors qu’il s’inclinerait après avoir terminé cette sourate, mais il entama la sourate : « Les femmes », qu’il lut entièrement, puis il lut la sourate : « La Famille de ‘Imrân » dont il acheva également la lecture. Il lisait clairement et soigneusement. Lorsqu'il arrivait à un verset où il y avait une glorification, il glorifiait ; lorsqu'il arrivait à un verset où il y avait une demande, il demandait ; et lorsqu'il arrivait à un verset où il y avait une demande de protection, il demandait protection. Puis, il s’inclina en disant : « Gloire et Pureté à mon Seigneur, le Majestueux ! » (« Subhâna Rabbiya-l-Aẓîm »). Son inclinaison était aussi longue que sa position debout. Puis, il a dit : « Allah a entendu celui qui L’a loué ! Notre Seigneur ! La louange Te revient ! » (« Sami’a Llâhu Liman Ḥamidah, Rabbanâ Laka-l-Ḥamd »). Il se releva puis resta debout presque aussi longuement qu’il s’était incliné. Ensuite, il se prosterna en disant : « Gloire et Pureté à mon Seigneur, le Très-Haut ! » (« Subhâna Rabbil A’lâ »). Sa prosternation était presque aussi longue que sa position debout.

On apporta au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) du lait coupé avec de l’eau. Il y avait un bédouin à sa droite et Abû Bakr à sa gauche (qu’Allah les agrée tous les deux). Après avoir fini de boire, le Prophète (sur lui la paix et le salut) donna le récipient au bédouin en disant : « Celui à droite, puis celui à droite. »

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée) relate qu’on apporta au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) du lait coupé avec de l’eau. Il y avait un bédouin à sa droite et Abû Bakr à sa gauche (qu’Allah les agrées tous les deux). Après avoir fini de boire, le Prophète (sur lui la paix et le salut) donna le récipient au bédouin en disant : « Celui à droite, puis celui à droite. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra, le jour de la conquête de la Mecque, coiffé d'un turban noir.

Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra coiffé d'un turban noir, le jour de la conquête de la Mecque. Abu Sa'îd 'Amr ibn Ḥurayth (qu'Allah l'agrée) a dit : « C’est comme si je voyais encore le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le minbar, coiffé d'un turban noir dont il avait laissé pendre les deux extrémités entre ses épaules. » Et dans une autre version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) donna un sermon aux gens en étant coiffé d'un turban noir. »

Une nuit, j'accomplis la prière avec le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il se tint si longtemps en prière que je fus sur le point de commettre une mauvaise chose. On demanda : « Qu'as-tu songé à faire ? » Il répondit : « J'ai songé à m'asseoir et laisser le Prophète (sur lui la paix et le salut) continuer tout seul. »

Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) a dit : « Une nuit, j'accomplis la prière avec le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il se tint si longtemps en prière que je fus sur le point de commettre une mauvaise chose. » On demanda : « Qu'as-tu songé à faire ? » Il répondit : « J'ai songé à m'asseoir et laisser le Prophète (sur lui la paix et le salut) continuer tout seul. »

Il arrivait que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) délaisse une œuvre, alors qu’il aimait la pratiquer, de crainte que les gens ne la pratiquent à leur tour et qu’elle devienne obligatoire pour eux.

La mère des croyants, ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée), relate qu’il arrivait que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) délaisse une œuvre, alors qu’il aimait la pratiquer, de crainte que les gens ne la pratiquent à leur tour et qu’elle devienne obligatoire pour eux.

Parmi les peuples qui vous ont précédés, il arrivait que l’on prenne un homme, que l’on creuse un trou dans la terre puis qu’on le mette dedans. Ensuite, on apportait une scie que l'on posait sur sa tête et on le coupait en deux. On le peignait avec des peignes de fer, jusqu'à atteindre sa chair et ses os. Et pourtant, cela ne le détournait pas de sa religion.

Abû 'Abdillah Khabbâb ibn al-Art (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous nous plaignîmes au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui était à l'ombre de la Ka'bah, la tête posée sur son manteau, en disant : « Pourquoi n'implores-tu pas pour nous le secours d'Allah ? Pourquoi ne pries-tu pas pour nous ? - Il dit : Parmi les peuples qui vous ont précédés, il arrivait que l’on prenne un homme, que l’on creuse un trou dans la terre puis qu’on le mette dedans. Ensuite, on apportait une scie que l'on posait sur sa tête et on le coupait en deux. On le peignait avec des peignes de fer, jusqu'à atteindre sa chair et ses os. Et pourtant, cela ne le détournait pas de sa religion. Je jure par Allah qu’Il donnera très certainement prédominance à l'Islam, si bien qu'une personne sur sa monture ira de Ṣanʽâ‘ à Ḥaḍramawt sans craindre quoi que ce soit, si ce n'est Allah et le loup qui menace ses moutons, mais vous êtes des gens pressés ! » Dans une version : « La tête posée sur son manteau, alors que nous souffrions du mal des polythéistes ».

Certes, j’entame la prière en désirant la prolonger, puis j’entends les pleurs d’un enfant, alors je l’allège car il m’est détestable de causer des difficultés à sa mère.

Abû Qatâdah et Anas ibn Mâlik (qu’Allah les agrées) relatent que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : «Certes, j’entame la prière en désirant la prolonger, puis j’entends les pleurs d’un enfant, alors je l’allège car il m’est détestable de causer des difficultés à sa mère. »

Le fait d'embrasser les enfants, d'être miséricordieux et d'avoir de la compassion à leur égard.

ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Un groupe de bédouins vint chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et ils lui demandèrent : " Embrassez-vous vos enfants ? - Il répondit : Oui ! - Ils dirent : Par contre nous, je jure par Allah que nous ne les embrassons jamais ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Que puis-je faire si Allah a retiré la miséricorde de vos cœurs ? " »

Allah a certes fait de moi un serviteur généreux, et Il n'a pas fait de moi un tyran entêté !

Abdullah ibn Busr (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) possédait un grand plat que l'on nommait « al-gharrâ' » et qui nécessitait quatre hommes pour le porter. Un jour, dans la matinée, après que les Compagnons aient accompli la prière de « Aḍ-Ḍuḥâ », on apporta ce plat contenant du pain émietté et trempé dans de la sauce. Les Compagnons prirent place autour du plat, et comme ils étaient nombreux, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'agenouilla. Un bédouin l'interpella en ces termes : " Mais quelle est donc cette façon de s'asseoir ? " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : " Allah a certes fait de moi un serviteur généreux, et Il n'a pas fait de moi un tyran entêté ! " Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta : " Mangez au bord du plat et laissez le milieu pour la fin, votre nourriture sera ainsi bénie ! " »

Lors de la bataille de Tabûk, les gens furent éprouvés par la faim et dirent : « Ô Messager d’Allah ! Si tu nous permettais de tuer nos montures, afin que nous puissions en manger et nous en enduire ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Faites donc ! ».

Abû Hurayrah, ou Abû Sa’îd Al-Khoudrî (qu’Allah les agrée) - le doute provenant du transmetteur - relate : « Lors de la bataille de Tabûk, les gens furent éprouvés par la faim et dirent : " Ô Messager d’Allah ! Si tu nous permettais de tuer nos montures, afin que nous puissions en manger et nous en enduire ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : " Faites donc ! ". ‘Umar (qu'Allah l'agrée) vint alors et dit : " Ô Messager d’Allah ! Si tu le fais, les montures manqueront ! Appelle-les plutôt à apporter le reste de leurs provisions et demande à Allah d’y faire descendre Sa bénédiction, en espérant qu’Allah, par cela, nous accorde Sa bénédiction ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Oui ! " Il demanda alors qu’on lui apporte une nappe, il l’étala, puis il leur demanda d’apporter le reste de leurs provisions. C’est alors que certains vinrent avec une poignée de blé, d’autres avec une poignée de dattes, d’autres avec un morceau de pain, jusqu’à ce qu’une petite quantité fut rassemblée sur la nappe. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) implora la bénédiction divine, puis dit : " Remplissez vos récipients ! " Les Compagnons se mirent à remplir leurs récipients, au point de remplir tous les récipients de l’armée, puis ils mangèrent à satiété et, à la fin, il restait encore de la nourriture. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’exclama alors : " Je témoigne qu'il n'est aucune divinité, digne d'adoration, en dehors d’Allah et que je suis le Messager d’Allah. Toute personne qui rencontre Allah avec ces deux phrases, sans en douter, ne sera pas empêchée d’entrer au Paradis ! ».

Jamais je ne vous refuserai un bien que je possède. Mais celui qui s’abstient de demander à autrui, Allah lui accordera la retenue. Celui qui se passe d’autrui, Allah l’enrichira, et celui qui s’arme de patience, Allah lui accordera davantage de patience. Or, personne ne reçoit de don qui soit meilleur et plus grand que la patience.

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que certains Anṣâr sollicitèrent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et qu'il leur donna. Ensuite, ils redemandèrent et il leur accorda à nouveau. Lorsque s’épuisa ce dont il disposait, il déclara : « Jamais je ne vous refuserai un bien que je possède. Mais celui qui s’abstient de demander à autrui, Allah lui accordera la retenue. Celui qui se passe d’autrui, Allah l’enrichira, et celui qui s’arme de patience, Allah lui accordera davantage de patience. Or, personne ne reçoit de don qui soit meilleur et plus grand que la patience. »

Mon exemple et le vôtre sont à l’image d’un homme ayant allumé un feu ou les sauterelles et les papillons se mettent à tomber alors que lui essaye de les en écarter. Moi, je vous saisis par la ceinture afin de vous préserver du feu. Et vous, vous m’échappez des mains !

Jâbir ibn 'Abdillah et Abû Hurayrah (qu'Allah les agrée) relatent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Mon exemple et le vôtre sont à l’image d’un homme ayant allumé un feu ou les sauterelles et les papillons se mettent à tomber alors que lui essaye de les en écarter. Moi, je vous saisis par la ceinture afin de vous préserver du feu. Et vous, vous m’échappez des mains ! »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude de réciter durant la prière de l'aube du vendredi : {(Alîf, Lâm, Mîm. La Révélation du Livre...)} et {(S'est-il écoulé pour l'homme un laps de temps...)}.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude de réciter durant la prière de l'aube du vendredi : {(Alîf, Lâm, Mîm. La Révélation du Livre...)} et {(S'est-il écoulé pour l'homme un laps de temps...)}. »

Ô Jibril ! Va auprès de Muḥammad et dis-lui : " Nous t’exaucerons au sujet de ta communauté et Nous ne nous t’attristerons point ! "

Abdullâh ibn ‘Amr ibn Al-‘Âs (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) récita la parole d’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, où Abraham (sur lui la paix et le salut) dit : {(Ô mon Seigneur ! Elles [les idoles] ont égaré beaucoup de gens. Quiconque me suit fait partie des miens. Quant à celui qui me désobéit, alors c’est Toi, le Pardonneur, le Très Miséricordieux ! )} [Coran : 14/36], et celle où Jésus (sur lui la paix et le salut) dit : {( Si Tu les châties, ils sont certes Tes serviteurs. Et si Tu leur pardonnes, c’est certes Toi, le Tout Puissant, le Sage. )} [Coran : 5/118]. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leva ses mains et dit : « Ô mon Seigneur ! Ma communauté ! Ma communauté ! » et il se mit à pleurer. Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dit : « Ô Jibril ! Va voir Muḥammad et - bien que ton Seigneur le sache mieux que quiconque - demande-lui ce qui le fait pleurer ! » Alors, Jibrîl vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui l’informa au sujet de ce qu’il rapporta ensuite - bien qu’Allah sache mieux que quiconque ce qu’il avait dit. Allah, Exalté soit-Il, dit alors à Jibrîl : « Ô Jibril ! Va auprès de Muḥammad et dis-lui : " Nous t’exaucerons au sujet de ta communauté et Nous ne nous t’attristerons point ! " »

Alors que nous creusions, le jour de la tranchée, un sol très dur se présenta. Ils se rendirent alors auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Un sol très dur s'est présenté dans la tranchée ! - Il dit alors : Je vais y descendre ! »

Jâbir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Alors que nous creusions, le jour de la tranchée, un sol très dur se présenta. Ils se rendirent alors auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Un sol très dur s'est présenté dans la tranchée ! - Il dit alors : Je vais y descendre ! » Il se leva. Son ventre était enserré par une pierre. Cela faisait trois jours que nous n'avions rien mangé ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit alors la pioche, frappa le sol et d'un coup, la terre devint molle comme du sable ! Je lui demandai : « Ô Messager d'Allah ! Permets-moi d'aller chez moi ! » J'ai alors dit à ma femme : « J'ai vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un état insoutenable ! As-tu quelque chose à manger ? - J'ai de l'orge et une chevrette ! », Répondit-elle. J'ai alors égorgé la petite chèvre, ma femme a moulu l'orge, et nous mîmes la viande à cuire. Puis, je suis revenu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) alors que la pâte d'orge était déjà levée, et la viande presque à point, dans une marmite, soutenue par trois pierres, sur le feu. J'ai dit : « J'ai un petit repas, viens donc ô Messager d'Allah ! Et invite une ou deux personnes avec toi ! - Quelle quantité est-ce ?, me demanda-t-il. Je lui décrivis alors la quantité. C'est très bon et largement suffisant ! dit-il. Va dire à ta femme de ne pas retirer la marmite ni le pain du feu jusqu'à mon arrivée ! Puis, il a dit : Levez-vous ! » Alors, les Muhâjirûn et les Anṣâr se levèrent. Je revins chez moi et ma femme s'exclama : « Malheur à toi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est venu avec les Muhâjirûn, les Anṣâr et ceux qui étaient avec eux ! - Est-ce qu'il t'a interrogé [à propos du repas] ?, demanda-t-elle. - Oui, répondis-je. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva et dit aux invités : « Entrez sans vous bousculer ! » Il coupa le pain et posa dessus de la viande, puis il couvrit la marmite et le four. Il rapprocha alors ses Compagnons et les servit. Il ne cessa de répéter cela jusqu'à ce qu'ils fussent tous rassasiés, et il en resta encore. [Jâbir a dit] Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit à ma femme : « Manges-en et offres-en, car les gens ont été touchés par la famine ! » Et dans une [autre] version, Jâbir a dit : « Lorsque le fossé fut creusé, je vis que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait faim. Je me rendis auprès de mon épouse et lui demandai : " As-tu quelque chose chez toi ? J'ai vu que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait très faim. " Elle me sortit un sac contenant un Ṣâ' d'orge. Nous disposions aussi d'une petite bête : une chevrette [qui ne sortait pas encore au pré]. Je l’égorgeai tandis qu'elle moulait le grain. Elle termina en même temps que moi. Je coupai la viande en morceaux que je mis dans la marmite. Puis, je m’en retournai auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Elle dit alors : « Ne me couvre pas de honte en amenant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ceux qui sont avec lui ! » Je me rendis alors auprès de lui et lui glissait secrètement : « Ô Messager d'Allah ! Nous avons égorgé une petite bête et mon épouse a moulu un Ṣâ' d'orge que nous avions. Viens donc avec le groupe qui est avec toi ! » Mais, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écria : « Ô gens de la tranchée ! Jâbir vous a préparé à manger ! Allez-y ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta alors : « N'enlevez pas votre marmite du feu et ne mettez pas votre pâte au four avant que j'arrive ! » Je vins et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arriva devant des gens. Quand j'allai trouver mon épouse, elle me dit : « Tu as fait ceci et cela ! - Je répliquai : J'ai fait ce que tu m'as dit. » Elle montra la pâte au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui crachota dedans et y appela la bénédiction. Puis, il se dirigea vers notre marmite, crachota aussi dedans et y mit la bénédiction. Ensuite, il a dit : « Appelle une boulangère pour qu'elle t'aide à faire le pain et puise de votre marmite sans la descendre du feu ! » Ils étaient mille. Je jure par Allah qu'ils mangèrent si bien qu'ils en laissèrent et s'en allèrent. Notre marmite était encore en ébullition comme au début et notre pâte était intacte dans le four ! »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et sa famille passaient plusieurs nuits d’affilé affamés et sans trouver de quoi manger. Le pain qu’ils mangeaient était, pour l’essentiel, du pain d’orge.

Abdullah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et sa famille passaient plusieurs nuits d’affilé affamés et sans trouver de quoi manger. Le pain qu’ils mangeaient était, pour l’essentiel, du pain d’orge. »

Il était trois hommes parmi les fils d'Israël : un lépreux, un chauve et un aveugle. Allah voulut alors les éprouver et leur envoya un Ange.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire : « Il était trois hommes parmi les fils d'Israël : un lépreux, un chauve et un aveugle. Allah voulut les éprouver et leur envoya un Ange. Il se présenta au lépreux et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Un beau teint, une belle peau et que disparaisse ce pourquoi les gens me répugnent. " L'Ange passa alors la main sur lui. Son aspect répugnant disparut alors et on lui donna un beau teint et une belle peau. " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Il répliqua : Les chameaux ! - ou : les vaches ! Ishâq doute - et il reçut une chamelle pleine. L'Ange lui dit alors : " Qu'Allah te la bénisse ! " Puis, il se présenta au chauve et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Une belle chevelure et que disparaisse ceci, qui fait que les gens me répugnent. " L'Ange passa alors sa main sur lui et cela disparut. Il reçut alors une belle chevelure. - " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les vaches ! " répondit-il. Il reçut alors une vache pleine et l'Ange dit : " Qu'Allah te la bénisse ! " Il se présenta ensuite à l'aveugle et demanda : " Quel est ton plus cher désir ? - Il répondit : Qu'Allah me rende la vue afin que je puisse voir les gens. " L'Ange passa alors la main sur lui et Allah lui rendit la vue. " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les moutons ! " répondit-il. Il reçut alors une brebis pleine. La chamelle, la vache et la brebis mirent bas. L'un avait une vallée pleine de chameaux, l'autre une vallée pleine de vaches et le dernier une vallée pleine de moutons. Puis, l'Ange se présenta au lépreux sous l'apparence et l'aspect qu'avait ce lépreux et dit : " Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a donné un beau teint, une belle peau et la richesse ! Je te demande un chameau afin que je puisse continuer mon voyage. - L'homme répondit : Les droits sont nombreux ! - L'Ange lui dit : J'ai l'impression de te connaître. N'étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient et un pauvre qu'Allah a rendu riche ? - Il répliqua : J'ai hérité cette richesse de père en fils. - L'Ange rétorqua : Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Ensuite, il se présenta au chauve sous l'apparence qu'avait ce chauve et lui tint le même discours qu'au premier. Celui-ci lui donna la même réponse. L'Ange répliqua : " Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Enfin, il se présenta à l'aveugle sous l'apparence et l'aspect qu'avait cet aveugle et dit : Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a redonné la vue ! Je te demande une brebis afin que je puisse continuer mon voyage. -L'homme répondit : J'étais aveugle et Allah m'a redonné la vue. Prends ce qu'il te plaît et laisse ce que tu veux ! Par Allah ! Aujourd'hui, je ne t'en voudrai pour aucune chose que tu prendras pour Allah. - L'Ange déclara : Garde ton bien ! Car vous avez été mis à l'épreuve. Allah est satisfait de toi et courroucé contre tes deux compagnons. " »

Un garçon juif était au service du Prophète.

Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Un garçon juif était au service du Prophète (sur lui la paix et le salut). Un jour il tomba malade et le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui rendit visite. Une fois arrivé, il s’assit près de sa tête et lui dit : « Accepte l’Islam ! » Le garçon jeta un regard vers son père, qui était auprès de lui, et ce dernier lui dit : « Obéis au père d'Al-Qâsim ! » Il accepta donc l’Islam et le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit de chez lui en disant : « Loué soit Allah qui l’a sauvé de l’Enfer ! »

Allah n'a pas envoyé un Prophète sans que celui-ci n'ait gardé les moutons !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah n'a pas envoyé un Prophète sans que celui-ci n'ait gardé les moutons ! » Ses Compagnons dirent : « Même toi ? - Il dit : - Oui, je les gardais pour les gens de la Mecque contre un peu d’argent ! »

Je n’ai jamais touché de brocart ou de soie aussi doux que la paume du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) !

Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je n’ai jamais touché de brocart ou de soie aussi doux que la paume du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! De même, je n’ai jamais senti d’odeur aussi agréable que celle du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! J’ai servi le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pendant dix ans. Par Allah ! Jamais il ne m’a dit : " Fi ! " ni il ne m’a dit concernant une chose : " Pourquoi as-tu fait ceci ? " et pour une chose que je n’avais pas accomplie : " Pourquoi n’as-tu pas fait cela ? " »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais frappé qui que ce soit de sa main : ni une femme, ni un domestique, sauf quand il combattait dans la voie d’Allah.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais frappé qui que ce soit de sa main : ni une femme, ni un domestique, sauf quand il combattait dans la voie d’Allah. Et il ne s’est jamais vengé d’un tort qu’on lui avait fait sauf s’il s’agissait de la transgression d’une limite sacrée d’Allah. Dans ce cas-là, il se vengeait pour Allah, Exalté soit-Il. »

As-tu connu un jour plus pénible que le jour de Uḥud ? - Il répondit : Oui ! J’ai supporté de la part de ton peuple des choses plus pénibles encore et la plus grande souffrance qu’ils m’ont infligée a été le jour d’Al-‘Aqabah

Un jour, ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a demandé au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « As-tu connu un jour plus pénible que le jour de Uḥud ? - Il répondit : Oui ! J’ai supporté de la part de ton peuple des choses plus pénibles encore et la plus grande souffrance qu’ils m’ont infligée a été le jour d’Al-‘Aqabah, lorsque je me suis présenté à ibn ‘Abd Yâlîl ibn 'abd Kulâl et qu'il a repoussé mes sollicitations. Je m’en suis retourné le visage marqué par l’inquiétude et l’amertume. Je n’ai repris mes esprits qu’à Qarn Ath-Tha’âlib. En levant la tête, j’ai vu un nuage qui me couvrit de son ombre. J’ai regardé dans le nuage et j’ai vu l’Ange Gabriel qui m’appela en disant : Certes Allah, Exalté soit-Il, a entendu les propos de ton peuple et la réponse qu’il t’a donné. Il t’a envoyé l’Ange des montagnes afin que tu lui ordonnes ce que tu souhaites à leur encontre. A ce moment, l’Ange des montagnes m’appela, me salua puis déclara : Ô Muhammad ! Allah a bien entendu les propos que ton peuple t’a adressés et je suis l’Ange des montagnes. Mon Seigneur m’a envoyé à toi afin que tu me donnes ton ordre. Que désires-tu ? Si tu le souhaites, je peux les écraser entre les deux montagnes qui entourent La Mecque ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « J’espère plutôt qu’Allah fera sortir d’entre eux une progéniture qui L'adorera, Seul sans rien Lui associer. »

" J'ai entendu la voix affaiblie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et j'en ai déduit qu'il était affamé, as-tu donc quelque provision ? - Oui ! " dit-elle.

Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Abû Ṭalḥah dit à Umm Sulaym : " J'ai entendu la voix affaiblie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et j'en ai déduit qu'il était affamé, as-tu donc quelque provision ? - Oui ! " dit-elle. Elle sortit quelques morceaux de pains d'orge, prit l'un de ses foulards et utilisa un morceau pour y emballer le pain, elle le mit sous mon vêtement et me recouvrit avec le reste afin de m'envoyer vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je l'emportai donc et trouvai le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) assis dans la mosquée, au milieu des gens. Je me dressai devant eux et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me dit : " Est-ce Abû Ṭalḥah qui t'a envoyé ? - Oui, dis-je. - Il dit : Pour de la nourriture ? - Oui ! " dis-je. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Levez-vous ! " Ils partirent et je les devançai, jusqu'à me rendre auprès d'Abû Ṭalḥah pour l'en informer. Ce dernier dit : " Ô, Umm Sulaym ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arrive avec des gens, alors que nous n'avons rien à leur servir ! - Elle dit : Allah et Son Messager savent mieux ! " Abû Ṭalḥah s'en alla à la rencontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui vint avec lui, jusqu'à ce qu'ils entrèrent tous les deux. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Amène ce que tu as, ô, Umm Sulaym ! " Elle amena donc ce pain. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna qu'on en fasse des petits morceaux et Umm Sulaym pressa par-dessus un récipient de beurre clarifié pour l'assaisonner. Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) prononça les paroles qu'Allah voulut qu'il prononça, et dit : " Fais entrer dix personnes ! " Il les fit entrer, ils mangèrent jusqu'à se rassasier et sortirent. Il dit alors : " Fais entrer dix personnes ! " Il les fit entrer, jusqu'à ce que tous les gens présents aient mangé et se soient rassasiés, alors qu'ils étaient soixante-dix ou quatre-vingt hommes. " » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Dans une autre version : « Ainsi, les gens entraient et sortaient par dix, jusqu'à ce que chacun d'entre eux soit entré et ait mangé à sa faim. Ensuite, il le remit en état et c'est alors que le plat était tel qu'il était avant qu'ils n'en mangent. » Dans une autre version : « Ils mangèrent par groupes de dix, jusqu'à ce que quatre-vingt personnes mangèrent. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) et les occupants de la maison mangèrent et laissèrent quelques restes. » Dans une autre version : « Ils laissèrent de quoi donner aux voisins. » Dans une version, Anas dit : « Un jour, j'allai à la rencontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), que je trouvai au milieu de ses Compagnons et qui avait attaché un bandage sur son ventre. Je dis à l'un de ses Compagnons : " Pourquoi le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a attaché un bandage à son ventre ? - Il dit : A cause de la faim ! " J'allai donc chez Abû Ṭalḥah, qui était l'époux de Um Sulaym bint Milḥân, et dis : " Ô, père ! J'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), un bandage attaché autour du ventre. Quand j'en ai demandé la raison à certains de ses Compagnons, ils me dirent que c'était à cause de la faim ! " Abû Ṭalḥah entra alors chez ma mère et dit : " Y'a-t-il quelques provisions ? - Oui, dit-elle, j'ai un pain et quelques dattes ! Si le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vient seul, nous le rassasierons, mais si quelqu'un vient avec lui, ce ne sera pas assez..." », puis il évoqua le reste du récit de la tradition prophétique.

Cet homme vint me trouver pendant que je dormais et s'empara de mon sabre, je me suis réveillé subitement alors qu'il avait le sabre dégainé en main. Il me dit par trois fois : " Qui te protège de moi ? "

Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a pris part avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à une expédition militaire du côté du Najd. Durant le retour, ils se trouvèrent à l'heure de la sieste dans une vallée couverte d'arbres épineux. Les Compagnons se dispersèrent cherchant l'ombre des arbres. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) campa aussi sous un arbre Samurah, où il accrocha son épée. Nous fîmes un somme et voilà que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous appelle ! Nous allâmes le voir ; auprès de lui se trouvait un bédouin assis. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Cet homme vint me trouver pendant que je dormais et s'empara de mon sabre, je me suis réveillé subitement alors qu'il avait le sabre dégainé en main. Il me dit par trois fois : " Qui te protège de moi ? " et je répondis à trois reprises : « Allah ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'en voulut pas à l'homme et s'assit. Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Dans une autre version, Jâbir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu'à atteindre « Dhât Ar-Riqâ' ». Quand nous trouvions un arbre ombrageux, nous le laissions pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Un homme parmi les polythéistes arriva. Le sabre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était accroché à un arbre. L'homme s'en saisit, le dégaina et dit au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Me crains-tu ? - Non ! Répondit-il. - L'homme reprit : Qui te protège de moi ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Allah ! » Et dans la version de Abu Bakr al-Ismâ'îly, dans son ouvrage authentique, l'homme dit : « Qui te protège de moi ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Allah ! » Alors, l'épée tomba de sa main et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la récupéra puis lui dit : « Qui donc te protège de moi ? - L'homme répliqua : Sois meilleur preneur et indulgent ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) reprit : Veux-tu témoigner qu'il n'y a de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah ? - L'homme répondit : Non ! Mais je te promets que je ne te combattrai pas et ne collaborerai en aucun cas avec un groupe qui te combattrait ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa poursuivre son chemin, l’homme alla trouver ses compagnons et leur dit : « Je reviens de chez un homme parmi les meilleurs personnes ! »

" Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a-t-il imploré le pardon en ta faveur ? - Oui, et pour toi aussi ! " dit-il, avant de réciter ce verset : {(Et implore le pardon pour tes péchés, ainsi que pour les croyants et les croyantes)}.

Âṣim al-Aḥwal relate que 'Abdullah ibn Sarjis (qu'Allah l'agrée) a dit : « Un jour, je dis au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : " Ô, Messager d'Allah ! Qu'Allah te pardonne ! - Ainsi qu'à toi ! " Dit-il. » 'Âṣim dit : « Je dis : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a-t-il imploré le pardon en ta faveur ? - Oui, et pour toi aussi ! " dit-il, avant de réciter ce verset : {(Et implore le pardon pour tes péchés, ainsi que pour les croyants et les croyantes)}. [Coran : 47/19]. »

Alors, certes, le comportement du Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) était le Coran.

Sa'd ibn Hichâm ibn 'Âmir a dit, au moment où il est entré chez 'Â`ichah (qu'Allah l'agrée) : " Ô Mère des croyants ! Informe moi au sujet du comportement du Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). - Elle dit : Ne lis-tu pas le Coran ? - J'ai répondu : Mais si ! - Elle a dit : " Alors, certes, le comportement du Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) était le Coran. "

J'étais présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le jour de Ḥunayn. Abû Sufyân ibn Al-Ḥârith ibn 'Abd Al-Muṭṭalib et moi tînmes compagnie au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sans le quitter. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était sur une mule blanche.

Abû Al-Faḍl Al-ʽAbbâs ibn ʽAbd Al-Muṭṭalib (qu'Allah l'agrée) dit : « J'étais présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le jour de Ḥunayn. Abû Sufyân ibn Al-Ḥârith ibn 'Abd Al-Muṭṭalib et moi tînmes compagnie au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sans le quitter. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était sur une mule blanche. Lorsque les musulmans et les mécréants se rencontrèrent, les musulmans battirent en retraite. Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit à faire courir sa mule vers les mécréants. Je tenais la bride de la mule du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l'empêcher de courir. Quant à Abû Sufyân, il tenait son étrier. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) enjoignit : " Ô 'Abbâs ! Appelle les compagnons du mimosa ! " » Al-‘Abbâs - qui était un homme à la voix retentissante - dit : « J’ai alors crié de toutes mes forces : " Où sont les compagnons du mimosa ? " Par Allah ! En entendant ma voix, ils rebroussèrent chemin comme les vaches qui reviennent vers leurs petits qui la réclament, répondant : " Nous voilà ! Nous voilà ! " Ils combattirent alors les mécréants tandis que les Anṣâr s'interpellaient : " Ô les Anṣâr ! Ô les Anṣâr : " Finalement, on appela la tribu des Banî Al-Ḥârith ibn Al Khazraj : " Ô les Banî Al-Ḥârith ibn Al-Khazraj ! Ô les Banî Al-Ḥârith ibn Al Khazraj ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui était sur sa mule, tendait le cou pour les regarder combattre et, à ce moment-là, il dit : " Maintenant, la bataille fait rage ! " Puis, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ramassa quelques cailloux et les jeta aux visages des mécréants en disant : " Ils sont vaincus, par le Seigneur de Muḥammad ! " Je me mis à regarder et constatai que, selon toute apparence, la bataille en était toujours au même point. Alors, par Allah, à peine leur avait-il lancé les cailloux que je vis qu'ils commencèrent à faiblir et à battre en retraite. " »

A l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), la lune s’est fendue en deux parties : une partie était cachée par la montagne et l’autre était au-dessus de la montagne. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Ô Allah ! Sois témoin ! "

‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « A l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), la lune s’est fendue en deux parties : une partie était cachée par la montagne et l’autre était au-dessus de la montagne. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Ô Allah ! Sois témoin ! " »

Crains Allah et garde ton épouse !

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque Zayd ibn Ḥârithah vint se plaindre au Prophète (sur lui la paix et le salut), celui-ci lui dit : " Crains Allah et garde ton épouse ! " » Anas a dit : « Si le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait voulu cacher quelque chose, c’est bien celle-ci qu’il aurait cachée ! » Il a dit : « Zaynab se vantait auprès des épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) en disant : " Ce sont vos familles qui vous ont mariées ! Quant à moi, c’est Allah, Exalté soit-Il, qui m’a mariée d’au-dessus des sept Cieux ! " » Et Thâbit a dit que le verset suivant : {( Et tu cachais en toi ce qu’Allah allait dévoiler et tu craignais les gens.)} [Coran : 33/37] a été révélée au sujet de Zaynab et de Zayd ibn Ḥârithah.

En voyage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut), nous avançâmes de nuit et, vers la fin de celle-ci, nous fîmes une halte des plus douces qui soient pour le voyageur. Seule la chaleur du soleil nous sortit de notre sommeil, les premiers à se réveiller étant untel, puis untel, puis untel, puis 'Umar ibn al Khaṭṭâb.

Imrân ibn Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « En voyage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut), nous avançâmes de nuit et, vers la fin de celle-ci, nous fîmes une halte des plus douces qui soient pour le voyageur. Seule la chaleur du soleil nous sortit de notre sommeil, les premiers à se réveiller étant untel, puis untel, puis untel, puis 'Umar ibn al Khaṭṭâb. Quant au Prophète (sur lui la paix et le salut), on ne le réveillait jamais. On le laissait se réveiller de lui-même car on ne savait pas ce qui pouvait se passer pendant son sommeil. Quand 'Umar se réveilla et vit la situation, lui qui était un homme rude, il se mit à prononcer le takbîr [le fait de dire : « Allâhu Akbar ! » et qui signifie : « Allâh est plus Grand [que tout] à voix haute. Il continua de dire le takbîr et d'élever la voix jusqu'à réveiller le Prophète (sur lui la paix et le salut). Quand il se réveilla, les gens se plaignirent de ce qui était arrivé, mais il dit : « Ce n'est pas grave, prenez la route ! » Il reprit la route et, non loin de là, il fit halte, demanda de l'eau et fit les ablutions. On appela à la prière et les gens firent la prière. Quand il termina la prière, il aperçut un homme qui se tenait à l'écart et n'avait pas prié avec les autres. Il lui dit : « Qu'est-ce qui t'a empêché de prier avec les gens ? » Il dit : « Je suis en état de grande impureté et nous n'avons pas d'eau. » Il dit : « Aie recours à la terre, cela te suffira. » Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mît en route et lorsque les gens se plaignirent de la soif, il fit halte et appela 'Ali ainsi qu’une autre personne à qui il dit : « Allez chercher de l'eau ! » Ils partirent donc et croisèrent une femme assise entre deux grandes outres de cuir sur son chameau. Ils lui demandèrent : « Où se trouve l'eau ? - Elle dit : J’ai quitté l'eau hier à la même heure, nos hommes sont à l’arrière. - Ils dirent : Viens donc ! - Elle dit : Où donc ? - Ils dirent : Voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Elle dit : Celui que l'on appelle le sabéen ? - Ils dirent : C'est bien celui dont tu parles, alors viens ! » Ils revinrent donc au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui rapportèrent les informations. Il dit : « Faites-la descendre de son chameau ! » Il demanda qu'on lui apporte un récipient, dans lequel il posa le trou des deux outres, qu'il fit pencher et dont il défit les liens afin de faire couler l'eau. On appela les gens : « Buvez et prenez de l'eau ! » Ceux qui le voulaient burent et ceux qui le voulaient prirent de l'eau. A la fin, il donna un récipient d'eau à celui qui était en état d'impureté et lui dit : « Prends ceci et verse-le sur toi ! » Pendant ce temps, la femme était là, debout, à regarder ce que l'on faisait de son eau. Par Allah ! Quand il eut fini, nous eûmes l'impression qu'elles étaient encore plus remplies que lorsqu'il avait commencé ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Rassemblez quelque chose pour elle ! » Ils rassemblèrent alors diverses choses, des dattes noires, de la farine et de la farine torréfiée, jusqu'à rassembler une certaine quantité de nourriture, qu'ils mirent dans un vêtement et placèrent devant elle sur son chameau. Il lui dit : tu vois bien, nous n'avons rien pris de ton eau, mais c'est Allah qui nous a abreuvés. Elle rentra chez les siens, après s'être attardée. Ils dirent : « Qu'est-ce qui t'a retenue, ô, unetelle ? - Elle dit : Quelque chose d'incroyable ! J'ai croisé deux hommes qui m'ont amené à cet homme qu'on appelle le sabéen, qui a fait ceci et cela... Par Allah, soit c'est l'homme le plus sorcier qui soit entre lui et elle - elle fit signe de l'index et du majeur vers le ciel, elle voulait dire : entre le ciel et la terre - soit il est bel et bien le Messager d'Allah ! » Après cela, les musulmans assaillirent les polythéistes qui vivaient autour d'elle mais ne s'attaquèrent pas au petit groupe auquel elle appartenait. Un jour, elle dit aux siens : « Je ne pense pas que ces gens-là vous épargnent sans raison, alors que diriez-vous d'embrasser l'Islam ? » Ils lui obéirent alors et embrassèrent l'Islam. »

Lorsque ce fut le jour de Badr, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) regarda les polythéistes qui étaient mille et ses Compagnons trois cent dix-neuf.

ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque ce fut le jour de Badr, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) regarda les polythéistes qui étaient mille et ses Compagnons trois cent dix-neuf. Le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) fit face à la Qiblah, tendit les mains et éleva sa voix en invoquant son Seigneur : " Ô Allah ! Réalise ce que Tu m'as promis ! Ô Allah ! Donne-moi ce que Tu m'as promis ! Ô Allah ! Si ce groupe de gens de l'Islam périt, alors Tu ne seras plus adoré sur Terre ! " Il ne cessa d'implorer son Seigneur en tendant les mains, face à la Qiblah, si bien que sa tunique tomba de ses épaules. Abû Bakr vint le trouver, ramassa sa tunique, la remit sur ses épaules, puis l'enlaça en se tenant derrière lui. Il dit alors : " Ô Prophète d'Allah ! Tu as suffisamment adjuré ton Seigneur ! Il réalisera certainement ce qu'Il t'a promis. " Allah, Exalté soit-Il, révéla alors : {( Et [rappelez-vous] le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt : " Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres. )} [Coran : 8/9]. Allah lui envoya donc des Anges en renfort. » Abû Zumayl a dit : « Ibn 'Abbâs m’a rapporté : " Ce jour-là, tandis qu'un homme parmi les musulmans poursuivait un polythéiste devant lui, il entendit le coup d'un fouet au-dessus de lui et la voix d'un cavalier disant : 'En avant Ḥayzûm !' Le musulman regarda le polythéiste devant lui qui tomba à terre. Il le regarda et vit qu'il avait le nez coupé et le visage balafré comme sous l'effet d'un coup de fouet. Le tout devint vert. L'homme des Anṣâr vint rapporter cet événement au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui déclara : " Tu dis vrai ! C'est l'aide qui nous vient du troisième ciel. " Ce jour-là, ils tuèrent soixante-dix ennemis et en capturèrent soixante-dix. » Abû Zumayl a dit : « Ibn 'Abbâs a dit : " Quand ils firent des prisonniers, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) consulta Abû Bakr et 'Umar : ' Quel est votre avis au sujet de ces prisonniers ? - Abû Bakr répondit : Ô Prophète d'Allah ! Ce sont des cousins et des proches parents. Je pense que tu devrais leur demander une rançon. Ce sera alors une force pour nous contre les mécréants. Et il se peut qu'Allah les guide vers l'Islam. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : Qu'en penses-tu, Ibn Al-Khaṭṭâb ? - ['Umar relate :] J’ai dit : Non, Par Allah ! Ô Messager d'Allah ! Je ne partage pas l'avis d'Abû Bakr. Je pense plutôt que tu devrais nous autoriser à leur trancher la tête. Permets à 'Alî d'exécuter 'Aqîl et moi Untel ! - un parent par alliance de 'Umar -. En effet, ceux-là sont les chefs et les princes de la mécréance.' Mais, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) préféra l'avis d'Abû Bakr au mien. Le lendemain, je vins trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et Abû Bakr assis en pleurs. J’ai alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Informe-moi de la raison pour laquelle tu pleures avec ton Compagnon ! Si j'y trouve une raison, je pleurerai ; sinon, je m'efforcerai de pleurer à cause de vos pleurs. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Je pleure parce que tes Compagnons m'ont conseillé de demander une rançon aux prisonniers [en contre partie de leur liberté]. Or, on m'a montré leur châtiment plus proche que cet arbre ! " Il s'agissait d'un arbre à proximité du Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut). Allah révéla alors : {( Un Prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu [et mis les mécréants hors de combat] sur la Terre. Vous voulez les biens d'ici-bas tandis qu'Allah veut l'au-delà. Et Allah est Puissant et Sage. N'eût-été une prescription préalable d'Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris [de la rançon]. Mangez donc de ce qui vous est échu en butin, tant qu'il est licite et pur. Et craignez Allah ! En effet, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. )} [Coran : 8/ 67-69]. Allah leur autorisa alors les butins. »

Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la tranchée, il déposa les armes et se lava. Jibrîl (sur lui la paix) se présenta à lui et dit : " Tu as déposé les armes ? Par Allah ! Nous ne les avons toujours pas déposées ! Sors à leur rencontre ! "

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la tranchée, il déposa les armes et se lava. Jibrîl (sur lui la paix) se présenta à lui et dit : " Tu as déposé les armes ? Par Allah ! Nous ne les avons toujours pas déposées ! Sors à leur rencontre ! - Où donc ?demanda le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Jibrîl répondit : Par là-bas ! " Il indiquait la direction [de la tribu] des Banî Qurayẓah. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se dirigea donc vers eux. »

J'ai assisté à la prière de la fête (« ṣalâtu-l-‘îd ») avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Il débuta par la prière avant le prêche, sans appel à la prière et sans annoncer le début de celle-ci. Puis il se tint debout, appuyé sur Bilâl, ordonna de craindre Allah et incita à Lui obéir. Il exhorta les gens et leur fit le rappel.

Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « J'ai assisté à la prière de la fête (« ṣalâtu-l-‘îd ») avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Il débuta par la prière avant le prêche, sans appel à la prière et sans annoncer le début de celle-ci. Puis il se tint debout, appuyé sur Bilâl, ordonna de craindre Allah et incita à Lui obéir. Il exhorta les gens et leur fit le rappel. Ensuite, il marcha jusqu'aux femmes. Il les exhorta, leur fit le rappel et dit : " Faîtes des aumônes, car vous représentez la première source du bois de l'Enfer ! " Une femme assise au milieu des autres et dont le visage était ridé et mâte, se leva et dit : " Pourquoi, ô Messager d'Allah ? - Il répondit : Car vous vous plaignez trop et oubliez les bienfaits d'autrui à votre égard ! " [Jâbir] dit : " Elles se mirent à donner des aumônes de leurs parures telles que des bracelets et des bagues, qu'elles mettaient dans le vêtement de Bilâl. »

Certes, le Prophète (sur lui la paix et le salut) résida à La Mecque et y reçut la Révélation du Coran durant dix ans. Ensuite, il résida à Médine et y reçut la Révélation du Coran pendant dix ans.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) et Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relatent : « Certes, le Prophète (sur lui la paix et le salut) résida à La Mecque et y reçut la Révélation du Coran durant dix ans. Ensuite, il résida à Médine et y reçut la Révélation du Coran pendant dix ans. »

Ô groupe des Anṣâr ! - Ils répondirent : Nous voici, ô Messager d’Allah ! - Il a dit : Vous avez dit : Et qu’en est-il de l’homme qui a été touché par désir envers sa cité et par compassion envers son clan familial ? - Ils répondirent : En effet, c’est cela ! - Il a dit : Certes, je suis le serviteur d’Allah et Son Messager et j’ai émigré vers Allah, puis vers vous. Vivre [pour moi], c'est vivre à vos côtés et mourir [pour moi] c'est mourir à vos côtés !

[‘Abdullah ibn Rabâḥ rapporte que] Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Une délégation de personnes est venue à Mu’âwiyah, pendant Ramadan, et certains d’entre nous préparaient à manger pour d’autres. Abû Hurayrah faisant partie de ceux qui nous invitait le plus chez lui, je me suis dit : " Pourquoi ne préparerai-je pas à manger et ne les inviterai-je pas chez moi ? " J’ai alors ordonné qu’on prépare à manger, ensuite j’ai rencontré Abû Hurayrah en soirée et je lui ai dit : " Cette nuit, l’invitation est chez moi ! - Alors, il a dit : Tu m’as devancé ! - Je lui ai dit : Oui, c’est leur invitation. " Alors, Abû Hurayrah a dit : " Ne vous enseignerais-je pas un récit parmi l'un de vos récits ô groupe des Anṣâr ? " Il évoqua alors la conquête de La Mecque et a dit : " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’est dirigé vers La Mecque jusqu’à y parvenir. Alors, il a envoyé (et nommé) Az-Zubayr [ibn Al-‘Awwâm] à l'un des deux flancs de l’armée, Khâlid [ibn Al-Walîd] à l’autre flanc et Abû ‘Ubaydah à ceux qui n’avaient pas de côtes de mailles (qu'Allah les agrée tous) et ces derniers prirent alors position au creux de la vallée tandis que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était dans un bataillon. " Il a dit : " Il a regardé et alors il m’a vu ! " Abû Hurayrah dit alors : " Me voilà, ô Messager d’Allah ! - Alors, il a dit : Ne vienne à moi qu’un Anṣâr ! ” Et dans une version, il a dit : "Appelle-moi les Anṣâr ! " Il a dit : " Je les ai alors appelés. " Quraysh s’est alors regroupé avec ses troupes et ses partisans et, [plaçant ceux armés pour le combat en avant], ils ont dit : " Nous avançons ceux-là ! S’ils obtiennent quelque chose, nous serons avec eux et s’il leur arrive quelque chose, nous donnerons ce que qu'il nous aura demandé ! " Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Vous voyez les troupes de Quraysh et leurs partisans… " Ensuite, en joignant ses deux mains l’une dans l’autre, il a dit : " Balayez-les jusqu’à ce que vous les rencontriez à Aṣ-Ṣafâ ! " [Abû Hurayrah] poursuivit : " Nous partîmes alors et quiconque parmi nous souhaitait tuer quelqu’un pouvait le tuer. Et personne parmi eux n’osa se diriger vers nous. C’est alors qu’Abû Sufyân est venu et a dit : " Ô Messager d’Allah ! L’honorable Quraysh a été décimée… Quraysh n’existera plus après ce jour ! " Alors, il [le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)] dit : " Quiconque entre dans la demeure d’Abû Sufyân sera en sécurité ! " Les Anṣâr se sont alors dit les uns aux autres : " Et qu’en est-il de l’homme qui a été touché par désir envers sa cité et par compassion envers son clan familial ? " Abû Hurayrah a dit : " La Révélation est alors venue, et lorsque venait la Révélation nous ne l’ignorions pas. En effet, lorsqu’elle venait, personne parmi nous ne levait son regard en direction du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu’à ce qu’elle cesse. Et lorsque celle-ci a cessé, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : ' Ô groupe des Anṣâr ! - Ils répondirent : Nous voici, ô Messager d’Allah ! - Il a dit : Vous avez dit : Et qu’en est-il de l’homme qui a été touché par désir envers sa cité et par compassion envers son clan familial ? - Ils répondirent : En effet, c’est cela ! - Il a dit : Certes, je suis le serviteur d’Allah et Son Messager et j’ai émigré vers Allah, puis vers vous. Vivre [pour moi], c'est vivre à vos côtés et mourir [pour moi] c'est mourir à vos côtés ! - Alors, ils se tournèrent vers lui et pleurèrent puis ils dirent : Par Allah ! Nous n'avons dit ce que nous avons dit qu'à cause de notre attachement à Allah et à Son Messager ! - Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : Certes, Allah et Son Messager vous croient véridiques et vous excusent ! ' Les gens se dirigèrent alors vers la demeure d’Abû Sufyân tandis que les autres fermèrent leurs portes." Il [ Abû Hurayrah] a dit : " Quant au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) il se dirigea jusqu’à parvenir à la Pierre [Noire], il la salua en la touchant et ensuite il fit le tour de la Maison [Sacrée]. Puis, il se rendit auprès de la statue qui était à côté de la Maison [Sacrée] et que les Qurayshites adoraient. " Il précisa que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait dans la main un arc qu’il tenait par son extrémité. Lorsqu’il parvint à la statue, il la frappa à son œil et récita : {( La Vérité est venue et le Faux a disparu. )} [Coran : 17/81]. Enfin, lorsqu’il acheva sa circumambulation [autour de la Ka’bah], il se rendit à Aṣ-Ṣafâ, grimpa dessus jusqu’à voir la Maison [Sacrée]. Là, il leva ses deux mains, commença à louer Allah et à L'invoquer pour ce qu'il souhaitait.

Jibrîl (sur lui la paix) est venu au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu’il jouait avec des enfants. Il le prit, l'allongea sur le dos, lui ouvrit sa poitrine, ôta son cœur et en sortit un morceau de chair puis a dit : " Ceci est la part de Satan te concernant ! "

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée), relate : « Jibrîl (sur lui la paix) est venu au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu’il jouait avec des enfants. Il le prit, l'allongea sur le dos, lui ouvrit sa poitrine, ôta son cœur et en sortit un morceau de chair puis a dit : " Ceci est la part de Satan te concernant ! " Ensuite, il le lava avec de l’eau de Zamzam, dans un récipient en or, puis il le rassembla en un tout et enfin il le remit à sa place. Les enfants s’empressèrent alors d’aller chez sa mère [de lait] - c’est-à-dire : sa nourrice - et lui dirent : " Certes, Muḥammad a été tué ! " Alors, ils se dirigèrent tous vers lui et [entre-temps] sa couleur avait changé. » Anas a dit : « Certes, je voyais la trace de cette cicatrice sur son torse ! »

Nous avons participé avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à l’expédition militaire de Ḥunayn. Lorsque nous avons rencontré l’ennemi, je me suis avancé et j’ai gravi un col. Un homme du camp ennemi se dirigea vers moi, je lui ai alors décoché une flèche et il s’est caché de moi. Je ne savais pas ce qu’il faisait.

Salamah ibn Al-Akwaʽ (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous avons participé avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à l’expédition militaire de Ḥunayn. Lorsque nous avons rencontré l’ennemi, je me suis avancé et j’ai gravi un col. Un homme du camp ennemi se dirigea vers moi, je lui ai alors décoché une flèche et il s’est caché de moi. Je ne savais pas ce qu’il faisait. J’ai regardé les gens et j’ai vu qu’ils étaient montés par un autre col. Ils ont alors rencontré les Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) mais ceux-ci s’enfuirent et moi-même je revenais défait. Je portais deux manteaux, l’un enveloppait le bas de mon corps tandis que l’autre recouvrait le haut, mais je perdis ma ceinture et je dus donc les réunir tous les deux ensemble. Je passai défait devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) tandis qu’il chevauchait sa mule blanche, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Ibn Al-Akwa’ a dû voir quelque chose d’effroyable !" Lorsque les ennemis se ruèrent sur le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) il descendit de sa mule, saisit une poignée de terre du sol, se dirigea vers eux et jeta la terre en direction de leurs visages en disant : "Que les visages soient enlaidis !" Allah n'a pas créé un homme parmi eux sans que ses yeux ne furent remplis de terre suite [au jet de] cette poignée de terre. Ils tournèrent alors les talons, s’enfuirent et Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, les mit en déroute. Finalement, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) partagea leurs butins entre les musulmans. »

Je n'ai plus eu de conjonctivite, ni de mal de tête, depuis que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a essuyé mon visage et a craché dans mon œil, le jour de Khaybar, au moment où il m'a donné l'étendard.

ʽAlî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) relate : « Je n'ai plus eu de conjonctivite, ni de mal de tête, depuis que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a essuyé mon visage et a craché dans mon œil, le jour de Khaybar, au moment où il m'a donné l'étendard. »

« J'étais auprès de Qatâdah ibn Milḥân au moment de son agonie, un homme passa alors à l'extrémité de la demeure. » Il a dit : « Je l'ai aperçu sur le visage de Qatâdah. » Il a dit : « Lorsque je le regardais, c'est comme si sur son visage il y avait de l'onguent. »

Abû Al-'Alâ' ibn 'Umayr (qu'Allah l'agrée) relate : « J'étais auprès de Qatâdah ibn Milḥân au moment de son agonie, un homme passa alors à l'extrémité de la demeure. » Il a dit : « Je l'ai aperçu sur le visage de Qatâdah. » Il a dit : « Lorsque je le regardais, c'est comme si sur son visage il y avait de l'onguent. » Il a dit : « En effet, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait passé les mains sur son visage. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut saisi alors que sa tête était entre ma poitrine et [le haut de] mon torse, lorsque son âme sortit, je n'avais jamais senti une odeur aussi bonne que celle-ci auparavant.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut saisi alors que sa tête était entre ma poitrine et [le haut de] mon torse. » Elle a dit : « Lorsque son âme sortit, je n'avais jamais senti une odeur aussi bonne que celle-ci auparavant. »

Yazîd ibn Al-Aswad (qu'Allah l'agrée) effectua la prière de l'aube avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) ; ensuite, les gens se précipitèrent afin de prendre sa main et s'essuyer leurs visages avec. Il a dit : « J'ai alors pris sa main et me suis essuyé le visage avec. J'ai senti celle-ci plus froide que la neige et son odeur était plus suave que le musc ! »

Yazîd ibn Al-Aswad (qu'Allah l'agrée) relate qu'il effectua la prière de l'aube avec le Prophète (sur lui la paix et le salut), il cita alors le hadith. Il a dit : « Ensuite, les gens se précipitèrent pour prendre sa main et s'essuyer avec leurs visages. » Il a dit : « J'ai alors pris sa main et me suis essuyé le visage avec. J'ai senti celle-ci plus froide que la neige et son odeur était plus suave que le musc ! »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est entré chez nous et y a fait sa sieste [de la mi-journée]. Il transpira. Ma mère est alors venue avec un récipient en verre, elle essuya sa sueur et la mit à l'intérieur. Ma mère est alors venue avec un récipient en verre, elle essuya sa sueur et la mit dedans.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est entré chez nous et y a fait sa sieste [de la mi-journée]. Il transpira. Ma mère est alors venue avec un récipient en verre, elle essuya sa sueur et la mit à l'intérieur. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se réveilla alors et dit : "Ô Umm Sulaym ! Que fais-tu ? - Elle répondit : C'est ta sueur et nous la mettons dans notre parfum, et elle fait partie du meilleur des parfums !" »

Lorsqu'il effectua le lavage mortuaire du Prophète (sur lui la paix et le salut) il chercha sur lui ce que l'on cherche [généralement] sur le mort, mais il n'en trouva rien. Il dit alors : « [Je te rachèterai] par mon père ! Tu sens bon. Tu sentais bon en étant vivant, et tu sens bon en étant mort ! »

ʽAlî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) relate que lorsqu'il effectua le lavage mortuaire du Prophète (sur lui la paix et le salut) il chercha sur lui ce que l'on cherche [généralement] sur le mort, mais il n'en trouva rien. Il dit alors : « [Je te rachèterai] par mon père ! Tu sens bon. Tu sentais bon en étant vivant, et tu sens bon en étant mort ! »

Ô Messager d'Allah ! Le fils de ma sœur souffre !' Il essuya alors ma tête et invoqua la bénédiction en ma faveur. Ensuite, il fit ses ablutions et je bus alors du reste de l'eau qu'il avait utilisé pour celles-ci. Puis, je me suis levé derrière son dos. J'ai alors regardé le sceau de la Prophétie entre ses deux omoplates, il était comme un œuf de pigeon.

Al-Ja'd relate : « J'ai entendu As-Sâ`ib ibn Yazîd dire : "Ma tante maternelle est allée avec moi voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et [lui] a dit : 'Ô Messager d'Allah ! Le fils de ma sœur souffre !' Il essuya alors ma tête et invoqua la bénédiction en ma faveur. Ensuite, il fit ses ablutions et je bus alors du reste de l'eau qu'il avait utilisé pour celles-ci. Puis, je me suis levé derrière son dos. J'ai alors regardé le sceau de la Prophétie entre ses deux omoplates, il était comme un œuf de pigeon." »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a dit : "Rapproche-toi de moi !" Alors, je me suis rapproché de lui.

Abû Yazîd Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a dit : "Rapproche-toi de moi !" Alors, je me suis rapproché de lui. Il a alors dit : "Entre ta main et essuie mon dos !" » Il a dit : « J'ai alors introduit ma main dans sa tunique et j'ai essuyé son dos. Là, j'ai senti le sceau de la Prophétie entre mes doigts. » Il a dit : « On l'a interrogé concernant le sceau de la Prophétie, il a répondu : "Des poils entre ses deux omoplates." »

"Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a-t-il imploré le pardon en ta faveur ? - Il répondit : Oui, et pour toi aussi !" Ensuite, il récita ce verset : { Et implore le pardon pour ton péché ainsi que pour les croyants et les croyantes }.

Abdullah ibn Sarjis relate : « J'ai vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) et j'ai mangé avec lui du pain et de la viande », ou il a dit : « du tharîd ». Il a dit : « Je lui ai alors demandé : "Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a-t-il imploré le pardon en ta faveur ? - Il répondit : Oui, et pour toi aussi !" Ensuite, il récita ce verset : { Et implore le pardon pour ton péché ainsi que pour les croyants et les croyantes } [Coran : 47/19]. » Il a dit : « Ensuite, je me suis tourné derrière lui et j'ai vu le sceau de la Prophétie entre ses deux omoplates, près de la partie supérieure de son omoplate gauche, il y avait deux grains de beauté semblables à des verrues. »

On m'a certes fait peur pour la cause d'Allah alors que personne d'autre n'avait peur. On m'a certes causé du tort pour la cause d'Allah alors que personne ne subissait de tort. Certes, trente jours et nuits passèrent alors que Bilâl et moi n'avions aucune nourriture qu'un être vivant pouvait manger excepté cachée sous l'aisselle de Bilâl !

Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "On m'a certes fait peur pour la cause d'Allah alors que personne d'autre n'avait peur. On m'a certes causé du tort pour la cause d'Allah alors que personne ne subissait de tort. Certes, trente jours et nuits passèrent alors que Bilâl et moi n'avions aucune nourriture qu'un être vivant pouvait manger excepté cachée sous l'aisselle de Bilâl !" »

Une femme qui avait quelque déficience au niveau de sa raison a dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai besoin de toi ! » Il a alors dit : « Ô mère d'untel ! Vois quel chemin tu souhaites [que nous empruntions] afin que je puisse répondre à ton besoin ! »

Anas (qu'Allah l'agrée) relate qu'une femme qui avait quelque déficience au niveau de sa raison a dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai besoin de toi ! » Il a alors dit : « Ô mère d'untel ! Vois quel chemin tu souhaites [que nous empruntions] afin que je puisse répondre à ton besoin ! » Il marcha donc seul avec elle sur quelques chemins, jusqu'à ce qu'elle en ait fini avec son besoin.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) fut interrogée au sujet de ce que faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) chez lui. Elle a répondu : « Il était un être homme parmi les hommes : il rapiéçait son habit, trayait sa brebis et faisait les choses lui-même. »

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) fut interrogée au sujet de ce que faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) chez lui. Elle a répondu : « Il était un homme parmi les hommes : il rapiéçait son habit, trayait sa brebis et faisait les choses lui-même. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut envoyé à l'âge de quarante ans, il a vécu à La Mecque durant treize ans à recevoir la Révélation. Puis, il lui a été ordonné d'émigrer, il a alors émigré durant dix ans. Enfin, il est mort à l'âge de soixante-trois ans.

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut envoyé à l'âge de quarante ans, il a vécu à La Mecque durant treize ans à recevoir la Révélation. Puis, il lui a été ordonné d'émigrer, il a alors émigré durant dix ans. Enfin, il est mort à l'âge de soixante-trois ans. »

Le dernier regard que j'ai porté vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut lorsqu’il tira le rideau tandis que les gens étaient en rangs derrière Abû Bakr (qu'Allah l'agrée).

Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le dernier regard que j'ai porté vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut lorsqu’il tira le rideau tandis que les gens étaient en rangs derrière Abû Bakr (qu'Allah l'agrée). Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) voulut alors reculer mais il leur indiqua de rester [à leurs places], puis il rabaissa le rideau. Il décéda à la fin de cette journée, c'était un lundi. »

Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) est entré auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) après son décès et alors il a posé sa bouche entre ses deux yeux, il a mis ses mains sur ses tempes et il a dit : Ôh ! Meilleur des Prophètes... Ôh ! Meilleur des amis intimes... Ôh ! Meilleur des élus !

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) est entré auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) après son décès et alors il a posé sa bouche entre ses deux yeux, il a mis ses mains sur ses tempes et il a dit : "Ôh ! Meilleur des Prophètes... Ôh ! Meilleur des amis intimes... Ôh ! Meilleur des élus !" »

Le jour où le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra à Médine, il en illumina chaque chose ; et le jour où il est mort, tout en fut assombri.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Le jour où le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra à Médine, il en illumina chaque chose ; et le jour où il est mort, tout en fut assombri. À peine avions-nous lavé nos mains suite à l'enterrement du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) que nos cœurs réprouvaient cela et refusaient son enterrement. »

Aucun Prophète n'est mort sans que ne lui soit montrée sa place au Paradis et qu'ensuite le choix ne lui soit donné." Lorsque la mort est venue à lui et que sa tête était sur ma cuisse, il s'est évanoui. Ensuite, il reprit conscience et leva alors son regard en direction du toit de la maison. Puis, il a dit : "Ô Allah ! La compagnie la plus élevée !"

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait, alors qu'il était en bonne santé : "Aucun Prophète n'est mort sans que ne lui soit montrée sa place au Paradis et qu'ensuite le choix ne lui soit donné." Lorsque la mort est venue à lui et que sa tête était sur ma cuisse, il s'est évanoui. Ensuite, il reprit conscience et leva alors son regard en direction du toit de la maison. Puis, il a dit : "Ô Allah ! La compagnie la plus élevée !" J'ai dit : "Ainsi, il ne nous choisit pas !" Et j'ai alors su qu'il s'agissait du récit qu'il nous racontait lorsqu'il était en bonne santé." » Elle a dit : « La dernière parole qu'il a prononcée fut : "Ô Allah ! La compagnie la plus élevée !" »

J'ai interrogé 'Abdullah ibn 'Amr sur le pire acte que commirent les polythéistes à l'égard du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il me répondit : "J'ai vu 'Uqbah ibn Abî Mu'ayṭ venir vers le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant qu'il accomplissait la prière, il mit alors son vêtement autour du cou du Prophète et l'étrangla fortement.

Urwah ibn Az-Zubayr a dit : « J'ai interrogé 'Abdullah ibn 'Amr sur le pire acte que commirent les polythéistes à l'égard du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il me répondit : "J'ai vu 'Uqbah ibn Abî Mu'ayṭ venir vers le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant qu'il accomplissait la prière, il mit alors son vêtement autour du cou du Prophète et l'étrangla fortement. Abû Bakr vint aussitôt, repoussa 'Uqbah et s'exclama : {( Allez-vous tuer un homme parce qu'il proclame : mon Seigneur est Allah ! Et qu’il est venu à vous muni de preuves [évidentes] de la part de votre Seigneur ? )} [Coran : 40/28].

« Je n’ai jamais jalousé l’une des femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut), à l’exception de Khadîjah, que je n’ai pourtant pas connue ! » Elle précisa : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sacrifiait un mouton, il disait : "Envoyez-en aux amies de Khadîjah !" »

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Je n’ai jamais jalousé l’une des femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut), à l’exception de Khadîjah, que je n’ai pourtant pas connue ! » Elle précisa : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sacrifiait un mouton, il disait : "Envoyez-en aux amies de Khadîjah !" » Elle poursuivit : « Un jour, alors que je le mis en colère, j’ai dit : "Khadîjah !" Alors, il a dit : "Le fait de l’aimer m’a été octroyé." »

Certes, je sais lorsque tu es satisfaite de moi et lorsque tu es en colère contre moi.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : "Certes, je sais lorsque tu es satisfaite de moi et lorsque tu es en colère contre moi." » Elle a dit : « J'ai rétorqué : "Et d'où sais-tu cela ? - Il a répondu : Lorsque tu es satisfaite de moi, tu dis : 'Non, par le Seigneur de Muḥammad !' Et lorsque tu es en colère contre moi, tu dis : 'Non, par le Seigneur d'Abraham !' » Elle a dit : « J'ai alors dit : "En effet ! Par Allah, ô Messager d'Allah, je ne délaisse que ton nom !" »