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Ne vous informerais-je pas des plus grands des péchés majeurs ?

Aboû Bakrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Ne vous informerais-je pas des plus grands des péchés majeurs ? » Il répéta cela trois fois. Ils dirent : « Mais si ! Ô Messager d'Allah ! » Il dit : « L'association à Allah, la désobéissance aux parents... » Il était accoudé, il s'assit alors et poursuivit : « Et la parole mensongère ! » Il ne cessa de répéter cela au point où nous nous sommes dit : « Si seulement il s'était tu ! »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se fit faire une bague en or.

Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se fit faire une bague en or. Quand il la portait, il tournait le chaton à l'intérieur de sa paume. Les gens firent alors de même. Puis, il s'assit sur le minbar, l'ôta et déclara : « Je portais cette bague et tournais son chaton à l'intérieur. » Il la jeta, puis dit : « Par Allah ! Jamais plus je ne la porterai ! » Les gens jetèrent alors aussitôt leurs bagues. » Dans une [autre] version : « Il portait la bague à sa main droite. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de porter de la soie, sauf une surface de deux, trois ou quatre doigts.

‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) a dit : Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de porter de la soie, en disant : « sauf de tel à tel endroit », et il leva l’index et le majeur. Dans une version de Muslim : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de porter de la soie, sauf une surface de deux, trois ou quatre doigts. »

Il dit : Dis : « Ô Allah ! Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l'invisible et du visible, Seigneur et Maître de toute chose, je témoigne qu'il n'est de divinité [qui soit digne d'adoration] à part Toi, je me réfugie auprès de Toi contre mon propre mal, contre le mal du diable et son polythéisme...

Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) relate : « Abû Bakr As-Siddîq (qu'Allah l'agrée) demanda : Ô Messager d'Allah ! Conseille-moi des paroles à dire le matin et le soir ! [Le Prophète] dit : Dis : « Ô Allah ! Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l'invisible et du visible, Seigneur et Maître de toute chose, je témoigne qu'il n'est de divinité [qui soit digne d'adoration] à part Toi, je me réfugie auprès de Toi contre mon propre mal, contre le mal du diable et son polythéisme, et contre le fait de me causer du tort à moi-même ou d'en causer à un musulman. » - Dis-le le matin, ajouta le Prophète (sur lui la paix et le salut), le soir et quand tu te couches ».

Je ne vous demande pas de prêter serment pour une quelconque accusation à votre encontre, mais [sachez que] Gabriel est venu à moi et il m'a informé qu'Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) se vante de vous auprès des Anges.

D'après Abû Saïd Al Khudrî (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Mu'âwiyyah se rendit dans une assise dans la mosquée, une fois arrivé, il a dit : " Qu'est-ce qui vous a fait vous asseoir ? " Ils répondirent : " Nous nous sommes assis ici pour évoquer Allah. " Il demanda : " Juriez-vous par Allah que vous ne vous êtes assis ici que pour cette raison-là !? " Ils ont dit : " Par Allah ! Nous nous sommes assis ici uniquement pour cette raison-là ! " Alors, il dit : " Je ne vous demande pas de prêter serment pour une quelconque accusation à votre encontre mais ici, personne n'a la position que j'avais auprès du Messager d'Allah ﷺ en termes de hadiths : Le Messager d'Allah ﷺ se rendit auprès de ses Compagnons qui étaient dans une assise, il leur demanda : "Qu'est-ce qui vous a fait vous asseoir ? " Ils répondirent : " Nous nous sommes assis ici pour évoquer Allah et Le louer de nous avoir guidés à l'Islam et de nous avoir gratifiés. " Il demanda : " Juriez-vous par Allah que vous ne vous êtes assis ici que pour cette raison-là !? " Ils ont dit : " Par Allah ! Nous nous sommes assis ici uniquement pour cette raison-là ! " Alors, il dit : " Je ne vous demande pas de prêter serment pour une quelconque accusation à votre encontre, mais [sachez que] Gabriel est venu à moi et il m'a informé qu'Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) se vante de vous auprès des Anges. "

Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se trouvait au soir, il disait : « Nous nous retrouvons au soir, ainsi que la royauté, appartenant à Allah ; les louanges sont pour Allah, il n'est de divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Lui Seul, Il n’a point d’associé. »

Abdullâh ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) dit : Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se trouvait au soir, il disait : « Nous nous retrouvons au soir, ainsi que la royauté, appartenant à Allah ; les louanges sont pour Allah, il n'est de divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Lui Seul, Il n’a point d’associé. », le rapporteur dit : Je pense qu’il disait avec cela : « A Lui la royauté, à Lui les louanges et Il est capable de toute chose. Ô Seigneur ! Je Te demande le meilleur de ce qui se trouve dans cette nuit et le meilleur de ce qui vient après. Et je cherche protection auprès de Toi contre le mal de ce qui se trouve dans cette nuit et le mal de ce qui vient après. Ô Seigneur ! Je cherche protection auprès de Toi contre la paresse et les maux de la vieillesse. Ô Seigneur ! Je cherche protection auprès de Toi contre le châtiment du Feu et le châtiment de la tombe. » Et lorsqu’il se trouvait au matin, il faisait la même chose [mais en disant] « Nous nous retrouvons au matin, ainsi que la royauté, appartenant à Allah. »

Fait partie de la vénération que l'on doit avoir pour Allah, Exalté soit-Il, le fait d’honorer le musulman aux cheveux blancs, celui qui porte le Coran, sans excès ni laxisme, ainsi que de montrer de la considération et du respect envers le sultan juste.

Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Fait partie de la vénération que l'on doit avoir pour Allah, Exalté soit-Il, le fait d’honorer le musulman aux cheveux blancs, celui qui porte le Coran, sans excès ni laxisme, ainsi que de montrer de la considération et du respect envers le sultan juste. »

J’ai vu les Anṣâr agir avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’une façon telle que je me suis juré qu’à chaque fois que j’accompagnerai l’un d’entre eux, je le servirai !

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Je partis en voyage avec Jarîr ibn ‘Abdillah Al-Bajalî. Comme il me servait, je lui ai dit : « N’agis pas de la sorte ! » Mais, il me répondit : « J’ai vu les Anṣâr agir avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’une façon telle que je me suis juré qu’à chaque fois que j’accompagnerai l’un d’entre eux, je le servirai ! »

La pudeur n'apporte que du bien.

‘Imrân ibn Ḥusayn (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La pudeur n’apporte que du bien. » Et dans une autre version, il est dit : « La pudeur est entièrement un bien. »

Je confie à Allah ta religion, le dépôt dont tu es chargé ainsi que tes œuvres finales.

Lorsqu'un homme s'apprêtait à voyager, 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) avait coutume de lui dire : « Approche-toi que je te fasse mes adieux comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude de nous les faire. » Et il lui disait : « Je confie à Allah ta religion, le dépôt dont tu es chargé ainsi que tes œuvres finales. » 'Abdullah ibn Yazid Al-Khatmi (qu'Allah l'agrée) relate que lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) voulait faire ses adieux à l'armée, il avait coutume de dire : « Je confie à Allah votre religion, le dépôt dont vous êtes chargés ainsi que vos œuvres finales. »

Aujourd'hui, je serai le portier du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Vint alors Abû Bakr, qui poussa la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « Abû Bakr ! » Je dis : « Un instant ! ». Je me rendis auprès du Prophète et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. »

Abû Mûsâ al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate qu'après avoir fait les ablutions chez lui, il sortit en se disant : « Aujourd'hui, je vais rester avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et passer la journée avec lui ». Il se rendit à la mosquée et demanda après le Prophète (sur lui la paix et le salut). On lui dit : « Il est parti par-là ! - Je suis donc sorti à sa recherche, dit-il, en demandant après lui » jusqu'à ce qu'il entra là où se trouvait le puits d'Arîs. [Il raconte] : « Je m'asseyais près de la porte et quand le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) eut fait ses besoins et ses ablutions, je me levai vers lui. Il était assis sur le puits d'Arîs, au milieu du rebord, les jambes découvertes et qu'il laissait pendre dans le puits. Je le saluai et partis pour m'asseoir auprès de la porte, en me disant : aujourd'hui, je serai le portier du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Vint alors Abû Bakr, qui poussa la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « Abû Bakr ! » Je dis : « Un instant ! ». Je me rendis auprès du Prophète et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je retournai vers Abû Bakr et lui dis : « Entre donc et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Abû Bakr entra, s'assit à la droite du Prophète (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds comme le faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et découvrant ses jambes. Je m'en retournai et m'assis. J'avais laissé mon frère en train de faire les ablutions et qui devait me rejoindre. Je me dis alors : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc au Prophète (sur lui la paix et le salut), le saluais et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici 'Umar qui demande la permission d'entrer. » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Il entra et s'assit à la gauche du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds. Je m'en retournai et m'assis, en me disant : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Uthmân ibn 'Affân ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc en informer le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui le touchera. » Je revins et dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui te touchera. » Il entra et, voyant qu'il ne restait plus de place sur le rebord, s'assit en face d'eux, de l'autre côté. » Sa'îd ibn Al-Musayyib dit : « Je l'interprétai comme l'emplacement de leurs tombes. » Dans une version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me donna l'ordre de garder la porte. » Il est également dit dans cette version que lorsqu’il annonça la bonne nouvelle à 'Uthmân (qu’Allah l’agrée), ce dernier loua Allah et dit ensuite : « Allah est Celui à qui on demande de l'aide. »

L’homme est avec ceux qu'il a aimés.

Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’homme est avec ceux qu'il a aimés. » Et dans une version : « On demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Qu’en est-il de l’homme qui aime des gens sans être au même niveau qu’eux ? » Il répondit : « L'homme est avec ceux qu'il a aimés. » ‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate qu'un homme vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et demanda : « Ô Messager d’Allah ! Que dis-tu d’un homme qui aime des gens mais n’a pas atteint leur niveau ? » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « L’homme est avec ceux qu'il a aimés. »

A l’époque du Prophète (sur lui la paix et le salut), il y avait deux frères : l’un d’eux se rendait auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et l’autre allait travailler. [Un jour], ce dernier se plaignit au Prophète (sur lui la paix et le salut) de son frère. [Le Prophète] lui dit alors : « Il est probable qu’il soit la cause de ta subsistance ! »

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « A l’époque du Prophète (sur lui la paix et le salut), il y avait deux frères : l’un d’eux se rendait auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et l’autre allait travailler. [Un jour], ce dernier se plaignit au Prophète (sur lui la paix et le salut) de son frère. [Le Prophète] lui dit alors : « Il est probable qu’il soit la cause de ta subsistance ! »

Dans ce cas, [sache] que je suis un Messager qui t’a été envoyé par Allah afin de t’annoncer qu’Il t’aime tout comme tu as aimé ce frère pour Lui !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme alla visiter l’un de ses frères dans un autre village. Allah, Exalté soit-Il, envoya alors un ange sur son chemin afin de l’observer. Lorsque ce dernier arriva à l’homme, il lui demanda : « Où vas-tu ? - Je souhaite rendre visite à un de mes frères dans ce village, répondit l’homme. - Lui as-tu fait une faveur pour laquelle tu espères une récompense ? demanda l’ange. – Non, répondit l’homme, c’est uniquement parce que je l’aime pour Allah, Exalté soit-Il. » L’ange dit : « Dans ce cas, [sache] que je suis un Messager qui t’a été envoyé par Allah, afin de t’annoncer qu’Il t’aime tout comme tu as aimé ce frère pour Lui ! »

Les épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) étaient réunies chez lui. Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) arriva alors en marchant d'un pas ne différant pas d'un iota de celui du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).

Â’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Les épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) étaient réunies chez lui. Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) arriva alors en marchant d'un pas ne différant pas d'un iota de celui du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Quand il la vit, il lui souhaita la bienvenue en disant : « Bienvenue à ma fille ! » Puis, il la fit s'asseoir à sa droite ou à sa gauche et lui confia un secret. Elle pleura à chaudes larmes. Voyant sa tristesse, il lui confia un second secret et là, elle rit. Je lui ai alors dit : « D'entre toutes les femmes de son entourage, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'accorde le privilège de ses confidences et ensuite tu pleures !? » Quand le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'en alla, je lui ai demandé : « Que t'a dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? » Elle répondit : « Je ne suis point telle à divulguer le secret du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! » Et lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) mourut, j’ai de nouveau demandé : « Je te demande par le droit que j'ai sur toi ! Me diras-tu ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'a confié ? » Elle répondit : « Maintenant, oui ! Dans sa première confidence, il m'informa que Jibrîl lui faisait réciter le Coran une ou deux fois par an. Or, cette fois-ci, il le lui avait fait réciter à deux reprises [et qu'il n'y voyait pas] d'autre signe que la proximité de sa mort ; il me dit : « Crains donc Allah et patiente ! Car quel bon prédécesseur je suis pour toi ! » J’ai donc pleuré les larmes que tu vis. Devant ma tristesse, il me fit cette deuxième confidence : « Ô Fâṭimah ! N'es-tu pas satisfaite d'être la reine des femmes croyantes ou la reine des femmes de cette communauté ? » J'ai alors ri du rire que tu as vu ! »

Il n’est pas un seul serviteur qui ne soit contaminé par la peste et qui reste dans son pays, patient, espérant [la récompense divine] tout en sachant que rien ne l’atteindra hormis ce qu’Allah lui a prédestiné, sans qu’il n’ait la récompense du martyr.

ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) questionna le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à propos de la peste et il l’informa en disant : « C’est un châtiment qu’Allah, Exalté soit-Il, infligeait à celui qu’Il voulait, puis, Il en fît une miséricorde pour les croyants. Ainsi, il n’est pas un seul serviteur qui ne soit contaminé par la peste et qui reste dans son pays, patient, espérant [la récompense divine] tout en sachant que rien ne l’atteindra hormis ce qu’Allah lui a prédestiné, sans qu’il n’ait la récompense du martyr. »

Allah, Exalté soit-Il, dit : « Lorsque j’enlève à mon serviteur croyant un être cher de cette vie d'ici-bas, et qu’il endure la douleur pour Moi, Je n’ai d’autre récompense pour lui que le Paradis. »

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, Exalté soit-Il, dit : « Lorsque j’enlève à mon serviteur croyant un être cher de cette vie d'ici-bas, et qu’il endure la douleur pour Moi, Je n’ai d’autre récompense pour lui que le Paradis. »

Le ruiné de ma communauté c’est celui qui, au Jour de la Résurrection, viendra avec des prières, des jeûnes et des aumônes légales, mais aura insulté untel, calomnié untel, fait couler le sang d’untel et frappé untel. On donnera alors ses bonnes actions à celui-ci et à celui-là.

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : « Savez-vous qui est le ruiné ? » Ils répondirent : « Le ruiné, pour nous, c’est celui qui n’a ni argent, ni biens ! » Il dit alors : « Le ruiné de ma communauté, c’est celui qui, au Jour de la Résurrection, viendra avec des prières, des jeûnes et des aumônes légales, mais aura insulté untel, calomnié untel, fait couler le sang d’untel et frappé untel. On donnera alors ses bonnes actions à celui-ci et à celui-là. Et si ses bonnes actions s’épuisent avant que l’on ait réglé ses comptes, on prendra alors une partie de leurs péchés et on l’en chargera. Ensuite, il sera jeté dans le feu. »

J'ai regardé dans le Paradis, et j'ai vu que la plupart de ses habitants étaient les pauvres. Et j'ai regardé en Enfer, et j'ai vu que la plupart de ses habitants étaient les femmes.

Abdallah ibn 'Abbâs et 'Imrân ibn Al-Ḥussayn (qu'Allah les agrée ) relatent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « J'ai regardé dans le Paradis, et j'ai vu que la plupart de ses habitants étaient les pauvres. Et j'ai regardé en Enfer, et j'ai vu que la plupart de ses habitants étaient les femmes. »

Je ne manque pas de vous diriger dans la prière comme j'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous diriger.

Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je ne manque pas de vous diriger dans la prière comme j'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous diriger. » Thâbit (qu'Allah l'agrée) a dit : « Anas (qu'Allah l'agrée) faisait quelque chose que je ne vous vois pas faire : lorsqu’il relevait la tête de l'inclinaison, il restait debout au point qu’on se disait : « Il a oublié ! », et lorsqu’il relevait la tête de la prosternation, il demeurait (assis) au point qu'on disait : « Il a oublié ! ».

L'un d'entre vous ne cesse d'être exaucé tant qu'il ne s’impatiente pas en disant : « J'ai invoqué mon Seigneur, mais Il ne m'a pas exaucé ! »

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'un d'entre vous ne cesse d'être exaucé tant qu'il ne s’impatiente pas en disant : « J'ai invoqué mon Seigneur, mais Il ne m'a pas exaucé ! » Et dans une version de Muslim : « On ne cesse d'exaucer le serviteur tant qu'il n'invoque pas pour un péché ou pour rompre des liens de parenté et tant qu'il ne s’impatiente pas. » On demanda : « Ô Messager d'Allah ! Qu'est que l’impatience ? » [Le Prophète] répondit : « Il dit : J'ai invoqué et invoqué, mais je ne me vois pas exaucé ! » Il se lasse alors et abandonne l'invocation. »

Retourne auprès de tes parents et tiens leur compagnie de la plus belle des manières !

Abdullah ibn ‘Amr ibn Al-’Âṣ (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Envoyé d’Allah ! Je te prête serment en m’engageant à émigrer et à combattre dans la voie d’Allah, recherchant en cela Sa récompense, Gloire et Pureté à Lui. - Te reste-il un parent en vie ? lui demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). – Oui ! répondit l’homme, les deux même. – Recherches-tu vraiment la récompense auprès d’Allah, Exalté soit-Il ? - Oui ! insista le Compagnon. - Retourne auprès de tes parents et tiens leur compagnie de la plus belle des manières ! » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim et ces termes sont de Muslim. Et dans une version commune : « Un homme se présenta au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui demanda la permission de participer au combat [dans la voie d’Allah]. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda : « Tes parents sont-ils vivants ? - Oui, répondit-il. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Mène ton combat à leur service ! »

Le Paradis et l’Enfer se disputèrent : « J’héberge les tyrans et les orgueilleux ! Dit l’Enfer. - J’héberge les faibles et les pauvres ! dit le Paradis. »

Abû Sa’îd Al-Khudrî relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Paradis et l’Enfer se disputèrent : « J’héberge les tyrans et les orgueilleux ! Dit l’Enfer. - J’héberge les faibles et les pauvres ! dit le Paradis. » Allah trancha entre eux et dit : « Toi, le Paradis, tu es Ma miséricorde par laquelle Je fais miséricorde à qui Je veux ; et toi, l’Enfer, tu es Mon châtiment par lequel Je châtie qui Je veux ! Et Je me fais un devoir de vous remplir tous les deux. »

Evitez les sept destructeurs

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : "Evitez les sept destructeurs !" Ils [Les Compagnons (qu’Allah les agrée)] demandèrent : "Ô Messager d’Allah ! Quels sont-ils ? - Il répondit : Donner un associé à Allah, pratiquer la sorcellerie, tuer, sans raison valable, une personne dont Allah a rendu l’âme sacrée, prendre des intérêts, spolier le bien de l’orphelin, fuir le jour de la bataille et lancer de [fausses] accusations contre les croyantes chastes et insouciantes !"

Lorsqu’Allah veut le bien pour Son serviteur, Il lui hâte son châtiment dans ce bas monde. Par contre, s’Il lui veut le mal, Il retarde [son châtiment et le laisse avec] son péché afin de l’en rétribuer au Jour de la Résurrection.

Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’Allah veut le bien pour Son serviteur, Il lui hâte son châtiment dans ce bas monde. Par contre, s’Il lui veut le mal, Il retarde [son châtiment et le laisse avec] son péché afin de l’en rétribuer au Jour de la Résurrection. »

Vous informerai-je de ce que je redoute plus pour vous que le Faux-Messie ? » Ils répondirent : « Bien sûr, ô Messager d’Allah ! » Il dit : « Le polythéisme caché : l’homme se tient debout, prie et embellit sa prière, parce qu’il sait que quelqu’un le regarde».

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Vous informerai-je de ce que je redoute plus pour vous que le Faux-Messie ? » Ils répondirent : « Bien sûr, ô Messager d’Allah ! » Il dit : « Le polythéisme caché : l’homme se tient debout, prie et embellit sa prière, parce qu’il sait que quelqu’un le regarde. »

Allah, Exalté soit-Il, a dit : Mon amour s’impose pour deux personnes qui s’aiment en Moi, qui restent ensemble pour Moi, qui se rendent visite pour Moi, et qui s’entraident pour Moi.

Abû Idrîs Al-Khûlânî (qu'Allah lui accorde Sa miséricorde) a dit : « [Un jour], j’entrai dans la mosquée de Damas et j’aperçus un jeune homme aux dents d’un blanc éclatant, entouré de monde. Lorsque les gens divergeaient sur un sujet, ils le questionnaient et changeaient d’avis pour adopter le sien. Je demandai qui il était et on me répondit : Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée). Le lendemain, je sortis tôt et constatai qu’il était sorti encore plus tôt que moi ; je le trouvai en train de prier. J’attendis qu’il finît sa prière, puis je vins en face de lui, le saluai et lui dis : Par Allah ! Je t’aime en Allah. - Par Allah ? dit-il. – Oui, répondis-je, par Allah ! - Vraiment ? dit-il encore, par Allah ? - Oui, vraiment, redis-je, par Allah ! Il me saisit alors par l’extrémité de mon vêtement, me tira vers lui, et dit : « Réjouis-toi ! Car j’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Allah, Exalté soit-Il, a dit : Mon amour s’impose pour deux personnes qui s’aiment en Moi, qui restent ensemble pour Moi, qui se rendent visite pour Moi, et qui s’entraident pour Moi. »

Un homme mangeait de la main gauche en présence du Messager d’Allah ﷺ. Ce dernier lui a alors dit : - « Mange de la main droite ! » - « Je ne peux pas.

D'après Salamah ibn Al Akwaʽ (qu'Allah l'agrée) : Un homme mangeait de la main gauche en présence du Messager d’Allah ﷺ. Ce dernier lui a alors dit : - « Mange de la main droite ! » - « Je ne peux pas. » répondit l’homme. - « Puisses-tu ne jamais pouvoir ! » répliqua le Prophète ﷺ. En effet, seul l’orgueil l’a empêché [d’obéir au Prophète ﷺ]. Il [Salamah Ibn Al Akwa'] a dit : " [À la suite de cela] plus jamais, il ne porta sa main droite à sa bouche. "

Qui est donc celui qui jure en Mon nom et prétend que Je ne pardonnerai jamais à untel ? Certes, Je lui ai pardonné, et J’ai annulé tes œuvres !

Jundub ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un jour, un homme dit : « Par Allah ! Allah ne pardonnera jamais à untel ! » Allah dit alors : « Qui est donc celui qui jure en Mon nom et prétend que Je ne pardonnerai jamais à untel ? Certes, Je lui ai pardonné, et J’ai annulé tes œuvres ! » Dans le hadith d’Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée), il est dit que l’homme en question était un dévot. « Il a prononcé une parole, dit Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée), qui a ruiné sa vie sur terre et sa vie future. »

Lorsque l'un d'entre vous éternue, qu'il dise : « La louange est à Allah ! » et que son frère lui dise : « Qu'Allah te fasse miséricorde ! » Et lorsqu'il lui dit : « Qu'Allah te fasse miséricorde ! » qu'il réponde alors : « Qu'Allah vous guide et améliore votre situation. »

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous éternue, qu'il dise : « La louange est à Allah ! » et que son frère lui dise : « Qu'Allah te fasse miséricorde ! » Et lorsqu'il lui dit : « Qu'Allah te fasse miséricorde ! » qu'il réponde alors : « Qu'Allah vous guide et améliore votre situation. »

Usayr ibn ‘Amr ou Usayr ibn Jâbir (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) recevait les renforts du Yémen, il leur demandait : « Uways Ibn ‘Âmir est-il parmi vous ? »

Usayr ibn ‘Amr ou Usayr ibn Jâbir (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) recevait les renforts du Yémen, il leur demandait : « Uways Ibn ‘Âmir est-il parmi vous ? » Et cela, jusqu’à ce qu’il trouve Uways. [Une fois trouvé] Il lui demanda : « Es-tu Uways Ibn ‘Âmir ? - Oui, répondit Uways. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) poursuivit : De Murâd puis de Qaran ? - Oui, acquiesça Uways. Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : Tu souffrais de la lèpre, puis tu en as été guéri à l’exception d’une tache de la taille d’un dirham ? - Oui, confirma-t-il. - Ta mère est encore vivante, n’est-ce pas ?, continua ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Uways répondit : Oui. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) poursuivit : J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Uways Ibn ‘Âmir viendra à vous parmi les renforts du Yémen. Il est de Murâd puis de Qaran. Il souffrait de la lèpre, puis en a été guéri à l’exception d’une tache de la taille d'un dirham. Il a une mère envers laquelle il se montre bienfaisant. S’il jure par Allah, Il exaucera son serment. Donc, si tu peux faire en sorte qu’il implore pardon pour toi, alors fais-le ! » [‘Umar demanda :] Implore donc Allah de me pardonner ! Alors, Uways implora le pardon en sa faveur. Ensuite, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : Où veux-tu aller ? Il répondit : Al-Kûfah ! - Souhaites-tu que j’écrive à son gouverneur ? lui proposa ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Mais, il lui répondit : Être parmi les personnes indigentes m’est préférable ! » L’année suivante, un des notables de Al-Kûfah accomplit le Pèlerinage. Il rencontra ‘Umar (qu’Allah l’agrée) qui s’enquit de Uways. L’homme l’informa : « Lorsque je l’ai laissé, sa maison était délabrée et il ne possédait que peu de choses. » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui a alors dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Uways ibn ‘Âmir viendra à vous parmi les renforts du Yémen. Il est de Murâd, puis de Qaran. Il souffrait de la lèpre, puis en a été guéri à l’exception d’une tache de la taille d’un dirham. Il a une mère envers laquelle il se montre bienfaisant. S’il jure par Allah, Il exaucera son serment. Si tu peux faire en sorte qu’il implore pardon pour toi, alors fais-le ! » L’homme se rendit chez Uways et demanda : « Implore pardon pour moi ! » Uways répliqua : « Tu viens à peine de rentrer d’un pieux voyage, c’est plutôt à toi d’implorer pardon en ma faveur ! » L’homme réitéra : « Implore pardon pour moi ! » Mais, Uways répondit à nouveau : « Tu viens à peine de rentrer d’un pieux voyage, c’est plutôt à toi d’implorer pardon en ma faveur ! » Alors, Uways demanda : « As-tu rencontré ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? - Oui ! répondit l’homme. Finalement, Uways implora alors pardon pour lui. A la suite de cela, les gens réalisèrent qui il était, mais il quitta le pays. » Et dans une [autre] version, d’après Usayr ibn Jâbir (qu’Allah l’agrée) : « Une délégation des gens de Al-Kûfah se rendit chez ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Il y avait parmi eux un homme qui se moquait d’Uways. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) demanda : « Y-a-t-il ici quelqu’un parmi les gens de Qaran ? » L’homme concerné se présenta et ‘Umar (qu’Allah l’agrée) déclara : « Certes, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme du Yémen, du nom de Uways, viendra à vous. Il ne laissera au Yémen rien d’autre que sa mère. Il était atteint de la lèpre, mais il invoqua Allah qui l’en débarrassa, à l’exception d’une tache de la taille d’un dinar ou d’un dirham. Que celui d’entre vous qui le rencontre lui demande d’implorer le pardon pour vous ! » Et dans une autre version : ‘Umar (qu’Allah l'agrée) a dit : « J’ai certes entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Le meilleur des successeurs (« At-Tâbi’în ») est un homme du nom d’Uways. Il a sa mère et il souffrait de la lèpre. Ordonnez-lui de demander pardon pour vous ! »

Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononçait une phrase, il la répétait trois fois, jusqu’à ce qu’elle soit [bien] comprise. De même, lorsqu’il se retrouvait devant une assemblée, il saluait les gens trois fois.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononçait une phrase, il la répétait trois fois, jusqu’à ce qu’elle soit [bien] comprise. De même, lorsqu’il se retrouvait devant une assemblée, il saluait les gens trois fois.

Deux hommes parmi les Compagnons sortirent, lors d’une nuit obscure, de chez le Prophète (sur lui la paix et le salut). Deux lumières, semblables à deux lanternes, éclairaient la route devant eux. Lorsqu’ils se séparèrent, une lumière accompagna chacun d’eux jusqu’à chez lui.

Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Deux hommes parmi les Compagnons sortirent, lors d’une nuit obscure, de chez le Prophète (sur lui la paix et le salut). Deux lumières, semblables à deux lanternes, éclairaient la route devant eux. Lorsqu’ils se séparèrent, une lumière accompagna chacun d’eux jusqu’à chez lui. »

Un homme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : - Ô Messager d’Allah, je désire voyager, approvisionne-moi ! - Qu’Allah t’approvisionne de piété ! lui dit alors le Prophète (sur lui la paix et le salut).

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : - Ô Messager d’Allah, je désire voyager, approvisionne-moi ! - Qu’Allah t’approvisionne de piété ! lui dit alors le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Rajoute-moi ! continua l'homme. - Et qu’Il te pardonne tes péchés ! ajouta le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Rajoute-moi ! poursuivit l'homme. - Et qu’Il te facilite le bien, où que tu sois ! rajouta le Prophète (sur lui la paix et le salut). »

La meilleure des actions de la piété filiale est le fait qu'un homme entretienne une bonne relation avec les amis que son père affectionnait.

Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) croisa un bédouin sur la route de la Mecque. 'Abdullah le salua, le fit monter sur l'âne qu'il montait et lui offrit le turban qu'il avait sur la tête. Ibn Dînâr dit : « Nous lui dîmes : qu'Allah t'améliore ! Ce ne sont que des bédouins, ils se suffisent de peu ! - 'Abdullah ibn 'Umar dit alors : « Le père de cet homme était un ami de 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée), or, j'ai certes entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « La meilleure des actions de la piété filiale est le fait qu'un homme entretienne une bonne relation avec les amis que son père affectionnait. » Dans une version d'Ibn Dînâr : « Quand Ibn 'Umar partait à la Mecque, il prenait un âne sur lequel il se reposait lorsqu’il était fatigué de monter à dos de chameau, et il portait un turban sur la tête. Un jour, alors qu'il était sur cet âne, il croisa un bédouin et lui dit : « N'es-tu pas untel, fils d'untel ? - Si, répondit-il. Il lui donna l'âne et dit : « Monte donc dessus ! » et il lui donna son turban en disant : « Mets ça sur ta tête ! ». L’un de ses compagnons lui dit alors : « Qu'Allah te pardonne ! Tu as donné à ce bédouin un âne sur lequel tu te reposais et le turban que tu portais sur la tête ! » Il dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Parmi les meilleurs actes de la piété filiale il y a le fait qu'un homme entretienne une bonne relation avec les gens chers à son père, après le décès de celui-ci" et le père de cet homme était l'ami de 'Umar (qu'Allah l'agrée). »

Ne raconte à personne le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! me dit-elle alors. - Par Allah ! reprit Anas (qu’Allah l’agrée), si je devais le raconter à quelqu’un, ce serait à toi ô Thâbit !

Thâbit relate qu’Anas ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vint vers moi tandis que je jouais avec d'autres enfants. Il nous salua et m’envoya faire une commission. Je tardai, par conséquent, à revenir chez ma mère. A mon retour, elle me demanda : « Qu’est-ce qui t’a retenu ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a confié une tâche, répondis-je. - De quoi avait-il besoin ? demanda-t-elle. - C’est un secret ! répliquai-je. - Ne raconte à personne le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! me dit-elle alors. - Par Allah ! reprit Anas (qu’Allah l’agrée), si je devais le raconter à quelqu’un, ce serait à toi ô Thâbit ! »

Quand quelqu'un, en sortant de chez lui, dit : « Au Nom d'Allah, je m'en remets à Allah et il n'est de mouvement, ni de force que par Allah ! on lui dit : « Tu es guidé, comblé et protégé ! » et le diable s'écarte de lui.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quand quelqu'un, en sortant de chez lui, dit : « Au nom d'Allah, je m'en remets à Allah et il n'est de mouvement, ni de force que par Allah ! on lui dit : « Tu es guidé, comblé et protégé ! » et le diable s'écarte de lui. Abû Dâwûd ajoute : « il dit - c'est-à-dire le diable - à un autre diable : que peux-tu faire contre un homme guidé, comblé et protégé ? »

Il y a quarante bonnes œuvres, donner une chèvre laitière en usufruit les surpasse toutes ! Quiconque accomplit l'une [de ces bonnes œuvres], espérant la récompense divine et confiant en la promesse d'Allah, sera admis au Paradis par la cause de celle-ci.

Abu Muḥammad ibn 'Amr ibn Al-’Aṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il y a quarante bonnes œuvres, donner une chèvre laitière en usufruit les surpasse toutes ! Quiconque accomplit l'une [de ces bonnes œuvres], espérant la récompense divine et confiant en la promesse d'Allah, sera admis au Paradis par la cause de celle-ci. »

Lorsque la fin des temps approchera, le rêve du croyant ne mentira presque plus. Ainsi, le rêve du croyant est l’une des quarante-six parts de la Prophétie.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque la fin des temps approchera, le rêve du croyant ne mentira presque plus. Ainsi, le rêve du croyant est l’une des quarante-six parts de la Prophétie. » Et dans une autre version : « Ceux d’entre vous dont les rêves sont les plus véridiques sont ceux dont le parler est le plus véridique. »

Lorsque le jour se lève sur le fils d’Adam, tous ses membres exhortent sa langue, en disant : « Crains Allah en ce qui nous concerne, car nous dépendons de toi ! Si tu es droite, nous serons droits et si tu dévies, nous dévierons !

Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque le jour se lève sur le fils d’Adam, tous ses membres exhortent sa langue, en disant : « Crains Allah en ce qui nous concerne, car nous dépendons de toi ! Si tu es droite, nous serons droits et si tu dévies, nous dévierons ! »

Ô le ventru ! Sache que nous n’allons au marché que pour le salut, et que nous saluons donc quiconque nous rencontrons !

Aṭ-Ṭufayl ibn Ubayy ibn Ka’b relate qu’il avait l’habitude de se rendre chez ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) le matin afin de l’accompagner au marché. Il a dit : « ‘Abdullah ne rencontrait personne : brocanteur, commerçant [de produits luxueux], nécessiteux ou qui que ce soit d’autre sans qu’il ne le salue. » Un jour, je lui rendis visite, et il me demanda de l’accompagner au marché. Je lui ai demandé : « Pourquoi vas-tu au marché alors que tu n’as rien à y vendre, tu ne t’informes pas sur la marchandise, ni sur son prix et tu ne t’y assois pas pour discuter avec les gens, même lorsque je t’y invite ? » Il répondit : « Ô le ventru ! Sache que nous n’allons au marché que pour le salut, et que nous saluons donc quiconque nous rencontrons ! »

Ô Allah ! C’est à Toi que je me soumets, c'est en Toi que je crois, à Toi que je m’en remets (en qui je place ma confiance), à Toi que je me repens et en Ton Nom que je dispute ! Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Ta puissance, il n’y a aucune divinité - digne d’adoration - en dehors de Toi, afin que Tu ne m’égares pas ! Tu es le Vivant, Celui qui ne meurt pas, alors que les djinns et les hommes, eux, meurent.

Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah -paix et salut sur lui- disait : « Ô Allah ! C’est à Toi que je me soumets, c'est en Toi que je crois, à Toi que je m’en remets (en qui je place ma confiance), à Toi que je me repens et en Ton Nom que je dispute ! Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Ta puissance, il n’y a aucune divinité - digne d’adoration - en dehors de Toi, afin que Tu ne m’égares pas ! Tu es le Vivant, Celui qui ne meurt pas, alors que les djinns et les hommes, eux, meurent. »

Allah m’a ordonné de te réciter la sourate : « Al-Bayyinah » (la Preuve Évidente).

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit [un jour] à Ubayy ibn Ka’b (qu’Allah l’agrée) : « Allah m’a ordonné de te réciter la sourate : « Al-Bayyinah » (la Preuve Évidente). - Il m'a nommé ?, demanda Ubayy. - Oui, dit l'Envoyé. Alors, Ubayy pleura. Et dans une autre expression du hadith : « Ubayy se mit alors à pleurer.

Si l’esclave est loyal envers son maître et adore vertueusement Allah, il sera doublement récompensé.

Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l’esclave sert sincèrement son maître et adore vertueusement Allah, il a une double récompense. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’esclave qui adore vertueusement son Seigneur, s’acquitte du droit de son maître, le conseille sincèrement et lui obéit aura une double récompense. »

Le serviteur peut certes, sans y prêter attention, prononcer une parole lui valant la satisfaction d'Allah et grâce à laquelle Allah l'élèvera de plusieurs degrés. Il se peut également qu'il prononce, sans y prêter attention, une parole provoquant la colère d'Allah, laquelle parole le précipitera en Enfer.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le serviteur peut certes, sans y prêter attention, prononcer une parole lui valant la satisfaction d'Allah et grâce à laquelle Allah l'élèvera de plusieurs degrés. Il se peut également qu'il prononce, sans y prêter attention, une parole provoquant la colère d'Allah, laquelle parole le précipitera en Enfer. » Abû 'Abdiraḥmân Bilâl ibn Al-Ḥârith Al-Muzanî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'homme peut certes prononcer, sans en mesurer véritablement l'impact, une parole agréée d'Allah, Exalté soit-Il, pour laquelle Il lui accordera Sa satisfaction jusqu'au Jour où il Le rencontrera. Et l'homme peut aussi prononcer, sans en mesurer véritablement l'impact, une parole qui met en colère Allah, laquelle parole lui vaudra Sa colère jusqu'au Jour où il Le rencontrera. »

L’homme le plus digne [de l’amour et de la miséricorde] d’Allah est celui qui salue le premier.

Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’homme le plus digne [de l’amour et de la miséricorde] d’Allah est celui qui salue le premier. » Rapporté par Abû Dâwud. Et dans une version de Tirmidhî, Abû Umâmah relate qu’on a interrogé le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) concernant le salut : « Ô Messager d’Allah ! Lorsque deux hommes se rencontrent, lequel des deux doit saluer l’autre en premier ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Celui qui est le plus proche d’Allah. »

Il y a certes, durant la nuit, un moment au cours duquel tout musulman adressant une demande à Allah, Exalté soit-Il, pour un bien de ce bas monde ou de l’au-delà, sera exaucé ! Et cela chaque nuit.

Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate qu’il a entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Il y a certes, durant la nuit, un moment au cours duquel tout musulman adressant une demande à Allah, Exalté soit-Il, pour un bien de ce bas monde ou de l’au-delà, sera exaucé ! Et cela chaque nuit. »

Le détachement des Gens d’Aṣ-Ṣuffah et des Compagnons en général vis à vis de ce bas-monde

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai pu voir soixante-dix des Gens d’Aṣ-Ṣuffah et aucun d’entre eux ne portait de cape. Chacun d’eux portait, soit un pagne, soit un grand morceau de tissu. Ils attachaient ce morceau de tissu à leur cou et celui-ci leur arrivait soit à mi- mollet, soit à la cheville et ils le retenaient avec leurs mains de crainte que l’on aperçoive leurs parties intimes. »

« Un homme avait embrassé une femme et vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l’informer de son acte. Allah, Exalté soit-Il, révéla alors : {( Accomplis la prière aux extrémités du jour et au début de la nuit, certes, les bonnes actions effacent les mauvaises. )}

Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme avait embrassé une femme et vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l’informer de son acte. Allah, Exalté soit-Il, révéla alors : {( Accomplis la prière aux extrémités du jour et au début de la nuit, certes, les bonnes actions effacent les mauvaises. )} [Coran : 11/114]. L’homme demanda alors : « Est-ce uniquement valable pour moi, ô Messager d’Allah ? » Mais, ce dernier répondit : « Pour l’ensemble de toute ma communauté. »

Un homme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis ce qui mérite une peine corporelle, alors applique-la moi ! »

Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis ce qui mérite une peine corporelle, alors applique-la moi ! » Seulement, l’heure de la prière était venue et l’homme l’accomplit avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Une fois la prière terminée, l'homme dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis ce qui mérite une peine corporelle, applique donc sur moi le Livre d’Allah ! » Le Prophète lui demanda : « As-tu fait la prière avec nous ? » L'homme répondit par l’affirmative. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « Tu as été pardonné ! »

Indique-moi une œuvre qui si je l'accomplis, j’entrerai au Paradis ! » Il a répondu : « Adore Allah sans rien Lui associer, accomplis les prières prescrites, acquitte-toi de l’aumône obligatoire et jeûne le mois de Ramadan.

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) : Un bédouin vint demander au Prophète ﷺ : « Indique-moi une œuvre qui si je l'accomplis, j’entrerai au Paradis ! » Il a répondu : « Adore Allah sans rien Lui associer, accomplis les prières prescrites, acquitte-toi de l’aumône obligatoire et jeûne le mois de Ramadan. » Il (le bédouin) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Je n’ajouterai rien à cela ! » Lorsqu’il s’en alla, le Prophète ﷺ a dit : « Que celui qui souhaite voir un homme des habitants du Paradis, qu'il regarde alors celui-là ! »

On nous donna des biens de ce bas-monde ce qu’on nous donna - Nous avons alors craint que le salaire de nos bonnes actions ne nous fut donné en avance.

Ibrâhim ibn ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf relate qu'on apporta à manger à son père, ‘Abd ar- Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah les agrée), alors qu’il jeûnait. Il dit : « Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) a été tué et il était meilleur que moi. On ne lui trouva pour linceul qu’un manteau ; lorsqu’on lui couvrait la tête, ses pieds restaient découverts et lorsqu’on lui couvrait les pieds, sa tête restait découverte. Puis, cette vie d’ici-bas nous a été accordée avec largesse comme elle l’a été - Ou, il a dit : On nous donna des biens de ce bas-monde ce qu’on nous donna - Nous avons alors craint que le salaire de nos bonnes actions ne nous fut donné en avance. Puis, il se mit à pleurer jusqu’à renoncer à manger. »

Le droit du musulman sur le musulman consiste en cinq points : répondre au salut, visiter le malade, suivre le cortège funèbre, répondre à l’invitation et implorer la miséricorde pour celui qui éternue.

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate : " J'ai entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : " Le droit du musulman sur le musulman consiste en cinq points : répondre au salut, visiter le malade, suivre le cortège funèbre, répondre à l’invitation et implorer la miséricorde pour celui qui éternue. "

Le meilleur des compagnons, auprès d’Allah, Exalté soit-Il, est celui qui est le meilleur envers son compagnon ! Et le meilleur des voisins, auprès d’Allah, Exalté soit-Il, est celui qui est le meilleur envers son voisin !

ʽAbdullah ibn ʽAmr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le meilleur des compagnons, auprès d’Allah, Exalté soit-Il, est celui qui est le meilleur envers son compagnon ! Et le meilleur des voisins, auprès d’Allah, Exalté soit-Il, est celui qui est le meilleur envers son voisin ! »

Lequel d’entre vous jure par Allah de ne pas faire le bien ?

ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entendit une fois deux personnes se disputant à voix haute devant sa porte. Or, voici que l’un deux sollicitait l’autre de renoncer à une partie de sa dette et de lui faire des facilités pour le reste. Mais, l’autre disait : « Par Allah ! Je n’en ferai rien ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortit alors vers eux et leur dit : « Lequel d’entre vous jure par Allah de ne pas faire le bien ? » La personne concernée répondit alors : « C’est moi, ô Messager d’Allah ! Et maintenant, j’accepte la solution qui lui convient. »

Ceci dit : Par Allah ! Je donne parfois à un homme et je prive un autre, or celui que je prive est plus cher à mes yeux que celui à qui je donne.

‘Amr ibn Taghlib (qu’Allah l’agrée) relate qu’on apporta un butin - ou des captifs [doute du rapporteur] - au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui le partagea, en donnant à certains et en privant d’autres. Il (sur lui la paix et le salut) apprit que ceux qui n’avaient rien reçu s’en plaignirent. Alors, il loua Allah, Le glorifia puis dit : « Ceci dit : Par Allah ! Je donne parfois à un homme et je prive un autre, or celui que je prive est plus cher à mes yeux que celui à qui je donne. En effet, je ne donne à certains qu’à cause de l’angoisse et de l’inquiétude que je devine dans leurs cœurs, tandis que d’autres je les confie à ce qu’Allah a placé dans leurs cœurs comme richesse d’âme et bonté. Et parmi ces gens-là, il y a ‘Amr ibn Taghlib. » ‘Amr (qu’Allah l’agrée) ajouta : « Par Allah ! Je n’échangerais en rien ces paroles du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), pas même contre des chamelles brunes. »

Le Feu [de l’Enfer] ne touchera pas deux types d’œil : un œil qui a pleuré par crainte d’Allah et un œil qui a passé la nuit à monter la garde dans la voie d’Allah.

Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Le Feu [de l’Enfer] ne touchera pas deux types d’œil : un œil qui a pleuré par crainte d’Allah et un œil qui a passé la nuit à monter la garde dans la voie d’Allah. »

Je me suis tenu devant la porte du Paradis et j’ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient des pauvres. Les riches étaient retenus, attendant leur sort...

Usâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je me suis tenu devant la porte du Paradis et j’ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient des pauvres. Les riches étaient retenus, attendant leur sort, à l’exception de ceux destinés à l’Enfer qui y étaient déjà précipités. Je me suis tenu devant la porte de l’Enfer, et j’ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient des femmes. »

Un homme avait l'habitude de prêter de l'argent aux gens. Il disait à son servant : ' Si tu rencontres une personne en difficulté, sois conciliant ! Peut-être qu’Allah le sera avec nous

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : "Un homme avait l'habitude de prêter de l'argent aux gens. Il disait à son servant : ' Si tu rencontres une personne en difficulté, sois conciliant ! Peut-être qu’Allah le sera avec nous. ' Et lorsqu’il rencontra Allah, Il fut conciliant avec lui. "

Nous apportions au Prophète (sur lui la paix et le salut) sa part de lait. Il revenait au cours de la nuit et nous saluait de sorte à se faire entendre de celui qui était éveillé sans pour autant réveiller celui qui dormait.

Dans son long hadith, Al-Miqdâd (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous apportions au Prophète (sur lui la paix et le salut) sa part de lait. Il revenait au cours de la nuit et nous saluait de sorte à se faire entendre de celui qui était éveillé sans pour autant réveiller celui qui dormait. Cette nuit-là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint et, comme à l'accoutumée, il [nous] salua. »

Je crois que vous avez entendu dire qu’Abû ‘Ubaydah a rapporté certaines choses du Baḥreïn ?

Amr ibn ‘Awf Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya Abû ‘Ubaydah ibn Al-Jarrâḥ (qu’Allah l’agrée) au Baḥreïn afin d'y collecter l’impôt de capitation (« Al-Jizyah »). Lorsque les Ansârs apprirent son retour, avec des biens du Baḥreïn, ils prirent part à la prière de l’aube (« Al-Fajr ») avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Après la prière, il (sur lui la paix et le salut) voulut partir mais les Anṣârs allèrent à sa rencontre et firent allusion [au retour d’Abû ‘Ubaydah]. En les voyant arriver, il sourit (sur lui la paix et le salut) et leur dit : « Je crois que vous avez entendu dire qu’Abû ‘Ubaydah a rapporté certaines choses du Baḥreïn ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d’Allah ! » alors, il leur dit : « Réjouissez-vous, car vous allez obtenir ce que vous souhaitez. Par Allah ! Ce n’est pas la pauvreté que je crains désormais pour vous mais je crains plutôt que les richesses de ce monde vous soient offertes comme elles le furent à ceux qui vous ont précédés, que vous rivalisiez les uns avec les autres pour les obtenir comme ils l’ont fait et qu’elles causent votre perte comme elles ont provoqué la leur. »

Ne dis pas : " Sur toi la paix ! " car c'est la salutation adressée aux morts.

Abû Jurayy Al-Hujaymî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je me rendit chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et je lui dit : " Sur toi la paix, ô Messager d’Allah ! " Mais, il me répondit : Ne dis pas : " Sur toi la paix ! " car c'est la salutation adressée aux morts. Dis plutôt : " Que la paix soit sur toi ! ". »

Il ne subsiste de la Prophétie que " les annonciatrices de bonnes nouvelles "

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Il ne subsiste de la Prophétie que " les annonciatrices de bonnes nouvelles " - En quoi consistent-elles ? demandèrent les Compagnons. - Elles consistent, dit le Prophète (sur lui la paix et le salut), en des visions pieuses et véridiques ! ».

Si je possédais l’équivalent de la montagne d'Uḥud en or, je serais certes heureux de ne pas laisser passer trois jours alors que j’en garde encore quelque chose, si ce n’est de quoi rembourser une dette.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si je possédais l’équivalent de la montagne d'Uḥud en or, je serais certes heureux de ne pas laisser passer trois jours alors que j’en garde encore quelque chose, si ce n’est de quoi rembourser une dette. »

Ô Sa’d ibn Mu’âdh ! Par le Seigneur de la Ka’bah ! Je jure que je sens l’odeur du Paradis encore plus proche que le mont Uḥud !

Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Mon oncle, Anas ibn An-Naḍr, n’a pas participé à la bataille de Badr. Il a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai manqué ta première bataille contre les polythéistes. Si Allah m’accorde une autre occasion de les combattre, Il verra ce dont je suis capable ! » Lors de la bataille d'Uḥud, voyant les musulmans quitter leurs positions, il s’exclama : « Ô Allah ! Je Te présente mes excuses pour ce qu’ont fait ceux-ci (c’est-à-dire : ses compagnons) et je me désavoue de ce qu’ont fait ceux-là (c’est-à-dire : les polythéistes). » Puis, il s’avança vers l’ennemi et rencontra Sa’d ibn Mu’âdh à qui il lança : « Ô Sa’d ibn Mu’âdh ! Je jure ! Par le Seigneur de la Ka’bah, que je sens l’odeur du Paradis encore plus proche que le mont Uḥud ! » Sa’d avoua : « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas pu faire ce qu’il a fait. » Anas ajouta : « Nous avons trouvé sur son corps plus de quatre-vingts coups de sabres, de traces de lances ou de flèches. Nous l’avons trouvé mort et défiguré par les polythéistes au point que personne ne put le reconnaître en dehors de sa sœur qui identifia ses doigts. » Anas poursuivit : « Nous pensions que ce verset était descendu à son sujet et à propos des hommes comme lui : {(Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été véridiques et ont pleinement tenu leur engagement vis-à-vis d’Allah. Certains ont atteint leur but et d’autres attendent encore ; et ils n’ont varié aucunement (dans leur engagement)} [Coran : 33/23]. »

La valeur de ce bas monde en comparaison de l’au-delà est semblable à ce que l’un d’entre vous retire de l’océan lorsqu’il y plonge son doigt : qu’il regarde donc ce qu’il en retire !

Al-Mustawrid ibn Shaddâd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La valeur de ce bas monde en comparaison de l’au-delà est semblable à ce que l’un d’entre vous retire de l’océan lorsqu’il y plonge son doigt : qu’il regarde donc ce qu’il en retire ! »

Ce dernier est meilleur que la terre entière peuplée d'hommes comme le premier !

Sahl ibn Sa'd As-Sa'idî (qu'Allah l'agrée) relate qu’un homme passa devant le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui demanda à son compagnon, assis à côté de lui : « Que penses-tu de cet homme ? » Il répondit : « C’est un homme qui fait partie des notables. Je jure par Allah qu'il est digne d'être marié à la femme dont il demande la main ainsi que d'être accepté comme intercesseur ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne dit rien. Après un moment, un autre homme passa, et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda de nouveau à son compagnon : « Que penses-tu de celui-là ? » Il répondit : « C'est un homme qui fait partie des pauvres de la communauté musulmane. Il ne mérite ni d'être marié à la femme dont il demande la main, ni d'être accepté comme intercesseur, ni d'être écouté s'il prend la parole. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ce dernier est meilleur que la terre entière peuplée d'hommes comme le premier ! »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais répondu « Non ! » à quelque chose qu’on lui demandait.

Jâbir ibn 'Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais répondu : « Non ! » à quelque chose qu’on lui demandait. » Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « On n’a jamais demandé au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de donner une chose sans qu’il ne l'ai donnée. Une fois, un homme est venu le voir et il lui donna un troupeau de moutons remplissant l’espace compris entre deux montagnes. De retour auprès des siens, l'homme s’exclama : « Ô gens ! Entrez en islam ! Car Muḥammad donne comme quelqu’un qui ne craint pas la pauvreté. » Et s’il arrivait qu’un homme entre en islam uniquement par appât du gain, peu de temps s’écoulait avant que l’islam ne devienne plus cher à ses yeux que ce bas-monde et tout ce qu’il contient. »

Si le croyant savait ce qu’il y a auprès d’Allah comme châtiment, personne n’aurait espéré Son Paradis. Et si le mécréant savait ce qu’il y a auprès d’Allah comme miséricorde, personne n’aurait désespéré de son Paradis.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si le croyant savait ce qu’il y a auprès d’Allah comme châtiment, personne n’aurait espéré Son Paradis. Et si le mécréant savait ce qu’il y a auprès d’Allah comme miséricorde, personne n’aurait désespéré de son Paradis. »

Je n'aimerais pas avoir l'équivalent de ce mont Uḥud en or et qu'au bout de trois jours il m'en reste une seule pièce, à part ce que je mettrai de côté pour rembourser une dette ; j'en donnerais aux serviteurs d'Allah comme ça, comme ça et comme ça !

Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) relate : « Je marchais avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un quartier de Médine. Nous nous tournâmes vers Uḥud et il dit : « Ô, Abâ Dharr ! » Je dis : « Me voici ! Ô, Messager d'Allah ! » Il dit : « Je n'aimerais pas avoir l'équivalent de ce mont Uḥud en or et qu'au bout de trois jours il m'en reste une seule pièce, à part ce que je mettrai de côté pour rembourser une dette ; j'en donnerais aux serviteurs d'Allah comme ça, comme ça et comme ça ! ». En disant cela, il fit un geste en direction de la droite, de la gauche et derrière lui. Il marcha ensuite, avant de me dire : « Les plus privilégiés seront les plus démunis au Jour de la Résurrection, sauf celui qui donne son argent comme ça, comme ça et comme ça - à droite, à gauche et derrière lui - et ils sont bien peu nombreux ». Puis, il me dit : « Reste à ta place, ne bouge pas, jusqu'à ce que je revienne ! ». Il s'éloigna jusqu'à disparaître dans l'obscurité de la nuit et j'entendis un grand bruit, je craignis que quelqu'un ne s'en soit pris à lui et je songeai à le rejoindre, mais je me rappelai de ses mots : « Ne bouge pas, jusqu'à ce que je revienne ! ». Il ne mit que peu de temps avant de revenir ; je lui dis : « J'ai entendu un bruit qui m'a fait peur » et je lui dis ce que j'avais entendu. Il me dit : « Tu l'as donc entendu? » Je dis : « Oui ». Il dit : « C'est Jibrîl qui est venu me dire : « Celui de ta communauté qui meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis ». Je dis : « Et s'il fornique ? Et si il vole ?! » Il dit : « Même s'il fornique et même s’il vole ! ».

Par Allah ! Ce bas-monde est bien plus insignifiant auprès d'Allah que ceci ne l’est pour vous !

Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) passa par le marché, entouré de ses Compagnons, et tomba sur le cadavre d’un chevreau aux petites oreilles. Il le prit, saisit son oreille puis il demanda : « Lequel d’entre vous voudrait l’avoir pour un dirham ? » Ils répondirent : « Pour rien au monde on n’aimerait l’avoir ! Qu’en ferait-on ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Aimeriez-vous l’avoir ? » Ils dirent : « Par Allah ! Même s’il était vivant, il aurait un défaut car il a de petites oreilles. Que dire maintenant qu’il est mort ? » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) déclara : « Par Allah ! Ce bas-monde est bien plus insignifiant auprès d'Allah que ceci ne l’est pour vous ! »

Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne qui mérite le plus que je lui tienne bonne compagnie ? Ta mère, puis ta mère, puis ta mère, ensuite ton père et enfin du plus proche au plus proche.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme vint trouver le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne qui mérite le plus que je lui tienne bonne compagnie ? - Ta mère, répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ensuite qui ? continua l’homme. - Ta mère ! répéta le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ensuite qui ? poursuivit l'homme. Ta mère ! réitéra le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ensuite qui ? demanda-t-il - Ton père ! conclut le Prophète (sur lui la paix et le salut). Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. Dans une autre version : « Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne qui mérite le plus qu’on entretienne des bonnes relations avec elle ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ta mère, puis ta mère et encore ta mère. Ensuite, ton père. Et enfin, du plus proche au plus proche. »

Quiconque dépense une chose en double exemplaire, dans le sentier d’Allah, sera appelé depuis les portes du Paradis : « Ô serviteur d’Allah ! Ceci est bien meilleur ! » Ainsi, celui qui était parmi les gens de la prière sera appelé par la porte de la prière. Celui qui figurait parmi les gens du combat sera appelé par la porte du combat.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque dépense une chose en double exemplaire, dans le sentier d’Allah, sera appelé depuis les portes du Paradis : « Ô serviteur d’Allah ! Ceci est bien meilleur ! » Ainsi, celui qui était parmi les gens de la prière sera appelé par la porte de la prière. Celui qui figurait parmi les gens du combat sera appelé par la porte du combat. Celui qui faisait partie des jeûneurs sera appelé par la porte : « Ar-Rayyân ». Celui qui était du nombre des donateurs sera appelé par la porte de l’aumône. » Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) dit alors : « Que mon père et ma mère te servent de rançon, ô Messager d'Allah ! Il n’y a nulle gêne à ce quelqu’un soit appelé par l’une de ces portes. Mais y en a-t-il qui seront appelés par toutes ces portes ? » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : « Oui ! Et j’espère que tu seras l’un d’entre eux. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) passa devant nous alors que nous réparions l’une de nos cabanes.

Abdullah ibn 'Amr ibn Al-'Âṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) passa devant nous alors que nous réparions l’une de nos cabanes. Il nous dit alors : « Que faites-vous donc ? » Nous répondîmes : « Elle est sur le point de s'effondrer et nous la réparons. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) reprit alors : « Je pense que l’affaire arrive plus rapidement que le temps qu’il faut pour cela. »

S’il avait prononcé le nom d’Allah, cela vous aurait suffi à vous tous.

ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) relate que pendant que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mangeait un repas avec six de ses Compagnons (qu’Allah les agrées), survint un bédouin qui avala le repas en deux bouchées. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors à ses Compagnons (qu’Allah les agrée) : « S’il avait prononcé le nom d’Allah, le repas vous aurait suffi à vous tous. »

Ne mangez pas deux dattes à la fois ! Car le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit cette pratique. Puis, il ajouta : « Sauf si l'homme demande la permission à son frère. »

Jabalah ibn Suḥaym a dit : « Nous fûmes éprouvés par une année de disette sous le califat d'ibn Zubayr. Alors que nous reçûmes des dattes, 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) passa près de nous et dit en nous voyant manger : « N'en mangez pas deux à la fois ! Car le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit cette pratique ! » Puis, il ajouta : « Sauf si l'homme demande la permission à son frère. »

Ce feu est votre ennemi. Lorsque vous dormez, éteignez-le.

Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate : « Une nuit, à Médine, une maison brûla avec ses habitants. Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en fut informé, il dit : « Ce feu est votre ennemi. Lorsque vous dormez, éteignez-le ! »

Trois choses accompagnent le mort jusqu’à sa tombe : sa famille, sa fortune et son œuvre. Deux d’entre elles reviennent tandis qu’une seule reste : sa famille et sa fortune reviennent et son œuvre reste.

Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Trois choses accompagnent le mort jusqu’à sa tombe : sa famille, sa fortune et son œuvre. Deux d’entre elles reviennent tandis qu’une seule reste : sa famille et sa fortune reviennent et son œuvre reste. »

L'incitation au Paradis et ses bienfaits constants et l'intimidation concernant le feu et son douloureux châtiment.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « On amènera la personne ayant été la plus privilégiée sur terre, parmi les gens de l'Enfer, au Jour de la Résurrection, et on l’introduira une fois dans le feu. Ensuite, il lui sera dit : « Ô fils d’Adam ! As-tu connu le moindre bien ? As-tu connu le moindre bienfait ? » Il répondra : « Je jure par Allah que non, ô Seigneur ! » Et on amènera la personne ayant connu le plus de malheurs sur terre, parmi les gens du Paradis, puis on l’introduira une fois dans le Paradis. Ensuite, il sera dit : « Ô fils d'Adam ! As-tu connu le moindre malheur ? As-tu connu la moindre difficulté ? » Il répondra : « Je jure par Allah que non, ô Seigneur ! Je n'ai jamais connu de misère et je n'ai jamais rencontré la moindre difficulté ! »

J’ai servi au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de l’eau de Zamzam qu’il but en étant debout.

Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « J’ai servi au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de l’eau de Zamzam qu’il but en étant debout. » An-Nazzâl ibn Sabrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « On apporta de l’eau à ‘Alî (qu’Allah l’agrée) qui se trouvait sur une place de Koufa nommée « Bab ar-Raḥabah ». Il but debout et dit : « J’ai certes vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) faire ce que vous venez me voir faire ! » ‘Amr ibn Shu’ayb relate, d’après son père, que son grand-père (qu’Allah les agrée) lui a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) boire aussi bien debout qu’assis ! »

Lorsque deux musulmans s'affrontent avec leurs sabres, le tueur et le tué sont en Enfer

Aboû Bakrah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : "Lorsque deux musulmans s'affrontent avec leurs sabres, le tueur et le tué sont en Enfer." - J’ai alors dit : "Ô Messager d’Allah ! C'est clair concernant le tueur, mais qu’en est-il du tué ?" - Il répliqua : "Il essayait certes de tuer son compagnon."

Détache‑toi de ce bas monde, Allah t’aimera ; et détache‑toi de ce qu’ont les gens, les gens t’aimeront.

D’après Abû al‑‘Abbâs Sahl b. Sa‘d as‑Sâ‘idî — qu’Allah l’agrée —, un homme vint au Prophète ﷺ et dit : « Ô Messager d’Allah, indique‑moi un acte qui, si je l’accomplis, me vaudra l’amour d’Allah et l’amour des gens. » Il dit : « Détache‑toi de ce bas monde, Allah t’aimera ; et détache‑toi de ce qu’ont les gens, les gens t’aimeront. »

Un homme parmi ceux qui vous ont précédés avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes et il se renseigna au sujet du plus grand savant sur terre. On lui indiqua un moine et il se rendit auprès de lui. L'homme informa [le moine] qu'il avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes et demanda s'il pouvait se repentir ? – « Non ! », répondit le moine. Alors, il le tua.

Abû Sa'îd Al-khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme parmi ceux qui vous ont précédés avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes et il se renseigna au sujet du plus grand savant sur terre. On lui indiqua un moine et il se rendit auprès de lui. L'homme informa [le moine] qu'il avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes et demanda s'il pouvait se repentir ? – « Non ! », répondit le moine. Alors, il le tua, atteignant ainsi sa centième victime. Puis, il se renseigna au sujet du plus grand savant sur terre et on lui indiqua un érudit. L'homme évoqua qu'il avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes et voulait savoir s'il pouvait se repentir ? L'érudit répondit : « Oui et qui donc pourrait s'interposer entre lui et le repentir ? Rends-toi dans tel pays ! Il s'y trouve des gens qui adorent Allah, Exalté soit-Il. Adore Allah avec eux et ne reviens pas dans ta terre, car c'est une terre malfaisante ! » L'homme se mit en route mais, à mi-chemin, la mort vint à lui. Les Anges de la miséricorde et ceux du châtiment se le disputèrent alors. Les Anges de la miséricorde affirmèrent : « Il est venu repentant, le cœur tourné vers Allah. » Les Anges du châtiment répliquèrent : « Il n'a jamais fait de bien. » C'est alors qu'un Ange sous forme humaine vint les trouver et ils en firent leur arbitre. Il proposa : « Mesurez la distance entre les deux terres ! Il appartiendra à celle dont il est le plus proche. » Ils prirent les mesures et constatèrent qu'il était plus proche de la terre où il désirait se rendre. Ce sont donc les Anges de la miséricorde qui le saisirent. » Dans une autre version du recueil authentique : « Il était plus proche du village pieux d'un empan. Il fut donc considéré comme l'un de ses habitants. » Et dans une autre version du recueil authentique : « Allah, Exalté soit-Il, révéla à la ville de destination de se rapprocher de lui et à l'autre de s'éloigner, puis Il dit de mesurer les distances entre les deux villes. Ils trouvèrent que la ville vers laquelle il se dirigeait était plus proche d'un empan que l'autre, et l'homme fut pardonné. » Et dans une autre version : « Allah éloigna sa poitrine de sa terre d'origine. »

Allah est plus heureux du repentir de Son serviteur que l’un d’entre vous qui retrouverait sa monture après l’avoir égarée dans une terre désertique et inhospitalière.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah est plus heureux du repentir de Son serviteur que l’un d’entre vous qui retrouverait sa monture après l’avoir égarée dans une terre désertique et inhospitalière. » Et dans une version de Muslim : « Certes, Allah est plus heureux du repentir de Son serviteur, lorsque celui-ci se repent à Lui, que l’un d’entre vous dont la monture s’échappe, emportant avec elle sa nourriture et sa boisson alors qu’il se trouve sur une terre désertique. Désespéré, il finit par s’allonger à l’ombre d’un arbre en ayant perdu l’espoir de la retrouver. Tandis qu’il se tient ainsi, voilà sa monture qui se présente devant lui. Il la saisit alors par son mors, puis s’exclame, fou de joie : « Ô Allah ! Tu es mon serviteur et je suis Ton seigneur ! » Il s’est trompé à cause de l’intensité de sa joie. »

Vous n’avez certes pas parcouru un sentier, ni traversé une vallée, sans que des hommes étant restés à Médine ne soient avec vous ! C’est la maladie qui les a retenus.

Abû ‘Abdillah Jâbir ibn ‘Abdillah Al-Anṣârî (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Nous étions en compagnie du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lors d'une expédition lorsqu’il déclara : « Vous n’avez certes pas parcouru un sentier, ni traversé une vallée, sans que des hommes étant restés à Médine ne soient avec vous ! C’est la maladie qui les a retenus. » Et dans une autre version : « Sans qu’ils ne soient associés avec vous dans la récompense. » Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous étions avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de retour de l’expédition de Tabûk, lorsqu’il a dit : « Il y a des personnes qui sont restées derrière nous à Médine. Elles ont été retenues par un empêchement mais elles n’ont jamais cessé de nous tenir compagnie ; que nous empruntions un sentier dans la montagne, ou que nous traversions une vallée ! »

Certes, les œuvres ne valent que par les intentions et chaque individu sera rétribué en fonction de son intention

'Oumar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Certes, les œuvres ne valent que par les intentions et l'individu sera rétribué en fonction de son intention. Ainsi donc, quiconque dont l'émigration est vers Allah et Son , alors son émigration sera vers Allah et Son ; et quiconque dont l'émigration est pour un intérêt mondain qu'il veut acquérir ou pour une femme qu'il veut épouser, alors son émigration sera pour ce vers quoi il a émigré. » Et dans l'expression d'Al Bukhârî : « Certes, les œuvres ne valent que par les intentions et chaque individu sera rétribué en fonction de son intention. »

Sois dans ce bas-monde comme si tu étais un étranger ou comme quelqu’un de passage !

D'après 'AbdaLlah ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous les deux) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ m'a pris par l'épaule et m'a dit : " Sois dans ce bas-monde comme si tu étais un étranger ou comme quelqu’un de passage ! " Et ibn ‘Umar (qu’Allah les agrée tous les deux) disait : " Lorsque tu arrives au soir, n’attends donc pas le matin ; et lorsque tu arrives au matin, n’attends donc pas le soir. Profite de ta santé avant de tomber malade, et de ta vie avant de mourir. "

Ne vous enviez pas, ne vous espionnez pas, ne vous haïssez pas, ne vous tournez pas le dos et ne surenchérissez pas les uns les autres sur une vente ! Soyez des serviteurs d’Allah, des frères !

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Ne vous enviez pas, ne vous espionnez pas, ne vous haïssez pas, ne vous tournez pas le dos et ne surenchérissez pas les uns les autres sur une vente ! Soyez des serviteurs d’Allah, des frères ! Le musulman est le frère du musulman. Il ne lui fait pas d'injustice, il ne l’abandonne pas et il ne le méprise pas. La piété se trouve ici, et il indiqua sa poitrine à trois reprises. Qu’il suffise à un individu comme mal qu'il méprise son frère musulman. Tout le musulman est sacré pour le musulman : son sang, ses biens et son honneur ! »

Ne te mets pas colère !

D'après (qu'Allah l'agrée) : Un homme a dit au Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) : « Fais-moi une recommandation ! » Il (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Ne te mets pas colère ! » L’homme répéta à plusieurs reprises [sa demande] et [à chaque fois] il (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Ne te mets pas en colère ! »

Si vous placiez votre confiance en Allah d'une véritable confiance, certainement Il vous pourvoirait comme Il pourvoit aux oiseaux. Tôt le matin, ils quittent leur nid l’estomac vide et le soir ils reviennent rassasiés.

'Umar ibn Al Khattâb (qu'Allah l'agrée) a dit qu'il a entendu le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : « Si vous placiez votre confiance en Allah d'une véritable confiance, certainement Il vous pourvoirait comme Il pourvoit aux oiseaux. Tôt le matin, ils quittent leur nid l’estomac vide et le soir ils reviennent rassasiés. »

Le fils d’Adam n’a pas rempli un récipient qui soit pire que son estomac (ventre) ! Pourtant, il lui suffit de quelques bouchées pour se maintenir debout. Cependant, s’il lui faut plus que cela, alors que ce soit : un tiers pour sa nourriture, un tiers pour sa boisson et un tiers pour sa respiration.

D’après al‑Miqdâm b. Ma‘dî Karib — qu’Allah l’agrée —, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : " Le fils d’Adam n’a pas rempli un récipient qui soit pire que son estomac (ventre) ! Pourtant, il lui suffit de quelques bouchées pour se maintenir debout. Cependant, s’il lui faut plus que cela, alors que ce soit : un tiers pour sa nourriture, un tiers pour sa boisson et un tiers pour sa respiration. "

Quiconque soulage un croyant d’une calamité parmi les calamités de ce bas monde, Allah le soulagera d’une calamité parmi les calamités du Jour de la Résurrection

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Quiconque soulage un croyant d’une calamité parmi les calamités de ce bas monde, Allah le soulagera d’une calamité parmi les calamités du Jour de la Résurrection. Quiconque accorde une facilité de remboursement à une personne en difficulté, Allah lui accordera une facilité ici-bas et dans l’au-delà. Quiconque couvre les défauts d’un musulman, Allah le couvrira ici-bas et dans l’au-delà. Allah vient en aide au serviteur tant que celui-ci vient en aide à son frère. Quiconque emprunte une voie à la recherche d’un savoir, Allah lui facilitera grâce à cela une voie vers le Paradis. Il n’est pas de groupe de gens qui se réunissent dans l'une des demeures d’Allah afin d'y réciter le Livre d’Allah et de l’étudier ensemble sans que la sérénité ne descende sur eux, la miséricorde ne les couvre, les Anges ne les entourent et Allah ne les mentionne auprès de ceux qui sont auprès de Lui. Et quiconque retarde ses œuvres, alors ce n’est pas sa lignée qui le fera avancer plus vite. »

Un serviteur commit un péché, il dit alors : " Ô Allah ! Pardonne-moi mon péché !

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit, concernant ce qu'il relate de son Seigneur, Exalté soit-Il : " Un serviteur commit un péché, il dit alors : " Ô Allah ! Pardonne-moi mon péché ! " Allah, Béni et Exalté soit-Il, dit : " Mon serviteur a commis un péché et il sait qu’il a un Seigneur qui pardonne le péché, tout comme il sait qu'Il punit pour celui-ci. " Puis, le serviteur récidiva, pécha à nouveau et dit : " Ô Seigneur ! Pardonne-moi mon péché ! " Allah, Béni et Exalté soit-Il, dit à nouveau : " Mon serviteur a commis un péché et il sait qu’il a un Seigneur qui pardonne le péché, tout comme il sait qu'Il punit pour celui-ci. " Après un certain temps, le serviteur récidiva, pécha encore, et dit : " Ô Seigneur ! Pardonne-moi mon péché ! " Allah, Béni et Exalté soit-Il, dit : " Mon serviteur a commis un péché et il sait qu’il a un Seigneur qui pardonne le péché, tout comme il sait qu'Il punit pour celui-ci. Fais ce que tu veux, je t'ai certes déjà pardonné. "

Je n'ai jamais faussé compagnie au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) au cours d'une expédition militaire qu'il a entreprise, excepté l'expédition de Tabûk. Il n'y a que la bataille de Badr à laquelle je n'ai pas participé, mais personne n'a été blâmé pour cela.

‘Abdullah ibn Ka’b ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée, lui et son père), qui était le guide de Ka’b lorsque ce dernier devint aveugle, relate : « J’ai entendu Ka’b ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) raconter l'histoire de lorsqu’il faussa compagnie au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au cours de l’expédition de Tabûk. Ka’b ibn Mâlik dit : “ Je n’ai jamais faussé compagnie au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au cours d’une expédition militaire qu’il a entreprise, excepté l’expédition de Tabûk. Il n’y a que la bataille de Badr à laquelle je n'ai pas participé, mais personne n'a été blâmé pour cela. En effet, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et les musulmans n’étaient sortis que pour intercepter la caravane de Quraych. Mais Allah , Exalté soit-Il, fit qu’ils rencontrèrent leur ennemi sans rendez-vous préalable. J’ai [aussi] été présent, la nuit d’Al-‘Aqabah, avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au cours de laquelle nous prêtâmes serment de nous soumettre à l’Islam. Je n’échangerais en rien cette nuit-là contre une participation à la bataille de Badr, même si cette dernière est plus citée par les gens que la première. En ce qui me concerne, lorsque j’ai faussé compagnie au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lors de l’expédition de Tabûk, je n’avais jamais été aussi fort ni aisé qu'à ce moment. Par Allah ! Je n’avais jamais possédé, avant cette expédition, deux chameaux à la fois ! Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) souhaitait entreprendre une expédition, il ne précisait jamais l’endroit qu’il envisageait d’attaquer. Il lança cette expédition par une chaleur torride, le voyage s’annonçait long et triomphal et les ennemis à affronter nombreux. le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) annonça donc aux musulmans leur objectif, les informant de la direction qu’il souhaitait prendre, afin qu’ils s’y préparent. Il était accompagné d’un grand nombre de musulmans sans qu’aucun livre ne consigne leurs noms - par "livre", il entendait le registre [des noms] - Ka’b poursuivit : Quiconque voulait se dérober pouvait donc le faire facilement, étant persuadé que son absence passerait inaperçue, à moins qu’une révélation divine ne descende le concernant. Par ailleurs, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entreprit cette expédition au moment où les fruits, pour lesquels j’avais une certaine faiblesse, étaient devenus mûrs et où l’ombre était appréciée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’équipa ainsi que les musulmans. Quant à moi, je sortais bien le matin pour me préparer comme eux, mais je rentrais finalement sans avoir rien fait, en me disant : “ J’aurais bien le temps de le faire plus tard ! ” Cette situation perdura alors que les gens faisaient leurs préparatifs sérieusement. Un matin, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prit la route ainsi que les musulmans alors que je n’avais rien préparé pour mon équipement. Au matin, je sortis mais revins chez moi sans avoir rien préparé. Cette situation se prolongea, si bien que l’armée accéléra le pas et prit les devants. Je décidai alors de prendre le départ pour les rejoindre, si seulement je l’avais fait ! Mais cela ne me fut pas destiné. Lorsque je sortais de chez moi, après le départ du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), j’étais triste de ne voir personne sur qui pouvoir prendre exemple hormis un homme accusé d’hypocrisie ou un autre parmi les faibles qu’Allah, Exalté soit-Il, avait dispensés de combattre. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ne fit référence à moi qu’une fois arrivé à Tabûk. Ainsi donc, à Tabûk, alors qu’il était assis au milieu des hommes, il demanda : “ Qu’a donc fait Ka’b ibn Mâlik ? ” Un homme des Bani Salamah répondit : “ Ô Messager d’Allah ! Il a été retenu par ses beaux manteaux et l’admiration qu’il éprouve pour sa personne.” Mu’âdh ibn Jabal , (qu'Allah l'agrée), lui répondit alors : “ Quelles vilaines paroles profères-tu ! Par Allah ! Ô Messager d’Allah ! Nous ne connaissons de lui que du bien ! ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) garda le silence, puis vit apparaître à l’horizon un homme habillé de blanc tel un mirage. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : “ Que ce soit Abou Khaythamah.” Et en Effet, ce fut Abou Khaythamah al-Anṣâri, l’homme qui avait été raillé par les hypocrites lorsqu’il avait donné en aumône un ṣâ’ [unité de mesure équivalent au contenu de quatre paumes de mains jointes] de dattes. Ka’b ajouta : “ Quand j’entendis que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était sur le chemin du retour de Tabûk, je fus envahi par la tristesse et commençai à imaginer des mensonges en me demandant comment j’allais éviter sa colère le lendemain. Je cherchais assistance et conseil auprès de toute personne sage de ma famille. Lorsque nous fûmes informés de l’imminence de l’arrivée du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) j’oubliai toutes les fausses excuses sachant que cela ne me serait d’aucune utilité contre lui. Je pris la ferme résolution d’être véridique. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) arriva enfin dans la matinée et, comme à son habitude chaque fois qu’il revenait de voyage, il se rendit à la mosquée afin d'y accomplir une prière de deux unités, puis il s’assit au milieu des gens. Lorsqu’il fit cela, ceux qui étaient restés à l’arrière - ils étaient environ quatre-vingts hommes - se rendirent auprès de lui en se justifiant et en jurant de leur bonne foi. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) accepta leurs excuses publiques et leur serment d’allégeance, puis il demanda à Allah, Exalté soit-Il, de leur pardonner, tout en Lui confiant les secrets de leurs cœurs. Je m’avançai alors vers lui et le saluai. Il me sourit à la manière de celui qui est en colère, puis me dit : “ Viens ! ” Je vins à lui en marchant jusqu’à m’assoir devant lui. Il me demanda : “ Qu’est-ce qui t’a retenu en arrière ? N’avais-tu pas acheté une monture ? - Je répondis : Ô Messager d’Allah ! Par Allah ! Si je m’étais assis devant un autre que toi parmi les gens de ce bas monde, j’aurais tenté d’éviter sa colère par une quelconque excuse. J’ai de l’éloquence mais, par Allah, je sais parfaitement que si je mens aujourd’hui pour te satisfaire, il se peut qu’Allah te mette en colère contre moi. Toutefois, si je te dis la vérité et provoque ta colère contre moi, j’espère obtenir le pardon d’Allah - Élevé et Exalté soit-Il. Par Allah ! Je n’ai aucune excuse. Par Allah ! Je n’ai jamais été aussi fort et aussi aisé qu’au moment où je t’ai faussé compagnie. ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : “ Quant à celui-là, il a été véridique. Lève-toi jusqu’à ce qu’Allah décide de ton sort ! ” Des hommes des Bani Salamah me suivirent et me dirent : “ Par Allah ! Nous n’avons jamais eu connaissance que tu aies péché avant cela. Tu as certainement été incapable de trouver une excuse comme les autres qui sont restés à l’arrière en ont trouvé une auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Pourtant, l’imploration du pardon du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en ta faveur t’aurait [largement] suffi afin que ton péché soit pardonné. - Il dit : Par Allah ! Ils ne cessèrent de me faire des reproches au point que je voulus retourner auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) démentir mes propos. Je leur demandai : Quelqu’un d’autre a-t-il subi le même sort ? - Ils répondirent : Oui, deux hommes ont dit la même chose que toi et ont reçu la même injonction. - Je demandai : Qui sont-ils ? - Ils répondirent : Mourârah ibn Ar-Rabî’ Al-‘Amrî et Hilâl ibn Umayyah Al-Wâqifî. - Ils me citèrent deux hommes vertueux ayant participé à la bataille de Badr et qui étaient des modèles à suivre. Après qu’ils me furent cités, je persistai à être véridique. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit aux musulmans de nous adresser la parole, à nous trois seulement parmi ceux qui étaient restés à l’arrière. Les gens nous évitèrent donc - ou il a dit : ils changèrent leur attitude envers nous - au point que la Terre me devint étroite comme si c’était une autre Terre que celle que je connaissais. Nous demeurâmes ainsi cinquante jours. Mes deux compagnons restaient cloîtrés chez eux, sans sortir de leur demeure, et ils ne cessaient de pleurer. Quant à moi, j’étais le plus jeune et le plus endurci des trois ; je sortais pour accomplir la prière avec les musulmans et j’allais dans les marchés, mais personne ne m’adressait la parole. Je me rendais auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et le saluais alors qu’il se trouvait à l’endroit où il s’asseyait après la prière en me demandant s’il avait remué ou non les lèvres pour répondre à mon salut. Parfois, je faisais ma prière près de lui, jetant des regards furtifs dans sa direction. Pendant que j’accomplissais ma prière, il me regardait, mais quand je me tournais vers lui, il détournait son regard. Cette indifférence des musulmans à notre égard me devint tellement insupportable que je me dirigeai vers la maison de mon cousin Abû Qatâdah et enjambai l’un des murs du jardin extérieur. Abû Qatâdah était le fils de mon oncle paternel et l’une des personnes que j’aimais le plus au monde. Je le saluai, mais, par Allah, il ne me répondit pas. Je lui ai alors dit : Ô Abâ Qatâdah ! Je t’adjure au nom d’Allah, ne sais-tu pas que j’aime Allah et Son Messager ? Il se tut. Je l’adjurai de nouveau, mais il demeura silencieux. Je l’adjurai encore et il me répondit enfin : Allah et Son Messager savent mieux ! Mes yeux débordèrent de larmes. J’enjambai le mur et quittai l’endroit. Alors que je me déplaçai dans le marché de Médine, j’entendis crier un paysan chrétien [littéralement : un nabatéen de Nabat] venu du Shâm pour vendre des denrées à Médine. Il demandait aux gens de lui indiquer Ka’b ibn Mâlik alors ils l’orientèrent vers moi jusqu’à ce qu’il me trouva. Il me remit alors un message du roi de Ghassân. Étant lettré, je lus le message dans lequel était écrit : “ Ceci étant dit : Il nous est parvenu que ton compagnon te traite avec indifférence sans t’accorder de crédit. Pourquoi accepter d’être ainsi humilié et traité injustement ? Rejoins-nous donc et nous saurons te consoler. ” Quand je lus la lettre, je me dis : “ Ceci fait aussi partie de mon épreuve. ” Alors, je la jetai dans le four et la brûlai. Quarante jours, sur les cinquante, passèrent et la révélation divine tardait à venir, lorsqu’un jour un envoyé du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vint me voir et me dit : “ Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) t’ordonne de t’éloigner de ta femme. -Je lui demandai : Dois-je la divorcer ? Que dois-je faire ? - Il me répondit : Non, mais tiens-toi à l’écart d’elle et ne l’approche pas ! ” Mes deux autres compagnons reçurent le même ordre. J’ordonnai alors à ma femme : “ Retourne chez ta famille et demeure chez eux jusqu’à ce qu’Allah décide dans cette affaire. ” La femme de Hilâl ibn Umayyah se rendit alors auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : “ Ô Messager d’Allah ! Hilâl ibn Umayyah est un vieil homme faible qui n’a personne pour le servir, est-ce que tu désapprouverais si je le servais ? ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit : “ Non, mais qu’il ne s’approche pas de toi. - Elle dit alors : “ Par Allah ! Il n’a de désir pour rien. Par Allah ! Il ne cesse de pleurer depuis le début de cette affaire. ” Certains de mes proches m’ont alors dit : “ Et si tu demandais au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) l’autorisation de reprendre ta femme car il a autorisé la femme de Hilâl ibn Umayyah à servir ce dernier. Je leur répondis : Je ne demanderai aucunement l’autorisation du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Que dirait le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) si je lui demandais l’autorisation alors que je suis un jeune homme ? ” Je demeurai ainsi dix jours, ce qui porta à cinquante jours la période pendant laquelle il fut interdit aux gens de nous adresser la parole. Puis, au matin du cinquantième jour, je fis la prière de l’aube sur la terrasse de l’une de nos maisons et alors que j’étais assis dans l’état qu’Allah, Exalté soit-Il, a évoqué dans le Coran nous concernant, c’est-à-dire : je me sentais à l’étroit dans ma propre personne et la Terre me semblait si étroite en dépit de son immensité. Soudain, j’entendis la voix d’un homme qui était monté sur la montagne de Sal’, il criait à voix haute : “ Ô Ka’b ibn Mâlik ! Aie la bonne nouvelle ! ” Alors, je tombai prosterné et je savais que la délivrance était enfin arrivée. En effet, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait annoncé, après la prière de l’aube, qu’Allah - Élevé et Exalté soit-Il - avait accepté notre repentir. Les gens se précipitèrent vers nous pour nous en annoncer la bonne nouvelle. Ils se rendirent également auprès de mes deux compagnons pour la leur annoncer. Un cavalier se dirigea vers moi au galop et un homme des Aslam accourut vers moi puis escalada la montagne pour crier. La voix fut plus rapide que le cheval. Quand vint celui dont j’avais entendu la voix m’annoncer la bonne nouvelle, j’enlevai mes deux vêtements et les lui offris en guise de remerciement pour cette bonne nouvelle. Par Allah ! Je ne possédais, à cette époque, que ces deux habits. J’empruntai alors deux autres vêtements que j’enfilai et sortis à la rencontre du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Les gens me croisaient par vagues successives et me félicitaient pour l’acceptation de mon repentir en me disant : “ Félicitations pour l’acceptation de ton repentir ! ” A mon arrivée à la mosquée, je trouvai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) assis et entouré de gens. Talhah ibn ‘Ubaydillah, (qu'Allah l'agrée), se leva et se précipita vers moi, puis il me serra contre lui et me congratula. Par Allah ! Aucun des Émigrés, excepté lui, ne se leva. Ka’b (qu'Allah l'agrée) a dit : Lorsque je saluai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il me dit, le visage resplendissant de joie : “ Réjouis-toi du meilleur jour de ta vie depuis que ta mère t’a enfanté ! - Je demandai : Ô Messager d’Allah ! Cela vient-il de toi ou d’Allah ? - Il répondit : Non. Cela vient d’Allah, Élevé et Exalté soit-Il ! ” Nous savions que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) éprouvait de la joie, son visage s’illuminait comme un pan de la lune. Donc, après m’être assis devant lui, j’ai dit : “ Ô Messager d’Allah ! Pour l’acceptation de mon repentir, je me sépare de tous mes biens en guise d’aumône pour Allah et Son Messager. Mais, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : “ Garde une partie de ton argent, c’est mieux pour toi. ” J’ai dit : “ Alors je conserverai ma part du butin de Khaybar ”, avant d’ajouter : “ Ô Messager d’Allah ! Allah , Exalté soit-Il, ne m’a sauvé que pour avoir été véridique. Par conséquent, et cela fait partie de mon repentir, aussi longtemps que je serai vivant, je ne m’exprimerai qu’en étant véridique. ” Par Allah ! Depuis que j’ai dit cela devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), je ne connais pas un musulman qui fut autant éprouvé que moi par Allah, Exalté soit-Il, dans le fait de tenir des propos véridiques. Par Allah ! Depuis ce jour où j’ai dit cela au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu’à aujourd’hui, jamais l’idée de mentir ne m’a effleuré l’esprit et j’espère qu’Allah, Exalté soit-Il, m’en protégera pour le restant de mes jours. Alors, Allah , Exalté soit-Il, révéla ces versets : {( Certes, Allah a accueilli le repentir du Prophète, celui des Émigrés et des Auxiliaires qui l’ont suivi à un moment difficile, après que les cœurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Puis, Il accueillit leur repentir car Il est Compatissant et Miséricordieux à leur égard. Et [Il a accueilli le repentir] des trois qui étaient restés à l’arrière si bien que, toute vaste qu’elle fût, la Terre leur paraissait exiguë ; ils se sentaient à l’étroit dans leur propre personne et ils pensaient qu’il n’y avait d’autre refuge d’Allah qu’auprès de Lui. Puis, Il agréa leur repentir pour qu’ils reviennent [à Lui], car Allah est l’Accueillant au repentir, le Miséricordieux. Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques. )} [Coran : 9/117-119]. Ka’b (qu'Allah l'agrée) ajouta : “ Par Allah ! Excepté d’avoir été guidé à l’Islam, Allah ne m’a jamais comblé d’une grâce plus grande que celle d’avoir été véridique avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Si j’avais menti, j’aurais été perdu comme l’ont été ceux qui avaient menti. En effet, Allah , Exalté soit-Il, a dit au sujet de ceux qui avaient menti, la pire des choses qu’Il ait dite pour caractériser une personne. Allah , Exalté soit-Il, a dit dans Son Livre révélé : {( Ils vous feront des serments par Allah, quand vous êtes de retour vers eux, afin que vous passiez (sur leur tort). Détournez-vous d’eux. Ils sont une souillure et leur refuge est l’Enfer, en rétribution de ce qu’ils acquéraient. Ils vous font des serments pour se faire agréer de vous, même si vous les agréez, Allah n’agrée pas les gens pervers. )} [Coran : 9/95-96]. Ka’b (qu'Allah l'agrée) poursuivit son récit : “ Notre cas, à nous trois, fut différent du cas de ceux dont les excuses furent acceptées par le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au moment où ils jurèrent de leur bonne foi et qu’il leur fit prêter serment d’allégeance et implora le pardon d’Allah en leur faveur. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) laissa notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Allah , Exalté soit-Il, juge de notre cas. C’est pour cette raison qu’Allah a dit : {( et des trois qui étaient restés à l’arrière )}. Car {( à l’arrière )} ne signifie pas à l’arrière de l’armée, mais que notre cas était resté en suspens contrairement à ceux qui avaient juré de leur bonne foi et s’étaient excusés auprès de lui et dont il avait accepté les excuses. » [Al-Bukhârî et Muslim]. Et dans une version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit en vue de l’expédition de Tabûk un jeudi et il aimait partir en voyage le jeudi. » Et dans une [autre] version : « Il ne rentrait de voyage que de jour, dans la matinée (au temps de « Aḍ-Ḍuḥâ »). Lorsqu’il arrivait, il commençait par se rendre à la mosquée où il accomplissait deux unités de prière puis il s’asseyait. »

Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait terminé de manger et débarrassait ce qui se trouvait devant lui, il disait : « La louange revient à Allah ! Une louange abondante, pure et bénie sans que cela suffise, sans que l’on y renonce et sans que l’on puisse s’en passer, notre Seigneur. »

Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait terminé de manger et débarrassait ce qui se trouvait devant lui, il disait : « La louange revient à Allah ! Une louange abondante, pure et bénie sans que cela suffise, sans que l’on y renonce et sans que l’on puisse s’en passer, notre Seigneur. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) faisait son prêche installé sur un tronc. Lorsque fut installé le minbar, nous entendîmes le tronc de palmier gémir comme une chamelle enceinte qui blatère. Ses plaintes ne cessèrent que lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) descendit et posa sa main dessus.

Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) faisait son prêche installé sur un tronc. Lorsque fut installé le minbar, nous entendîmes le tronc de palmier gémir comme une chamelle enceinte qui blatère. Ses plaintes ne cessèrent que lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) descendit et posa sa main dessus. » Dans une autre version : « Le jour de prêche du vendredi, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se tint sur le minbar. C'est alors que le tronc de palmier, sur lequel il (sur lui la paix et le salut) se tenait, poussa des lamentations à se fendre. » Et dans une autre version : « Le tronc de palmier poussa des gémissements semblables à ceux d'un bébé. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) descendit de sa chaire et le serra dans ses bras, le tronc se mit à gémir comme un bébé que l'on essaie de calmer. Puis, enfin, il s'apaisa. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Il a pleuré par regret du rappel qu'il entendait auparavant. »

Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, s'est étonné que des gens entrent au Paradis entravés par des chaînes.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit [concernant le verset] : {( Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les gens. )} [Coran : 3/110] : « Les meilleurs des gens pour les gens ! Ils les entravent de chaînes au cou et les traînent jusqu'à les faire embrasser l'Islam. » Et toujours d'après lui (qu'Allah l'agrée), le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, s'est étonné que des gens entrent au Paradis entravés par des chaînes. »

Certes, les personnes équitables seront auprès d’Allah sur des chaires de lumière, à la droite du Tout-Miséricordieux, à Lui la Puissance et la Grandeur, et Ses deux Mains sont droites

'AbdouLâh ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Certes, les personnes équitables seront auprès d’Allah sur des chaires de lumière, à la droite du Tout-Miséricordieux, à Lui la Puissance et la Grandeur, et Ses deux Mains sont droites. Il s’agit de ceux qui sont justes dans leur jugement, au sein de leur famille et de ceux dont ils ont la charge. »

Je marchais avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui portait une tunique de Najrân aux bords épais. Un bédouin le rencontra et le tira par sa tunique si violemment que lorsque je regardais le cou du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), les bords de la tunique y avaient laissé une marque.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je marchais avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui portait une tunique de Najrân aux bords épais. Un bédouin le rencontra et le tira si violemment par sa tunique que lorsque je regardais le cou du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), les bords de la tunique y avaient laissé une marque. Ensuite, il demanda : " Ô Muḥammad ! Ordonne que l’on me donne une part de la richesse d’Allah qui est à ta disposition ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se tourna vers lui et sourit. Puis, il ordonna qu’on lui fasse un don.

Ne vous informerai-je pas au sujet de celui qui sera interdit au feu de l’Enfer ? Ou de celui à qui le feu de l’Enfer sera interdit ? Toute personne accessible, discrète, douce et conciliante sera interdite au feu de l’Enfer.

Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne vous informerai-je pas au sujet de celui qui sera interdit au feu de l’Enfer ? Ou de celui à qui le feu de l’Enfer sera interdit ? Toute personne accessible, discrète, douce et conciliante sera interdite au feu de l’Enfer. »

Comment pourrais-je me réjouir alors que le souffleur a déjà collé la trompe à sa bouche et qu’il prête l'oreille en attendant qu'on lui ordonne de souffler, et alors il soufflera ?

Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Comment pourrais-je me réjouir alors que le souffleur a déjà collé la trompe à sa bouche et qu’il prête l'oreille en attendant qu'on lui ordonne de souffler, et alors il soufflera ? » Cette annonce a semblé pesante pour les Compagnons du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui leur conseilla de dire : « Allah nous suffit et quel Bon Garant ! »

Ne dis pas : « Sur toi la paix ! » car c’est ainsi que l’on salue les morts. Dis plutôt : « Que la paix soit sur toi ! »

Abû Jurayy Jâbir ibn Sulaym (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai vu un homme dont les gens adoptaient tout avis. Il ne disait rien sans qu’ils ne s’y conformassent aussitôt. Je leur ai demandé : " Qui est cet homme ? - Ils répondirent : C’est le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! - Alors, j’ai dit : Sur toi la paix, ô Messager d’Allah !, deux fois de suite. - Il m’a répondu : Ne dis pas : « Sur toi la paix ! » car c’est ainsi que l’on salue les morts. Dis plutôt : « Que la paix soit sur toi ! » - J’ai demandé : Est-ce bien toi le Messager d’Allah ? - Il m’a dit : Je suis bien le Messager d’Allah ! [Allah est] Celui qui, lorsqu’un mal te touche et que tu L’invoques, te le dissipe aussitôt. Celui qui, lorsque tu connais une année de disette et que tu L’invoques, fait aussitôt repousser tes champs. Celui qui, si tu te trouves dans une région désertique, que tu y égares ta monture et que tu L'invoques, te la ramènera. " » Jâbir (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je lui ai dit : " Donne-moi un conseil ! - Il m’a dit : N’insulte jamais personne ! " » Alors, Jâbir (qu’Allah l’agrée) a dit : « Depuis ce jour, je n’ai plus jamais insulté quiconque : ni un homme, qu’il fut libre ou esclave, ni un animal, chameau ou mouton. Il m’a encore dit : " Ne méprise aucune bonne action, aussi infime soit-elle, et adresse-toi à ton frère avec un visage souriant, car c’est encore une bonne action. Relève aussi le bas de ton vêtement à mi-jambe ou, si tu y tiens absolument, à la hauteur des chevilles. Et surtout, prends garde à ne pas laisser traîner ton vêtement [en dessous des chevilles] car c’est là un signe de vanité et d’orgueil et Allah n’aime pas cela. Enfin, si quelqu’un t’insulte ou te dénigre par un défaut qu’il connaît en toi, alors - toi - ne le dénigre pas de ce que tu sais sur lui. Si tu agis ainsi, tout le mal issu de cela retombera exclusivement sur lui. " »

Savez-vous ce qu’est la médisance ? - Ils répondirent : Allah et Son Messager savent mieux ! - Il a dit : C'est que tu évoques ton frère en des termes qu’il répugnerait.

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Savez-vous ce qu’est la médisance ? - Ils répondirent : Allah et Son Messager savent mieux ! - Il a dit : C'est que tu évoques ton frère en des termes qu’il répugnerait. » On demanda : « Et qu’en est-il si cette caractéristique est présente en lui ? - Il répondit : si ce que tu dis est présent en lui, tu auras alors médit à son sujet ; mais si ce n’est pas le cas, tu l'auras alors diffamé. »

L’injustice sera ténèbres au Jour de la Résurrection.

Ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’injustice sera ténèbres au Jour de la Résurrection. » Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Craignez l’injustice, car l’injustice sera ténèbres au Jour de la Résurrection. Et craignez l'avarice, car elle détruisit les peuples précédents. »

Tout acte de bien est une aumône.

Jâbir ibn 'AbdiLlâh (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Tout acte de bien est une aumône. »

Quiconque indique un bien a la même récompense que celui qui l’accomplit

Aboû Mas'oûd Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate : Un homme est venu au Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) et a dit : « Ma monture est morte, équipe moi donc ! - Il lui a alors répondu (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) : Je n'ai rien ! - Un homme dit alors : Ô Messager d'Allah ! Moi, je vais lui indiquer quelqu'un qui l'équipera ! - Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) répondit : " Quiconque indique un bien a la même récompense que celui qui l’accomplit. »

Lorsque l’un d’entre vous chausse ses sandales, qu’il commence par la droite. Et lorsqu’il se déchausse, qu’il commence par la gauche. De telle sorte que la droite soit la première à être chaussée et la dernière à être déchaussée.

‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque l’un d’entre vous chausse ses sandales, qu’il commence par la droite. Et lorsqu’il se déchausse, qu’il commence par la gauche. De telle sorte que la droite soit la première à être chaussée et la dernière à être déchaussée. »

Aucun calomniateur n'entrera au Paradis."

Ḥoudhayfah (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : " Aucun calomniateur n'entrera au Paradis." »

Parmi les grands péchés figure le fait qu'un homme insulte ses parents. - On a dit : Un homme peut-il insulter ses parents ? - Il répondit : Oui ! Il insulte le père d'un homme qui à son tour insulte le sien ; et il insulte la mère d'un autre qui en réponse insulte la sienne.

ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Parmi les grands péchés figure le fait qu'un homme insulte ses parents. - On a dit : Un homme peut-il insulter ses parents ? - Il répondit : Oui ! Il insulte le père d'un homme qui à son tour insulte le sien ; et il insulte la mère d'un autre qui en réponse insulte la sienne. »

Le voyage est une part du châtiment.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le voyage est une part du châtiment qui prive l’homme de manger, de boire et de dormir. De ce fait, lorsque l’un d’entre vous a terminé de faire ce pour quoi il a voyagé, qu’il s’empresse de retourner auprès des siens. »

Celui qui délaisse les meilleurs vêtements par humilité envers Allah, alors qu’il en a les moyens, Allah l’appellera devant toutes les créatures, au Jour de la Résurrection, pour le laisser choisir les vêtements de la foi qu’il voudra porter.

Mu’âdh ibn Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Celui qui délaisse les meilleurs vêtements par humilité envers Allah, alors qu’il en a les moyens, Allah l’appellera devant toutes les créatures, au Jour de la Résurrection, pour le laisser choisir les vêtements de la foi qu’il voudra porter. »

Celui qui a peur part en voyage aux premières heures de la nuit, et celui qui part en voyage aux premières heures de la nuit arrive à bon port. Notez-bien que la marchandise d’Allah est précieuse, Notez bien que la marchandise d’Allah est le Paradis !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Celui qui a peur part en voyage aux premières heures de la nuit, et celui qui part en voyage aux premières heures de la nuit arrive à bon port. Notez-bien que la marchandise d’Allah est précieuse, Notez bien que la marchandise d’Allah est le Paradis ! »

Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il dise du bien ou qu'il se taise

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il dise du bien ou qu'il se taise. Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il honore son voisin. Et quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il honore son invité. »

Celui qui n’est pas miséricordieux, on ne lui fera pas miséricorde !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) embrassa Al-Ḥassan ibn ‘Alî (qu’Allah l’agrée, lui et son père) en présence de Al-Aqra’ ibn Ḥâbis (qu’Allah l’agrée). Voyant cela, ce dernier déclara : « Certes, j’ai dix enfants et je n’ai jamais embrassé l’un d’entre eux ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le regarda et dit alors : « Celui qui n’est pas miséricordieux, on ne lui fera pas miséricorde ! »

Qu’aucun d’entre vous ne boive debout. Et s’il oublie, qu’il se fasse vomir !

Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit à l’homme de boire debout. Qatâdah dit : « Nous avons alors demandé à Anas : Qu’en est-il de manger ? - Il répondit : C’est pire ! ou : C’est plus mauvais ! » Et dans une version, il est dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a défendu que l’on boive debout. » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Qu’aucun d’entre vous ne boive debout. Et s’il oublie, qu’il se fasse vomir ! »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de souffler dans la boisson.

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de souffler dans la boisson. Un homme a alors demandé : « Et que faire si je vois une poussière dans l’eau ? - Il répondit : Renverse-la ! - L’homme reprit : Je n’arrive pas à étancher ma soif en une seule gorgée ! - Il lui répondit alors : « Dans ce cas-là, éloigne l’outre de ta bouche ! »

Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Si vous ne commettiez pas de péchés, Allah vous aurait fait disparaître et remplacés par un peuple qui commet des péchés. Ceci afin qu'ils implorent le pardon d’Allah, Exalté soit-Il, et qu'Il les pardonne.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Si vous ne commettiez pas de péchés, Allah vous aurait fait disparaître et remplacés par un peuple qui commet des péchés. Ceci afin qu'ils implorent le pardon d’Allah, Exalté soit-Il, et qu'Il les pardonne. »

Je suis passé devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors que mon pagne était quelque peu baissé. Il dit alors : " Ô ‘Abdallah ! Remonte ton pagne ! " Je m’exécutais. Puis, il me dit : " Encore ! " Je levais encore. Et je n’ai cessé, depuis, d’y prêter une grande attention. Quelqu’un demanda : " Jusqu’où l’as-tu levé ? - Il répondit : Jusqu’au milieu des tibias. " »

Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Je suis passé devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors que mon pagne était quelque peu baissé. Il dit alors : " Ô ‘Abdallah ! Remonte ton pagne ! " Je m’exécutais. Puis, il me dit : " Encore ! " Je levais encore. Et je n’ai cessé, depuis, d’y prêter une grande attention. Quelqu’un demanda : " Jusqu’où l’as-tu levé ? - Il répondit : Jusqu’au milieu des tibias. " »

Ô Allah ! Guéris Sa’d ! Ô Allah ! Guéris Sa’d !

Saʽd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m'a rendu visite alors que j'étais malade et il a dit : " Ô Allah ! Guéris Sa’d ! Ô Allah ! Guéris Sa’d ! Ô Allah ! Guéris Sa’d ! " »

Ô Allah ! Pardonne-moi ce que j’ai avancé et ce que j’ai retardé, ce que j’ai accompli en secret et ce que j’ai accompli ouvertement.

ʽAlî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier, l’une des dernières choses qu’il disait, entre le « Tashahud » et le salut final, était : "Ô Allah ! Pardonne-moi ce que j’ai avancé et ce que j’ai retardé, ce que j’ai accompli en secret et ce que j’ai accompli ouvertement, mes excès et ce que Tu sais mieux que moi. Tu es Celui qui avance et Tu es Celui qui retarde. Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! " »

Les paroles les plus aimées d'Allah sont au nombre de quatre : " Gloire et Pureté à Allah " ; " La louange revient à Allah " ; " Il n'est de divinité [digne d’adoration] qu'Allah " ; et "Allah est plus Grand [que tout] ! " ; que tu commences par l'une ou l'autre ne te nuira en rien.

Samourah ibn Joundoub (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Les paroles les plus aimées d'Allah sont au nombre de quatre : " Gloire et Pureté à Allah " ; " La louange revient à Allah " ; " Il n'est de divinité [digne d’adoration] qu'Allah " ; et "Allah est plus Grand [que tout] ! " ; que tu commences par l'une ou l'autre ne te nuira en rien. »

On a interrogé le Messager d’Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) au sujet de ce qui faisait le plus entrer les gens au Paradis, il a dit (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) : " Craindre Allah et avoir un bon comportement

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « On a interrogé le Messager d’Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) au sujet de ce qui faisait le plus entrer les gens au Paradis, il a dit (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) : " Craindre Allah et avoir un bon comportement. ", et on l'a interrogé au sujet de ce qui faisait le plus entrer les gens en Enfer, il a dit : " La bouche et le sexe. "

Les bonnes œuvres qui perdurent sont : « Lâ Ilâha illaLlâh » (Il n'est de divinité [digne d’adoration], excepté Allah), « SubḥânaLlâh ! » (Gloire et Pureté à Allah !), • « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] ! ), « Al-ḤamduliLlâh » (Louange à Allah !) et « Lâ Ḥawla wa lâ Quwwata illâ biLlâh » (Il n’y a de force et de puissance qu’en Allah).

Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les bonnes œuvres qui perdurent sont : « Lâ Ilâha illaLlâh » (Il n'est de divinité [digne d’adoration], excepté Allah), « SubḥânaLlâh ! » (Gloire et Pureté à Allah !), • « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] ! ), « Al-ḤamduliLlâh » (Louange à Allah !) et « Lâ Ḥawla wa lâ Quwwata illâ biLlâh » (Il n’y a de force et de puissance qu’en Allah). »

La pudeur fait partie de la foi

'AbdouLlâh Ibn 'Oumar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a entendu un homme qui exhortait son frère au sujet de la pudeur, il a alors dit : « La pudeur fait partie de la foi. »

Il a certes demandé à Allah par Son nom qui, lorsqu’on Lui demande quelque chose par le biais de celui-ci, Il accorde ; et lorsqu’on L’invoque, Il exauce.

Buraydah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) entendit un homme dire : " Ô Allah ! Je Te demande, du fait que j’atteste qu’il n'est de divinité [digne d’adoration], excepté Toi, le Seul, le Transcendant, Celui qui n’a pas enfanté, n’a pas été enfanté et dont rien n’est l’égal... " Il dit alors : " Il a certes demandé à Allah par Son nom qui, lorsqu’on Lui demande quelque chose par le biais de celui-ci, Il accorde ; et lorsqu’on L’invoque, Il exauce. " »

L’invocation c'est l’adoration !

An-Nou'mân ibn Bachîr (qu'Allah l'agrée) relate : " J'ai entendu le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : « L’invocation c'est l’adoration ! » Ensuite, il a lu : { Et votre Seigneur a dit : « Invoquez-Moi, Je vous exaucerai ! Ceux qui, par orgueil, refusent de M'adorer entreront bientôt dans la Géhenne, humiliés. » } [Sourate Ghâfir (Le Pardonneur) – Coran : 40/60].

Si vous ne pouvez faire autrement que de vous rassembler, donnez au passage son droit ! - Les Compagnons demandèrent : Quel est son droit ? - Il dit : Baisser le regard, s’abstenir de toute nuisance, répondre au salut, ordonner le convenable et interdire le blâmable.

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Gardez-vous de vous asseoir dans les chemins ! - Les Compagnons dirent : Ô Messager d’Allah ! Nous avons besoin de nous réunir pour discuter. - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : Si vous ne pouvez faire autrement que de vous rassembler, donnez au passage son droit ! - Les Compagnons demandèrent : Quel est son droit ? - Il dit : Baisser le regard, s’abstenir de toute nuisance, répondre au salut, ordonner le convenable et interdire le blâmable. »

Quiconque dit : "Gloire et Pureté à Allah et par Sa louange," cent fois dans une journée ; ses péchés lui sont alors effacés, même s’ils sont semblables à l’écume de la mer.

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Quiconque dit : "Gloire et Pureté à Allah et par Sa louange," cent fois dans une journée ; ses péchés lui sont alors effacés, même s’ils sont semblables à l’écume de la mer. »

Quiconque dit

Aboû Ayyoûb (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Quiconque dit : "Il n’est de divinité, [digne d’adoration] qu'Allah, Seul et sans associé, à Lui la Royauté, à Lui la Louange, et Il est parfaitement capable de toute chose" dix fois, il sera alors comme s'il avait affranchi quatre individus parmi les enfants d’Ismaël. »

Celui à qui Allah veut du bien, Il lui fait comprendre la Religion

Mou'âwiyyah (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : "Celui à qui Allah veut du bien, Il lui fait comprendre la Religion ; quant à moi, je ne suis que celui qui répartit, c'est Allah qui donne ; et cette communauté ne cessera de se tenir sur l'ordre d'Allah, sans que ne leur porte préjudice ceux qui divergent avec eux, jusqu'à ce que ne vienne l'ordre d'Allah." »

Une boisson fut apportée au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui en but. Sur sa droite se trouvait un jeune garçon

Sahl ibn Saʽd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'on apporta une boisson au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui en but. Sur sa droite se trouvait un jeune garçon et sur sa gauche des hommes âgés. Il demanda au jeune garçon : « Me permets-tu de commencer par eux ? - Le jeune garçon dit : Non, par Allah ! Je n'accorderai à personne le privilège de la part qui me vient de toi. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le lui remit alors dans sa main.

Qu'aucun d'entre vous ne souhaite la mort : soit il est bienfaiteur et il aura peut-être l'occasion de faire davantage de bien, soit il est malfaisant et il aura peut-être l'occasion de revenir sur la bonne voie et de se racheter.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu'aucun d'entre vous ne souhaite la mort : soit il est bienfaiteur et il aura peut-être l'occasion de faire davantage de bien, soit il est malfaisant et il aura peut-être l'occasion de revenir sur la bonne voie et de se racheter. » Ceci est la version rapportée par Al-Bukhârî. Dans la version de Muslim, Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu'aucun d’entre vous ne souhaite la mort ni n'invoque en ce sens avant qu'elle ne vienne à lui ! En effet, lorsque l'un de vous meurt, ses œuvres s'interrompent, or la vie n'apporte au croyant que davantage de bien. »

Je finis par me rendre auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu'il prêchait.

Abû Rifâ'ah Tamîm ibn Usayd (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je finis par me rendre auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu'il prêchait. Je m'exclamai : " Ô Messager d'Allah ! Un étranger vient te questionner au sujet de sa religion, il ne connait rien de sa religion ! " Il se tourna vers moi et délaissa son sermon. Il vint me trouver et on lui apporta une chaise. Il s'assit et se mit à m'enseigner ce qu'Allah lui avait appris. Par la suite, il reprit son sermon et l'acheva. »

Malheur à toi ! Tu as tranché le cou de ton compagnon !

Abû Bakrah (qu'Allah l'agrée) relate qu'un homme en flatta un autre alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était présent et que ce dernier dit : « Malheur à toi ! Tu as tranché le cou de ton compagnon ! » et il le répéta à plusieurs reprises [puis dit] : « Si l'un d'entre vous tient absolument à flatter son compagnon, qu'il pense être digne de certains attributs, qu'il dise : " Je considère qu'untel est comme ceci et comme cela... et Allah est son Juge " et qu'il ne vante la pureté de personne devant Allah. »

Quand vous voyez des flatteurs, jetez-leur de la terre au visage !

Al-Miqdâd (qu'Allah l'agrée) relate qu'un homme se mit à faire l'éloge de 'Uthman (qu'Allah l'agrée), alors Al-Miqdâd (qu'Allah l'agrée) s'avança vers lui, se mit à genoux et lui jeta du gravier sur le visage. 'Uthman (qu'Allah l'agrée) lui demanda : « Que t'arrive-t-il ? » Il répondit : « Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quand vous voyez des flatteurs, jetez-leur de la terre au visage ! »

Donnez-moi mon vêtement ! Si je possédais des biens au nombre de toutes ces épines, je les aurais partagés entre vous. Puis, vous ne m'auriez trouvé ni avare, ni menteur ni lâche !

Jubayr ibn Muṭʽim (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsque nous revînmes de la bataille de Ḥunayn. Les bédouins ne cessèrent de le presser et lui demander des biens, jusqu'au point où ils le poussèrent vers des arbustes épineux. Sa cape se prit dans ces arbustes épineux et le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'arrêta. Il dit : " Donnez-moi mon vêtement ! Si je possédais des biens au nombre de toutes ces épines, je les aurais partagés entre vous. Puis, vous ne m'auriez trouvé ni avare, ni menteur ni lâche ! " »

N’entendez-vous pas ? N’entendez-vous pas ? La modestie fait certes partie de la foi ! La modestie fait certes partie de la foi !

Abû Umâmah Iyâss ibn Thaʽlabah Al-Anṣârî Al-Ḥârithî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Un jour, les Compagnons du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) évoquèrent ce bas-monde en sa présence. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) leur a alors dit : " N’entendez-vous pas ? N’entendez-vous pas ? La modestie fait certes partie de la foi ! La modestie fait certes partie de la foi ! " »

Je garantis une maison à la périphérie du Paradis à quiconque délaisse la polémique même s’il a raison.

Abû Umâmah Al-Bâhilî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je garantis une maison à la périphérie du Paradis à quiconque délaisse la polémique, même s’il a raison ; une maison au milieu du Paradis à quiconque délaisse le mensonge, même en plaisantant ; et une maison dans les plus hauts degrés du Paradis à quiconque parfait son comportement. »

Ils ne m’ont laissé d’autres choix que de me solliciter avec rudesse ou de me traiter d’avare. Or, je ne suis pas avare !

‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate qu’il fit une suggestion au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lors d’un partage en lui disant : « Ô Messager d’Allah ! D’autres que ceux-ci le méritent plus ! » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ils ne m’ont laissé d’autres choix que de me solliciter avec rudesse ou de me traiter d’avare. Or, je ne suis pas avare ! »

On a questionné le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au sujet de ce qui faisait le plus entrer les gens au Paradis. Il a répondu : " La crainte d’Allah et le bon comportement. " Et on l'a questionné au sujet de ce qui faisait le plus entrer les gens en Enfer. Il a répondu : " La bouche et le sexe. "

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) dit : « On a questionné le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au sujet de ce qui faisait le plus entrer les gens au Paradis. Il a répondu : " La crainte d’Allah et le bon comportement. " Et on l'a questionné au sujet de ce qui faisait le plus entrer les gens en Enfer. Il a répondu : " La bouche et le sexe. " »

L'aumône que fait un serviteur n'a jamais diminué ses biens. Il n'est pas un serviteur ayant subi une injustice qui ait fait preuve de patience sans qu'Allah ne lui ait ajouté de la considération. Et il n'est pas un serviteur ayant ouvert la porte de la mendicité sans qu'Allah ne lui ait ouvert la porte de la pauvreté.

Abû Kabshah 'Amr ibn Sa'd Al-Anmârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je vous jure trois choses et je vais vous évoquer un récit, retenez-les donc : L'aumône que fait un serviteur n'a jamais diminué ses biens. Il n'est pas un serviteur ayant subi une injustice qui ait fait preuve de patience sans qu'Allah ne lui ait ajouté de la considération. Et il n'est pas un serviteur ayant ouvert la porte de la mendicité sans qu'Allah ne lui ait ouvert la porte de la pauvreté - ou quelque chose de similaire. Je vais vous évoquer un récit, retenez-le donc : ce monde se divise en quatre catégories de gens : - La première est celle d'un serviteur auquel Allah a accordé des biens et une science. Il craint son Seigneur lorsqu'il dépense de ses biens, il s'en sert pour entretenir les liens de parenté et sait qu'Allah a un droit sur ses biens. Cette personne occupe la position la plus élevée. - La seconde catégorie est celle d'un serviteur auquel Allah a accordé une science mais pas de biens. Cependant, il est véritablement sincère quand il dit : " Si je possédais des biens, j’œuvrerais comme untel a œuvré ! " Par son intention, il aura la même récompense que le précédent. - La troisième est celle d'un serviteur auquel Allah a accordé des biens mais pas de science. Il dépense ses biens de manière irraisonnée, sans craindre son Seigneur dans ce qu'il dépense et sans même s'en servir afin de renforcer ses liens de parenté. Il ne reconnaît à Allah aucun droit sur cet argent. Celui-ci occupe la plus déplorable des positions. - Enfin la quatrième catégorie est celle d'un serviteur auquel Allah n'a accordé ni biens ni science et qui dit : " Si je possédais des biens, j’œuvrerais à l'instar d'un tel ! " Du fait de sa mauvaise intention, il se verra inscrire des péchés identiques à ceux du précédent. »

Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main, si vous demeuriez dans le même état qu'en ma compagnie et durant le rappel, les Anges vous serreraient la main dans vos lits et sur vos routes. Cependant, ô Ḥanẓalah ! Il y a un temps pour chaque chose.

Abû Rib'î Ḥanẓalah ibn Rabî' AAl-Usayyidî (qu'Allah l'agrée), l'un des scribes du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) me rencontra et demanda : " Comment vas-tu, ô Ḥanẓalah ? - Je répondis : Ḥanẓalah a succombé à l'hypocrisie ! - Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) s'exclama : Gloire et Pureté à Allah ! Que dis-tu là ? - J'expliquai : Quand nous sommes auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il nous rappelle l'Enfer et le Paradis et c'est comme si nous les voyions. Mais lorsque nous quittons le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), nous nous préoccupons des épouses, des enfants et des occupations terrestres et nous oublions beaucoup ! " Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) déclara : " Par Allah ! Nous avons le même problème ! " Je partis avec Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) et nous entrâmes auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je dis : " Ḥanẓalah a succombé à l'hypocrisie, ô Messager d'Allah ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : De quoi s'agit-il ? - Je répondis : - Ô Messager d'Allah ! Quand nous sommes avec toi, tu nous rappelles l'Enfer et le Paradis et c'est comme si nous les voyions. Mais lorsque nous te quittons, nous nous préoccupons des épouses, des enfants et des occupations terrestres et nous oublions beaucoup ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : " Par Celui qui détient mon âme en Sa Main, si vous demeuriez dans le même état qu'en ma compagnie et durant le rappel, les Anges vous serreraient la main dans vos lits et sur vos chemins. Cependant, ô Ḥanẓalah ! Il y a un temps pour chaque chose. " Il le répéta à trois reprises. »

L'histoire du décès de Zubayr ibn Al-'Awwâm (qu'Allah l'agrée) et le remboursement de ses dettes.

Abû Khubayb ‘Abdullah ibn Az-Zubayr relate : « Peu avant la bataille du chameau, Az-Zubayr m’appela. Je me rendis auprès de lui et il me dit : " Mon fils ! Quiconque est tué aujourd’hui sera soit injuste, soit victime d’une injustice. Et je me vois déjà mourir aujourd’hui, victime de leur injustice. Mon plus grand souci concerne mes dettes. Crois-tu qu’il nous restera quelques biens après le paiement de nos dettes ? " Puis, il ajouta : " Mon fils ! Vends nos biens et paie ma dette. " Ensuite, Az-Zubayr ordonna que le tiers de son héritage soit légué, un tiers de ce legs devant revenir aux fils de ‘Abdullah ibn Az-Zubayr. Il a dit : " S’il reste quelque chose de nos biens après le paiement de nos dettes, un tiers [du legs] sera partagé entre tes fils. " (Hichâm, [l’un des narrateurs] ajouta : " Quelques-uns des fils de ‘Abdullah - comme Khubayb et ‘Abbâd - avaient le même âge que les fils d’Az-Zubayr. ‘Abdullah avait à cette époque neuf fils et neuf filles. "). ‘Abdullah poursuivit : " Il ne cessa de me faire des recommandations au sujet de ses dettes en disant : ' Mon fils ! Si tu éprouves une quelconque difficulté à rembourser mes dettes, demande l’aide de mon Maître. ' Par Allah, je ne comprenais pas ce qu’il signifiait par-là, alors je lui demandai : Père ! Qui est ton Maître ? - Allah ! répondit-il. Par Allah ! Chaque fois que j’avais un souci au sujet d’une dette, j’implorais Allah en disant : Ô Maître d’Az-Zubayr ! Honore sa dette à sa place ! et Il l’honorait. " ‘Abdullah ajouta : " En effet, Az-Zubayr mourut [lors de la bataille]. Il ne laissa pas d’argent, mais deux terres, dont « Al-Ghâbah » [une terre immense près de Médine], onze maisons à Médine, deux à Baṣorah, une à Koufah et une autre en Egypte. Il s’était endetté car, lorsqu’un homme venait lui confier son argent, Az-Zubayr lui disait : ' D’accord, mais à condition que cela soit un prêt [et non un simple dépôt] car je crains de le perdre. ' A aucun moment l’administration d’une province ne lui fut confiée ou la collecte des impôts mais [ses richesses provenaient du butin qu’il recevait] de ses expéditions militaires avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr, ‘Umar ou ‘Uthmân (qu’Allah les agrées)." ‘Abdullah poursuivit : " J’ai compté ses dettes : elles s’élevaient à deux millions deux cent mille ! " Puis, Ḥakîm ibn Ḥizâm rencontra ‘Abdullah ibn Az-Zubayr et lui demanda : " Mon neveu ! A combien s’élève la dette de mon frère ? " J’en cachai le vrai montant et lui dit : " Cent mille ! - Ḥakîm dit : Par Allah ! Je ne pense pas que vos biens suffisent pour les couvrir. - Je lui répondis : Que dirais-tu si la dette s’élevait à deux millions deux cent mille ? - Il répondit : Je ne pense pas que vous soyez capables d’honorer ses dettes. Si vous en êtes incapables, demandez-moi de vous aider ! " Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) avait acheté « Al-Ghâbah » pour cent soixante-dix mille. ‘Abdullah la vendit pour un million six cent mille. Ensuite, il interpella les gens : " Que celui à qui Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) devait de l’argent accepte [une partie de] « Al-Ghâbah » en remboursement ! " ‘Abdullah ibn Ja’far (qu’Allah l’agrée), à qui Az-Zubayr devait quatre cent mille, vint et lui dit : " Si vous le voulez, j’annule cette dette. - Non, répondit ‘Abdullah (qu’Allah l’agrée). - Si vous le voulez, vous pouvez en ajourner le remboursement, insista ‘Abdullah ibn Ja’far. - Non, persista ‘Abdullah. - Dans ce cas, donnez-moi une parcelle de cette terre ! conclut ‘Abdullah ibn Ja’far. " ‘Abdullah lui en attribua une partie. Il vendit d’autres parcelles, remboursant ainsi les dettes de son père. Il en resta quatre parts et demie. Ensuite, il se rendit chez Mu’âwiyah où se trouvaient ‘Amr ibn ‘Uthmân, Al-Mundhir ibn Az-Zubayr et ibn Zam’ah (qu’Allah les agrées). Mu’âwiyah (qu’Allah l’agrée) l’interrogea : " A combien s’est vendue « Al-Ghâbah » ? - Cent mille chaque parcelle, répondit-il. - Combien reste-t-il de parcelles ? Demanda Mu’âwiyah. - Quatre parts et demie, répondit-il. - J’achète une part pour cent mille, dit Al-Mundhir ibn Az-Zubayr. - J’achète moi aussi une part pour cent mille, déclara ‘Amr ibn ‘Uthmân. - J’achète également une part pour cent mille, affirma ibn Zam’ah. - Combien en reste-t-il maintenant ? Demanda Mu’âwiyah. - Une part et demie, répondit ‘Abdullah. - Je la prends pour cent cinquante mille ! dit Mu’âwiyah. " Plus tard, ‘Abdullah ibn Ja’far vendit sa part à Mu’âwiyah pour six cent mille. Lorsque ’Abdullah ibn Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) eut remboursé toutes ses dettes, les fils d’Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) demandèrent leur part de l’héritage. Il leur répondit : " Par Allah ! Je ne le ferai qu’après avoir interpellé les gens, au cours de quatre Pèlerinages consécutifs, en ces termes : ' Ecoutez bien ! Que celui à qui Az-Zubayr doit quelque chose vienne pour que nous le remboursions. ' Et effectivement, il le fit durant quatre Pèlerinages, puis il répartit l’héritage entre les héritiers d’Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) après en avoir légué le tiers. Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) avait quatre femmes. Chacune d’elles reçut un million deux cent mille. L’ensemble des biens d’Az-Zubayr s’élevait donc à cinquante millions deux cent mille.

Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se couchait [pour dormir], il soufflait dans ses mains, récitait les [sourates] protectrices du Coran, puis passait ses deux mains sur son corps.

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se couchait [pour dormir], il soufflait dans ses mains, récitait les [sourates] protectrices du Coran, puis passait ses deux mains sur son corps. Et dans une autre version, [celle de Al-Bukhârî] : « Chaque nuit, lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mettait au lit, il plaçait ses mains jointes devant sa bouche, puis soufflait dedans et y récitait les trois dernières sourates protectrices : {(Dis : Il est Allah, L’Unique…)} ; {(Dis : Je me réfugie auprès du Seigneur de l’aube…)} ; {(Dis : Je me réfugie auprès du Seigneur des hommes…)}. Ensuite, il passait ses mains sur son corps, autant qu’il le pouvait en passant sur sa tête, son visage et en terminant par le reste de son corps, et il répétait cela trois fois.

Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre la faim, car c’est un bien mauvais compagnon de lit et je me réfugie auprès de Toi contre la traîtrise, car c’est un bien mauvais caractère !

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) disait : « Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre la faim, car c’est un bien mauvais compagnon de lit et je me réfugie auprès de Toi contre la traîtrise, car c’est un bien mauvais caractère ! »

« Ô Abâ-l-Hassan ! Comment était le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ce matin ? - Il dit : Il était, par la grâce d’Allah, guéri ! »

Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que ‘Ali ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) sortit de chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu’il souffrait [de la maladie] qui l’a emporté ; les gens lui demandèrent : « Ô Aba-l-Hassan ! Comment était le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ce matin ? -Il dit : Il était, par la grâce d’Allah, guéri ! »

Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre l’incapacité, la paresse, la lâcheté, la sénilité et l’avarice. Je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la tombe et je me réfugie auprès de Toi contre l’épreuve de la vie et de la mort.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude de dire : « Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre l’incapacité, la paresse, la lâcheté, la sénilité et l’avarice. Je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la tombe et je me réfugie auprès de Toi contre l’épreuve de la vie et de la mort. » Dans une autre version il ajoutait : « [Contre] Le poids écrasant des dettes et la domination des hommes. »

Certes, le nom le plus infâme auprès d'Allah est celui d'un homme qu'on appelle : « le roi des rois », alors qu'il n'y a de Roi qu'Allah !

Abû Hurayrah (qu'Allah agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, le nom le plus infâme auprès d'Allah est celui d'un homme qu'on appelle : " le roi des rois ", alors qu'il n'y a de Roi qu'Allah ! » Et dans une [autre] version : « L'homme qui provoquera le plus le courroux d'Allah, au Jour de la Résurrection, le plus vil contre lequel Allah sera le plus en colère est un homme qu'on appelait : " le roi des rois ", alors qu’il n'y a de Roi qu'Allah ! » Sufyân a dit : « C'est comme Shâhân Shâh ! » Et Aḥmad ibn Ḥanbal a dit : « J’ai questionné Abû 'Amr sur le sens de : le plus infâme (« Akhna' »), et il a répondu : « le plus rabaissé. »

Quiconque fait une halte à un endroit et dit : "Je cherche protection par les paroles parfaites d'Allah contre le mal qu'Il a créé." Rien ne lui portera préjudice jusqu'à ce qu'il quitte cet endroit. "

Khawlah bint Ḥakîm As-Soulamiyyah (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : " Quiconque fait une halte à un endroit et dit : "Je cherche protection par les paroles parfaites d'Allah contre le mal qu'Il a créé." Rien ne lui portera préjudice jusqu'à ce qu'il quitte cet endroit. " »

Lorsqu'il voyageait, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demandait la protection contre la fatigue du voyage, contre l'affliction du retour, contre le fait de régresser après la rectitude, contre l'invocation de celui qui subit l'injustice et contre le fait de voir en sa famille et ses biens un spectacle douloureux.

Abdallah ibn Sarjis (qu'Allah l'agrée) dit : « Lorsqu'il voyageait, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demandait la protection contre la fatigue du voyage, contre l'affliction du retour, contre le fait de régresser après la rectitude, contre l'invocation de celui qui subit l'injustice et contre le fait de voir en sa famille et ses biens un spectacle douloureux. »

Le voyageur solitaire a pour compagnon un démon et deux voyageurs ont pour compagnon deux démons. Ce n’est que lorsqu’ils sont au nombre de trois qu’ils sont réellement considérés comme des voyageurs.

Abdallah ibn 'Amr ibn Al-’Âṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le voyageur solitaire a pour compagnon un démon et deux voyageurs ont pour compagnon deux démons. Ce n’est que lorsqu’ils sont au nombre de trois qu’ils sont réellement considérés comme des voyageurs. »

Cette façon de vous disperser dans les sentiers et les oueds ne vous est inspirée que par le diable !

Abû Tha'labah Al-Khushanî (qu'Allah l'agrée) relate : « Auparavant, lorsque les gens faisaient halte, ils se dispersaient dans les sentiers et les oueds. Mais un jour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur a dit : " Cette façon de vous disperser dans les sentiers et les oueds ne vous est inspirée que par le diable ! " Par la suite, à chaque fois qu’ils faisaient halte, ils se réunissaient et restaient proches les uns des autres. »

Malheur à l'adorateur du dinar ! Malheur à l'adorateur du dirham ! Malheur à l'adorateur des beaux vêtements ! Malheur à l'adorateur des beaux pâturages ! Si on lui donne, il est satisfait ! Mais si on ne lui donne pas, il est courroucé ! Malheur à lui et qu'il soit détruit ! Et s'il s'enfonce une épine, qu'il ne puisse l'ôter !

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Malheur à l'adorateur du dinar ! Malheur à l'adorateur du dirham ! Malheur à l'adorateur des beaux vêtements ! Malheur à l'adorateur des beaux pâturages ! Si on lui donne, il est satisfait ! Mais si on ne lui donne pas, il est courroucé ! Malheur à lui et qu'il soit détruit ! Et s'il s'enfonce une épine, qu'il ne puisse l'ôter ! Ṭûbâ [un arbre du Paradis, et c’est une bonne nouvelle] pour un serviteur qui prend les brides de son cheval [pour s'élancer] dans le sentier d'Allah, aux cheveux ébouriffés et aux pieds poussiéreux. S'il monte la garde, il monte vraiment la garde, s'il est à l'arrière de l'armée afin de surveiller ses arrières, il y reste, s'il demande la permission, on ne la lui donne pas et s'il intercède, on ne le lui permet pas. »

Lorsque vous traversez une terre fertile, donnez aux chameaux leur part de celle-ci ! Lorsque vous traversez une terre aride, hâtez-vous avant que la moelle des chameaux ne s’assèche !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque vous traversez une terre fertile, donnez aux chameaux leur part de celle-ci ! Lorsque vous traversez une terre aride, hâtez-vous avant que la moelle des chameaux ne s’assèche ! Et lorsque vous faites halte la nuit, éloignez-vous de la route ! Car ce sont les voies des bêtes et le refuge des animaux nocturnes. »

Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était en voyage et qu'il faisait halte pour se reposer la nuit, il se couchait sur le côté droit. Et lorsqu’il faisait halte juste avant l’aube, il étendait son avant-bras et posait sa tête sur la paume de sa main.

Abû Qatâdah Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était en voyage et faisait halte pour se reposer la nuit, il se couchait sur le côté droit. Et lorsqu’il faisait halte juste avant l’aube, il étendait son avant-bras et posait sa tête sur la paume de sa main. »

Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'installait sur son chameau en sortant pour un voyage, il proclamait la grandeur d'Allah (« At-Takbîr ») à trois reprises puis disait : « Gloire et Pureté à Celui qui nous a soumis cela alors que nous n'étions pas capables de le dominer et c'est vers notre Seigneur que nous retournons. »

Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'installait sur son chameau en sortant pour un voyage, il proclamait la grandeur d'Allah (en prononçant : « At-Takbîr ») à trois reprises puis, il disait : « Gloire et Pureté à Celui qui nous a soumis cela alors que nous n'étions pas capables de le dominer et c'est vers notre Seigneur que nous retournons. Ô Allah ! Nous Te demandons dans notre présent voyage la bonté et la piété, ainsi que les œuvres que Tu agrées. Ô Allah ! Facilite notre présent voyage et raccourcis sa distance ! Ô Allah ! Tu es le Compagnon du voyage et le Remplaçant au sein de la famille. Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre les difficultés du voyage, la vision pénible et un mauvais retour vers les biens et la famille. » Et lorsqu’il revenait, il disait la même chose mais il ajoutait à celles-ci : « Nous sommes de retour, en nous repentant, en adorant et en louant notre Seigneur. » Et dans une [autre] version : Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revenait du Pèlerinage ou de la ‘Umrah, à chaque fois qu’il passait par un col ou un endroit en hauteur, il proclamait la grandeur d’Allah à trois reprises, puis il disait : « Il n’est de divinité digne d'adoration, excepté Allah, Seul, sans associé. À Lui la Royauté et la Louange et Il est Omnipotent sur toute chose. Nous sommes de retour, en nous repentant, en adorant, en nous prosternant et en louant notre Seigneur. Allah a été véridique dans Sa promesse, Il a secouru Son serviteur et Il a mis en déroute les coalisés, Seul. » Et dans une [autre] version : Lorsqu’il revenait avec les armées, ou revenait des expéditions, ou du Pèlerinage, ou de la ‘Umrah.

Ô groupe des Émigrés et des Anṣâr ! Certains de vos frères n’ont ni biens, ni clan. Que chacun d’entre vous joigne à lui deux ou trois hommes d’entre eux et chacun d’entre nous ne montera sur sa monture que lorsque son tour viendra, comme pour les autres.

Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) souhaitait partir en guerre, il dit : " Ô groupe des Émigrés et des Anṣâr ! Certains de vos frères n’ont ni biens, ni clan. Que chacun d’entre vous joigne à lui deux ou trois hommes d’entre eux et chacun d’entre nous ne montera sur sa monture que lorsque son tour viendra, comme pour les autres. " »

Lorsque l’un d'entre vous se couche, qu’il frotte sa couche avec l’intérieur de son pagne car il ne sait pas ce qui lui a succédé sur celle-ci.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l’un d'entre vous se couche, qu’il frotte sa couche avec l’intérieur de son pagne car il ne sait pas ce qui lui a succédé sur celle-ci. Qu’il dise ensuite : " C’est en Ton nom, mon Seigneur, que je pose mon flanc et c’est par Toi que je me relève. Si Tu retiens mon âme, fais-lui miséricorde et si Tu la retournes, alors préserve-la comme Tu préserves Tes serviteurs vertueux ! " »

Réfugiez-vous auprès d’Allah contre une épreuve épuisante, un malheur affligeant, contre le mauvais destin et contre la réjouissance de vos ennemis.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Réfugiez-vous auprès d’Allah contre une épreuve épuisante, un malheur affligeant, contre le mauvais destin et contre la réjouissance de vos ennemis. » Et dans une version, Sufyân a dit : « Je ne suis pas sûr, mais je crains d’en avoir ajoutée une. »

La nourriture de deux est suffisante pour trois et la nourriture de trois est suffisante pour quatre.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La nourriture de deux est suffisante pour trois et la nourriture de trois est suffisante pour quatre. » Et dans une version de Muslim, Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qu'il a dit : « La nourriture d’un seul suffit à deux, la nourriture de deux suffit à quatre et la nourriture de quatre suffit à huit. »

{" Dis : Il est Allah, Unique ! "} et récite : « Les Deux Protectrices » trois fois, matin et soir, elles te suffiront pour tout !

D'après AbdaLlah ibn Khubayb (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Nous sommes sortis par une nuit pluvieuse et profondément ténébreuse. Nous cherchions le Messager d'Allah ﷺ pour qu'il nous dirige en prière. Il a dit : " Je l'ai finalement rencontré, il m'a alors dit : " Dis ! " Je n'ai alors rien dit. Il a répété : " Dis ! " Je n'ai toujours rien dit. Il répéta de nouveau : " Dis ! " J'ai alors demandé : " Que dois-je dire ? " Il a alors dit : {" Dis : Il est Allah, Unique ! "} et récite : « Les Deux Protectrices » trois fois, matin et soir, elles te suffiront pour tout ! »

Crains Allah ! Et chaque fois que tu te trouves sur une hauteur, dis : « Allâhu Akbar ! »

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Je compte partir en voyage, conseille-moi ! » Il lui répondit : « Crains Allah ! Et chaque fois que tu te trouves sur une hauteur, dis : « Allâhu Akbar ! » Puis, lorsque l’homme s’en alla, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Ô Allah ! Raccourcis-lui la distance de son trajet et facilite-lui son voyage ! »

Un homme demanda : " Ô, Messager d'Allah ! Quand quelqu'un parmi nous rencontre son frère ou son ami, peut-il s'incliner devant lui ? - Non, dit-il. - Il dit : Peut-il le serrer contre lui et l'embrasser ? - Non, dit-il. - Il dit : Alors, il le prend par la main et lui serre la main ? - Oui, dit-il. "

Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme demanda : " Ô, Messager d'Allah ! Quand quelqu'un parmi nous rencontre son frère ou son ami, peut-il s'incliner devant lui ? - Non, dit-il. - Il dit : Peut-il le serrer contre lui et l'embrasser ? - Non, dit-il. - Il dit : Alors, il le prend par la main et lui serre la main ? - Oui, dit-il. " »

Dis : Il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Seul, sans associé ; Allah est vraiment le Plus Grand ; La louange appartient abondamment à Allah ; Gloire à Allah, Seigneur de l'univers. Et il n’y a de puissance ni de force que par Allah, le Puissant, le Sage.

D'après Sa'd (qu'Allah l'agrée) qui a dit : : " Un bédouin s'est présenté auprès du Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : " Enseigne-moi une parole que je puisse dire. " Il ﷺ a alors dit : " Dis : Il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Seul, sans associé ; Allah est vraiment le Plus Grand ; La louange appartient abondamment à Allah ; Gloire à Allah, Seigneur de l'univers. Et il n’y a de puissance ni de force que par Allah, le Puissant, le Sage. " Il (Le bédouin) a alors dit : " Ces paroles sont pour mon Seigneur ! Lesquelles sont donc pour moi ? " Il (Le Prophète) ﷺ lui a dit : " Dis : " Ô Allah ! Pardonne-moi ! Fais-moi miséricorde ! Guide-moi ! Et accorde-moi ma subsistance ! "

J'ai dit : " Ô Messager d’Allah ! Apprends-moi une invocation ! - Il me répondit : Dis : " Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre le mal de mon ouïe, contre le mal de ma vue, contre le mal de ma langue, contre le mal de mon cœur et contre le mal de mon sperme. "

Shakil ibn Ḥumayd (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai dit : " Ô Messager d’Allah ! Apprends-moi une invocation ! - Il me répondit : Dis : " Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre le mal de mon ouïe, contre le mal de ma vue, contre le mal de ma langue, contre le mal de mon cœur et contre le mal de mon sperme. " »

Lorsqu'un tiers de la nuit était passé, le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude de se lever et de dire : " Ô gens ! Évoquez Allah !..."

Ubay ibn Ka’b (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsqu'un tiers de la nuit était passé, le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude de se lever et de dire : " Ô gens ! Évoquez Allah ! Le tremblement arrive, suivi d’un autre ! La mort arrive, avec ce qu’elle comporte ! La mort arrive, avec ce qu’elle comporte ! - J'ai alors dit : Ô Messager d’Allah ! Je prie beaucoup pour toi. Quelle part de ma prière dois-je donc te consacrer ? - Il me répondit : Ce que tu veux. - J’ai demandé : Un quart ? -Il a dit : Ce que tu souhaites et plus tu en fais, mieux c’est pour toi. - J’ai redemandé : La moitié ? - Il a dit : Ce que tu souhaites et plus tu en fais, mieux c’est pour toi. - J’ai dit : Les deux tiers ? - Il a répondu : Ce que tu souhaites et plus tu en fais, mieux c’est pour toi. - Finalement, j’ai demandé : Puis-je te consacrer toute ma prière ? - Il a dit : Si tu le fais, tu seras débarrassé de tout ce qui te préoccupe et tes péchés te seront pardonnés. " »

Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu’Allah l’agrée) avait un esclave qui lui donnait une partie du fruit de son labeur. Et Abû Bakr en consommait.

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu’Allah l’agrée) avait un esclave qui lui donnait une partie du fruit de son labeur. Et Abû Bakr en consommait. Une fois, il apporta quelque chose, et Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) en mangea. L’esclave lui dit alors : " Sais-tu ce que c’est ? - Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) lui demanda alors : Et qu’est-ce donc ? - L’esclave répondit : J’ai fait des prédictions à quelqu’un du temps de l’époque préislamique (« Al-Jâhiliyyah ») sans pour autant savoir le faire et je l’ai trompé. Là, il vient de me rencontrer et c'est pour cela qu'il m’a donné ce que tu viens de manger ! » Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) introduisit alors ses doigts dans sa gorge et vomit tout ce qu’il avait dans l’estomac. »

La chamelle du Prophète (sur lui la paix et le salut), « Al-‘Aḍbâ‘ » ne perdait jamais à la course.

Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « La chamelle du Prophète (sur lui la paix et le salut), « Al-‘Aḍbâ‘ » ne perdait jamais à la course, ou presque. Jusqu’au jour où elle fut battue par un jeune chameau appartenant à un bédouin. Cela fut difficile pour les musulmans au point où le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’en rendit compte. Il leur dit alors : « Allah a fait en sorte qu'il n'y ait pas une chose d'ici-bas qui s'élève sans qu'Il ne la fasse régresser »

Lorsque nous montions, nous proclamions la grandeur d’Allah et lorsque nous descendions, nous Le Glorifiions.

Jâbir (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque nous montions, nous proclamions la grandeur d’Allah et lorsque nous descendions, nous Le Glorifiions. » Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) et son armée montaient sur une colline, ils proclamaient la grandeur d’Allah et lorsqu’ils descendaient, ils Le glorifiaient. »

Quiconque a dans son cœur le poids d’une particule d’orgueil n’entrera pas au Paradis !

Abdallah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque a dans son cœur le poids d’une particule d’orgueil n’entrera pas au Paradis ! » Un homme demanda alors : « Pourtant, l’homme aime porter de beaux vêtements et de belles chaussures ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : « Allah est Beau et aime la beauté. L’orgueil est le fait de rejeter la vérité et de mépriser les gens ! »

Que je dise : " Gloire et Pureté à Allah ! " ; " Louange à Allah " ; " Il n'est de divinité [digne d’adoration] qu'Allah " ; et " Allah est plus Grand [que tout] ! " est plus aimé de moi que tout ce sur quoi le soleil s'est levé

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : " Que je dise : " Gloire et Pureté à Allah ! " ; " Louange à Allah " ; " Il n'est de divinité [digne d’adoration] qu'Allah " ; et " Allah est plus Grand [que tout] ! " est plus aimé de moi que tout ce sur quoi le soleil s'est levé ".

Il n'est pas un musulman qui rende visite à un musulman malade, au matin, sans que soixante-dix mille Anges ne prient sur lui

‘Ali (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas un musulman qui rende visite à un musulman malade, au matin, sans que soixante-dix mille Anges ne prient sur lui jusqu’au soir ; et s'il le visite au soir, sans que soixante-dix mille Anges ne prient sur lui jusqu’au matin. En outre, il aura droit à des fruits fraîchement cueillis du Paradis. »

Quiconque emprunte une voie à la recherche d'un savoir, Allah lui facilite [grâce à cela] une voie vers le Paradis

Abû Ad-Dardâ' (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque emprunte une voie à la recherche d'un savoir, Allah lui facilitera une voie vers le Paradis. Certes, les Anges recouvrent de leurs ailes celui qui recherche le savoir en signe de satisfaction pour ce qu'il fait. Ceux qui se trouvent dans les cieux et sur la Terre, jusqu'aux poissons dans l'eau, implorent le pardon en faveur du savant. Et le mérite du savant sur le dévot est comparable au mérite de la lune par rapport aux autres astres. Les savants sont les héritiers des Prophètes. Or, les Prophètes n'ont laissé en héritage ni dinar, ni dirham, ils n'ont légué que le savoir. Quiconque s'empare de cet héritage a certes recueilli une part de bien considérable. »

Quiconque dit : " Il n’est de divinité [digne d’adoration] en dehors d'Allah ! " et : " Allah est plus Grand [que tout] ! ", verra ses paroles approuvées par son Seigneur qui dira : " Il n’est de divinité [digne d’adoration] en dehors de Moi ! " et : " Je suis plus Grand [que tout] ! "

Abû Sa'îd Al-Khoudrî et Abû Hurayrah (qu'Allah les agrée) relatent : « Quiconque dit : " Il n’est de divinité [digne d’adoration] en dehors d'Allah ! " et : " Allah est plus Grand [que tout] ! ", verra ses paroles approuvées par son Seigneur qui dira : " Il n’est de divinité [digne d’adoration] en dehors de Moi ! " et : " Je suis plus Grand [que tout] ! " S’il dit : " Il n’y a point de divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah, Seul et sans associé. " Allah répondra : " En effet, il n’y a point de divinité [digne d’adoration] en dehors de Moi, Seul et sans associé. " S’il dit : " Il n’y a point de divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah, à Lui la Royauté et la Louange. Allah répondra : " En effet, il n’y a point de divinité [digne d’adoration] en dehors de Moi, à Moi la Royauté et la Louange. " S’il dit : " Il n’y a point de divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah et il n’y a ni force, ni puissance si ce n’est en Allah. " Allah répondra : " En effet, il n’y a point de divinité [digne d’adoration] en dehors de Moi, et il n’y a ni force, ni puissance si ce n’est en Moi. " » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Celui qui dit ceci au cours d’une maladie puis meurt ne sera pas touché par le Feu. »

Le Paradis et l’Enfer ont polémiqué. Le Paradis a dit : " Ce sont les faibles et les pauvres qui entrent en mon sein ! " et l’Enfer a dit : " Ce sont les tyrans et les orgueilleux qui entrent en mon sein ! " Allah a alors dit à l’Enfer : " Tu es Mon châtiment ! Par toi, Je Me venge de qui je veux ! " Et Il a dit au Paradis : " Tu es Ma miséricorde ! Par toi, Je fais miséricorde à qui Je veux ! "

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Paradis et l’Enfer ont polémiqué. Le Paradis a dit : " Ce sont les faibles et les pauvres qui entrent en mon sein ! " et l’Enfer a dit : " Ce sont les tyrans et les orgueilleux qui entrent en mon sein ! " Allah a alors dit à l’Enfer : " Tu es Mon châtiment ! Par toi, Je Me venge de qui je veux ! " Et Il a dit au Paradis : " Tu es Ma miséricorde ! Par toi, Je fais miséricorde à qui Je veux ! " »

Lorsque l’un d’entre nous voulait dormir, Abû Ṣâliḥ ordonnait qu’il se couche sur le côté droit.

Suhayl relate : « Lorsque l’un d’entre nous voulait dormir, Abû Ṣâliḥ ordonnait qu’il se couche sur le côté droit et qu’il dise : " Ô Allah ! Seigneur des Cieux, Seigneur de la Terre et Seigneur du Trône immense ! Notre Seigneur et Seigneur de toute chose ! Toi qui fends le grain et le noyau ! Toi qui as fait descendre la Thorah, l’Évangile et le Discernement ! Je me réfugie auprès de toi contre toute chose que tu tiens par le toupet. Ô Allah ! Tu es le Premier, rien n’est avant Toi ! Tu es le Dernier, rien n’est après Toi ! Tu es l’Apparent, rien n’est au-dessus de Toi, Tu es le Caché, rien n’est au-dessous de Toi. Acquitte nos dettes et affranchis-nous de la pauvreté ! " » Il le rapportait d’Abû Hurayrah, qui lui-même le rapportait du Prophète (sur lui la paix et le salut).

Les gens sont des minerais comme l'argent et l'or. Les meilleurs d'entre eux dans la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah ») sont les meilleurs en Islam, s'ils s'instruisent. Et les âmes sont des soldats mobilisés. Celles qui se reconnaissent s'accordent, et celles qui se renient se séparent.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui paix et le salut) a dit : « Les gens sont des minerais comme l'argent et l'or. Les meilleurs d'entre eux dans la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah ») sont les meilleurs en islam, s'ils s'instruisent. Et les âmes sont des soldats mobilisés. Celles qui se reconnaissent s'accordent et celles qui se renient se séparent. » Et Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui paix et le salut) a dit : « Vous trouverez les gens comme des minerais. Les meilleurs d'entre eux dans la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah ») sont les meilleurs en Islam s'ils s'instruisent. Et vous trouverez que les meilleurs des gens à propos de cette affaire [c'est à dire : l'exercice de pouvoir] sont ceux qui y répugnent le plus. Et vous trouverez que les plus mauvais des gens sont ceux à double visage : ils se présentent à ceux-ci avec l’un et à ceux-là avec l’autre. »

J'étais en compagnie d'Anas ibn Malik (qu'Allah l'agrée) chez un groupe de zoroastriens. On nous apporta du Fâlûdhaj (sorte de pâtisserie perse) sur un plateau en argent et il n'en mangea point.

Anas ibn Sîrîn a dit : « J'étais en compagnie d'Anas ibn Malik (qu'Allah l'agrée) chez un groupe de zoroastriens. On nous apporta du Fâlûdhaj (sorte de pâtisserie perse) sur un plateau en argent et il n'en mangea point. Quelqu'un suggéra alors [au serveur] : " Change de plat ! " Il versa le contenu dans une écuelle de bois et l'apporta à Anas (qu'Allah l'agrée) qui, cette fois-ci, en mangea. »

Nous sommes allés accueillir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), avec les enfants, sur " La Colline de l’Adieu ".

As-Sâ’ib ibn Yazîd (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la bataille de Tabûk, les gens vinrent l’accueillir. Ainsi, je vins l’accueillir, avec les enfants, sur " La Colline de l’Adieu ". » Al-Bukhârî l’a rapporté dans les termes suivants : « Nous sommes allés accueillir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), avec les enfants, sur " La Colline de l’Adieu ". »

Les Anges n’ont cessé de le couvrir de leurs ailes.

Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « On amena mon père, qui avait été mutilé, devant le Prophète (sur lui la paix et le salut). J’ai tenté de découvrir son visage, mais les miens m’en empêchèrent. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Les Anges n’ont cessé de le couvrir de leurs ailes. »

C'est une miséricorde qu'Allah a placée dans le cœur de Ses serviteurs. Allah n'accorde Sa miséricorde qu'aux miséricordieux d'entre Ses serviteurs.

Usâmah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « On apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le fils de sa fille dans un état d'agonie, les yeux du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'emplirent alors de larmes. Sa'd (qu'Allah l'agréé) demanda : « Qu'est- ce donc, Ô Messager d'Allah ?! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « C'est une miséricorde qu'Allah a placée dans le cœur de Ses serviteurs. Allah n'accorde Sa miséricorde qu'aux miséricordieux d'entre Ses serviteurs. »

Tu es quelqu’un en qui l'on trouve encore des [comportements d'avant l'Islam (« Al-jâhiliyah ») ] ! Ceux-là sont vos frères et des bienfaits divins qu’Allah a placé en votre possession. Quiconque, donc, détient l’un de ses frères, qu’il le nourrisse comme il se nourrit et qu’il l’habille comme il s’habille ! Ne leur imposez pas ce qu’ils ne peuvent accomplir et si vous devez le faire, alors aidez-les !

Al-Ma’rûr ibn Suwayd a dit : « J’ai vu Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) qui portait le même manteau que son esclave. Quand je l’interrogeai à ce sujet, il me raconta qu’à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il avait insulté un homme en parlant de sa mère. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui avait dit : « Tu es quelqu’un en qui l'on trouve encore des [comportements d'avant l'Islam (« Al-jâhiliyah ») ] ! Ceux-là sont vos frères et des bienfaits divins qu’Allah a mis en votre possession. Quiconque, donc, détient l’un de ses frères, qu’il le nourrisse comme il se nourrit et qu’il l’habille comme il s’habille ! Ne leur imposez pas ce qu’ils ne peuvent accomplir et si vous devez le faire, alors aidez-les ! »

" L’un d’entre vous a-t-il fait un rêve ? " Alors, quiconque en avait fait un lui racontait ce qu’il avait vu en rêve. Et un matin, il nous a dit : " Cette nuit, deux personnes sont venues à moi et m’ont dit : " Pars ! " Je suis donc parti avec eux deux. "

Samurah ibn Jundub (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demandait souvent à ses Compagnons : “ L’un d’entre vous a-t-il fait un rêve ? ” Alors, quiconque en avait fait un lui racontait ce qu’il y avait vu. Un matin, il nous a dit : “ Cette nuit, deux personnes sont venues à moi et m’ont dit : “ Pars ! ” Je suis donc parti avec eux deux et nous sommes arrivés près d’un homme allongé et sur lequel un autre homme se tenait debout. Ce dernier fracassait la tête du premier avec une grosse pierre. À chaque fois, il allait récupérer la pierre qui roulait çà et là. À peine était-il revenu, que la tête avait retrouvé sa forme initiale. Il recommençait alors ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. J’ai dit à mes deux Compagnons : “ Gloire à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes et nous arrivâmes près d’un homme allongé sur le dos. Un autre se tenait debout sur lui, un crochet en fer à la main, et lui lacérait un côté du visage, de la commissure des lèvres à la nuque, puis du nez à la nuque et enfin de l’œil à la nuque. Il procédait alors de même sur l’autre côté du visage. À peine en avait-il fini avec un côté du visage, que l’autre côté avait repris sa forme initiale puis il recommençait ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. J’ai dit : “ Gloire et Pureté à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes et nous arrivâmes devant une sorte de four. (Le narrateur pense que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ajouté : “ On y entendait des bruits confus et des clameurs. ”) Nous avons regardé dans le four et nous avons aperçu des hommes nus et des femmes nues. Lorsque les flammes les atteignaient d’en dessous, ils hurlaient. J’ai demandé : “ Qui sont ces gens ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes jusqu’à arriver à un fleuve (Le narrateur pense qu’il (sur lui la paix et le salut) a précisé : “ rouge comme le sang ”) où un homme était en train de nager alors qu’un autre, sur la berge, avait réuni un grand nombre de pierres. Après avoir ainsi nagé, ce nageur arrivait vers celui qui avait réuni les pierres et ouvrait la bouche une fois devant lui. Ce dernier y introduisait alors une pierre puis l’autre repartait nager. Chaque fois qu’il revenait vers la berge, il se voyait introduire une pierre dans la bouche. Je leur ai dit : “ Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes donc jusqu’à arriver près d’un homme à l’aspect répugnant, ou à l’aspect le plus répugnant que l’on n’ait jamais vu, qui attisait un feu autour duquel il s'activait. Je leur demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes jusqu’à arriver près d’un jardin à la végétation dense et verte, possédant toutes les couleurs du printemps et au milieu duquel se trouvait un homme si grand que je pouvais à peine voir sa tête dans le ciel. Autour de lui se trouvaient plus d’enfants que je n’en avais jamais vus auparavant. Je demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils [les deux hommes] me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes donc jusqu’à arriver [finalement] près d’un arbre si immense et si beau que je n’en avais jamais vu ainsi jusque-là. Ils me dirent : “ Grimpe dessus ! ” Nous grimpâmes dessus jusqu’à atteindre une ville construite en briques d’or et d’argent. Arrivés devant la porte de la ville, nous demandâmes qu’on nous ouvre la porte, ce qui fut fait. Nous y entrâmes [et une fois à l’intérieur], nous rencontrâmes des hommes dont une moitié du corps était de la plus belle apparence qu’on pouvait voir tandis que l’autre moitié (du corps) était du plus vil aspect qui soit. Mes deux Compagnons ordonnèrent [à ces hommes] : “ Allez-vous immerger dans ce fleuve ! ” Il y avait en effet un fleuve qui traversait la ville et dont l’eau était blanche comme le lait. Ils s’y rendirent et plongèrent dedans. Lorsqu’ils revinrent vers nous, la partie abjecte de leur corps avait disparu et ils étaient devenus les plus beaux qui soient. Mes deux Compagnons me dirent : “ Ceci est le Jardin d’Éden [le Paradis] et cela ta position. ” Je levai mon regard et j’aperçus un palais semblable à un nuage blanc. Ils me dirent : “ Ceci est ta demeure ! ” Je répondis : “ Qu’Allah vous bénisse ! Laissez-moi y entrer ! ” Ils répondirent : “ Le moment n’est pas encore venu, mais tu y entreras bientôt. ” Je leur ai dit : “ Au cours de cette nuit, j’ai vu des choses étranges. De quoi s’agit-il ? ” Ils me dirent : “ Nous allons t’informer [de ce que tu as vu] : le premier homme que tu as rencontré et dont la tête était fracassée à coups de pierre est un homme qui a délaissé le Coran après l’avoir appris et qui ne se réveillait pas pour accomplir les prières obligatoires. Quant à celui que tu as rencontré ensuite et dont on lacérait le visage, de la bouche à la nuque, puis du nez à la nuque et enfin de l’œil à la nuque, il s’agit de celui qui sortait le matin de chez lui pour proférer des mensonges qui étaient ensuite colportés ici et là jusqu’à atteindre l’horizon. Concernant les hommes nus et les femmes nues qui se trouvaient dans ce qui ressemble à la construction d’un four, alors ce sont les fornicateurs et les fornicatrices. Quant à l’homme auprès de qui tu t’es rendu [et que tu as vu qui était] en train de nager dans le fleuve et à qui l’on faisait avaler des pierres, il s’agit d’un homme qui consommait l’intérêt usuraire (« ar-Ribâ »). À propos de l’homme à l’aspect répugnant qui attisait un feu autour duquel il tournait en courant, c’est Mâlik, le gardien de l’Enfer. Quant à l’homme très grand qui se trouvait dans un jardin, c’est Abraham (Ibrâhîm) - sur lui la paix -et les enfants autour de lui sont les nouveau-nés qui sont morts sur la nature originelle (« Al-Fiṭra », [c’est-à-dire : l’Islam]). Dans la version d’Al-Barqânî : “ … qui sont nés selon la nature originelle. ” [Le narrateur ajouta] Certains musulmans ont alors dit [au Prophète (sur lui la paix et le salut)] : “ Ô Messager d’Allah ! Qu'en est-il des enfants des polythéistes ? ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : “ Les enfants des polythéistes en font partie. ” [Les deux hommes ajoutèrent :] “ Quant aux personnes dont la moitié du corps était de la plus belle apparence et l’autre du pire aspect, ce sont des personnes qui mélangeaient à la fois des bonnes œuvres et des mauvaises actions mais à qui Allah a passé outre [et a pardonné]. ” D’après une autre version [d’Al-Bukhârî], le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : “ Cette nuit, j'ai vu deux hommes qui m’ont conduit vers une terre sainte. ” Il cita alors le reste du hadith avec ces ajouts : “ Nous partîmes jusqu'à arriver près d’un trou creusé dans un mur, ressemblant à un four, dont la partie supérieure était étroite, le fond large, et sous lequel brûlait un feu. Chaque fois que les flammes montaient, les hommes nus et les femmes nues qui s’y trouvaient s’élevaient si haut qu’ils étaient sur le point d’en sortir. Lorsque le feu s’apaisait, ils y retombaient. ” Dans cette version, il a aussi dit : “ Jusqu’à arriver à un fleuve rouge comme le sang (cette fois, le narrateur n’a aucun doute) au milieu duquel un homme se tenait debout alors qu’un autre se trouvait sur la berge, avec devant lui des pierres. Le premier se dirigea alors vers la berge pour sortir du fleuve mais au moment où il voulut en sortir, le second introduisit une pierre dans sa bouche, le renvoyant ainsi là où il était (dans l’eau). Chaque fois qu’il tentait de sortir, il l’en empêchait en lui introduisant une pierre dans la bouche et ainsi il revenait là où il était. ” Il ajouta également : “ Ils me firent monter sur l’arbre et entrer dans une demeure si belle que je n’en avais jamais vu de semblable jusqu’à là. Et il s’y trouvait des vieillards et des jeunes hommes. ” Il a aussi dit : “ Quant à celui dont on lacérait la joue, c’est un menteur qui proférait des mensonges qui étaient ensuite colportés ici et là jusqu’à atteindre l’horizon. Il subit le châtiment que tu as vu et cela jusqu’au Jour de la Résurrection. ” On trouve aussi dans cette version : “ Celui que tu as vu dont la tête était fracassée à coups de pierre, c’est un homme à qui Allah lui avait permis d’apprendre le Coran, mais qui dormait la nuit en le négligeant et ne l’appliquait pas le jour. Il subira ce châtiment jusqu’au Jour de la Résurrection. La première demeure dans laquelle tu es entré est celle du commun des croyants, quant à celle-ci, c’est la demeure des martyrs. Quant à moi, je suis [l’Ange] Gabriel (« Jibrîl ») et voici [l’Ange] Michaël (« Mîkâ’îl »), lève donc la tête ! ” Je levai ma tête et, au-dessus de moi, je vis comme un nuage. Ils m’ont alors dit : “ Voilà ta demeure ! ” J’ai demandé : “ Laissez-moi y entrer ! ” Mais ils me répondirent : “ Il te reste un certain temps à vivre que tu n’as pas encore achevé. Lorsque tu l’auras achevé, tu pourras venir chez toi. ” »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) traça des traits, puis il dit : « Ceci est l’être humain et ceci est le délai de vie qui lui est accordé. Et pendant qu’il est dans cette situation, voilà que lui vient le trait le plus proche.

Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) traça des traits, puis il dit : " Ceci est l’être humain et ceci le délai de vie qui lui est accordé. Et pendant qu’il est dans cette situation, voilà que lui vient le trait le plus proche." » Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète dessina un carré, puis, au milieu du carré, il traça un trait qui sortait du carré et des petits traits dirigés vers le trait du milieu, du côté de l’intérieur du carré. Ensuite, il dit : « Ceci est l’être humain et ceci est son délai qui le cerne. Ce qui à l’extérieur est son espérance et ces petits traits-là sont les difficultés. Si cette difficulté-là le rate, alors celle-là le touchera et si celle-ci le rate, alors celle-là le touchera ! »

Lorsque le serviteur maudit quelque chose, sa malédiction monte au ciel et les portes du ciel se ferment devant elle. Elle retourne alors sur Terre mais y trouve aussi les portes fermées. Elle se cherche donc un passage à droite et à gauche. Si elle n’en trouve aucun, elle revient sur celui qui a été maudit. Et s'il n'a pas mérité cela, elle retombe sur celui qui a proféré la malédiction.

Abû ad-Dardâ’ (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque le serviteur maudit quelque chose, sa malédiction monte au ciel et les portes du ciel se ferment devant elle. Elle retourne alors sur Terre mais y trouve aussi les portes fermées. Elle se cherche donc un passage à droite et à gauche. Si elle n’en trouve aucun, elle revient sur celui qui a été maudit. Et s'il n'a pas mérité cela, elle retombe sur celui qui a proféré la malédiction. »

Prenez ce qu'il y a sur elle et laissez-la, car elle est maudite !

Imrân ibn al-Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était dans l'un de ses voyages, une femme des Anṣâr se trouvait sur une chamelle. Celle-ci devint récalcitrante et la femme la maudit. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'entendit et dit : " Prenez ce qu'il y a sur elle et laissez-la, car elle est maudite ! " » 'Imrân (qu'Allah l'agrée) a dit : « C'est comme si je voyais encore la chamelle marcher parmi les gens sans que personne ne lui prête attention. »

Une chamelle maudite ne doit pas nous accompagner !

Abû Barzah Naḍlah ibn 'Ubayd al-Aslamî (qu'Allah l'agrée) relate : « Alors qu'une jeune fille montait une chamelle portant les bagages des gens, elle aperçut le Prophète (sur lui la paix et le salut) tandis que le chemin qu’ils empruntaient dans la montagne devint étroit. Elle dit : " Avance ! Ô Allah, maudis-la ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Une chamelle maudite ne doit pas nous accompagner ! " »

Des Hadiths concernant le mérite des assises du rappel.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah dépêche des Anges qui vont par les chemins en quête des gens qui évoquent Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur. Lorsqu’ils en trouvent, ils s’interpellent réciproquement : " Venez ! Ce que vous cherchez est là ! " C’est alors qu’ils les couvrent de leurs ailes jusqu’au ciel le plus bas et leur Seigneur leur demande alors, bien qu’Il le sache mieux [que quiconque] : " Que disent Mes serviteurs ? - Ils répondent : Seigneur ! Ils Te glorifient, Te vénèrent, Te louent et font Tes éloges. - Il demande : M’ont-ils vu ? - Ils répondent : Non ! Par Allah ! Ils ne T’ont jamais vu. - Il demande : Qu’auraient-ils fait s’ils M’avaient vu ? - Ils répondent : S’ils T’avaient vu, ils auraient été plus fervents dans Ton adoration, plus assidus dans Tes louanges et plus ardents dans Ta glorification. - Il demande : Que demandent-ils ? - Ils répondent : Ils Te demandent le Paradis. - Il demande : L’ont-ils déjà vu ? - Ils répondent : Non, par Allah ! Ils ne l’ont jamais vu. - Il demande : Qu’en serait-il s’ils l’avaient vu ? - Ils répondent : S’ils l’avaient vu, ils y tiendraient encore plus, le demanderaient avec plus de force et le désireraient avec plus d’ardeur. - Il demande : Contre quoi demandent-ils Ma protection ? - Ils répondent : Contre l’Enfer. - Il demande : L’ont-ils déjà vu ? - Ils répondent : Non, par Allah ! Ils ne l’ont jamais vu. - Il demande : Qu’en serait-il donc s’ils l’avaient vu ? - Ils répondent : S’ils l’avaient vu, ils le fuiraient encore plus et le craindraient davantage. - Alors, Il dit : Je vous prends à témoins que Je les ai pardonnés ! - L’un des Anges dit : Il y a parmi eux untel qui ne fait pas partie de leur cercle. Il y est seulement venu pour une affaire le concernant. - Il dit : Ils représentent les gens d’une assise dont quiconque leur tient compagnie ne saurait être malheureux. » Et dans une autre version, Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah a des Anges itinérants de très grand mérite. Ils vivent à la recherche des cercles d’évocation d’Allah. Dès qu’ils trouvent une réunion où l’on évoque Allah, ils s’y assoient. Ils se couvrent les uns les autres de leurs ailes jusqu’à remplir l’espace entre eux et le ciel inférieur. Une fois que le cercle se disperse, ces Anges remontent au ciel. Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, leur demande (bien qu’Il le sache mieux qu'eux) : " D’où venez-vous ? - Ils répondent : De la terre où se trouvent quelques-uns de Tes honorables serviteurs qui proclament Ta gloire, Ta grandeur, Ton Unicité et Ta louange et qui T’adressent leurs demandes. - Il dit : Et que Me demandent-ils ? - Ils répondent : Ils Te demandent Ton Paradis. - Il dit : Ont-ils déjà vu Mon Paradis ? - Ils répondent : Non, ô notre Seigneur ! - Il demande : Qu’en serait-il donc s’ils avaient vu Mon Paradis ? - Ils disent : Et ils se mettent sous Ta protection. - Il demande : Contre quoi ? - Ils répondent : Contre Ton Enfer, ô notre Seigneur ! - Il demande : Ont-ils déjà vu Mon Enfer ? - Ils répondent : Non ! Il demande : Que feraient-ils s’ils avaient vu Mon Enfer ? - Ils disent : Et ils Te demandent de les pardonner. - Il dit alors : Je les ai effectivement pardonnés, Je leur ai donné ce qu’ils demandent et Je les ai protégés contre ce qu’ils craignent. - Ils disent : Seigneur ! Il y a parmi eux Untel, un grand fauteur. Il était simplement de passage et s’est assis parmi eux. - Il dit : Je l’ai également absous, car ce sont les membres d’une assise dont quiconque s’assoit avec eux ne saurait être malheureux. " »

Le Diable a dit : " Je le jure par Ta Puissance, ô Seigneur ! Je ne cesserai d’égarer Tes serviteurs, tant que leurs âmes seront dans leurs corps ! " Et le Seigneur a répondu : " Je le jure par Ma Puissance et Ma Majesté ! Je ne cesserai de leur pardonner, tant qu’ils me demanderont pardon ! "

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Diable a dit : " Je le jure par Ta puissance, ô Seigneur ! Je ne cesserai d’égarer Tes serviteurs, tant que leurs âmes seront dans leurs corps ! " Et le Seigneur a répondu : " Je le jure par Ma Puissance et Ma Majesté ! Je ne cesserai de leur pardonner, tant qu’ils me demanderont pardon ! " »

Allah dit : " Lorsque Mon serviteur envisage de commettre une mauvaise action, ne la lui inscrivez pas tant qu'il ne l'a pas commise. S’il la commet, inscrivez-la telle qu’elle. Et s'il la délaisse pour Moi, inscrivez-la-lui comme une bonne action.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah dit : " Lorsque Mon serviteur envisage de commettre une mauvaise action, ne la lui inscrivez pas tant qu'il ne l'a pas commise. S’il la commet, inscrivez-la telle qu’elle. Et s'il la délaisse pour Moi, inscrivez-la-lui comme une bonne action. Si Mon serviteur envisage d’accomplir une bonne action et qu'il ne l'accomplit pas, inscrivez-la-lui comme une bonne action. Et s'il l'accomplit, inscrivez-la lui décuplée et majorée jusqu’à sept cent fois et plus encore ! " »

Il y a deux jardins dont les récipients et leur contenu sont en argent, et deux jardins dont les récipients et leur contenu sont en or. Entre les gens et la vue de leur Seigneur, il n’y a que le voile de l’orgueil sur Son Visage, dans le jardin d’Éden.

Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il y a deux jardins dont les récipients et leur contenu sont en argent, et deux jardins dont les récipients et leur contenu sont en or. Entre les gens et la vue de leur Seigneur, il n’y a que le voile de l’orgueil sur Son Visage, dans le jardin d’Éden. »

Les gens du Paradis verront les occupants des appartements au-dessus d’eux, eu égard au mérite des uns sur les autres, de la même manière que vous voyez l’étoile brillante qui disparaît à l’horizon à l’est ou à l’ouest.

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les gens du Paradis verront les occupants des appartements au-dessus d’eux, eu égard au mérite des uns sur les autres, de la même manière que vous voyez l’étoile brillante qui disparaît à l’horizon à l’est ou à l’ouest. » Les Compagnons s’exclamèrent : « Ô Messager d’Allah ! Ce sont là les rangs des Prophètes que nul autre qu’eux n’atteindra ! - Il répondit : Non ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Ce sont des hommes qui ont cru en Allah et déclaré véridique les Envoyés ! »

Il nous informa de ce qui s’est passé et de ce qui se produira. Le plus savant d’entre nous est celui qui a le mieux mémorisé.

Abû Zayd ‘Amr ibn Akhṭab al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous guida dans la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »), puis il monta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à l’heure de la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »). Il descendit et pria, puis remonta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à l’heure de la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »). Ensuite, il descendit et pria, puis remonta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à ce que le soleil se couche. Il nous informa de ce qui s’est passé et de ce qui se produira. Le plus savant d’entre nous est celui qui a le mieux mémorisé. »

On lui amena un homme de qui on lui dit : « Voici untel, dont la barbe est trempée d'alcool ! - Il répondit : On nous a certes interdit l'espionnage ; cependant, si quelque chose nous apparaît, nous agissons en conséquence. »

Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) relate qu'on lui amena un homme de qui on lui dit : « Voici untel, dont la barbe est trempée d'alcool ! - Il répondit : On nous a certes interdit l'espionnage ; cependant, si quelque chose nous apparaît, nous agissons en conséquence. »

Qu'avez-vous à vous asseoir sur les voies publiques ? Evitez de vous asseoir sur les voies publiques !

Abû Ṭalḥah Zayd ibn Sahl (qu'Allah l'agrée) a dit : « Nous étions assis sur l'une des places de la ville en train de converser, lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arriva et s'arrêta devant nous. Il dit : " Qu’avez-vous à vous asseoir sur les voies publiques ? Évitez de vous asseoir sur les voies publiques ! - Nous répondîmes : Nous ne faisons aucun mal ! Au contraire, nous sommes réunis pour nous faire mutuellement le rappel et discuter entre nous. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Si c'est inévitable, donnez à la rue ses droits : baisser le regard, rendre le salut et ne dire que du bien ! " »

Certes, Allah a décrété à l’encontre du fils d’Adam sa part de fornication qu’il connaîtra inévitablement. Ainsi, la fornication des yeux est le regard, la fornication des oreilles est l’écoute, la fornication de la langue est la parole, la fornication de la main est le toucher et la fornication du pied est le pas. Quant au cœur, il désire et souhaite mais c’est le sexe qui confirme cela ou l’infirme.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah a décrété à l’encontre du fils d’Adam sa part de fornication qu’il connaîtra inévitablement. Ainsi, la fornication des yeux est le regard, la fornication des oreilles est l’écoute, la fornication de la langue est la parole, la fornication de la main est le toucher et la fornication du pied est le pas. Quant au cœur, il désire et souhaite mais c’est le sexe qui confirme cela ou l’infirme. »

Le premier à être jugé au Jour de la Résurrection sera un homme mort en martyr. On le fera venir devant Allah Qui lui rappellera Ses bienfaits en sa faveur qu’il reconnaîtra. Alors, Allah lui demandera : ' Qu’as-tu fait ? - Il répondra : J’ai combattu pour Ta cause jusqu’à mourir en martyr ! '

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Le premier à être jugé au Jour de la Résurrection sera un homme mort en martyr. On le fera venir devant Allah Qui lui rappellera Ses bienfaits en sa faveur qu’il reconnaîtra. Alors, Allah lui demandera : ' Qu’as-tu fait ? - Il répondra : J’ai combattu pour Ta cause jusqu’à mourir en martyr ! - Allah lui répondra : Tu mens ! En fait, tu as combattu afin que les gens disent : C’est un brave, un homme courageux ! Et ils l’ont dit. ' Puis, on ordonnera qu’il soit traîné sur son visage et jeté en Enfer. Ensuite, on fera venir un autre homme qui avait appris sa religion puis l’avait enseignée et avait mémorisé le Coran. Allah lui rappellera Ses bienfaits qu’il reconnaîtra. Alors, Allah lui demandera : ' Qu’as-tu fait ? - Il répondra : J’ai appris ma religion et l’ai enseignée aux autres et j’ai mémorisé le Coran pour Toi. - Allah lui dira : Tu mens ! Tu t’es plutôt instruit afin que l’on dise : C’est un savant ! Et tu as appris le Coran afin que l’on dise : Il récite bien le Coran ! Et tout cela a effectivement été dit. ' Puis, on ordonnera qu’il soit traîné sur son visage et jeté en Enfer. Enfin, on fera venir un troisième homme qu’Allah avait favorisé en lui accordant toutes sortes de biens et de richesses. Allah lui rappellera Ses bienfaits qu’il reconnaîtra. Alors, Allah lui demandera : ' Qu’as-tu fait ? Il répondra : Je n’ai négligé aucune des voies, dans lesquelles Tu aimes que l’on dépense ses biens, sans y avoir dépensé de mes biens pour Toi ! - Allah lui répondra : Tu mens ! Au contraire, tu as dépensé ton argent afin que l’on dise de toi : Il est généreux ! Et c’est ce qui a été dit. ' Puis, on ordonnera qu’il soit traîné sur son visage et jeté en Enfer. " »

Recouvrez le récipient, nouez l'outre, fermez les portes et éteignez la lampe, car le diable ne dénoue pas d'outre, n'ouvre pas de porte et ne découvre pas de récipient.

Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Recouvrez le récipient, nouez l'outre, fermez les portes et éteignez la lampe, car le diable ne dénoue pas d'outre, n'ouvre pas de porte et ne découvre pas de récipient. Si l'un d'entre vous ne trouve rien d'autre qu'un bâton à poser en travers de son récipient et de prononcer le Nom d'Allah, qu'il le fasse ! En effet, la souris met le feu à la maison des gens. »

Ô gens ! Que celui d’entre vous qui connaît une chose parle de ce qu’il connaît ! Quant à celui qui ne connaît pas, qu’il dise : " Allah sait mieux ! "

Masrûq a dit : « Nous entrâmes auprès de ’Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) qui nous dit : " Ô gens ! Que celui d’entre vous qui connaît une chose parle de ce qu’il connaît ! Quant à celui qui ne connaît pas, qu’il dise : 'Allah sait mieux !' En effet, cela fait partie du savoir de dire : 'Allah sait mieux !' pour ce que tu ignores. Allah, Exalté soit-Il, a dit à Son Prophète (sur lui la paix et le salut) : {( Dis : « Pour cela, je ne vous demande aucun salaire et je ne fais pas partie des imposteurs. » )} [Coran : 38/86]." »

Les cloches sont les flûtes de Satan.

Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les cloches sont les flûtes de Satan. »

Ô Allah ! Je Te demande son bien, le bien qu’il contient et le bien avec lequel il a été envoyé ! Je cherche refuge auprès de Toi contre son mal, le mal qu’il contient et le mal avec lequel il a été envoyé !

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le vent soufflait, le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait : " Ô Allah ! Je Te demande son bien, le bien qu’il contient et le bien avec lequel il a été envoyé ! Je cherche refuge auprès de Toi contre son mal, le mal qu’il contient et le mal avec lequel il a été envoyé ! "

Le vent provient de la miséricorde d'Allah et il est source de clémence ou de châtiment. Ainsi, lorsque vous le voyez souffler, ne l'insultez pas, demandez à Allah son bien et recherchez la protection d'Allah contre son mal.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le vent provient de la miséricorde d'Allah et il est source de clémence ou de châtiment. Ainsi, lorsque vous le voyez souffler, ne l'insultez pas, demandez à Allah son bien et recherchez la protection d'Allah contre son mal. »

N’insulte pas la fièvre ! Car elle élimine les péchés des fils d’Adam comme le soufflet élimine les impuretés du fer !

Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entra chez Umm As-Sâ’ib, ou Umm Al-Mussayab, et demanda : " Que t’arrive-t-il, ô Umm As-Sâ’ib - ou ô Umm Al-Mussayab - pour que tu trembles ainsi ? - Elle répondit : C’est la fièvre ! Qu’Allah ne la bénisse pas ! - Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit : N’insulte pas la fièvre ! Car elle élimine les péchés des fils d’Adam comme le soufflet élimine les impuretés du fer ! " »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a ordonné qu’on se lèche les doigts et qu’on lèche les plats, et il a dit : " Vous ne savez pas où se trouve la bénédiction ! "

Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a ordonné qu’on se lèche les doigts et qu’on lèche les plats, et il a dit : " Vous ne savez pas où se trouve la bénédiction ! " » Dans une version : « Lorsque la bouchée de quelqu’un tombe par terre, qu’il la ramasse, qu’il la nettoie les saletés qui sont dessus, qu’il la mange ensuite et qu’il ne la laisse pas au Diable. Et qu’il ne s’essuie pas la main avant de s’être léché les doigts, car il ne sait pas dans quelle partie de sa nourriture se trouve la bénédiction. » Dans une autre version : « Le Diable est aux côtés de l’individu dans tout ce qu’il fait, même lorsqu’il mange. Ainsi, si la bouchée de quelqu’un tombe par terre, qu’il la nettoie des saletés qui sont dessus, qu’il la mange et qu’il ne la laisse pas au Diable. »

Que les jeûneurs rompent leur jeûne chez vous ; que les pieux mangent de votre nourriture et que les Anges prient sur vous !

Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendit un jour chez Sa’d ibn ‘Ubâdah (qu’Allah l’agrée) qui lui amena du pain et de l’huile. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) mangea. Puis, il dit : " Que les jeûneurs rompent leur jeûne chez vous, que les gens pieux mangent de votre nourriture et que les Anges prient sur vous ! " »

Allah n’enlèvera pas le savoir en l’arrachant aux gens, mais il enlèvera le savoir en enlevant les savants

‘Abdullah ibn ‘Amr ibn Al-‘Âṣ a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Allah n’enlèvera pas le savoir en l’arrachant aux gens, mais il enlèvera le savoir en enlevant les savants, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un seul ! Alors, les gens prendront pour guides des ignorants ; ils seront questionnés et donneront des avis juridiques sans aucun savoir ; ils s’égareront et égareront les autres." »

Trois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte.

Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Trois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte. Ils se dirent alors : " Invoquons Allah par les meilleures des œuvres que nous avons accomplies ! " À ces mots, l'un d'eux dit : " Ô Allah ! J'avais des parents très avancés en âge ainsi que des enfants pour lesquels je m'occupais à faire paître le troupeau. À mon retour le soir, je trayais les bêtes et je commençais à donner à boire à mes parents avant même [d'en donner à] mes enfants et à mon épouse. Un jour, j’ai mis du temps à rentrer et, en arrivant la nuit, j’ai trouvé mon père et ma mère endormis. Comme je détestai l'idée de les réveiller, mes enfants sont restés à pleurer de faim, à mes pieds, jusqu'au lever de l'aube. Ô Allah ! Si Tu sais que j’ai fait cela pour Ton Visage, fais-nous une ouverture à partir de laquelle nous pourrons voir le ciel ! " » Il a dit : « Une ouverture leur fut alors faite, et le deuxième dit : " Ô Allah ! J'avais une cousine, une des filles de mon oncle paternel, que je désirais fortement. Je lui demandai de céder à mes avances mais elle refusa, et ce jusqu'au jour où je lui apportai cent dinars. Je lui fis une proposition et je pus enfin la faire céder. Mais une fois que je me suis installé entre ses jambes, elle m’a dit : " Crains Allah ! Ne romps le cachet [c’est-à-dire : l'hymen] que dans le cadre légitime [du mariage] ! ", je me suis alors levé et je l’ai laissée. Si tu sais [de moi] que j'ai uniquement fait cela dans l'espoir de voir Ton Visage, fais-nous une ouverture ! " » Il a dit : « Une ouverture, aux deux tiers de l'entrée, leur fut faite. Le troisième dit : " Ô Allah ! Si tu sais de moi que j'avais engagé un ouvrier contre un récipient (« Faraq ») de riz ; qu’ayant terminé son travail, je lui donnai son dû mais qu’il refusa de le prendre. Et que, depuis lors, j’ai fait fructifier son bien jusqu'à pouvoir acheter avec des vaches et leur berger. Un jour, l'ouvrier revint et me dit : " Ô Serviteur d'Allah ! Donne-moi mon dû ! - Je lui répondis : Va et prend ces vaches ainsi que leur berger, ils sont à toi ! - Il a dit : Te moques-tu de moi ? - J’ai répliqué : Non ! Certes, je ne me moque pas de toi. Mais tout ceci est à toi ! Ô Allah ! Si Tu sais que j'ai fait cela en vue de Ta Face, alors écarte ce qui reste du rocher et libère-nous ! " Et ils furent alors délivrés. »

Quiconque dit : "Je demande pardon à Allah ! Celui en dehors de Qui aucune divinité n'est digne d’être adorée, Le Vivant, Celui qui se suffit à Lui-même et qui pourvoit aux autres, et je me repens à Lui ! " Tous ses péchés lui seront pardonnés, même s’il a tourné le dos à l’ennemi sur le champ de bataille.

Zayd (qu'Allah l'agrée), l’esclave affranchi du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque dit : "Je demande pardon à Allah ! Celui en dehors de Qui aucune divinité n'est digne d’être adorée, Le Vivant, Celui qui se suffit à Lui-même et qui pourvoit aux autres, et je me repens à Lui ! " Tous ses péchés lui seront pardonnés, même s’il a tourné le dos à l’ennemi sur le champ de bataille. »

Tu as eu en partie raison et tu as eu en partie tort.

Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un homme vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : " Cette nuit, j’ai vu en songe un nuage qui laissait tomber en gouttes du beurre et du miel et les gens se sont précipités pour les recueillir dans leurs paumes, certains en prirent beaucoup tandis que d’autres en prirent peu. Lorsque tout à coup une corde lia le ciel à la Terre et je te vis saisir cette corde et t’élever [dans les airs]. Ensuite, un autre homme vint et s’est [aussi] saisi de la corde et s’éleva également. Puis, un autre homme vint encore qui s’est [aussi] saisi de la corde et s’éleva grâce à elle. Enfin, un troisième homme vint, il s’est saisi de la corde mais celle-ci s’est rompue puis elle s’est de nouveau liée [et il put finalement s’élever dans les airs.] Abû Bakr dit alors : " Ô Messager d’Allah ! Toi pour qui je sacrifierai mon père, par Allah, laisse-moi donner l’interprétation de ce songe ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Interprète-le ! - Il a dit : Le nuage c'est l’Islam ; le miel et le beurre qui en tombent, c’est le Coran et sa douce saveur qui tombent ; certains en prennent beaucoup, tandis que d’autres peu. Quant à la corde liant le ciel à la Terre, c’est la Vérité sur laquelle tu es [et que tu nous as apportée] et en t’y attachant, Allah t’a élevé. Après toi, un homme viendra et se saisira de cette corde [de la Vérité] et grâce à elle, il s’élèvera [lui aussi]. Un autre homme viendra ensuite, s’en saisira et s’élèvera [lui aussi]. Enfin, un autre homme viendra, il se saisira de la corde mais celle-ci se rompra puis se liera de nouveau et alors l’homme s’élèvera. Ô Messager d’Allah ! Toi pour qui je sacrifierai mon père, informe-moi si j’ai eu raison ou si j’ai eu tort ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit : Tu as eu en partie raison et tu as eu en partie tort ! - Il [Abû Bakr] dit : Par Allah ! Ô Messager d’Allah, je t’en prie, dis-moi en quoi je me suis trompé. - Il [lui] répondit : Ne jure pas ! " »

Ibrâhîm est mon fils et il est mort alors qu’il tétait encore ! Il a deux nourrices qui parachèvent son allaitement au Paradis.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je n’ai jamais vu quelqu'un qui soit plus miséricordieux envers les enfants que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). » Il a dit : « Il faisait allaiter Ibrâhîm dans la banlieue de Médine. Nous l’accompagnions lorsqu’il partait et entrait dans la maison, qui était pleine de fumée, car celui qui le gardait était forgeron. Il le prenait, l’embrassait, puis repartait ». ‘Amr a dit : « Lorsqu’Ibrâhîm mourut, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Ibrâhîm est mon fils et il est mort alors qu’il tétait encore ! Il a deux nourrices qui parachèvent son allaitement au Paradis." »

Certes, chaque Prophète a un apôtre et le mien est Az-Zubayr !

Jâbir ibn ‘Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la Bataille des Coalisés : "Qui pourrait me ramener des nouvelles des gens ? - Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) répondit : Moi ! - Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a de nouveau demandé : Qui pourrait me ramener des nouvelles de ces gens ? - Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) répondit de nouveau : Moi ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : Certes, chaque Prophète a un apôtre et le mien est Az-Zubayr !" »

L'évocation de la félicité de la tombe et de son châtiment dans le récit de Al-Barâ‘ ibn ‘Âzib

Al-Barâ‘ ibn ‘Âzib (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous sortîmes en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut) afin de suivre le convoi funèbre d’un homme des Anṣâr. Nous arrivâmes à sa tombe avant qu’il ne soit enterré. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’est assis et nous nous sommes assis autour de lui. On aurait dit que des oiseaux étaient posés sur nos têtes, tandis qu’il tenait un petit bâton, avec lequel il donnait des petits coups dans le sol. Il leva la tête et dit, deux ou trois fois : "Réfugiez-vous auprès d’Allah contre le châtiment de la tombe !" » Dans une version, il a ajouté : « Certes, il entend le bruit de leurs sandales lorsque les gens s’éloignent. Puis, on lui demande : "Ô toi ! Qui est ton Dieu ? Quelle est ta religion ? Qui est ton Prophète ?" » Hannâd a précisé : « Il a dit : "Deux Anges viennent à lui et l’assoient, avant de lui demander : Qui est ton Dieu ? - Il répond : Mon Dieu est Allah ! - Ils lui demandent : Quelle est ta religion ? - Il répond : Ma religion est l’Islam ! - Ils lui demandent : Quel est cet homme qui vous a été envoyé ? - Il répond : C’est le Messager d’Allah ! - Ils demandent : Comment le sais-tu ? - Il répond : J’ai lu le Livre d’Allah, j’y ai cru et je l’ai suivi ! » Dans le hadith de Jarîr, il est ajouté : « C’est la parole d’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur : {( Allah raffermit ceux qui ont cru...)} [Coran : 14/27]. » Ensuite, tous deux rapportent : « Alors, depuis le ciel, une voix dira : "Mon serviteur a dit vrai ! Etalez donc pour lui des couches du Paradis ! Ouvrez-lui une porte qui donne sur le Paradis et faites-lui porter des vêtements du Paradis !" » Il a dit : « Alors, une partie de son vent et de son parfum lui parviendra. » Il a dit : « Ensuite, on lui élargira [sa tombe] jusqu’à là où sa vue s’arrête. » Il a dit : « Quant au mécréant - il mentionna alors sa mort et a dit - : son âme reviendra dans son corps et deux Anges viendront à lui et lui demanderont : "Qui est ton Dieu ? - Il répondra : Euh ! Euh ! Euh ! Je ne sais pas ! - Ils demanderont : Quelle est ta religion ? - Il répondra : Euh ! Euh ! Je ne sais pas ! - Ils demanderont : Quel est cet homme qui vous a été envoyé ? - Il répondra : Euh ! Euh ! Je ne sais pas !" Alors, depuis le ciel, une voix dira : "Mon serviteur a dit faux ! Étalez donc pour lui des couches de l’Enfer, faites-lui porter des vêtements de l’Enfer et ouvrez-lui une porte qui donne sur l’Enfer !" » Il a dit : « Alors, une partie de sa chaleur et de son vent lui parviendra. » Il a dit : « On resserrera alors sa tombe sur lui, jusqu’à ce que ses côtes s’entrecroisent. » Dans son hadith, Jarîr ajoute : « Il a dit : "Puis, on lui déléguera un homme aveugle et muet, qui tient une barre de fer, si on l’utilisait pour taper sur une montagne, elle deviendrait poussière." » Il a dit : « Il lui donnera un coup et tous ceux qui sont entre l’Est et l’Ouest l’entendront, à l’exception des djinns et des êtres humains, et il deviendra poussière. » Il a dit : « Puis, on lui rendra son âme. »

Je ne mange pas [en étant] accoudé.

Abû Juḥayfah (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsqu'il dit à un homme qui était près de lui : " Je ne mange pas [en étant] accoudé ! " »

Ô jeune garçon ! Prononce le nom d'Allah, mange avec ta main droite et mange de ce qui se trouve devant toi !

D'après ʽUmar ibn Abî Salamah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « J'étais un jeune garçon dans l'appartement du Messager d'Allah ﷺ et ma main se promenait un peu partout dans le plat. Alors, le Messager d'Allah ﷺ m'a dit : " Ô jeune garçon ! Prononce le nom d'Allah, mange avec ta main droite et mange de ce qui se trouve devant toi ! » Je n'ai jamais cessé de manger ainsi après cela.

Il arrivait au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de demander, lors de la maladie qui entraîna sa mort : « Chez qui serai-je demain ? Chez qui serai-je demain ? », visant en cela le jour de ʽÂ`ishah (qu’Allah l’agrée). Ses épouses l'autorisèrent alors à aller chez celle qu'il voulait.

ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il arrivait au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de demander, lors de la maladie qui entraîna sa mort : « Chez qui serai-je demain ? Chez qui serai-je demain ? », visant en cela le jour de ʽÂ`ishah (qu’Allah l’agrée). Ses épouses l'autorisèrent alors à aller chez celle qu'il voulait. Il choisit donc de rester chez ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) et y demeura jusqu'à sa mort. ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Il mourut dans ma maison, le jour qui correspondait à mon tour. Allah lui prit son âme, sa tête [posée] entre mon cou et mes poumons, et sa salive mélangée à la mienne. » Puis elle dit : « ʽAbduraḥmân le fils de Abû Bakr entra en se frottant les dents avec [un bâton] de siwâk, et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le suivit du regard. Je lui dis alors : "Donne-moi ce siwâk ʽAbdaraḥmân !". Il me le remit, j'en enlevai le bout, le mâchai, puis je le tendis au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ; il se frotta les dents avec, tout en étant adossé à ma poitrine. »

Lorsque l'un d'entre vous a son serviteur qui lui apporte son repas, s'il ne le fait pas s'asseoir avec lui, qu'il lui en donne à manger une ou deux bouchées, ou une ou deux poignées, car il est celui qui l'a préparé.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous a son serviteur qui lui apporte son repas, s'il ne le fait pas s'asseoir avec lui, qu'il lui en donne à manger une ou deux bouchées, ou une ou deux poignées, car il est celui qui l'a préparé. »

Une femme a été châtiée pour avoir emprisonné une chatte jusqu'à ce qu'elle meure. Pour cela, elle est entrée en Enfer. Elle ne l'a ni nourrie, ni abreuvée lorsqu'elle l'a enfermée et elle ne l'a pas non plus laissé se nourrir des bestioles de la terre.

Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Une femme a été châtiée pour avoir emprisonné une chatte jusqu'à ce qu'elle meure. Pour cela, elle est entrée en Enfer. Elle ne l'a ni nourrie, ni abreuvée lorsqu'elle l'a enfermée et elle ne l'a pas non plus laissée se nourrir des bestioles de la terre. »

Certes, l'homme le plus arrogant auprès d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, est celui qui tue dans l'Enceinte Sacrée d'Allah, qui tue autre que son meurtrier ou qui tue par animosité émanant de la période préislamique.

Amr ibn Shu'ayb relate d'après son père, que son grand-père a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a dit : "Certes, l'homme le plus arrogant auprès d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, est celui qui tue dans l'Enceinte Sacrée d'Allah, qui tue autre que son meurtrier ou qui tue par animosité émanant de la période préislamique." »

Retourne auprès d'eux et demande-leur l'autorisation. S'ils te l'accordent, combat ! Sinon [reste auprès d'eux et] fait preuve de piété filiale à leur égard !

Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate qu'un homme émigra du Yémen vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et [qu'une fois arrivé] il lui a demandé : « As-tu quelqu'un au Yémen ? - Il a répondu : Mes deux parents ! - Il lui a alors demandé : T'ont-ils donné l'autorisation ? - Il a répondu : Non. - Alors, il lui a dit : Retourne auprès d'eux et demande-leur l'autorisation. S'ils te l'accordent, combat ! Sinon [reste auprès d'eux et] fait preuve de piété filiale à leur égard ! »

Vous serez certes avides de pouvoir, et [cette avidité] sera une source de regrets au Jour de la Résurrection. Quelle bonne personne que celle qui allaite et quelle mauvaise personne que celle qui sèvre !

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Vous serez certes avides de pouvoir, et [cette avidité] sera une source de regrets au Jour de la Résurrection. Quelle bonne personne que celle qui allaite et quelle mauvaise personne que celle qui sèvre ! »

Ô Messager d'Allah ! Je n'ai pas laissé une chose, qu'elle soit petite ou grande, sans l'avoir commise ! - Il dit : N'attestes-tu pas qu’Il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Mouḥammad est le Messager d’Allah ?

Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme est venu au Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) et a dit : "Ô Messager d'Allah ! Je n'ai pas laissé une chose, qu'elle soit petite ou grande, sans l'avoir commise ! - Il dit : N'attestes-tu pas qu’Il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Mouḥammad est le Messager d’Allah ?" [Il répéta cela] Trois fois. La personne répondit : "Si ! - Il lui a dit : " Alors, ceci viendra certes sur cela !" »

Allah a donné en exemple un droit chemin

An-Nawwâs ibn Sam'ân Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Allah a donné en exemple un droit chemin, des deux côtés du chemin il y a deux murs où se trouvent des portes ouvertes sur lesquelles sont lâchés des rideaux. À la porte du chemin, il y a un héraut qui dit : "Ô vous, les gens ! Prenez le chemin tous ensemble et ne vous en écartez pas !", et un autre héraut qui appelle au-dessus du chemin. Lorsque quelqu'un veut entrouvrir un tant soit peu l'une de ces portes, il dit : "Malheur à toi ! Ne l'ouvre pas ! En effet, si tu l'ouvres, alors tu t'y réfugieras !" Le chemin est l'Islam, les deux murs sont les limites d'Allah et les portes ouvertes sont les interdits d'Allah. Celui qui appelle à la porte du chemin est le Livre d'Allah, tandis que celui qui appelle d'au-dessus du chemin est l'exhortateur d'Allah dans le cœur de chaque musulman. »

L'un de vous aimerait-il, en rentrant auprès de sa famille, y trouver trois énormes chamelles pleines et grasses ?

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « L'un de vous aimerait-il, en rentrant auprès de sa famille, y trouver trois énormes chamelles pleines et grasses ? - Nous avons répondu : Oui ! - Il a alors dit : Alors [sachez que] trois versets que l'un de vous lit dans sa prière valent mieux pour lui que trois énormes chamelles pleines et grasses ! »

Celui qui lit le Coran à haute voix est semblable à celui qui donne l'aumône en public ; et celui qui lit le Coran à voix basse est semblable à celui qui donne l'aumône en secret.

'Ouqbah ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Celui qui lit le Coran à haute voix est semblable à celui qui donne l'aumône en public ; et celui qui lit le Coran à voix basse est semblable à celui qui donne l'aumône en secret. "

Les actes ne valent que par les intentions

D’après l’Émir des Croyants, Abû Hafs ‘Umar b. al‑Khattâb — qu’Allah l’agrée — qui a dit: j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Les actes ne valent que par les intentions, et chacun n’aura que ce qu’il a eu l’intention de faire. Celui dont l’émigration fut pour Allah et Son Messager, son émigration est pour Allah et Son Messager ; et celui dont l’émigration fut pour un intérêt mondain qu’il convoitait ou une femme qu’il voulait épouser, son émigration n’est que vers ce pour quoi il a émigré. »

Le licite est clair, et l’illicite est clair

D’après Abû ‘Abd Allâh al‑Nu‘mân b. Bashîr — qu’Allah les agrée — j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Le licite est clair, et l’illicite est clair. Entre les deux, il existe des affaires ambigües que beaucoup de gens ne connaissent pas. Ainsi, quiconque se prémunit contre ces ambigüités préserve sa religion et son honneur, quant à celui qui y tombe, il tombe dans l’illicite. Il est comme le berger qui laisse paître son troupeau autour d’un domaine réservé, peu s'en faut qu’il finisse par y paître. Notez bien que chaque roi dispose d’un domaine réservé, et le domaine réservé d'Allah sont les choses qu'Il a interdites. Notez bien qu'il y a dans le corps un morceau de chair qui s’il est sain, tout le corps sera sain ; et qui s’il est corrompu, tout le corps sera corrompu ; et qu'il s'agit du cœur ! »

La bonté (al‑birr), c’est le bon caractère ; et le péché, c’est ce qui vacille dans ta poitrine et que tu détesterais voir dévoilé aux gens

D’après an‑Nawwâs b. Sam‘ân — qu’Allah l’agrée —, d’après le Prophète ﷺ : « La bonté (al‑birr), c’est le bon caractère ; et le péché, c’est ce qui vacille dans ta poitrine et que tu détesterais voir dévoilé aux gens. » Et d’après Wâbiṣa ibn Ma‘bad — qu’Allah l’agrée —, je vins au Prophète ﷺ qui me dit : « Es‑tu venu m’interroger sur la bonté et le péché ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Consulte ton cœur : la bonté est ce vers quoi l’âme est sereine et le cœur tranquille ; et le péché est ce qui trouble ton âme et hésite dans ta poitrine, même si les gens t’en donnaient des avis favorables. »

Que ta langue reste toujours humide du rappel d’Allah

D’après ‘Abd Allâh b. Busr — qu’Allah l’agrée —, un homme dit : « Ô Messager d’Allah ! Les prescriptions de l’Islam sont nombreuses pour nous ; indique‑moi une porte globale à laquelle m’attacher. » Il dit : « Que ta langue reste toujours humide du rappel d’Allah. » Et dans une version, d’après Mu‘âdh b. Jabal — qu’Allah l’agrée —, j’ai dit : « Quelle est l’œuvre la meilleure et la plus rapprochée d’Allah ? » Il répondit : « Une mort dont la langue est humide du rappel d’Allah. »