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Monter la garde un jour et une nuit est meilleur que de jeûner un mois tout en veillant sa nuit en prière. Et s’il meurt, les œuvres qu’il accomplissait continueront de lui être comptabilisées, sa subsistance lui sera attribuée et il sera préservé du grand questionneur [c’est-à-dire : l’Ange qui le questionnera dans la tombe].

Salmân Al-Fârisî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Monter la garde un jour et une nuit est meilleur que de jeûner un mois tout en veillant sa nuit en prière. Et s'il [celui qui monte la garde] meurt, les œuvres qu’il accomplissait continueront de lui être comptabilisées, sa subsistance lui sera attribuée et il sera préservé du grand questionneur [c’est-à-dire : l’Ange qui le questionnera dans la tombe]. »

Lorsqu'arrivera le mois de Ramadân, accomplit une ‘Umrah. En effet, une 'Umrah à ce moment-là équivaut à un pèlerinage [et dans une version : un pèlerinage avec moi].

D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux) qui a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à une femme parmi les Ansârs qu'il nomma mais Ibn 'Abbâs a dit qu'il avait oublié son nom : " Qu'est-ce qui t'empêche d'accomplir le pèlerinage avec nous ? " Elle a dit : " Nous n'avions que deux montures. Le père et le fils ont fait le pèlerinage avec une monture et le père nous a laissé une monture pour chercher l'eau. Alors, il ﷺ a dit : " Lorsqu'arrivera le mois de Ramadân, accomplit une ‘Umrah. En effet, une 'Umrah à ce moment-là équivaut à un pèlerinage [et dans une version : un pèlerinage avec moi]. "

Ukâẓ, Majinnah et Dhûl Majâz étaient des foires à l'époque préislamique. À l'avènement de l'Islam, les croyants pensèrent que c’était un péché de commercer lors des périodes [liées au Pèlerinage]. Il fut alors révélé : {( Ce n’est pas un péché que d’aller en quête de quelque grâce de votre Seigneur )}.

Abdullah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « 'Ukâẓ, Majinnah et Dhûl Majâz étaient des foires à l'époque préislamique. À l'avènement de l'Islam, les croyants pensèrent que c’était un péché de commercer lors des périodes [liées au Pèlerinage]. Il fut alors révélé : {( Ce n’est pas un péché que d’aller en quête de quelque grâce de votre Seigneur )}. [Coran : 2/198] au cours des périodes liées au Pèlerinage.

Tout mort a ses œuvres scellées, sauf celui qui meurt en montant la garde au service d'Allah. En effet, les œuvres de ce dernier ne cessent de croître jusqu'au Jour de la Résurrection et il sera préservé des épreuves de la tombe.

Faḍâlah ibn 'Ubayd, Salmân Al-Fârisî et 'Uqbah ibn 'Âmir Al-Juhaynî (qu'Allah les agrée) relatent du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Tout mort a ses œuvres scellées, sauf celui qui meurt en montant la garde au service d'Allah. En effet, les œuvres de ce dernier ne cessent de croître jusqu'au Jour de la Résurrection et il sera préservé des épreuves de la tombe. »

Un homme parmi les musulmans vint trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui se trouvait dans la mosquée, et l'appela à voix haute en disant : « Ô Messager d'Allah ! J'ai commis l'adultère ! »

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme parmi les musulmans vint trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui se trouvait dans la mosquée, et l'appela à voix haute en disant : « Ô Messager d'Allah ! J'ai commis l'adultère ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se détourna de lui mais l'homme fit de nouveau face et répéta : « Ô Messager d'Allah ! J'ai commis l'adultère ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se détourna de nouveau de lui si bien que l'homme réitéra ses propos à quatre reprises. Quand l'homme eut témoigné à quatre reprises contre lui-même, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'appela et lui dit : « Es-tu atteint de folie ? – Non ! répondit l'homme. Ensuite, il lui demanda : As-tu déjà connu le mariage ? – Oui, répliqua l'homme. Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : Emmenez-le et lapidez-le ! » Ibn Shihâb a dit : « Abû Salamah ibn 'Abdirraḥmân m'a informé qu'il a entendu Jâbir ibn 'Abdillah dire : « J'étais parmi ceux qui l'ont lapidé. Nous l'avons lapidé au lieu de prière. Quand il fut accablé par les pierres, il a fui ; mais nous l'avons rattrapé au champ pierreux où nous l'avons lapidé [de nouveau]. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a fait courir des chevaux affûtés depuis Al-Ḥafyâ' jusqu'à Thaniyyah Al-Wadâ'.

Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a fait courir des chevaux affûtés depuis Al-Ḥafyâ' jusqu'à Thaniyyah Al-Wadâ'. Et il a fait courir des chevaux non affûtés depuis Thaniyyah Al-Wadâ' jusqu'à la mosquée des Banî Zurayq. Ibn 'Umar a dit : « J'étais de ceux qui ont participé à la course. » Sufyân a dit : « La distance entre Al-Ḥafyâ' et Thaniyyah Al-Wadâ' est de cinq ou six miles, tandis que la distance entre Thaniyyah Al-Wadâ' et la mosquée [de la tribu] des Banî Zurayq n'est que d'un mile. »

‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) demanda conseil aux gens concernant la fausse couche d’une femme.

‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate qu’il demanda conseil aux gens concernant la fausse couche d’une femme. Al-Mughîra ibn Shu’bah dit : « J’étais présent au moment où le Prophète (sur lui la paix et le salut) jugea, à ce sujet, d’indemniser du prix d’un esclave homme ou femme. – Amène-moi un autre témoin ! lui dit ‘Umar. Et Muḥammad ibn Maslamah témoigna avec lui. »

Sa’d ibn ‘Ubâdah a requis l’avis du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au sujet de sa mère qui avait fait un vœu mais est morte avant de pouvoir l’accomplir. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit : « Accompli-le pour elle ! »

‘Abdallah ibn ‘Abbas (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Sa’d ibn ‘Ubâdah a requis l’avis du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au sujet de sa mère qui avait fait un vœu mais est morte avant de pouvoir l’accomplir. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit : « Accompli-le pour elle ! »

Un espion affidé aux polythéistes vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) alors qu'il était en voyage.

Salamah ibn Al-Akwa' (qu'Allah l'agrée) relate : « Un espion affidé aux polythéistes vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) alors qu'il était en voyage. Il s'assit avec les Compagnons et discuta avec eux avant de disparaître. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Cherchez-le et exécutez-le ! ». Je l'exécutai et le Prophète (sur lui la paix et le salut) me donna ses biens en supplément. » Dans une version : « Il dit alors : qui l'a exécuté ? Ils dirent : Ibn Al-Akwa' ! Il dit : tous ses biens lui reviennent ! »

Deux femmes de la tribu de Hudhayl se battirent. L'une d'elles frappa l'autre avec une pierre, la tuant, ainsi que le fœtus qu'elle portait.

Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que deux femmes de la tribu de Hudhayl se battirent. L'une d'elles frappa l'autre avec une pierre, la tuant, ainsi que le fœtus qu'elle portait. Le cas fut porté au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui jugea que le prix du sang pour le fœtus était d'un esclave, homme ou femme, et que le prix du sang de la femme était à la charge de ses proches parents (du côté du père : Al-'Aqilah), et il le donna en héritage à ses enfants et leurs proches. Ḥamal ibn Nabighah Al-Hudhaly dit alors : « Ô Messager d'Allah ! Comment pouvons-nous acquitter le prix du sang pour quelqu’un qui n'a ni bu, ni mangé, ni parlé, ni crié à la naissance ? Un tel être ne saurait être vengé ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Celui-ci est certes un frère des devins ! » et ceci en raison de la rime qu'il a prononcée.

On trouva une servante dont la tête avait été écrasée entre deux pierres.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « On trouva une servante dont la tête avait été écrasée entre deux pierres. On lui demanda : « Qui t'a fait cela ? Untel ? Untel ? » Jusqu'à ce que l'on mentionne un juif et qu'elle acquiesce d'un signe de la tête. On attrapa le juif qui reconnut son crime. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna alors qu'on lui écrase la tête entre deux pierres. » Et dans la version de Muslim et de An-Nassâ'î : « Un juif assassina une jeune fille afin de lui voler ses bijoux en argent. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accomplit alors sur lui la sentence. »

Les juifs vinrent soumettre au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le cas d'une femme et d'un homme, parmi les leurs, ayant commis l'adultère.

Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que les juifs vinrent soumettre au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le cas d'une femme et d'un homme, parmi les leurs, ayant commis l'adultère. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) leur demanda alors : « Que dit la Torah concernant celui qui commet l'adultère ? - Ils répondirent : Nous les déshonorons et les flagellons ! - 'Abdullah ibn Salâm répliqua : Vous mentez ! Il y a un verset au sujet de la lapidation ! » Ils apportèrent alors la Torah et l'ouvrirent. L'un deux cacha de sa main le verset de la lapidation et lut ce qui était au-dessus et en dessous de sa main. 'Abdullah ibn Salâm (qu'Allah l'agrée) lui dit alors : « Enlève ta main ! » Il ôta alors sa main et le verset de la lapidation apparut. Il dit alors : « Ce qu'a dit 'Abdullah ibn Salâm est vrai, ô Muḥammad ! Il y a le verset de la lapidation ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna alors de lapider les deux coupables. ['Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père)] dit : « J'ai vu l'homme couvrir de son corps la femme afin de la protéger des pierres. »

Toute boisson qui enivre est illicite.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a été interrogé au sujet de l'alcool de miel (« Al-Bit' »). Il a répondu : « Toute boisson qui enivre est illicite. »

Ô gens ! Ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi et demandez à Allah la préservation !

Abdullah ibn Abî Awfâ (qu'Allah l'agrée) relate que Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) rencontra l'ennemi lors de l'une des expéditions qu'il mena et attendit jusqu'à ce que le soleil déclinât ; puis, il se leva et dit : « Ô gens ! Ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi et demandez à Allah la préservation ! Mais si vous les rencontrez, alors soyez endurants et sachez que le Paradis se trouve à l'ombre des sabres ! » Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Toi qui fais descendre le Livre, qui fais se déplacer les nuages et qui défais les coalisés, défais-les et accorde-nous la victoire sur eux ! »

L’interdiction de l’alcool a été instaurée et elle concerne cinq [aliments] : le raisin, les dattes, le miel, le blé et l’orge.

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que ‘Umar a dit sur le minbar du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Ceci étant dit : Ô assemblée ! L’interdiction de l’alcool a été instaurée et elle concerne cinq [aliments] : le raisin, les dattes, le miel, le blé et l’orge. L’alcool est ce qui trouble l’esprit. J’aurais souhaité que le Messager d’Allah (sur lui paix et le salut) nous laisse des instructions sur lesquelles on puisse se reposer à propos de trois sujets : le grand-père, le défunt qui n’a ni enfants ni parents (« Al-kalâlah ») et les catégories d’intérêt. »

Les Quraysh furent préoccupés par le cas de la femme de [la tribu de] Makhzum qui avait volé.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Les Quraysh furent préoccupée par le cas de la femme de [la tribu de] Makhzum qui avait volé. « Qui parlera au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à son sujet ? se demandèrent-ils. Et qui osera sinon Usâmah, le bien aimé du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? » Usâmah (qu'Allah l'agrée) alla donc parler au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui s'exclama : « Intercéderais-tu concernant l'une des peines légiférées par Allah? » Puis, il se mit debout et fit un sermon : « Ô, vous les gens ! Ce qui a causé la perte de ceux qui vous ont précédés, c'est uniquement le fait que, lorsqu'un noble parmi eux volait, ils le laissaient, tandis que lorsque c’était un faible, ils appliquaient la peine. Par Allah ! Si Fâṭimah, la fille de Muḥammad, avait volé, je lui aurai coupé la main ! » Dans une autre version: « C'était une femme qui empruntait des ustensiles mais niait les avoir empruntés. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna alors qu’on lui coupât la main. »

Je me rendis chez Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et dis : « Ô Messager d'Allah ! Nous sommes sur une terre des Gens du Livre, pouvons-nous manger dans leurs récipients ? »

Abû Tha'labah Al-Khushanî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je me rendis chez Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et dis : « Ô Messager d'Allah ! Nous sommes sur une terre des Gens du Livre, pouvons-nous manger dans leurs récipients ? C'est aussi une terre giboyeuse et je chasse avec mon arc ainsi qu'avec mes deux chiens : l'un n'est pas dressé tandis que l'autre l'est. Que dois-je faire ? » Il répondit : « Concernant ce que tu as évoqué à propos des récipients des Gens du Livre, si vous en trouvez d'autres, ne mangez pas dans ceux-ci ! Mais si vous ne trouvez rien d'autre, lavez-les, puis mangez-y ! Concernant ce que tu as chassé avec ton arc, si tu as prononcé le nom d'Allah dessus, manges-en ! Concernant ce que tu as chassé avec ton chien dressé et sur lequel tu as prononcé le nom d'Allah, manges-en ! [Et enfin] Concernant ce que tu as chassé avec ton chien non dressé, et que tu parviens à égorger, manges-en ! »

Allah garantit à celui qui combat dans Son sentier : s'Il lui donne la mort, Il le fera entrer au Paradis, sinon, Il le fera revenir sain et sauf avec des récompenses ou du butin.

Abû Hurayrah relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah s'est engagé envers ( dans une version de Muslim : Allah garantit à) celui qui sort dans Son sentier : [celui] qui ne sort que dans le but de combattre dans Mon sentier, par foi en Moi et parce qu'il croit en Mes Messagers, Je lui garantis l'entrée au Paradis ou de le faire revenir de la demeure dont il est sorti, avec ce qu'il aura gagné comme récompense et comme butin. » Dans une version de Muslim : « Celui qui combat dans le sentier d'Allah - et Allah sait mieux qui combat dans Son sentier - est à l'exemple de celui qui jeûne et qui prie. Allah garantit à celui qui combat dans Son sentier : s'Il lui donne la mort, Il le fera entrer au Paradis, sinon, Il le fera revenir sain et sauf avec des récompenses ou du butin. »

Nous avons suivi les traces d’un lapin à Marr Aẓ-Ẓahrân, et tout le monde courut [derrière] jusqu’à épuisement.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous avons suivi les traces d’un lapin à Marr Aẓ-Ẓahrân, et tout le monde courut [derrière] jusqu’à épuisement. [Je réussis quant à moi] à le rattraper et [finalement] à l’attraper ; je l’emmenai ensuite à Abû Ṭalḥah qui l’égorgea. Il envoya au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de la hanche et des cuisses [de ce lapin], et il les accepta. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entendit le brouhaha d’une dispute sur le pas de sa porte.

Umm Salamah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entendit le brouhaha d’une dispute sur le pas de sa porte. Il sortit et dit : « Je ne suis qu’un homme, des antagonistes viennent me voir au sujet d’un litige et il se peut que l’un d’entre eux soit plus persuasif que l’autre. Je le crois alors dans son droit et juge en sa faveur. Ainsi, si je juge en la faveur de l'un d'entre vous en dépossédant le véritable ayant-droit de son bien, qu’il sache que ce verdict est un morceau de feu : qu’il le prenne ou qu’il le délaisse ! »

Un homme parmi les Anṣâr s’est engagé à libérer l'un de ses esclaves

Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Un homme parmi les Anṣar s’est engagé, une fois qu’il serait mort, à ce que soit libéré son esclave. » Et dans une version, il est dit : « Il est parvenu au Prophète (sur lui la paix et le salut) qu’un homme parmi ses Compagnons s’était engagé à ce que, à sa mort, soit affranchi un esclave à lui. [Cet homme] ne possédait rien d’autre que cet esclave. Alors, le Messager d’Allah le vendit pour huit cents dirhams, puis lui envoya l’argent. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) fut questionné à propos de la femme esclave, qui n’a jamais été mariée, et qui fornique.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) et Zayd ibn Khâlid Al-Juhanî (qu’Allah l’agrée) relatent : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) fut questionné à propos de la femme esclave, qui n’a jamais été mariée, et qui fornique. Il répondit : « Si elle fornique, fouettez-la ! Puis, si elle recommence, fouettez-la à nouveau. Ensuite, vendez-la, ne serait-ce qu’en échange d’une sangle ! » Ibn Shihâb a dit : « Je ne sais pas s’il a dit cela après la troisième ou quatrième fois. »

Quiconque combat pour que la parole d’Allah soit la plus haute, alors c’est lui qui est dans le sentier d’Allah.

D'après Abû Mûsâ (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ fut interrogé concernant : L'homme qui combat par courage, celui qui combat par ardeur et celui qui combat par ostentation. Lequel d’entre eux combat dans le sentier d’Allah ? Alors, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quiconque combat pour que la parole d’Allah soit la plus haute, alors c’est lui qui est dans le sentier d’Allah. »

‘Abdurahmân ibn ‘Awf et Az-Zubayr ibn Al-‘Awwâm (qu’Allah les agrée ) ont fait part au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de leur problème de poux.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que ‘Abdurahmân ibn ‘Awf et Az-Zubayr ibn Al-‘Awwâm (qu’Allah les agrée) ont fait part au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de leur problème de poux lors de l’une de leurs expéditions. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les autorisa alors à porter une tunique de soie, et je les vis la porter.

Sortir au matin dans le sentier d’Allah - ou au soir - est meilleur que tout ce sur quoi le soleil se lève et se couche.

Abû Ayyûb Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sortir au matin dans le sentier d’Allah - ou au soir - est meilleur que tout ce sur quoi le soleil se lève et se couche. » Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sortir au matin dans le sentier d’Allah - ou au soir - est meilleur que la la vie d'ici-bas et tout ce qu'elle contient. »

Est-ce illicite, ô, Messager d'Allah ? - Il dit : Non, mais cela n'existait pas dans la région de mon peuple et je ressens un certain dégoût. - Khâlid dit : Je le tirai alors et en mangeai, pendant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) regardait.

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Je suis entré, moi et Khâlid ibn Al-Walîd (qu'Allah l'agrée) ainsi que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), chez Maymûnah. On servit à manger du lézard rôti et lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tendit la main afin de se servir, l'une des femmes présentes chez Maymûnah dit : « Informez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de ce qu'il s'apprête à manger ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) retira alors sa main et je dis : « Est-ce illicite, ô, Messager d'Allah ? - Il dit : Non, mais cela n'existait pas dans la région de mon peuple et je ressens un certain dégoût. - Khâlid dit : Je le tirai alors et en mangeai, pendant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) regardait. »

Nous étions chez Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) lorsqu'il demanda une table, sur laquelle il y avait de la viande de poulet.

Zahdam ibn Muḍarrib Al-Jarmî a dit : « Nous étions chez Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) lorsqu'il demanda une table, sur laquelle il y avait de la viande de poulet. Un homme des Banî Taymi-Llâh entra alors. Il était rouge et ressemblait aux affranchis. Il lui dit : « Viens ! » Mais ce dernier hésita. Alors, il lui dit de nouveau : « Viens ! Car j'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) en manger ! »

Sulaymân ibn Dâwud (sur eux la paix) a dit : « Cette nuit, je ferai le tour de soixante-dix femmes. Chacune d'elles donnera naissance à un enfant qui combattra dans la voie d'Allah ! »

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sulaymân ibn Dâwud (sur eux la paix) a dit : « Cette nuit, je ferai le tour de soixante-dix femmes. Chacune d'elles donnera naissance à un enfant qui combattra dans la voie d'Allah ! » On lui dit alors : « Dis : Si Allah le veut ! » Mais il ne le dit point. Il fit donc le tour des femmes et aucune ne conçut d'enfant, mis à part l’une d’entre elles qui mit au monde un bébé à moitié formé. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « S'il avait dit : « Si Allah le veut ! », il n'aurait pas commis de parjure et cela lui aurait permis d'atteindre son but. »

Garde une partie de tes biens, c'est mieux pour toi !

Ka'b ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Je dis : Ô Messager d'Allah ! Fait partie de mon repentir que je me dépouille de mes biens en aumône pour Allah et Son Messager. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Garde une partie de tes biens, c'est mieux pour toi ! »

Les biens des Banû Naḍîr furent de ceux qu’Allah accorda comme prise de guerre à Son Messager (sur lui la paix et le salut), sans que les musulmans n’eussent besoin de faire courir leurs chevaux ou d’autres montures.

‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate : « Les biens des Banû Naḍîr furent de ceux qu’Allah accorda comme prise de guerre à Son Messager (sur lui la paix et le salut), sans que les musulmans n’eussent besoin de faire courir leurs chevaux ou d’autres montures. Ces biens furent donc la propriété exclusive du Prophète (sur lui la paix et le salut). Il en donnait à ses épouses pour les dépenses d’une année et consacrait ce qui restait à la préparation de chevaux de guerre et d’armement, en prévision du combat dans le sentier d’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur. »

Que nul ne juge entre deux personnes alors qu'il est en colère.

Abdurrahmân ibn Abi Bakrah relate : « Mon père écrivit - ou j'écrivis pour lui - à son fils 'Ubaydullâh ibn Abi Bakrah, qui était juge au Sakastan : Ne juges pas entre deux personnes quand tu es en colère, car j'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Que nul ne juge entre deux personnes alors qu'il est en colère. » Dans une autre version : « Qu'un juge ne juge pas entre deux personnes alors qu'il est en colère. »

Lorsque quelqu'un affranchit sa part d'un esclave, on estime la valeur de ce dernier de façon juste. Ensuite, si celui qui souhaite l’affranchir possède une somme d'argent équivalente à son prix, il donne leurs parts à ses associés et l'esclave est affranchi.

Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque quelqu'un affranchit sa part d'un esclave, on estime la valeur de ce dernier de façon juste. Ensuite, si celui qui souhaite l’affranchir possède une somme d'argent équivalente à son prix, il donne à ses associés chacun leur part et l'esclave est affranchi. Autrement, l'esclave n'est affranchi que proportionnellement à sa part à lui. »

Quiconque affranchit sa part d'un esclave doit le libérer entièrement de ses propres biens. S'il ne possède pas de biens suffisants, il faut estimer la juste valeur de l'esclave...

Abû Hurayrah relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque affranchit sa part d'un esclave doit le libérer entièrement de ses propres biens. S'il ne possède pas de biens suffisants, il faut estimer la juste valeur de l'esclave puis le laisser gagner sa vie sans trop le charger de travail. »

Quiconque, en prêtant serment, jure par une religion autre que l'Islam, tout en mentant de manière volontaire, il en sera comme il a dit.

Thâbit ibn Aḍ-Ḍaḥâk (qu'Allah l'agrée) [nous] informe qu'il a prêté serment d'allégeance au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), sous l'arbre, et que le Messager (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque, en prêtant serment, jure par une religion autre que l'Islam, tout en mentant de manière volontaire, il en sera comme il a dit. Et quiconque se donne la mort à l'aide d'un moyen quelconque sera châtié par celui-ci au Jour de la Résurrection. Et il n'appartient pas à un homme de formuler un vœu pieux pour une chose qu'il ne possède pas. » Dans une version : « Et maudire le croyant équivaut à le tuer. » Et dans une autre version : « Et quiconque avance une prétention mensongère pour s'enrichir, Allah - à Lui la Puissance et la Gloire - ne lui rajoutera que davantage de manque. »

Quiconque jure en prêtant un faux serment afin de s’accaparer les biens d’un musulman rencontrera Allah en colère contre lui.

‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque jure en prêtant un faux serment afin de s’accaparer les biens d’un musulman rencontrera Allah en colère contre lui. » Alors, fut révélé : {(Ceux qui vendent leur pacte avec Allah et leurs serments à un vil prix...)} [Coran : 3/77], jusqu’à la fin du verset.

Ma sœur avait fait le vœu de se rendre à la Maison sacrée d’Allah en marchant et pieds nus. Elle me commanda de demander pour elle un avis juridique au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Je lui demandais donc et il me répondit : « Qu’elle commence à pied. Ensuite, qu’elle monte à cheval.

‘Uqbah ibn ‘Âmir (qu’Allah l’agrée) relate : « Ma sœur avait fait le vœu de se rendre à la Maison sacrée d’Allah en marchant et pieds nus. Elle me commanda de demander un avis juridique au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pour elle. Je lui demandais donc et il me répondit : « Qu’elle commence à pied. Ensuite, qu’elle monte à cheval. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit la viande d'âne domestique et a autorisé la viande de cheval.

Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit la viande d'âne domestique et a autorisé la viande de cheval. » Dans une version de Muslim : « A l’époque de Khaybar, nous mangeâmes du cheval et de l'âne sauvage ; le Prophète (sur lui la paix et le salut) interdit de manger de l'âne domestique. » 'Abdullah ibn Abî Awfâ relate : « Lors des nuits de Khaybar, nous fûmes touchés par la faim. Quand vint le jour de Khaybar, nous nous ruâmes sur les ânes domestiques et les égorgeâmes. Puis, alors que la viande bouillait dans les marmites, l’envoyé du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) cria : « Renversez les marmites ! » Je pense qu'il a également dit : « Ne mangez rien de la viande des ânes ! » Abû Tha'labah relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit la viande d'âne domestique. »

Ô 'Abdarraḥmân ibn Samurah ! Ne demande pas le commandement ! Car si tu l'obtiens suite à une demande, tu seras livré à toi même.

Abdurraḥmân ibn Samurah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô 'Abdarraḥmân ibn Samurah ! Ne demande pas le commandement ! Car si tu l'obtiens suite à une demande, tu seras livré à toi même. Par contre, si tu l'obtiens sans l'avoir demandé, tu seras aidé. Si tu fais un serment et te rends compte que la bienfaisance se trouve dans son annulation, expie ton serment et fais ce qui est préférable. »

Alors que les gens faisaient la prière de l'aube à Qubâ`, quelqu'un vint leur dire : « Un passage du Coran a été révélé cette nuit au Prophète (sur lui la paix et le salut) et il a reçu l'ordre de se tourner en direction [de la Ka'bah], tournez-vous donc vers elle ! »

Alors que les gens faisaient la prière de l'aube à Qubâ`, quelqu'un vint leur dire : « Un passage du Coran a été révélé cette nuit au Prophète (sur lui la paix et le salut) et il a reçu l'ordre de se tourner en direction [de la Ka'bah], tournez-vous donc vers elle ! » Et, alors qu'ils faisaient face au Sham, ils se tournèrent vers la Ka`bah ».

Laisse-les, car je les ai chaussées alors qu'ils étaient purs

D'après Al Mughîrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " J'étais en voyage avec le Prophète ﷺ ; je me suis alors baissé pour lui enlever ses sandales. Il a alors dit : " Laisse-les, car je les ai chaussées alors qu'ils étaient purs " Alors, il les essuya [en passant ses mains dessus].

Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ses Compagnons se rendirent à la Mecque, les polythéistes dirent : « Des gens que la chaleur de Yathrib a affaiblis viennent à vous ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur ordonna alors d'accélérer le pas durant les trois premiers tours et de marcher entre les deux piliers.

ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ses Compagnons se rendirent à la Mecque, les polythéistes dirent : « Des gens que la chaleur de Yathrib a affaiblis viennent à vous ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur ordonna alors d'accélérer le pas durant les trois premiers tours et de marcher entre les deux piliers. Rien ne les empêcha de marcher rapidement pendant tous les tours hormis le fait qu'il ne voulait pas les épuiser. »

Lors du Pèlerinage d’Adieu, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a effectué la circumambulation (« Aṭ-Ṭawâf ») sur un chameau et il touchait le coin [de la Ka’bah] à l’aide d’un bâton crochu.

‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Lors du Pèlerinage d’Adieu, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a effectué la circumambulation (« Aṭ-Ṭawâf ») sur un chameau et il touchait le coin [de la Ka’bah] à l’aide d’un bâton crochu. »

Ô vous, les gens ! Faîtes preuve de quiétude ! Car la bonté ne se trouve certainement pas dans l'empressement !

ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était sur le point de quitter ʽArafât, il entendit derrière lui des gens qui se bousculaient violemment et se battaient ainsi que des chameaux qui blatéraient. Il pointa alors son fouet vers eux et dit : « Ô vous, les gens ! Faîtes preuve de quiétude ! Car la bonté ne se trouve certainement pas dans l'empressement ! »

Un bédouin vint et se mit à uriner dans un coin de la mosquée.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Un bédouin vint et se mit à uriner dans un coin de la mosquée. Les gens commencèrent à l’apostropher mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) le leur défendit. Lorsque le bédouin eut terminé, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna [qu’on amène] un seau d’eau et qu’on en verse le contenu sur l'urine ».

T’ai-je bien vu prier vers une autre direction [que celle de la Mecque] ? Il dit alors : Si je n’avais pas vu l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) le faire, jamais je ne l’aurais fait !

Anas ibn Sîrîn dit : « Nous allâmes accueillir Anas qui arrivait au Shâm (Syrie) et le rencontrâmes à ‘Ayn At-Tamr. Je le vis prier sur un âne, en face de telle direction - c’est-à-dire à la gauche de la direction (de la Mecque). Je lui demandai donc : « T’ai-je bien vu prier vers une autre direction [que celle de la Mecque] ? Il dit alors : Si je n’avais pas vu l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) le faire, jamais je ne l’aurais fait ! »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortait de Médine pour aller à La Mecque en empruntant la route de l’arbre (près de Dhûl Ḥulayfah) et entrait par celle d’Al-Mu’arrass. Et en arrivant à La Mecque, il entrait par le défilé supérieur et sortait par le défilé inférieur.

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortait de Médine pour aller à La Mecque en empruntant la route de l’arbre (près de Dhûl Ḥulayfah) et entrait par celle d’Al-Mu’arrass. Et en arrivant à La Mecque, il entrait par le défilé supérieur et sortait par le défilé inférieur.

Qu’aucun d’entre vous n’urine dans l’eau qui stagne, celle qui n’est pas courante, pour ensuite s'en servir afin de faire son bain rituel.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’aucun d’entre vous n’urine dans l’eau qui stagne, celle qui n’est pas courante, pour ensuite s'en servir afin de faire son bain rituel. » Et dans une autre version : « Qu’aucun d’entre vous ne fasse son bain rituel dans l’eau stagnante alors qu’il est en état de grande impureté. »

Soyez bons envers les femmes ; elles ont certes été créées à partir d’une côte, et la partie la plus tordue de la côte est sa partie la plus haute : si tu essaies de la redresser, tu la brises ; et si tu la laisses telle quelle, elle reste tordue. Soyez donc bons avec les femmes !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Soyez bons envers les femmes ; elles ont certes été créées à partir d’une côte, et la partie la plus tordue de la côte est sa partie la plus haute : si tu essaies de la redresser, tu la brises ; et si tu la laisses telle quelle, elle reste tordue. Soyez donc bons avec les femmes ! » Et dans une version : « La femme est semblable à une côte : si tu cherches à la redresser, tu la briseras et si tu la laisses ainsi, tu en jouiras [quand même] malgré le fait qu’elle soit tordue. » Et dans une autre version : « Certes, la femme a été créée d’une côte. Jamais tu ne la verras droite. Si tu désires jouir d’elle, tu le feras bien qu’elle soit tordue. Et si tu cherches à la redresser, alors tu la briseras ; et la briser c’est la répudier. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vit un homme, à l’ écart, qui n’avait pas prié avec les gens. « Ô Untel ! lui demanda-il, qu’est-ce qui t'a empêché de prier avec les gens ? - Ô Messager d'Allah ! répondit l’homme, je suis en état d’impureté majeure et je ne trouve pas d'eau ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : Utilise la terre propre, elle te suffit. »

Imrane ibn Hussayn (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vit un homme, à l’ écart, qui n’avait pas prié avec les gens. « Ô Untel ! lui demanda-il, qu’est-ce qui t'a empêché de prier avec les gens ? - Ô Messager d'Allah ! répondit l’homme, je suis en état d’impureté majeure et je ne trouve pas d'eau ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : Utilise la terre propre, elle te suffit. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit à Minâ. Il alla à la stèle, la lapida, puis revint là où il résidait à Minâ afin d'effectuer le sacrifice. Ensuite, il dit au coiffeur : « Vas-y ! », en montrant le côté droit de sa tête, puis le côté gauche. Enfin, il distribua ses cheveux aux gens.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit à Minâ. Il alla à la stèle, la lapida, puis revint là où il résidait à Minâ afin d'effectuer le sacrifice. Ensuite, il dit au coiffeur : « Vas-y ! », en montrant le côté droit de sa tête, puis le côté gauche. Enfin, il distribua ses cheveux aux gens. » Dans une version : « Lorsqu'il lapida la stèle et effectua son sacrifice, au moment de se raser, il présenta au coiffeur le côté droit de sa tête, pour qu'il le rasât. Il appela ensuite Abû Ṭalḥah Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) et lui donna [ses cheveux]. Il présenta ensuite le côté gauche et dit [au coiffeur] : « rase ! » [Ce dernier] s’exécuta et le [Prophète] donna [ses cheveux] à Abû Ṭalḥah, en lui disant : partage-les entre gens ! »

Retournez auprès de vos familles, restez avec eux, instruisez-les et dirigez-les. Priez telle prière à tel moment, et telle [autre] à tel [autre] moment. Lorsque qu’il est l’heure de la prière, que l’un d’entre vous fasse l’appel, et que le plus âgé la dirige.

Abû Sulaymân Mâlik ibn Al-Ḥuwayrith (qu’Allah l’agrée) dit : « Nous partîmes voir l’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; nous étions alors tous jeunes et à peu près du même âge. Nous demeurâmes vingt nuits auprès de lui. L’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) était bon et bienveillant. Il se dit donc que nos familles devaient nous manquer. Il nous demanda alors qui avions-nous laissé [derrière nous] ? Nous lui répondîmes. « Retournez auprès de vos familles ! » dit-il « restez avec eux, instruisez-les et dirigez-les. Priez telle prière à tel moment, et telle [autre] à tel [autre] moment. Lorsque qu’il est l’heure de la prière, que l’un d’entre vous fasse l’appel, et que le plus âgé la dirige. » Dans une version rapportée par lui, Al-Bukhârî a ajouté : « Priez comme vous m’avez vu prier. »

J’ai retenu du Prophète ﷺ dix unités de prière

D'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous les deux) : « J’ai retenu du Prophète ﷺ dix unités de prière : deux unités de prière avant et après la prière du midi ; deux unités de prière après la prière du coucher chez lui ; deux unités de prière après la prière du soir [toujours] chez lui ; et deux unités de prière avant la prière de l'aube, moment durant lequel personne n'entrait chez le Prophète ﷺ. » Hafsah (qu'Allah l'agrée) m’a raconté que lorsque le muezzin avait appelé à la prière et l'aube s'était levée, alors le Prophète ﷺ accomplissait deux unités de prière. Et dans une version : " Le Prophète ﷺ accomplissait deux unités de prière chez lui après la prière du Vendredi. "

On vint se plaindre au Prophète (sur lui la paix et le salut) du [trouble ressenti par] l'individu en prière et qui a la sensation d'avoir perdu ses ablutions, il dit : « Qu’il n’arrête pas sa prière tant qu’il n’entend ou ne sent rien ! ».

Abdullah ibn Zayd ibn 'Âṣim Al-Mâzinî (qu'Allah l'agrée) dit : « On vint se plaindre au Prophète (sur lui la paix et le salut) du [trouble ressenti par] l'individu en prière et qui a la sensation d'avoir perdu ses ablutions, il dit : « Qu’il n’arrête pas sa prière tant qu’il n’entend ou ne sent rien ! ».

Le verset de l'aisance - c'est-à-dire l'aisance durant le Pèlerinage - fut révélé et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous ordonna de le mettre en pratique. Il n'y a aucun verset qu'il l'ait abrogé et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne l'a pas interdit jusqu'à sa mort.

ʽImrân ibn Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Le verset de l'aisance a été révélé dans le livre d'Allah, Exalté soit-Il, nous l'avons donc pratiqué avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut). Rien n'a été révélé qui l'annule et il ne l'a pas interdit jusqu'à sa mort. C'est un homme qui a donné son avis. » Al-Bukhârî a dit : « Il est dit qu'il s'agit de ʽUmar ». Dans la version de Muslim il est dit : « Le verset de l'aisance - c'est-à-dire l'aisance durant le Pèlerinage - fut révélé et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous ordonna de le mettre en pratique. Il n'y a aucun verset qu'il l'ait abrogé et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne l'a pas interdit jusqu'à sa mort. » Les deux versions ont le même sens.

Comment l’un d’entre vous peut-il fouetter sa femme comme une esclave et se coucher ensuite à ses côtés le soir-même ?

‘Abdullah ibn Zam’ah (qu’Allah l’agrée) relate qu’il a entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononcer un discours dans lequel il parla de la chamelle et de celui qui l’avait égorgée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) récita : {( Lorsque le plus malheureux d’entre eux s’y engagea… )} : un homme puissant, dur et respecté au sein de son clan s’engagea à l’égorger. Ensuite, il parla des femmes et exhorta les gens à leur sujet. Il dit : « Comment l’un d'entre vous peut-il fouetter sa femme comme une esclave et se coucher ensuite à ses côtés le soir-même ? » Enfin, il les exhorta au sujet de la façon dont ils riaient des gaz intestinaux, en disant : « Pourquoi l'un d'entre vous rigole-t-il de ce qu’il fait lui-même !? »

J'ai interrogé Ibn 'Abbas (qu'Allah l'agrée, lui et son père) au sujet du pèlerinage de l'aisance et il m'enjoignit de le faire. Ensuite, je l'ai interrogé au sujet de l'offrande et il me dit : « L'offrande peut être un chameau, une vache, un mouton ou une bête partagée à plusieurs. » Il dit : « Certaines personnes réprouvaient le pèlerinage de l'aisance ».

Abû Jamrah Naṣr ibn 'Imrân Aḍ-Ḍuba'î a dit : « J'ai questionné Ibn 'Abbâs au sujet du pèlerinage de l'aisance et il m'ordonna de le pratiquer. Je le questionnais également au sujet de la bête de sacrifice et il me dit : « L'offrande peut être un chameau, une vache, un mouton ou une bête partagée à plusieurs. ». Les gens étaient sceptiques au sujet du pèlerinage de l'aisance. Cependant, je vis en songe un homme crier à voix haute : « Ton pèlerinage est accepté et ton aisance également ! » Je vins voir Ibn 'Abbâs et l'en informait. Il dit : « Allah est Le plus grand ! Telle est la tradition de Abû Al-Qâsim (sur lui la paix et le salut) ».

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de prier après la prière de l’aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubh ») et ce, jusqu’au lever du soleil, ainsi que de prier après [la prière] de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») et ce, jusqu’à son coucher.

‘Abdullah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Des hommes dignes de confiance, et ‘Umar était le plus digne d’entre eux, ont témoigné auprès de moi que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de prier après la prière de l’aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubh ») et ce, jusqu’au lever du soleil, ainsi que de prier après [la prière] de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») et ce, jusqu’à son coucher. » Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Point de prière après [la prière de] l’aube (« aṣ-ṣubh ») jusqu’à ce que le soleil se lève, et point de prière après [la prière de] l'après-midi (« al-‘aṣr ») jusqu’à ce que le soleil se couche. »

Si vous n'ajustez pas vos rangs, Allah sèmera la discorde entre vous.

An-Nuʽmân ibn Bashîr (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si vous n'ajustez pas vos rangs, Allah sèmera la discorde entre vous. » Dans une autre version, il est dit : « L’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajustait nos rangs comme s’il rangeait des flèches, et ce, jusqu’à ce qu’il se fut assuré que nous avions saisi ce qu’il voulait de nous. Un jour, il sortit et se tint debout afin de prier. Alors qu’il était sur le point d'entrer en prière, il aperçut un homme dont la poitrine sortait du rang, et dit : « Ô serviteurs d’Allah, si vous n'ajustez pas vos rangs, Allah sèmera la discorde entre vous ! »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dirigea la prière du midi ; il se leva après les deux premières unités, sans s’asseoir ; les gens se levèrent avec lui ; à la fin de la prière, ils attendaient qu’il prononce le salut final mais il dit : « Allâhu Akbar ! », tout en étant assis, et il se prosterna deux fois avant de prononcer le salut final.

‘Abdullah ibn Buḥaynah (qu’Allah l’agrée), qui faisait partie des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut), relate : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) dirigeait la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »), il se leva après les deux premiers unités, sans s’asseoir ; les gens se levèrent avec lui. A la fin de la prière, les gens attendaient qu’il prononce le salut final, mais il dit : « Allâhu Akbar ! », toujours en étant assis, et se prosterna deux fois. Puis il prononça le salut final. »

Je suis arrivé sur le dos d’une ânesse, j’approchais alors de la puberté, tandis que l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) dirigeait la prière à Minâ, sans aucun mur devant lui.

ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Je suis arrivé sur le dos d’une ânesse, j’approchais alors de la puberté, tandis que l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) dirigeait la prière à Minâ, sans aucun mur devant lui. Je passai devant le rang, et envoyai ensuite paître l’ânesse. Après, je me plaçai dans le rang, sans que personne ne me reproche quoi que ce soit ».

Le Messager d'Allah ﷺ levait les mains jusqu’aux épaules lorsqu’il entamait la prière,

D'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous les deux) : Le Messager d'Allah ﷺ levait les mains jusqu’aux épaules lorsqu’il entamait la prière, lorsqu'il proclamait la grandeur d'Allah (At-Takbîr) pour l'inclinaison et lorsqu’il relevait la tête de l’inclinaison. Il disait en relevant la tête : « Allah a entendu quiconque L'a loué ! Notre Seigneur, à Toi la louange ! » Et il ne faisait pas cela [lever les mains] dans la prosternation.

Le Messager d’Allah ﷺ m’a enseigné les salutations finales (At-Tachahoud), ma main entre les siennes, comme il m'enseignait une sourate du Coran

D'après Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ m’a enseigné les salutations finales (At-Tachahoud), ma main entre les siennes, comme il m'enseignait une sourate du Coran : « Les salutations sont à Allah, ainsi que les prières et les bonnes choses. Que le salut soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Que le salut soit sur nous et sur les vertueux serviteurs d’Allah. Je témoigne qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Allah et je témoigne que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager. » Et dans une expression : « Certes, Allah est la Paix (As-Salâm), ainsi lorsque l'un d'entre vous s’assied dans la prière, qu’il dise : « Les salutations sont à Allah ainsi que les prières et les bonnes choses. Que le salut soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Que le salut soit sur nous et sur les vertueux serviteurs d’Allah. Lorsque le fidèle dit cela, alors sa salutation a atteint tout serviteur vertueux qui se trouve dans le ciel et sur la Terre. Je témoigne qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Allah et je témoigne que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager. Ensuite, qu’il choisisse comme demande ce qu’il souhaite. »

Si celui qui passe devant le fidèle (lors de sa prière) savait quel péché il commet, il préférerait attendre quarante plutôt que de passer devant lui.

Abû Juhaym ibn Al-Ḥârith ibn Aṣ-Ṣimmah Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si celui qui passe devant le fidèle (lors de sa prière) savait quel péché il commet, il préférerait attendre quarante plutôt que de passer devant lui, et cela serait meilleur pour lui. » Abû An-Naḍr a dit : « Je ne sais pas s’il a dit quarante jours, mois ou années. »

Lorsque quelqu’un prie devant une chose qui le sépare des gens et qu’une personne souhaite passer devant lui, qu’il la repousse. Si elle insiste, qu’il la combatte, car ce n’est rien d'autre qu’un démon !

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque quelqu’un prie devant une chose qui le sépare des gens et qu’une personne souhaite passer devant lui, qu’il la repousse. Si elle insiste, qu’il la combatte, car ce n’est rien d'autre qu’un démon ! »

Le fait, pour celui en état de sacralisation, de manger du gibier qui n'a pas été chassé pour lui et pour lequel il n'a pas participé à la chasse.

Abû Qatâdah Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate : « L’envoyé d’Allah prit la route pour le Pèlerinage, et [les gens] sortirent avec lui. Il modifia l’itinéraire d’une partie d’entre eux - parmi lesquels se trouvait Abû Qatâdah - et dit : « Prenez par la côte jusqu’à ce que nous nous rejoignions. » Ils passèrent donc par la côte et, une fois sur le chemin pour rejoindre [le Prophète (sur lui la paix et le salut)], tous entrèrent en état de sacralisation sauf Abû Qatâdah. Puis, alors qu’ils poursuivaient leur route, ils aperçurent des ânes sauvages (onagres) ; Abû Qatâdah se jeta sur eux et réussit à atteindre une ânesse. « Nous fîmes alors une halte, relate Abû Qatâdah, et nous mangeâmes de sa viande. Puis nous nous demandâmes : Avons-nous le droit de manger de la viande de gibier alors que nous sommes en état de sacralisation ? Nous prîmes alors ce qu’il restait de la viande et, une fois avoir rejoint l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut), nous lui posâmes la question. Il dit : Quelqu’un lui a-t-il demandé de le tuer, ou le lui a-t-il désigné ? - Non, répondirent-ils. - Mangez donc le reste ! leur dit alors le Prophète. » Dans une autre version : « Vous en reste-t-il ? demanda le Prophète. - Oui, répondit-je. Je lui tendis alors la cuisse et il en mangea. »

Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah et par lesquels Il effraye Ses serviteurs. Ils ne s’éclipsent pas en raison de la mort d'un individu. Si vous assistez à cela, priez et invoquez jusqu’à ce que l’éclipse disparaisse.

Abû Mas'ûd 'Uqbah ibn 'Amr Al-Anṣârî Al-Badrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah et par lesquels Il effraye Ses serviteurs. Ils ne s’éclipsent pas en raison de la mort d'un individu. Si vous assistez à cela, priez et invoquez jusqu’à ce que l’éclipse disparaisse.»

Ces signes qu'Allah envoie n'annoncent ni la mort, ni la naissance de qui que ce soit. Allah les envoie afin de susciter la peur chez Ses serviteurs. De ce fait, lorsque vous voyez l'un d'entre eux, empressez-vous d'évoquer Allah, de l'invoquer et d'implorer Son pardon !

Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate : « Une éclipse solaire se produisit à l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et il se leva alors précipitamment, affolé. Il redoutait qu'il s'agisse de l'heure finale. Ensuite, il se rendit à la mosquée et se tint debout pour prier. Il se tint debout en prière et se prosterna plus longtemps que je ne l'avais jamais vu faire. Il dit ensuite : « Ces signes qu'Allah envoie n'annoncent ni la mort, ni la naissance de qui que ce soit. Allah les envoie afin de susciter la peur chez Ses serviteurs. De ce fait, lorsque vous voyez l'un d'entre eux, empressez-vous d'évoquer Allah, de l'invoquer et d'implorer Son pardon ! »

Ô Allah ! Je me réfugie auprès de toi contre le châtiment de la tombe, contre le châtiment de l'Enfer, contre l'épreuve de la vie et de la mort et contre la tentation du Faux-Messie

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ invoquait Allah et disait : " Ô Allah ! Je me réfugie auprès de toi contre le châtiment de la tombe, contre le châtiment de l'Enfer, contre l'épreuve de la vie et de la mort et contre la tentation du Faux-Messie . » Et dans une version de Muslim : « Lorsque quelqu'un termine le dernier tachahoud, qu'il demande à Allah de le protéger de quatre choses [et dise] : Ô Allah ! Contre le châtiment de la Géhenne et contre le châtiment de la tombe, et contre l'épreuve de la vie et de la mort et contre le mal du Faux-Messie. »

Ô Allah ! Éloigne entre moi et mes fautes comme Tu as éloigné entre le levant le couchant

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ proclamait la grandeur d'Allah (At-Takbîr) dans la prière, il se taisait un instant avant de lire. Alors, j'ai demandé : « Ô Messager d’Allah ! Je sacrifierai père et mère pour toi ! Que dis-tu lorsque tu gardes le silence entre le « Takbîr » et la lecture ? » Il répondit : « Je dis : Ô Allah ! Éloigne entre moi et mes fautes comme Tu as éloigné entre le levant le couchant. Ô Allah ! Nettoie-moi de mes fautes comme on nettoie le vêtement blanc de l’impureté. Ô Allah ! Lave-moi de mes fautes par la neige, l’eau et le froid ! »

Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier, il prononçait le takbîr debout ; puis, il prononçait le takbîr lorsqu’il s’inclinait. Après, en relevant la colonne vertébrale de l’inclinaison, il disait : « Allah entend celui qui Le glorifie ! ».

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier, il prononçait le takbîr debout ; puis, il prononçait le takbîr lorsqu’il s’inclinait. Après, en relevant la colonne vertébrale de l’inclinaison, il disait : « Allah entend celui qui Le loue ! ». Une fois droit, il disait : « Ô notre Seigneur, à Toi Seul revient la louange ! » Puis il formulait le takbîr au moment où il descendait [pour la prosternation]. Ensuite il le formulait lorsqu’il relevait la tête, puis le prononçait lorsqu’il se prosternait et lorsqu’il relevait la tête [de la prosternation]. Il procédait de cette manière durant toute la prière. [Enfin], il prononçait le takbîr lorsqu’il se relevait de deux unités de prière, après la position assise. Puis Abû Hurayrah dit : « Je suis celui d’entre vous dont la prière ressemble le plus à celle du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). »

Al-‘Abbâs ibn ‘Abd Al-Muṭṭalib demanda l’autorisation au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de passer la nuit à La Mecque, lors des nuits de Mina, afin d’abreuver les pèlerins et ce dernier la lui donna.

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate qu’Al-‘Abbâs ibn ‘Abd Al-Muṭṭalib demanda l’autorisation au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de passer la nuit à La Mecque, lors des nuits de Mina, afin d’abreuver les pèlerins et ce dernier la lui donna.

Un homme acheta un terrain à un autre. Celui qui avait acheté le terrain trouva dans ce dernier un sac d’or.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme acheta un terrain à un autre. Celui qui avait acheté le terrain y trouva un sac d’or et dit à celui qui le lui avait vendu : « Reprends ton or, car je t’ai acheté le terrain, pas l’or ! » Mais, celui qui possédait le terrain répondit : « Je t’ai vendu le terrain avec tout ce qui s’y trouve ! » Ils en référèrent à un homme qui leur dit : « Avez-vous des enfants ? - J’ai un garçon, répondit l’un. - J’ai une fille, dit l’autre. Il leur dit : « Alors, mariez-les, dépensez de cet or pour eux et faites-en aumône. »

Deux femmes étaient avec leurs fils respectifs lorsque le loup emporta l'enfant de l'une d'elles.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Deux femmes étaient avec leurs fils respectifs lorsque le loup emporta l'enfant de l'une d'elles. Celle-ci dit à sa compagne : « C'est ton fils qu'il a emporté ! » L'autre répliqua : « Non c’est le tien qu'il a emporté ! » Elles portèrent alors leur différend devant [le roi] David (sur lui la paix et le salut) qui trancha en faveur de l'aînée. Elles se rendirent ensuite chez Salomon fils de David (sur eux la paix et le salut) pour l'en informer. Il dit : « Apportez-moi un couteau que je le partage entre vous ! » La plus jeune s'exclama : « Non, ne fais pas ça ! Qu'Allah te fasse miséricorde ! C'est son fils ! » Il trancha alors en faveur de la cadette. »

Le consignataire musulman intègre, qui exécute ce qui lui a été ordonné, qui verse la somme due dans son entièreté, de bon cœur et à celui à qui il lui a été ordonné de le faire, sera [compté] comme l’un des bienfaiteurs.

Abû Moussa Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le consignataire musulman intègre, qui exécute ce qui lui a été ordonné, qui verse la somme due dans son entièreté, de bon cœur et à celui à qui il lui a été ordonné de le faire, sera [compté] comme l’un des bienfaiteurs. » Dans une version : « Celui qui verse ce qui lui a été ordonné de verser. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faisait ses prières surérogatoires sur sa monture, par des gestes de la tête, sans se soucier de la direction vers laquelle il était. 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) faisait de même.

Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faisait ses prières surérogatoires sur sa monture, par des gestes de la tête, sans se soucier de la direction vers laquelle il était. 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) faisait de même. Dans une autre version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) priait le witr sur sa chamelle. » Et dans une version de Muslim : « Mais il ne priait pas les prières obligatoires sur sa monture. » Dans la version de Al-Bukhârî : « Hormis les prières obligatoires. »

Je tressais les colliers d’ornement de l’offrande du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), puis je la marquais et lui mettais [le collier] autour du cou, ou lui-même le mettait autour du cou. Ensuite, il l’envoyait à la Demeure [Sacrée] tout en restant à Médine. Par conséquent, rien de ce qui lui était autorisé [habituellement] ne devenait interdit.

ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je tressais les colliers d’ornement de l’offrande du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), puis je la marquais et lui mettais [le collier] autour du cou, ou lui-même le mettait autour du cou. Ensuite, il l’envoyait à la Demeure [Sacrée] tout en restant à Médine. Par conséquent, rien de ce qui lui était autorisé [habituellement] ne devenait interdit. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entra dans la Kaʽbah, ainsi qu’Ussâmah ibn Zayd, Bilâl, et 'Uthmân ibn Ṭalḥah.

ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur la paix et le salut) entra dans la Kaʽbah, ainsi qu’Ussâmah ibn Zayd, Bilâl, et 'Uthmân ibn Ṭalḥah, et qu'ils s’y enfermèrent. Lorsqu’ils ouvrirent [la porte], j’étais le premier à y pénétrer, je croisai Bilâl et lui demandai : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) y pria-t-il ? - Oui ! répondit-il, entre les deux piliers yéménites. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) aperçut un homme qui tirait un chameau : « Monte dessus ! lui dit-il alors. - C’est un chameau pour l’offrande ! lui répondit l’homme. - Monte dessus !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) aperçut un homme qui tirait un chameau : « Monte dessus ! lui dit-il alors. - C’est un chameau pour l’offrande ! lui répondit l’homme. - Monte dessus ! lui répéta le Prophète. Je vis alors la personne monter dessus et le Prophète (sur lui la paix et le salut) était à ses côtés. » Et dans une version il est dit : « La deuxième ou la troisième fois, il ajouta : « Malheur à toi ! » ou : « Que le malheur t’atteigne ! »

J’ai bien considéré la prière en compagnie de Muḥammad (sur lui la paix et le salut). J’ai constaté que, successivement, sa station debout, son inclinaison, son redressement de l’inclinaison, sa prosternation, sa position entre les deux prosternations, sa prosternation et sa position entre la salutation et l’achèvement étaient pratiquement équivalents.

Al-Barâ’ ibn ‘Âzib (qu’Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « J’ai bien considéré la prière en compagnie de Muḥammad (sur lui la paix et le salut). J’ai constaté que, successivement, sa station debout, son inclinaison, son redressement de l’inclinaison, sa prosternation, sa position entre les deux prosternations, sa prosternation et sa position entre la salutation et l’achèvement étaient pratiquement équivalents. » Et dans une [autre] version : « … hormis le temps de la récitation du Coran et celui de la salutation finale (« At-Tashahud »), il mettait un temps à peu près égal. »

Alors qu’un homme était à la station de ’Arafat, il tomba de sa monture et se brisa le cou. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Lavez-le avec de l’eau et du jujubier. Puis, enroulez-le dans ses deux vêtements, mais ne l’embaumez pas et ne lui couvrez pas la tête, car il sera ressuscité le Jour du Jugement récitant la « Talbiyah ».»

‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors qu’un homme était à la station de ’Arafat, il tomba de sa monture et se brisa le cou. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Lavez-le avec de l’eau et du jujubier. Puis, enroulez-le dans ses deux vêtements, mais ne l’embaumez pas et ne lui couvrez pas la tête, car il sera ressuscité le Jour du Jugement récitant la « Talbiyah ».»

Le jour de Uḥud, un homme demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Si je venais à être tué, où irai-je ? - Au Paradis ! » lui répondit-il. L’homme jeta alors les quelques dattes qu’il avait dans la main, puis alla combattre jusqu’à ce qu’il soit tué.

Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Le jour de Uḥud, un homme demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Si je venais à être tué, où irai-je ? - Au Paradis ! » lui répondit-il. L’homme jeta alors les quelques dattes qu’il avait dans la main, puis alla combattre jusqu’à ce qu’il soit tué. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) priait tout en portant Umâmah, fille de Zaynab, fille du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).

Abu Qatâdah Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) priait tout en portant Umâmah, fille de Zaynab, fille du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ». Et Abu Al-'Aṣ ibn Ar-Rabi' ibn 'Abd Ash-shams (qu'Allah l'agrée) relate : « Il la déposait quand il se prosternait et la portait quand il se tenait debout. »

On amena au Prophète (sur lui la paix et le salut) un homme qui avait bu de l’alcool. « Frappez-le ! » Ordonna-t-il.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « On amena au Prophète (sur lui la paix et le salut) un homme qui avait bu de l’alcool. « Frappez-le ! » Ordonna-t-il. Certains parmi nous, relate Abû Hurayrah, le frappèrent avec la main, d’autres avec leur sandale et d’autres encore avec leur vêtement. Lorsqu’il s’en alla, certains dirent : « Qu’Allah t’avilisse ! ». [Mais] le Prophète (sur lui la paix et le salut) rétorqua : « Ne lui dîtes pas ce genre de choses, n’aidez pas le diable contre lui ! »

En effet, personne auparavant n'était autorisé [à profiter] du butin. Par la suite, lorsqu’Allah constata notre faiblesse et notre impuissance, Il le nous rendit licite.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un Prophète parmi les Prophètes (sur lui la paix et le salut) parti au combat et dit à son peuple : « Que ne me suive pas [au combat] tout homme venant de se marier, désirant consommer son mariage mais qui ne l’a pas encore fait ; tout homme qui construit ses appartements mais qui ne les a pas encore couverts d’un toit ; et tout homme qui a acheté des moutons ou des chameaux et qui attend qu’ils mettent bas. » Cela dit, il partit au combat. Une fois proche de la ville, [alors que l’heure de la prière du milieu de l'après-midi] (« Al-‘Aṣr ») était arrivée, ou presque, il dit au soleil : « Tu as une mission à remplir et moi aussi ! Ô Allah ! Immobilise-le pour nous ! » Le soleil s’immobilisa alors. Après qu’Allah lui eut accordé la victoire, le Prophète rassembla le butin afin qu’il soit brûlé par le Feu. Mais, rien ne se produisit. Le Prophète s’exclama alors : « Quelqu’un parmi vous a pris du butin ! Qu’un homme de chaque tribu vienne me prêter serment ! » La main d’un individu resta alors collée à la sienne. Le Prophète dit : « Le voleur est parmi vous ! Que ta tribu me prête serment ! » C’est ainsi que la main de deux ou trois personnes se colla à la sienne. Le Prophète dit : « C’est vous qui avez pris du butin ! ». Ils rapportèrent alors l’équivalent d’une tête de taureau en or. Le Prophète le replaça [avec le reste du butin], le feu surgit et le consuma. En effet, personne auparavant n'était autorisé [à profiter] du butin. Par la suite, lorsqu’Allah constata notre faiblesse et notre impuissance, Il le nous rendit licite. »

C'est à Allah qu'appartient ce qu'Il prend, et c'est à Lui qu'appartient ce qu'Il donne, et toute chose a, auprès de Lui, un délai déterminé. Qu'elle se résigne donc et espère la récompense d'Allah.

Usâmah ibn Zayd ibn Al-Ḥârithah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « La fille du Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya quelqu'un dire à celui-ci : mon fils est sur le point de mourir, viens nous voir ! Le Prophète envoya quelqu'un pour lui transmettre son salut et lui dire : Certes à Allah appartient ce qu’Il a repris et c’est à Lui aussi qu’appartient ce qu’Il a donné, et chaque chose pour Lui a un terme fixé à l’avance. Qu'elle se résigne donc et espère la récompense d'Allah. Elle envoya alors quelqu'un pour dire qu'elle jurait qu'il viendrait. Il se leva alors, accompagné de Sa'd ibn 'Ubâdah, Mu'âdh ibn Jabal, Ubayy ibn Ka'b, Zayd ibn Thâbit ainsi que d'autres hommes. On lui tendit le bébé, qu'il assit sur son giron ; il suffoquait. Le Prophète se mit à pleurer et Sa'd lui dit : « Ô, Messager d'Allah ! Qu'est-ce donc ? - Il dit : C'est une miséricorde qu'Allah a mise dans les cœurs de ses serviteurs. » Dans une version : « …dans les cœurs de ceux qu'Il veut parmi Ses serviteurs et Allah ne fait miséricorde qu'à ceux de Ses serviteurs qui sont miséricordieux. »

La patience se manifeste lors du premier choc.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) passa près d’une femme en pleurs au pied d’une tombe. Il lui dit : « Crains Allah et fais preuve de patience ! - Laisse-moi ! lui répondit-elle sans le reconnaître, tu n’as pas été atteint par mon malheur ! Tu ne sais pas ce que c’est ! » Il fût dit à cette femme qu'il s'agissait du Prophète (sur lui la paix et le salut). Elle se rendit donc chez lui (sur lui la paix et le salut) et ne trouva aucun portier devant la porte. Elle dit alors : « Je ne t’avais pas reconnu ! ». Il répondit : « La patience se manifeste lors du premier choc. » Dans une version, il est ajouté : « Elle pleurait l'un de ses enfants. »

Une fois arrivé à La Mecque, je vis le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui commençait la circumambulation en touchant le « coin noir » et durant les trois premiers tours, il marchait à pas rapides.

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Lors du Pélerinage d'adieu, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) accompli la ‘Umrah suivie du Pèlerinage et fit des offrandes. Il sacrifia donc les bêtes qu’il avait amenées avec lui depuis Dhûl Ḥulayfah. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) commença en prononçant la formule d’entrée dans les rites de la ‘Umrah puis prononça celle d’entrée dans les rites du Pèlerinage. Les gens firent donc la même chose que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; ils prononcèrent la formule d’entrée dans les rites de la ‘Umrah puis du Pèlerinage. Certains amenèrent des sacrifices depuis Dhûl Ḥulayfah, d’autres n’en avaient pas. En arrivant, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit aux gens : « Celui parmi vous qui a amené ses sacrifices [avec lui], alors rien de ce qu’il s’est interdit ne lui sera permis jusqu’à ce qu’il ait accompli le Pèlerinage. Quant à celui qui n’a pas amené de sacrifice, qu’il tourne autour de la demeure [sacrée] et [accomplisse les va-et-vient] entre Ṣafâ et Marwah, puis qu’il se raccourcisse les cheveux et se désacralise, ensuite qu’il prononce l’entrée dans les rites du Pèlerinage et fasse un sacrifice. Celui qui ne trouve pas de sacrifice [à immoler], devra jeûner trois jours pendant le Pèlerinage et sept jours lorsqu’il sera revenu chez les siens. » Par la suite, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) accomplit la circumambulation (« Aṭ-Ṭawâf ») en arrivant à la Mecque. Il commença par toucher le coin [yéménite], avant de marcher à pas rapides pendant trois tours puis normalement pendant les quatre autres. Après avoir tourné autour de la Maison, il accomplit deux unités de prière au niveau de la station [d’Abraham], avant d’aller à Ṣafâ. Là, il fit ensuite sept va-et-vient (« As-Sa’yî ») entre Ṣafâ et Marwah. Ensuite, il ne s’autorisa rien de ce qu’il s’était interdit jusqu’à ce qu’il eut terminé d’accomplir le Pèlerinage. Il sacrifia son offrande le jour du sacrifice, puis il déferla et tourna autour de la Maison. A la fin, il s’autorisa ce qu’il s’était interdit. Ceux qui avaient amené leurs sacrifices [avec eux] firent la même chose que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). « Une fois arrivé à la Mecque, je vis le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui commençait la circumambulation en touchant le « coin noir » et durant les trois premiers tours, il marchait à pas rapides. »

Quiconque accomplit ses ablutions comme je viens de le faire, puis prie deux unités de prière, sans être distrait [durant celles-ci], alors Allah lui pardonne tous ses péchés précédents

D'après Humrân, l’esclave affranchi d‘Uthmân ibn 'Affân (qu'Allah l'agrée), celui-ci vit ‘Uthmân ibn 'Affân demander un récipient d’eau pour [effectuer] ses ablutions. Ce dernier versa alors de l’eau du récipient sur ses mains, et les lava trois fois. Ensuite, il introduisit sa main droite dans le récipient d'eau, se rinça la bouche et le nez et la recracha. Puis, il lava son visage trois fois, ainsi que ses bras jusqu’aux coudes, trois fois [également]. Ensuite, il essuya sa tête et lava ses pieds trois fois. Il a alors dit : « J’ai vu le Prophète ﷺ faire ses ablutions de la même manière que je viens de le faire et dire [ensuite] : « Quiconque accomplit ses ablutions comme je viens de le faire, puis prie deux unités de prière, sans être distrait [durant celles-ci], alors Allah lui pardonne tous ses péchés précédents . »

Lorsque le Messager d'Allah ﷺ se lavait suite à un état d'impureté majeure, il commençait par se laver les mains, ensuite il effectuait ses petites ablutions comme pour la prière, puis il se lavait

D'après 'Aïcha, la mère des croyants (qu’Allah l’agrée), qui a dit : « Lorsque le Messager d'Allah ﷺ se lavait suite à un état d'impureté majeure, il commençait par se laver les mains, ensuite il effectuait ses petites ablutions comme pour la prière, puis il se lavait , ensuite il se frictionnait les cheveux avec ses deux mains jusqu'à s'assurer que le cuir chevelu soit bien trempé. À ce moment-là, il versait de l'eau sur lui par trois fois. Ensuite, il se lavait le reste du corps. Et 'Aïcha a dit : « Je me lavais, moi et le Messager d'Allah ﷺ, d'un même récipient et nous y puisions tous les deux ensemble.

Levez-vous, afin que je prie avec vous.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que sa grand-mère, Mulaykah, invita le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à un repas qu'elle lui concocta. Ce dernier mangea donc, puis dit : « Levez-vous, afin que je prie avec vous ! » Anas dit : « Je saisis alors et aspergeai d'eau un tapis de nattes qui nous appartenait et que l'on utilisait depuis si longtemps qu'il avait noirci. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tint debout, moi et l'orphelin formâmes un rang derrière lui et la grand-mère se tint derrière nous. Il nous dirigea dans deux unités de prière, avant de s'en aller ». Dans une version de Muslim, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pria avec lui et sa mère ; [il dit] : « Il me plaça à sa droite et la femme derrière nous. »

Lorsque la femme de l’un d’entre vous demande l’autorisation de se rendre à la mosquée, qu’il ne l’empêche pas de s’y rendre.

ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque la femme de l’un d’entre vous demande l’autorisation de se rendre à la mosquée, qu’il ne l’empêche pas de s’y rendre. » Il a dit : Bilâl ibn ʽAbdillah a alors dit : « Par Allah ! Nous leur interdirons ! » ‘Abdullah se tourna vers lui et l’invectiva violemment en l’insultant, comme jamais je n’avais pu l’entendre, et lui a dit : « Je t’informe que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit cela et tu me dis : « Par Allah ! Nous leur interdirons ?! » Et dans une [autre] expression, il est dit : « N’interdisez pas aux servantes d’Allah de se rendre dans les mosquées d'Allah. »

J’ai prié avec Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uhtmân et je n’ai entendu aucun d’entre eux dire : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. »

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah soit satisfait d’eux) débutaient la prière par : {( Louange à Allah, le Seigneur des Mondes…)} Et dans une version : « J’ai prié avec Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uhtmân et je n’ai entendu aucun d’entre eux dire : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Et dans une version de Muslim : « J’ai prié derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uthmân, tous débutaient la prière par : {( Louange à Allah, le Seigneur des Mondes…)} et ne ils disaient pas : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. », ni au début de la récitation, ni à la fin. »

Certes, au Jour de la Résurrection, parmi les personnes qui occuperont le pire rang auprès d’Allah, il y aura l’homme ayant eu des rapports sexuels avec sa femme, puis qui aura divulgué son secret.

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, au Jour de la Résurrection, parmi les personnes qui occuperont le pire rang auprès d’Allah, il y aura l’homme ayant eu des rapports sexuels avec sa femme, puis qui aura divulgué son secret. »

Ne prenez pas ma tombe comme un lieu de visites régulières, ne faites pas de vos demeures des tombes et priez sur moi. En effet, vos salutations me parviennent où que vous soyez.

Alî ibn Ḥussayn (qu’Allah l’agrée) vit un homme s’introduire dans une brèche, proche de la tombe du Prophète (sur lui la paix et le salut), afin d'y invoquer Allah. Il le lui interdit alors en disant : « Veux-tu que je t’informe d’un hadith que j’ai entendu de mon père, d’après mon grand-père ? Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne prenez pas ma tombe comme un lieu de visites régulières, ne faites pas de vos demeures des tombes et priez sur moi. En effet, vos salutations me parviennent où que vous soyez. »

J'étais un homme qui sécrétait beaucoup de liquide pré-séminal et j'avais honte d'interroger le Messager d'Allah ﷺ étant donné la place de sa fille auprès de moi. J'ai donc demandé Al Miqdâd ibn Al Aswad de l'interroger. Il ﷺ a alors dit : « Qu’il lave son pénis et fasse les ablutions

D'après 'Alî (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « J'étais un homme qui sécrétait beaucoup de liquide pré-séminal et j'avais honte d'interroger le Messager d'Allah ﷺ étant donné la place de sa fille auprès de moi. J'ai donc demandé Al Miqdâd ibn Al Aswad de l'interroger. Il ﷺ a alors dit : « Qu’il lave son pénis et fasse les ablutions . » Et chez Al Bukhârî : « Fais tes ablutions et lave ton sexe. »

Ô Messager d’Allah ! Certes Allah n’a pas honte de la vérité ! La femme doit elle se purifier lorsqu’elle fait un rêve érotique ? – Oui, répondit le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), si elle voit le liquide.

Umm Salamah (qu’Allah l’agrée) relate : « Umm Sulaym, la femme d’Abû Ṭalḥah, est venue questionner le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! Certes Allah n’a pas honte de la vérité ! La femme doit elle se purifier lorsqu’elle fait un rêve érotique ? – Oui, répondit le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), si elle voit le liquide. »

Quelle est l’œuvre la plus aimée auprès d’Allah ? " Il répondit : " [Accomplir] La prière à l’heure. " J'ai continué : " Ensuite, laquelle ? " Il répondit : " La piété filiale. " J'ai poursuivi : " Ensuite, laquelle ? " Il répondit : " Le combat dans le sentier d’Allah.

D'après 'AbduLlah ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « J'ai demandé au Prophète ﷺ : " Quelle est l’œuvre la plus aimée auprès d’Allah ? " Il répondit : " [Accomplir] La prière à l’heure. " J'ai continué : " Ensuite, laquelle ? " Il répondit : " La piété filiale. " J'ai poursuivi : " Ensuite, laquelle ? " Il répondit : " Le combat dans le sentier d’Allah. " Il [Ibn Mas'ûd] a dit : Le Prophète ﷺ m’a dit ces paroles et si je lui en avais demandé plus, il m’en aurait dit plus. »

L'ornement du croyant atteindra ce qu'atteint l'eau des ablutions.

Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Jour de la Résurrection, les gens de ma communauté seront appelés ; leur visage ainsi que leurs membres seront blancs sous l’effet des ablutions. Ainsi, que celui qui peut étendre la blancheur de son visage, le fasse ! » Dans la version de Muslim: « Je vis Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) faire ses ablutions ; il se lava le visage et les mains jusqu'à presque atteindre les épaules. Il se lava ensuite les pieds et monta jusqu'aux tibias, puis il dit: « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire: « Le Jour de la Résurrection, les gens de ma communauté seront appelés ; leur visage ainsi que leurs membres seront blancs sous l’effet des ablutions. » Que celui d'entre vous qui le peut, étende la blancheur de son visage et de ses membres ! » Et dans une autre version de Muslim: « J'ai entendu mon bien-aimé dire : L'ornement du croyant atteindra ce qu'atteint l'eau des ablutions. »

Elle s’est repenti d’un repentir tel que s’il était réparti entre soixante-dix des habitants de Médine, il leur suffirait. As-tu vu un meilleur repentir que d’offrir sa vie à Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur ?

Abû Nujayd ‘Imrân ibn Ḥuṣayn Al-Khuzâ’î (qu’Allah l’agrée) relate qu’une femme de Juhaynah, enceinte d’un adultère, vint dire au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis un acte qui mérite une sentence, inflige-la-moi ! » Le Prophète d’Allah (sur lui la paix et le salut) convoqua son tuteur et lui dit : « Prend soin d’elle et amène-la-moi lorsqu’elle aura accouché ! » Ce que l’homme fit. Alors, le Prophète d’Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna de bien attacher ses vêtements sur elle, ensuite il ordonna qu’on la lapide. Puis, il pria sur sa dépouille. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Tu pries sur elle alors qu’elle a commis l’adultère ? » Il répondit : « Elle s’est repenti d’un repentir tel que s’il était réparti entre soixante-dix des habitants de Médine, il leur suffirait. As-tu vu un meilleur repentir que d’offrir sa vie à Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur ? »

Je lavais les traces de liquide séminal qui se trouvaient sur les vêtements du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ; il sortait ensuite pour la prière alors que l'on pouvait encore voir les tâches d'eau sur son vêtement.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Je lavais les traces de liquide séminal qui se trouvaient sur les vêtements du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut); il sortait ensuite pour la prière alors que l'on pouvait encore voir les tâches d'eau sur son vêtement. » Dans une version de Muslim : « ...je le frottais vivement sur le vêtement du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui priait ensuite en le portant ».

J'étais chez Sa'îd ibn Jubayr quand il demanda : « Qui a vu, parmi vous, l'étoile tomber hier ? - Je répondis : Moi ! Puis, j'ai dit : Toutefois, je n'étais pas en train de prier, mais j'avais été piqué [par un scorpion]

Ḥuṣayn ibn 'Abdirraḥmân a dit : « J'étais chez Sa'îd ibn Jubayr quand il demanda : « Qui a vu, parmi vous, l'étoile tomber hier ? - Je répondis : Moi ! Puis, j'ai dit : Toutefois, je n'étais pas en train de prier, mais j'avais été piqué [par un scorpion] - Qu'as-tu fait alors ? demanda-t-il. - J'ai demandé qu'on m'exorcise, répondis-je. - Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ? ajouta-t-il. - Je répliquai : Un hadith que nous a rapporté Ash-Sha'bî. - Et que vous a-t-il rapporté ? demanda-t-il. - J’ai dit : Il nous a rapporté que Buraydah ibn Al-Ḥuṣayb [Al-Aslamî] a dit : « Point d'exorcisme sauf en cas de mauvais œil ou de poison ! » [Sa'îd] ajouta : A bien agi quiconque s’est arrêté à ce qu'il a entendu ! Mais, Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) nous a rapporté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les communautés m'ont été présentées. J'ai vu un Prophète qui n'avait avec lui qu'un petit groupe, un autre avec un ou deux hommes, et un troisième qui n’avait personne avec lui. C'est alors que j’ai aperçu une masse noire de gens et j'ai cru qu'il s'agissait de ma communauté, mais on m'a dit : « C'est Moïse (sur lui la paix) et son peuple. [Regarde plutôt vers l'horizon !] » J'ai alors regardé et j'ai vu une masse [encore plus] noire de gens. On m'a alors dit : [« Regarde l'autre côté de l'horizon ! » Et il y avait également une masse noire de gens.] – « Voici ta communauté ! Et parmi eux, il y en aura soixante-dix mille qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment. » Il se leva ensuite et regagna sa maison. Les gens polémiquèrent au sujet de ceux qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment. Certains dirent : « Peut-être s'agit-il de ceux qui ont tenu compagnie au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » D'autres supposèrent : « Peut-être s'agit-il de ceux qui sont nés dans l'islam et n'ont donné aucun associé à Allah. » Et ils mentionnèrent d'autres choses [encore]. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortit alors à leur rencontre et demanda : « A quel sujet polémiquez-vous ? » Ils l'en informèrent, alors il déclara : « Ce sont ceux qui ne demandent pas qu'on pratique l’exorcisme sur eux, qui ne se cautérisent pas, qui ne consultent pas les augures et qui placent entièrement leur confiance en leur Seigneur. » 'Ukâshah ibn Miḥṣan se leva alors et dit : « Invoque Allah pour qu'Il me compte parmi eux ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) affirma : « Tu es l'un d'entre eux ! » Un autre homme se leva et demanda : « Invoque Allah pour qu'Il me compte parmi eux ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : « 'Ukâshah t'a devancé. »

et fit ses ablutions devant eux comme le Prophète ﷺ les faisait

D'après Yahyâ ibn 'Ummarah Al Mâzinî qui a dit : « J’ai vu ‘Amrû ibn Abî Ḥassan interroger ‘AbdaLlah ibn Zayd à propos des ablutions du Prophète ﷺ. Alors, il [Ibn Zayd] demanda un petit récipient d'eau et fit ses ablutions devant eux comme le Prophète ﷺ les faisait. Il pencha le récipient et versa [de l’eau] sur ses mains et les lava à trois reprises. Ensuite, il plongea ses mains dans le récipient, et se rinça la bouche et le nez trois fois, en reprenant de l’eau à chaque reprise. Puis, il plongea de nouveau ses mains dans le récipient et se lava le visage trois fois. Ensuite, il introduisit ses mains une nouvelle fois dans le récipient, et se lava les bras jusqu’aux coudes, deux fois. Puis, il introduisit de nouveau ses mains [dans le récipient] et s’essuya la tête, de l'avant vers l’arrière et inversement, une seule fois. Enfin, il se lava les pieds jusqu'aux chevilles. »

Ne sais-tu pas que l'Islam annule ce qui le précède, que l'émigration annule ce qui la précède et que le Pèlerinage annule ce qui le précède ?

Ibn Shimâsah Al-Mahrî relate : « Nous étions auprès de 'Amr ibn Al-’Âṣ alors qu’il était sur le point de mourir. Il pleura longuement et tourna son visage vers le mur. Son fils lui dit alors : Ô, père ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne t'a-t-il pas annoncé ceci et cela ? - Il se tourna alors vers nous et dit : « la meilleure chose que nous ayons préparée est d'attester qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] excepté Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah. Je suis passé par trois étapes : il fut un temps où personne ne détestait plus le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) que moi. Personne ne désirait plus que moi l'avoir à sa merci et le tuer. Si j'étais mort dans cet état, je serais parmi les gens de l'Enfer. Ensuite, quand Allah fit pénétrer l'Islam dans mon cœur, je vins au Prophète (sur lui la paix et le salut) et dis : « Tends la main droite, que je te prête serment ! » Lorsqu’il tendit la main, je retirai la mienne. Il dit : « Qu'as-tu, 'Amr ?! - Je dis : je veux poser une condition ! Il dit : laquelle ? Je dis : Que je sois pardonné ! Il dit : Ne sais-tu pas que l'Islam annule tout ce qui le précède, que l'émigration annule tout ce qui la précède et que le Pèlerinage annule tout ce qui le précède ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) devint alors la personne que j'aimais et respectais le plus ; personne n'était plus vénérable à mes yeux ; je le vénérais tellement que je ne pouvais pas le regarder dans les yeux ; si on me demandait de le décrire j'en serais incapable car je ne le fixais jamais. Si j'étais mort dans cet état, j'eus espéré faire partie des gens du Paradis. Puis, j'ai occupé certaines responsabilités dont j'ignore mon état. Si, par conséquent, je venais à mourir, qu'aucune pleureuse et qu'aucun feu ne m'accompagnent. Ensuite, lorsque vous m'aurez placé dans la tombe, jetez de la terre sur moi, puis, restez le temps qu'il faut pour égorger un chameau et partager sa viande de sorte à ce que vous me teniez compagnie et que je vois ce que je dois répondre aux Messagers de mon Seigneur.

Ô Messager d’Allah ! J'ai failli ne pas prier la prière du « ’Aṣr » ! [Je l'ai priée] au moment où le soleil était sur le point de se coucher ! - Par Allah ! s'exclama le Prophète (sur lui la paix et le salut), moi-même, je ne l’ai pas [encore] priée ! » Ensuite, poursuivit ‘Umar, nous nous dirigeâmes vers Buṭḥân, où le Prophète (sur lui la paix et le salut) fît ses ablutions pour la prière. Nous fîmes de même. Là, il accomplit [la prière du] « ’Aṣr », après le coucher du soleil, et pria ensuite la prière du coucher (« Al-Maghrib »).

Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que, le jour de la bataille du Fossé, ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) vint [voir le Prophète (sur lui la paix et le salut)], après le coucher du soleil en insultant les infidèles Qurayshites. Il dit : « Ô Messager d’Allah ! J'ai failli ne pas prier la prière du « ’Aṣr » ! [Je l'ai priée] au moment où le soleil était sur le point de se coucher ! - Par Allah ! s'exclama le Prophète (sur lui la paix et le salut), moi-même, je ne l’ai pas [encore] priée ! » Ensuite, poursuivit ‘Umar, nous nous dirigeâmes vers Buṭḥân, où le Prophète (sur lui la paix et le salut) fît ses ablutions pour la prière. Nous fîmes de même. Là, il accomplit [la prière du] « ’Aṣr », après le coucher du soleil, et pria ensuite la prière du coucher (« Al-Maghrib »). »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) versait l’eau sur sa tête trois fois.

Abû Ja’far Muḥammad ibn ‘Alî ibn Al-Ḥusayn ibn ‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah les agrée) nous informe que lui et son père se trouvaient chez Jâbir ibn ‘Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père). D'autres personnes se trouvaient chez lui. Ces derniers l’interrogèrent sur le lavage rituel. Il dit : « un « Ṣâ’ » te suffit ! - Cela ne me suffit pas ! rétorqua quelqu'un. - Cela suffisait, répliqua Jâbir, à celui qui avait plus de cheveux que toi et qui était meilleur que toi ! » Il parlait du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Ensuite, il nous dirigea en prière, dans un seul vêtement. Et dans une autre version : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) versait l’eau sur sa tête trois fois.»

Je vins voir le Prophète (sur lui paix et le salut) alors qu’il se curait les dents à l’aide d’un bâton de siwâk tendre. Tandis que le siwâk était dans sa bouche et l’extrémité du bâton sur sa langue, il émit des sons qui donnaient l'impression qu’il était en train de vomir.

Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) dit : « Je vins voir le Prophète (sur lui paix et le salut) alors qu’il se curait les dents à l’aide d’un bâton de siwâk tendre. Tandis que le siwâk était dans sa bouche et l’extrémité du bâton sur sa langue, il émit des sons qui donnaient l'impression qu’il était en train de vomir. »

« Certes, il te suffisait de faire comme cela avec tes mains ! » Il frappa alors ses mains à la surface du sol, une seule fois, puis essuya sa main gauche à l’aide de sa main droite et la paume des mains, puis son visage.

D'après ʽAmmâr ibn Yâsir (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ m’envoya régler une affaire. [Durant le voyage] Je suis tombé en état d'impureté majeure (Al Janâbah) et je n'ai pas trouvé d'eau [pour me purifier]. Je me suis alors roulé sur le sol, comme le ferait une bête. Ensuite, je suis revenu auprès du Prophète ﷺ et je lui ai raconté. Alors, il ﷺ a dit : « Certes, il te suffisait de faire comme cela avec tes mains ! » Il frappa alors ses mains à la surface du sol, une seule fois, puis essuya sa main gauche à l’aide de sa main droite et la paume des mains, puis son visage. »

La veille de la bataille d'Uḥud, mon père m'appela de nuit et me dit : « Je crois que je serais parmi les premiers des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) à se faire tuer...

Jabir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « La veille de la bataille d'Uḥud, mon père m'appela de nuit et me dit : « Je crois que je serais parmi les premiers des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) à se faire tuer à la bataille qui se prépare, et je ne laisse derrière moi personne de plus cher, après le Prophète (sur lui la paix et le salut), que toi. J'ai quelques dettes, règle-les, et prend bien soin de tes sœurs. » Le matin, il fut le premier tué. On l'enterra dans la même fosse qu'un autre Compagnon. Par la suite, il me déplu de le laisser dans la même fosse qu'un autre ; six mois après, je l'exhumai. Exceptée une légère altération à l'oreille, il était intact comme le jour où je l'ai enterré. Je le mis dans une tombe tout seul. »

Un homme, qui venait de poser son pied sur l'étrier, demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Quel est le meilleur djihâd ? – Toute parole de vérité en face d'un dirigeant injuste, répondit le Prophète. »

Ṭâriq ibn Shihâb Al-Bajalî Al-Aḥmasî (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme, qui venait de poser son pied sur l'étrier, demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Quel est le meilleur djihâd ? – Toute parole de vérité en face d'un dirigeant injuste, répondit le Prophète. »

Ô Messager d’Allah ! comment se fait-il que les gens se soient désacralisés de leur ‘Umrah, et pas toi ? - Il répondit : « Je me suis enduit la tête et j’ai orné le cou de mes offrandes, alors je ne me désacraliserai qu’après avoir effectué mon sacrifice ! »

Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), a dit : « Ô Messager d’Allah ! comment se fait-il que les gens se soient désacralisés de leur ‘Umrah, et pas toi ? » Il répondit : « Je me suis enduit la tête et j’ai orné le cou de mes offrandes, alors je ne me désacraliserai qu’après avoir effectué mon sacrifice ! »

J’ai prêté [serment d’] allégeance au Messager d'Allah ﷺ [m’engageant] à attester qu'il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah, à accomplir la prière, à m’acquitter de l’aumône légale, à écouter et obéir [au dirigeant] et à sincèrement conseiller chaque musulman.

D'après Jarîr ibn 'AbdiLlah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « J’ai prêté [serment d’] allégeance au Messager d'Allah ﷺ [m’engageant] à attester qu'il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah, à accomplir la prière, à m’acquitter de l’aumône légale, à écouter et obéir [au dirigeant] et à sincèrement conseiller chaque musulman. »

Jâbir ibn ʽAbdillah Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude de prier la prière du midi au moment où il faisait le plus chaud, celle de l'après-midi quand le soleil était bien brillant et celle du couchant dès que le soleil disparaissait. »

Jâbir ibn ʽAbdillah Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude de prier la prière du midi au moment où il faisait le plus chaud, celle de l'après-midi quand le soleil était bien brillant et celle du couchant dès que le soleil disparaissait. Quant à la prière de la nuit, parfois il la retardait et parfois il la hâtait. S'il les voyait [c'est à dire : ses Compagnons] réunis, il la hâtait et s'il voyait qu'ils tardaient à venir, il la retardait. Et pour ce qui est de la prière de l'aube, le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'accomplissait quand il faisait encore sombre. »

Je passai la nuit chez ma tante Maymûnah lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva, de nuit, pour prier. Je me levai et me mis debout à sa gauche. Il me saisit alors par la tête et me plaça à sa droite.

ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Je passai la nuit chez ma tante Maymûnah lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva, de nuit, pour prier. Je me levai et me mis debout à sa gauche. Il me saisit alors par la tête et me plaça à sa droite. »

J'allai trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) à la Mecque ; il était sous une tente en cuir rouge. Bilâl (qu'Allah l'agrée) sortit avec l'eau de ses ablutions ; certains en recueillirent et d'autres en furent arrosés.

Abû Juḥayfah Wahb ibn ʽAbdillah As-Suwâ'î (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'allai trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) à la Mecque ; il était sous une tente en cuir rouge. Bilâl (qu'Allah l'agrée) sortit avec l'eau de ses ablutions ; certains en recueillirent et d'autres en furent arrosés. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit vêtu d'une tunique rouge. Il me semble encore voir la blancheur de ses tibias. Il fit ses ablutions et Bilâl (qu'Allah l'agrée) appela à la prière. Je me mis à suivre sa bouche de-ci, de-là, il dit à droite et à gauche : « Accourez à la prière ! Accourez à la réussite ! » Puis, on planta une pique à l'intention du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui s'avança et fit la prière du midi (« Ṣalât Aẓ-Ẓuhr ») en deux cycles de prière (« rak'ah »). Il n'eut de cesse de faire la prière en deux rak'ah jusqu'à son retour à Médine. »

Malheur aux talons qui seront en Enfer !

Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée), ʽAbdullah ibn ʽAmr (qu'Allah l'agrée) et ʽÂ'ishâh (qu'Allah l'agrée) relatent que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Malheur aux talons qui seront en Enfer ! »

Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait repoussé la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ’ ») jusque tard dans la nuit, ‘Umar sortit le voir et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Les femmes et les enfants se sont endormis. » Le Prophète sortit alors, sa tête ruisselait d’eau puis il dit : « Si je ne redoutais pas d’alourdir la charge de ma communauté, ou des gens, je lui aurai ordonné de prier à cette heure-ci.

ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait repoussé la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ’ ») jusque tard dans la nuit, ‘Umar sortit le voir et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Les femmes et les enfants se sont endormis. » Le Prophète sortit alors, sa tête ruisselait d’eau puis il dit : « Si je ne redoutais pas d’alourdir la charge de ma communauté, ou des gens, je lui aurai ordonné de prier à cette heure-ci. »

Qu’Allah remplisse de feu leurs maisons et leurs tombes tout comme ils nous ont détournés de la prière intermédiaire jusqu’à ce que le soleil se couche !

‘Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’Allah remplisse de feu leurs maisons et leurs tombes tout comme ils nous ont détournés de la prière intermédiaire jusqu’à ce que le soleil se couche ! » Et dans une version de Muslim : « Ils nous ont détournés de la prière intermédiaire, la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») ! Il l'effectua ensuite entre les prières du coucher et du crépuscule. Muslim rapporte aussi d’après ‘Abdullah ibn Mas’ûd : « Les polythéistes empêchèrent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’accomplir la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») jusqu’à ce que le soleil palisse. Ce dernier dit alors : « Ils nous ont détournés de la prière intermédiaire (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») ! Qu’Allah remplisse de feu leurs entrailles et leurs tombes ! »

Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et la paix) priait la prière de l'aube (« ṣalât al-fajr »), des femmes parmi les croyantes assistaient [à la prière] avec lui. Elles étaient enveloppées dans leurs vêtements et rentraient ensuite chez elles. L’obscurité faisait qu’on ne les reconnaissait pas.

ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) dit : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et la paix) priait la prière de l'aube (« ṣalât al-fajr »), des femmes parmi les croyantes assistaient [à la prière] avec lui. Elles étaient enveloppées dans leurs vêtements et rentraient ensuite chez elles. L’obscurité faisait qu’on ne les reconnaissait pas. »

Lève-toi et prie « Al-Witr », ô ʽÂ'ishah !

ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait sa prière nocturne tandis qu’elle était allongée devant lui. Lorsqu’il ne lui restait plus que sa dernière prière impaire (« Al-Witr ») à accomplir, il la réveillait et elle l’accomplissait. Dans une autre version : « Lorsqu’il ne lui restait plus que sa dernière prière impaire (« Al-Witr ») [à accomplir], le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait à ʽÂ'ishah’ : « Lève-toi et prie « Al-Witr », ô ʽÂ'ishah ! »

Les meilleures des aumônes sont : l’ombre d’une tente en poils de chèvre offerte dans la voie d’Allah, le don d’un serviteur offert dans la voie d’Allah, ou bien encore une chamelle en âge d’être féconde dans la voie d’Allah.

Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les meilleures des aumônes sont : l’ombre d’une tente en poils de chèvre offerte dans la voie d’Allah, le don d’un serviteur offert dans la voie d’Allah, ou bien encore une chamelle en âge d’être féconde dans la voie d’Allah. »

Il a bien peu œuvré et fut grandement récompensé !

Al-Barâ' (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) le visage bardé de fer et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Dois-je combattre ou dois-je d'abord entrer en Islam ? » Il répondit : « entre d’abord en Islam, ensuite seulement combats ! » L’homme entra donc en Islam, puis combattit et fut tué. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Il a bien peu œuvré et fut grandement récompensé ! »

Par Allah ! N’insistez pas lorsque vous [me] demandez [une chose] ! En effet, celui d’entre vous qui me demande [quelque chose] avec insistance et que je finis par le lui donner bien que j'y répugne, ce qu’il recevra [de moi] sera vide de toute bénédiction.

Abû ‘Abd ar-Rahmân Mu’âwiyah ibn Abî Sufyân relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par Allah ! N’insistez pas lorsque vous [me] demandez [une chose] ! En effet, celui d’entre vous qui me demande [quelque chose] avec insistance et que je finis par le lui donner bien que j'y répugne, ce qu’il recevra [de moi] sera vide de toute bénédiction. »

Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection.

Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection. » ‘Urwah Al-Bariqî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection : la récompense et le butin. »

Allah pardonne tout au martyr, sauf les dettes.

ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah pardonne tout au martyr, sauf les dettes. » Et dans une autre version : « Se faire tuer dans la voie d’Allah expie tous les péchés, sauf les dettes. »

Si tu l’avais plutôt donnée à tes oncles maternels, ta récompense en aurait été plus grande.

On rapporte au sujet de la mère des croyants, Maymûnah bint Al-Ḥârith (qu'Allah l'agrée), qu’elle affranchit un jour une esclave, sans en demander la permission au Prophète (sur lui la paix et le salut). Quand vint le jour où il se consacrait à elle, elle lui dit : « Ô Messager d’Allah ! As-tu remarqué que j’ai affranchi mon esclave ? - Il demanda : Vraiment ? - Oui, répondit-elle. - Si tu l’avais plutôt donnée à tes oncles maternels, lui dit alors le Messager (sur lui la paix et salut), ta récompense en aurait été plus grande. »

Donnez-lui ! Car les meilleurs d'entre vous sont ceux qui remboursent leurs dettes de la meilleure façon.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme vint réclamer au Prophète (sur lui la paix et le salut) ce qu'il lui devait et fit preuve de rudesse à son égard. Ses Compagnons (qu’Allah les agrée) furent sur le point de s'en prendre à lui lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Laissez-le ! Celui qui est dans son droit a le droit de parole ! » Il dit ensuite : « Donnez-lui une bête du même âge que la sienne. - Ils dirent : Ô, Messager d'Allah ! Nous ne trouvons que des bêtes d'un âge meilleur que la sienne ! - Il dit : Donnez-lui ! Car les meilleurs d'entre vous sont ceux qui remboursent leurs dettes de la meilleure façon. »

Ses biens sont certes ceux qu’il a dépensés, et ceux de son héritier sont ceux qu’il a mis de côté !

Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lequel d’entre vous préfère les biens de son héritier à ses propres biens ? » Les gens répondirent : « Ô Messager d’Allah ! Personne d’entre nous ne préfère les biens de son héritier ! » Il leur dit : « Ses biens sont certes ceux qu’il a dépensés, et ceux de son héritier sont ceux qu’il a mis de côté ! »

Trois genres de personnes ont une double récompense : Un homme parmi les gens du Livre, qui a cru en son Prophète, puis a cru en Muḥammad ; un esclave qui s’est acquitté du droit d’Allah ainsi que du droit de ses maîtres ; un homme qui possédait une esclave, l’a éduquée et instruite de la meilleure des manières, puis lui a rendu sa liberté et l’a épousée ; [à chacun d'entre eux, donc,] une double récompense.

Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Trois genres de personnes ont une double récompense : Un homme parmi les gens du Livre, qui a cru en son Prophète, puis a cru en Muḥammad ; un esclave qui s’est acquitté du droit d’Allah ainsi que du droit de ses maîtres ; un homme qui possédait une esclave, l’a éduquée et instruite de la meilleure des manières, puis lui a rendu sa liberté et l’a épousée ; [à chacun d'entre eux, donc,] une double récompense. »

« Un homme parmi ceux qui vous ont précédés fut jugé. On ne lui trouva aucun bien, si ce n’est qu’il accordait des prêts aux gens et, comme il était aisé, il ordonnait à ses serviteurs de se montrer conciliants envers celui qui était en difficulté. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a dit : " Nous sommes plus Digne que lui d’un tel comportement ! Passez outre ses péchés ! "

Abû Mas’ûd Al-Badrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme parmi ceux qui vous ont précédés fut jugé. On ne lui trouva aucun bien, si ce n’est qu’il accordait des prêts aux gens et, comme il était aisé, il ordonnait à ses serviteurs de se montrer conciliants envers celui qui était en difficulté. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a dit : " Nous sommes plus Digne que lui d’un tel comportement ! Passez outre ses péchés ! " »

Ô Banî Salamah ! Restez dans vos demeures ! Vos traces seront inscrites ! Restez dans vos demeures ! Vos traces seront inscrites !

Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Les Banî Salamah envisagèrent de déménager près de la mosquée. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) apprit cela, il leur dit : " J’ai entendu dire que vous vouliez emménager près de la mosquée ? Ils répondirent : Effectivement, ô Messager d’Allah ! Il dit alors : Ô Banî Salamah ! Restez dans vos demeures ! Vos traces seront inscrites ! Restez dans vos demeures ! Vos traces seront inscrites ! " Et dans une autre version : " Pour chaque pas, un degré ! " »

Qu’Allah fasse miséricorde a un homme qui se lève la nuit pour prier et réveille sa femme, puis lui passe, si elle refuse, un peu d’eau sur le visage. Et qu’Allah fasse également miséricorde à une femme qui se lève la nuit pour prier et réveille son mari, puis lui passe, s’il refuse, un peu d’eau sur le visage.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde a un homme qui se lève la nuit pour prier et réveille sa femme, puis lui passe, si elle refuse, un peu d’eau sur le visage. Et qu’Allah fasse également miséricorde à une femme qui se lève la nuit pour prier et réveille son mari, puis lui passe, s’il refuse, un peu d’eau sur le visage. »

Prenez part aux expéditions dans la voie d’Allah ! Celui qui a combattu dans la voie d’Allah [ne serait-ce que] le temps qui sépare les deux traites d’une chamelle se verra obligatoirement attribuer le Paradis. »

Abu Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « L'un des Compagnons du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) passa par défilé de montagne où se trouvait une petite source d’eau douce. L’endroit lui plut et il dit : « Ah ! Si je me détachais de ce bas monde et m’installais dans ce défilé ! Toutefois, jamais je ne le ferai sans prendre - au préalable - l’avis du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). » Il rapporta donc cela au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui lui dit : « N’en fais rien ! Que l’un d’entre vous s’engage dans la voie d’Allah a plus de mérite que la prière [qu’il accomplirait] dans sa maison durant soixante-dix ans. Voulez-vous qu’Allah vous accorde Son Pardon et vous fasse entrer au Paradis ? Prenez part aux expéditions dans la voie d’Allah ! Celui qui a combattu dans la voie d’Allah [ne serait-ce que] le temps qui sépare les deux traites d’une chamelle se verra obligatoirement attribuer le Paradis. »

Dix choses relèvent de la nature originelle : Se tailler la moustache, se laisser pousser la barbe, se nettoyer les dents, se rincer le nez, se couper les ongles, se laver les plis des doigts, s’épiler les aisselles, se raser le pubis, diminuer l'eau

ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Dix choses relèvent la nature originelle : Se tailler la moustache, se laisser pousser la barbe, se nettoyer les dents, se rincer le nez, se couper les ongles, se laver les plis des doigts, s’épiler les aisselles, se raser le pubis, diminuer l'eau. » Le transmetteur dit : « J’ai oublié la dixième, mais je crois qu'il s'agit du fait de se gargariser la bouche. » Wakî’, l’un des transmetteurs, a dit : « Le neuvième point signifie : se laver après avoir accompli ses besoins. »

Efforce-toi de te prosterner abondamment pour Allah car, certes, tu n'effectueras pas une prosternation pour Allah sans que grâce à elle Allah t'élève en degrés et t'efface un péché.

D'après Ma'dân ibn Abî Talhah Al Ya'mariyy qui a dit : J'ai rencontré Thawbân, l'esclave affranchi du Messager d'Allah ﷺ alors je lui ai demandé : " Informe-moi d'une œuvre que je puisse accomplir et grâce à laquelle Allah me fera entrer au Paradis ? " ou il a dit : " ... de la plus aimée des œuvres auprès d'Allah... " Il se tût alors. Je lui demanda de nouveau, mais il se tût encore. Je lui demanda alors une troisième fois, et là il répondit : " J'ai demandé la même chose au Messager d'Allah ﷺ, il répondit : " Efforce-toi de te prosterner abondamment pour Allah car, certes, tu n'effectueras pas une prosternation pour Allah sans que grâce à elle Allah t'élève en degrés et t'efface un péché. " Ma'dân a dit : " Ensuite, j'ai rencontré Abû Ad-Dardâ' et je lui ai demandé la même chose. Alors, il m'a dit exactement ce que Thawbân m'avait dit. "

Pèse et fais bon poids !

Abû Ṣafwân Suwayd ibn Qays (qu’Allah l’agrée) a dit : « Makhrama Al-‘Abdi et moi avons rapporté de l’étoffe de la région de Hajar. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) vint nous voir afin de marchander le prix des pantalons. J’avais un employé qui était chargé de faire les pesées. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Pèse et fais bon poids ! »

L’histoire de Barîrah (qu’Allah l’agréée) et de son mari.

ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate au sujet de l’histoire de Barîrah (qu’Allah l’agréée) et de son mari que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Pourquoi ne reviens-tu pas avec lui ? - Ô Messager d’Allah, rétorqua Barîrah, est-ce un ordre de ta part ? - Je ne fais qu’intercéder, répondit le Prophète. - Dans ce cas, je n’ai que faire de lui. »

Nous avions l'habitude de préparer pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le bâton avec lequel il se nettoyait les dents et l'eau avec laquelle il se purifiait. Quand Allah le réveillait, quel que soit le moment de la nuit, il se nettoyait les dents, faisait les ablutions et priait.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Nous avions l'habitude de préparer pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le bâton avec lequel il se nettoyait les dents et l'eau avec laquelle il se purifiait. Quand Allah le réveillait, quel que soit le moment de la nuit, il se nettoyait les dents, faisait les ablutions et priait. »

Certains mois, il arrivait que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mangeait au point que nous pensions qu’il ne jeûnait aucun jour de ce mois. Et il arrivait qu’il jeûnât tellement que nous pensions qu’il ne mangeait aucun jour de ce mois. Si tu voulais le voir en train de prier à un quelconque moment de la nuit, tu pouvais le voir. De même, si tu voulais le voir dormir, tu pouvais aussi le voir.

Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Certains mois, il arrivait que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mangeait au point que nous pensions qu’il ne jeûnait aucun jour de ce mois. Et il arrivait qu’il jeûnât tellement que nous pensions qu’il ne mangeait aucun jour de ce mois. Si tu voulais le voir en train de prier à un quelconque moment de la nuit, tu pouvais le voir. De même, si tu voulais le voir dormir, tu pouvais aussi le voir. »

Le menteur n'est pas celui qui réconcilie les gens en attribuant des paroles bienveillantes, ou en disant du bien.

Um Kulthum bint ‘Uqbah ibn Abî Mu’ayṭ (qu’Allah l’agrée) relate qu’elle a entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Le menteur n'est pas celui qui réconcilie les gens en attribuant des paroles bienveillantes, ou en disant du bien. » Dans la version rapportée par Muslim, il y a un rajout où elle a dit : « Je ne l’ai jamais entendu autoriser le mensonge dans les propos des gens sauf dans trois cas : en temps de guerre ; en vue de réconcilier des gens ; lorsque l’homme parle à sa femme et lorsque la femme parle à son mari. »

Celui qui entretient le lien de parenté n'est pas celui qui le fait en contrepartie, celui qui entretient le lien de parenté est celui qui entretient son lien de parenté lorsqu'il est rompu !

'Abdoullah ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : " Celui qui entretient le lien de parenté n'est pas celui qui le fait en contrepartie, celui qui entretient le lien de parenté est celui qui entretient son lien de parenté lorsqu'il est rompu ! "

Personne de ceux qui entrent au Paradis n’aimerait revenir dans ce bas monde, même s’il y possédait tout ce qui s’y trouve, à l’exception du martyr. Après avoir vu les honneurs qui lui y sont réservés, il aimerait revenir sur terre puis y être tué dix fois.

Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Personne de ceux qui entrent au Paradis n’aimerait revenir dans ce bas monde, même s’il y possédait tout ce qui s’y trouve, à l’exception du martyr. Après avoir vu les honneurs qui lui y sont réservés, il aimerait revenir sur terre puis y être tué dix fois. » Et dans une [autre] version : « Après avoir vu les vertus du martyr. »

Le combattant dans le sentier d’Allâh est semblable à un homme qui jeûnerait, veillerait la nuit en prière en récitant les versets d’Allah et ne cesserait de jeûner et de prier ainsi jusqu’à ce que revienne le combattant dans le sentier d’Allah.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’on demanda : « Ô Messager d’Allah ! Quelle œuvre pourrait égaler le combat dans le sentier d’Allah ? « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Vous n’en seriez pas capables ! » Ils réitérèrent leur question deux ou trois fois et eurent la même réponse à chaque fois : « Vous n’en seriez pas capables ! » Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Le combattant dans le sentier d’Allâh est semblable à un homme qui jeûnerait, veillerait la nuit en prière en récitant les versets d’Allah et ne cesserait de jeûner et de prier ainsi jusqu’à ce que revienne le combattant dans le sentier d’Allah. » Dans la version de al-Bukhârî : « Un homme demanda : « Ô Messager d’Allah ! Indique-moi une œuvre qui égale le combat dans le sentier d’Allah ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Je n’en trouve aucune. » Puis, il lui a demandé : « Pendant que le combattant part au combat, peux-tu rester à la mosquée, y prier sans relâche et observer le jeûne sans manger ? » L’homme répondit : « Qui donc est capable d’une telle chose ? »

Celui qui met à disposition un cheval dans le sentier d’Allah, parce qu’il a foi en Allah et croit en Sa promesse, trouvera dans sa balance, au Jour de la Résurrection, la nourriture de son cheval ainsi que sa boisson, son urine et son crottin.

Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui met à disposition un cheval dans le sentier d’Allah, parce qu’il a foi en Allah et croit en Sa promesse, trouvera dans sa balance, au Jour de la Résurrection, la nourriture de son cheval ainsi que sa boisson, son urine et son crottin. »

Le Paradis est assuré à tout musulman qui combat au service d'Allah, ne serait-ce que le temps qui sépare les deux traites d'une chamelle. Celui qui est blessé au service d'Allah ou frappé par quelque malheur viendra, au Jour de la Résurrection, avec sa blessure saignant comme elle n'a jamais saigné auparavant. Sa couleur sera celle du safran et son odeur, celle du musc.

Mu'adh (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le Paradis est assuré à tout musulman qui combat au service d'Allah, ne serait-ce que le temps qui sépare les deux traites d'une chamelle. Celui qui est blessé au service d'Allah ou frappé par quelque malheur viendra, au Jour de la Résurrection, avec sa blessure saignant comme elle n'a jamais saigné auparavant. Sa couleur sera celle du safran et son odeur, celle du musc. »

Quel excellent homme est 'Abdullah ! Si seulement il priait la nuit !

Sâlim ibn 'Abdillah ibn 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah les agrée) relate d'après son père que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quel excellent homme que 'Abdullah ibn 'Umar ! Si seulement il priait la nuit ! » Sâlim ibn 'Abdillah (qu'Allah les agrée) a dit : « Par la suite, 'Abdullah (qu'Allah l'agrée) ne dormait que très peu la nuit. »

Vois-tu si je suis tué en combattant dans le sentier d'Allah, mes péchés seront-ils expiés ?

Abu Qatâdah Al-Ḥârith ibn Ribʽî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit debout parmi eux et leur dit : « Le combat dans le sentier d'Allah et la foi en Allah sont les meilleures œuvres ». Un homme se leva et demanda : « Ô Messager d'Allah ! Vois-tu si je suis tué en combattant dans le sentier d'Allah, mes péchés seront-ils expiés ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit : « Oui, si tu fais preuve de patience, que tu espères la récompense et que tu fais front sans tourner le dos ». Puis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Comment as-tu dit ? » L'homme reprit : « Vois-tu si je suis tué en combattant dans le sentier d'Allah, mes péchés seront-ils expiés ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Oui, si tu fais preuve de patience, que tu espères la récompense et que tu fais front sans tourner le dos. À l'exception de la dette. Et c’est certes Jibrîl (sur lui la paix) qui m’a dit cela. »

Ne porte de la soie que celui qui n’a aucune part !

‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne portez pas de soie ! Car celui qui en porte ici-bas n'en portera pas dans l'au-delà. » Et dans une autre version : « Ne porte de la soie que celui qui n’a aucune part ! » Et dans une version de al-Bukhârî : « ... celui qui n’a aucune part dans l’au-delà ! »

Que non ! Je l'ai vu en Enfer portant un manteau - ou une cape - qu'il avait dérobé du butin !

Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « Le jour de Khaybar, certains Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) se mirent à annoncer : « Untel est martyr ! Untel est martyr ! » jusqu’à ce qu'ils passent près d'un homme dont ils dirent : « Untel est martyr ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : « Que non ! Je l'ai vu en Enfer portant un manteau - ou une cape - qu'il avait dérobé du butin ! »

Quelle aumône est la mieux rétribuée ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « C’est l’aumône que tu fais lorsque tu es en bonne santé, avare, que tu crains la pauvreté et souhaites la richesse, et sans attendre que le moment où l’âme remonte à la gorge au cours de son dernier souffle pour dire : « Donnez tant à untel, tant à tel autre, et que cela revienne à untel ! »

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme vint questionner le Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Quelle aumône est la mieux rétribuée ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « C’est l’aumône que tu fais lorsque tu es en bonne santé, avare, que tu crains la pauvreté et souhaites la richesse, et sans attendre que le moment où l’âme remonte à la gorge au cours de son dernier souffle pour dire : " Donnez tant à untel, tant à tel autre, et que cela revienne à untel ! " »

Félicitations ! Voilà une richesse prospère ! Voilà une richesse prospère ! J’ai bien entendu ce que tu as dit. Cependant, je vois que tu devrais plutôt le dépenser au profit de tes proches.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate qu’Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) possédait des biens en palmiers plus que tout autre Anṣâr à Médine. Son bien le plus précieux était « Bayraḥâ‘ » située en face de la mosquée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’y rendait et buvait de son eau douce. Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) ajouta : « Lorsque ce verset fut révélé : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous aimez.)} [Coran : 3/92] Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) se leva et se dirigea vers le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : « Ô Messager d’Allah ! Certes, Allah, Exalté soit-Il, t’a révélé : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous aimez.)} et mon bien le plus précieux est « Bayraḥâ‘ ». Je la donne en aumône pour Allah, Exalté soit-Il, et j’en espère le bien et la récompense auprès de Lui. Disposes-en comme tu le souhaites, ô Messager d’Allah ! » Il lui dit alors : « Félicitations ! Voilà une richesse prospère ! Voilà une richesse prospère ! J’ai bien entendu ce que tu as dit. Cependant, je vois que tu devrais plutôt le dépenser au profit de tes proches.». Alors, Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je la partagerai entre eux, ô Messager d’Allah ! » Et c’est ainsi qu’Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) répartit cette palmeraie entre ses proches et ses cousins paternels.

Certes, cet homme nous a suivi. Si tu le souhaites, tu lui accordes ta permission et si tu le souhaites, il s'en va.

Abû Mas'ud al-Badrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) fut invité par un homme en tant que cinquième personne pour un repas préparé en son honneur. Cependant, un homme les suivit et quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva devant la porte, il dit : « Certes, cet homme nous a suivi. Si tu le souhaites, tu lui accordes ta permission et si tu le souhaites, il s'en va. » Alors, l'homme répondit : « Non, je lui donne plutôt ma permission, ô Messager d'Allah ! »

Le licite est clair, et l’illicite est clair

An-Nou'mân ibn Bachîr (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire - et An-Nou'mân indiqua ses deux oreilles de ses deux doigts - : « Le licite est clair, et l’illicite est clair. Entre les deux, il existe des affaires ambigües que beaucoup de gens ne connaissent pas. Ainsi, quiconque se prémunit contre ces ambigüités préserve sa religion et son honneur, quant à celui qui y tombe, il tombe dans l’illicite. Il est comme le berger qui laisse paître son troupeau autour d’un domaine réservé, peu s'en faut qu’il finisse par y paître. Notez bien que chaque roi dispose d’un domaine réservé, et le domaine réservé d'Allah sont les choses qu'Il a interdites. Notez bien qu'il y a dans le corps un morceau de chair qui s’il est sain, tout le corps sera sain ; et qui s’il est corrompu, tout le corps sera corrompu ; et qu'il s'agit du cœur ! »

Allah a certes prescrit la bienfaisance en toute chose !

Chaddâd ibn Aws (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a mémorisé deux choses du Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). Il a dit : « Allah a certes prescrit la bienfaisance en toute chose ! Ainsi, lorsque vous tuez, tuez de la meilleure des façons ; et lorsque vous sacrifiez, sacrifiez de la meilleure des façons. Que l’un de vous aiguise sa lame et qu’il tranquillise sa bête de sacrifice ! »

Aujourd'hui, ceux qui mangent ont emporté la récompense !

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous étions en voyage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) certains d'entre nous jeûnaient et d'autres non. » Il dit : « Nous fîmes une halte lors d'un jour de chaleur. Ceux d'entre nous qui avaient le plus d'ombre étaient ceux qui disposaient d'une grande étoffe, alors que certains se protégeaient du soleil avec leurs mains. Il dit : les jeûneurs tombèrent, tandis que les autres montèrent les tentes et abreuvèrent les montures. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Aujourd'hui, ceux qui mangent ont emporté la récompense ! »

L’année de la Conquête, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entra à La Mecque avec un casque sur la tête. Lorsqu’il l’enleva, un homme vint le voir et lui dit : « Ibn Khaṭal s’est agrippé au tissu de la Ka’bah ! » Il dit alors : « Tuez-le ! »

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « L’année de la Conquête, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entra à La Mecque avec un casque sur la tête. Lorsqu’il l’enleva, un homme vint le voir et lui dit : « Ibn Khaṭal s’est agrippé au tissu de la Ka’bah ! » Il dit alors : « Tuez-le ! » »

Ô ‘Umar ! Ne sais-tu pas que l’oncle paternel d’un homme est comme son père ?

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya ‘Umar (qu’Allah l’agrée) afin de percevoir l’aumône légale (« Az-Zakâh »), des gens prétendirent qu’ibn Jamîl, Khâlid ibn al-Walîd et Al-‘Abbâs, l’oncle du Prophète (sur lui la paix et le salut), avaient refusé de la donner. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’est alors exclamé : « De quoi ibn Jamîl se plaint-il donc ? Est-ce du fait qu’Allah l’ait enrichi après qu’il fut pauvre ? Quant à Khâlid, vous êtes injustes avec Khâlid ! Lui qui a consacré ses armures et ses chevaux dans la voie d’Allah. Et pour ce qui est d’Al-‘Abbâs, c’est moi qui la paierai et j’en donnerai même le double ! » Ensuite, il a dit : « Ô ‘Umar ! Ne sais-tu pas que l’oncle paternel d’un homme est comme son père ? »

Ô Anṣâr ! Ne vous ai-je pas trouvés égarés et Allah vous a guidés par mon intermédiaire ? Alors que vous étiez divisés et Allah vous a réunis par mon intermédiaire ? Et que vous étiez pauvres et Allah vous a enrichis par mon intermédiaire ?

‘Abdullah ibn Zayd ibn ʽÂṣim a dit : « Lorsqu’Allah accorda du butin à Son Messager (sur lui la paix et le salut) le jour de Ḥunayn, celui-ci le distribua aux gens et à ceux dont il voulait gagner les cœurs. Il n’en donna rien aux Anṣâr, qui en ressentirent quelque rancœur, déçus de n’avoir rien reçu de ce que les gens reçurent. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’adressa alors à eux en disant : « Ô Anṣâr ! Ne vous ai-je pas trouvés égarés et Allah vous a guidés par mon intermédiaire ? Alors que vous étiez divisés et Allah vous a réunis par mon intermédiaire ? Et que vous étiez pauvres et Allah vous a enrichis par mon intermédiaire ? » A chaque phrase qu’il disait, ils répondaient : « Allah et Son Messager sont bienveillants ! » Puis, Il a dit : « Qu’est-ce qui vous empêche de répondre au Messager d’Allah ? » Ils répondirent : « Allah et Son Messager sont bienveillants ! » Il dit alors : « Vous pourriez dire : « Tu nous es venus dans tel et tel état...» Cela ne vous suffit-il pas que les gens repartent avec des moutons et des chameaux tandis que vous, vous repartez chez vous avec le Messager d’Allah? Si ce n’était l’émigration, j’aurais été un homme parmi les Anṣâr ! Si les gens passaient par une vallée ou un chemin entre les montagnes, j’emprunterais le chemin qu’empruntent les Anṣâr et leurs sentiers ! Les Anṣâr sont mon emblème et les gens des étrangers ! Vous rencontrerez après moi quelques difficultés et épreuves, patientez jusqu’à me rencontrer et me rejoindre au Bassin. »

Celui qui a accompli la retraite spirituelle avec moi, qu’il se retire les dix derniers jours. Car j’ai vu cette fameuse nuit, puis on me l’a fait oublier. J’ai vu qu’au matin suivant cette nuit, je me prosternais dans l’eau et la terre. Cherchez-la donc dans les dix dernières nuits et, plus précisément, cherchez-la dans les nuits impaires.

Abû Sa’îd al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah avait l’habitude de pratiquer la retraite spirituelle dans les dix jours du milieu du mois de Ramadan. Une année, la nuit du vingt-et-un [qui était la date à laquelle, à l’aube, il quittait l’endroit de sa retraite], il nous a dit : « Celui qui a accompli la retraite spirituelle avec moi, qu’il se retire les dix derniers jours. Car j’ai vu cette fameuse nuit, puis on me l’a fait oublier. J’ai vu qu’au matin suivant cette nuit, je me prosternais dans l’eau et la terre. Cherchez-la donc dans les dix dernières nuits et, plus précisément, cherchez-la dans les nuits impaires. » Or, cette nuit-là, il avait plu et l’eau avait coulé dans la mosquée, qui n’était faite que de bois et de branches de palmier. J’ai donc pu voir l’eau et la terre sur le front du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à l’aube du vingt-et-unième jour. »

Il n’y a plus d’émigration après la conquête, mais il y a combat et intention. Donc, si on vous appelle au combat, allez-y !

‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la conquête de La Mecque : « Il n’y a plus d’émigration après la conquête, mais il y a combat et intention. Donc, si on vous appelle au combat, allez-y ! » Le jour de la conquête de La Mecque, il (sur lui la paix et le salut) dit aussi : « Certes, Allah a rendu sacrée cette cité le jour où Il a créé les Cieux et la Terre. Elle est donc sacrée en vertu du décret d’Allah jusqu’au Jour de la Résurrection. Le combat n’y a été licite pour personne avant moi, et il ne l’a été pour moi qu’un moment de la journée. Par conséquent, elle est sacrée en vertu du décret d’Allah jusqu’au Jour de la Résurrection. On ne doit pas couper ses plantes épineuses, on ne doit pas chasser son gibier, on ne doit pas ramasser ce qu’on y trouve de perdu, excepté pour celui qui en fera l’annonce, et on ne doit pas arracher son herbe. » Al-‘Abbâs intervint alors pour dire : « Ô Messager d’Allah ! A l’exception du jonc odorant car il est utilisé comme combustible par les forgerons et pour couvrir les toits des maisons. » Le Prophète a dit : « A l’exception du jonc odorant ! ».

Nous sommes sortis avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant le mois de Ramadan. Il faisait chaud au point que l’un d'entre-nous posait sa main sur sa propre tête afin de se protéger de la chaleur. Parmi nous, personne ne jeûnait à part le Prophète (sur lui la paix et le salut) et ‘Abdullah ibn Rawâḥah.

Abû Ad-Dardâ‘ (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous sommes sortis avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant le mois de Ramadan. Il faisait chaud au point que l’un d'entre-nous posait sa main sur sa propre tête afin de se protéger de la chaleur. Parmi nous, personne ne jeûnait à part le Prophète (sur lui la paix et le salut) et ‘Abdullah ibn Rawâḥah. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeûner deux jours précis : lors de la fête de la rupture du jeûne et lors de la fête du sacrifice ; il a aussi interdit de mettre un vêtement sans manches ; de s’accroupir, les jambes collées à la poitrine, dans un vêtement d’une seule pièce ; et de prier après les prières de l’aube et du milieu de l’après-midi.

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeûner deux jours précis : lors de la fête de la rupture du jeûne et lors de la fête du sacrifice ; il a aussi interdit de mettre un vêtement sans manches ; de s’accroupir, les jambes collées à la poitrine, dans un vêtement d’une seule pièce ; et de prier après les prières de l’aube et du milieu de l’après-midi. »

L’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit la jonction entre deux jours de jeûne. Ils dirent : « Toi, tu le fais ! - Il répondit : Je ne suis pas comme vous, on me nourrit et l’on m’abreuve... »

ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) relate que : « L’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit la jonction entre deux jours de jeûne.Ils dirent : « Toi, tu le fais ! - Il répondit : Je ne suis pas comme vous, on me nourrit et l’on m’abreuve. Si l'un d’entre vous veut faire la jonction, qu’il la fasse jusqu’à l’aube. »

L’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria chez lui alors qu’il était malade

‘Abdallah ibn Ḥunayn relate que ‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) et Al-Miswar ibn Makhramah (qu’Allah l'agrée) furent en désaccord à al-Abwâ`(localité située entre La Mecque et Médine). ‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) affirma : « La personne en état de sacralisation peut se laver la tête. » Quant à Al-Miswar (qu’Allah l’agrée), il dit : « Il ne peut pas se laver la tête. » Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) m’envoya donc chez Abû Ayûb al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) afin que je lui pose la question. Je le trouvai en train de se laver entre deux poutres en se voilant d’un tissu. Je le saluai et lui dit : « Je suis ‘Abdallah ibn Ḥunayn ! ‘AbdaLlah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) m’a envoyé pour te demander comment le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se lavait la tête en état de sacralisation ? Alors, Abû Ayûb (qu’Allah l’agrée) mit sa main sur le tissu et l’abaissa jusqu’à ce que sa tête apparaisse. Puis, il dit à quelqu’un : « Verse ! » Alors, la personne versa de l’eau sur sa tête, puis il frotta sa tête avec ses mains et les passa d’avant en arrière. Ensuite, il déclara : « C’est ainsi que j’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se laver. » Et dans une autre version : Al-Miswar ibn Makhramah (qu’Allah l’agrée) a dit à Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) : « Je ne polémiquerai plus jamais avec toi ! »

Nous sommes arrivés avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : « Nous voici répondant à Ton appel pour le Pèlerinage ! » Mais, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous ordonna d’en faire une ‘Umrah, ce que nous fîmes.

Jâbir (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous sommes arrivés avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : « Nous voici répondant à Ton appel pour le Pèlerinage ! » Mais, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous ordonna d’en faire une ‘Umrah, ce que nous fîmes. »

Ma mère est décédée, mais elle était redevable du jeûne d'un mois. Puis-je m'en acquitter pour elle ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : Vois-tu si ta mère avait une dette, la règlerais-tu pour elle ? - Certainement, répondit l'homme. - La dette envers Allah est plus en droit d'être acquittée. " conclut le Prophète (sur lui la paix et le salut).

Abdullah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un homme vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : " Ô Messager d'Allah ! Ma mère est décédée, mais elle était redevable du jeûne d'un mois. Puis-je m'en acquitter pour elle ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : Vois-tu si ta mère avait une dette, la règlerais-tu pour elle ? - Certainement, répondit l'homme. - La dette envers Allah est plus en droit d'être acquittée. " conclut le Prophète (sur lui la paix et le salut). Dans une autre version : « Une femme vint au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et dit : " Ô Messager d'Allah ! Ma mère est décédée mais elle reste redevable envers Allah d'un engagement de jeûner. Dois-je m'en acquitter pour elle ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : Vois-tu si ta mère avait une dette que tu règlerais, cela acquitterait-il sa dette ? - Certainement, répondit la femme. - Alors, jeûne pour ta mère ! " ordonna le Prophète (sur lui la paix et le salut). »

J'ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire lors d’un sermon à ‘Arafât : « Quiconque ne trouve pas de sandales, qu’il mette des chaussettes en cuir ! Et quiconque ne trouve pas de pagne, qu’il porte un pantalon ! »

‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate qu’il a entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire lors d’un sermon à ‘Arafât : « Quiconque ne trouve pas de sandales, qu’il mette des chaussettes en cuir ! Et quiconque ne trouve pas de pagne, qu’il porte un pantalon ! »

« Satan circule dans le corps de l’homme comme le sang et j’ai craint qu’il ne jette dans vos cœurs un mal ! », ou bien il a dit : « quelque chose ! »

Ṣafiyyah bint Ḥuyay (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) observait sa retraite spirituelle [à la mosquée] et je vins lui rendre visite la nuit. Je lui ai parlé, puis me suis levée pour repartir. Il se leva avec moi afin de me raccompagner. - En effet, elle habitait alors dans la maison de Usâmah ibn Zayd - Deux hommes parmi les Anṣâr passèrent et lorsqu’ils aperçurent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), ils pressèrent le pas. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur dit : « Doucement ! C’est Ṣafiyyah bint Ḥuyay ! » Ils répondirent : « Gloire et Pureté à Allah ! Ô Messager d’Allah ! » Mais, le Prophète (sur lui la paix et le salut) répliqua : « Satan circule dans le corps de l’homme comme le sang et j’ai craint qu’il ne jette dans vos cœurs un mal ! », ou bien il a dit : « quelque chose ! » Et dans une autre version : « Elle vint rendre visite au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était en retraite spirituelle dans la mosquée, durant les dix derniers jours du mois de Ramadan. Elle s’entretint avec lui pendant un certain temps, puis elle se leva pour repartir. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva afin de la raccompagner mais lorsqu’elle arriva à la porte de la mosquée au niveau de la porte de Umm Salamah (qu’Allah l’agrée), deux hommes parmi les Anṣâr passèrent et lorsqu’ils aperçurent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), ils pressèrent le pas... » Il évoqua ensuite le sens du hadith.

On me porta jusqu'au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), alors que j'avais des vermines plein le visage. Il me dit : Je ne pensais pas que tu souffrais à ce point ! Disposes-tu d'un mouton ? - Non, répondis-je. Il dit : Jeûne trois jours ou nourris six pauvres...

Abdullah ibn Ma'qil (qu'Allah l'agrée) dit : « Je m'assis auprès de Ka'b ibn 'Ujrah et l'interrogeai sur l'expiation. Il me dit : " C'est à mon sujet qu'elle fut révélée. On me porta jusqu'au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), alors que j'avais des vermines plein le visage. Il me dit : Je ne pensais pas que tu souffrais à ce point ! Disposes-tu d'un mouton ? - Non, répondis-je. Il dit : Jeûne trois jours ou nourris six pauvres, l'équivalent d'un demi « Ṣa’ » pour chaque pauvre. » Dans une version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui ordonna de nourrir six personnes différentes, ou de sacrifier un mouton, ou de jeûner trois jours. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et ses Compagnons arrivèrent le matin du quatrième jour [de Dhûl Ḥijjah]. Il ordonna alors à ses Compagnons de faire une ‘Umrah [et de se désacraliser]. Les Compagnons demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Quelle désacralisation ? » Il leur répondit : « La désacralisation totale ! »

‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et ses Compagnons arrivèrent le matin du quatrième jour [de Dhûl Ḥijjah]. Il ordonna alors à ses Compagnons de faire une ‘Umrah [et de se désacraliser]. Les Compagnons demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Quelle désacralisation ? » Il leur répondit : « La désacralisation totale ! »

Comment est-ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avançait lorsqu’il déferlait ? - Il répondit : Il allait tranquillement et lorsqu’il trouvait un espace, il accélérait un peu.

‘Urwah ibn az-Zubayr relate : « Alors que j’étais assis avec lui, on demanda à Usâmah ibn Zayd (qu’Allah l’agrée, lui et son père) : " Comment est-ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avançait lorsqu’il déferlait ? - Il répondit : Il allait tranquillement et lorsqu’il trouvait un espace, il accélérait un peu. " »

Certes, le jeûne préféré par Allah est celui de Dâwud (sur lui la paix) et la prière préférée par Allah est celle de Dâwud (sur lui la paix). Il dormait la moitié de la nuit, priait un tiers et dormait un sixième. Et il jeûnait un jour sur deux.

‘Abdullah ibn ‘Amr ibn Al-‘Âṣ (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, le jeûne préféré par Allah est celui de Dâwud (sur lui la paix) et la prière préférée par Allah est celle de Dâwud (sur lui la paix). Il dormait la moitié de la nuit, priait un tiers et dormait un sixième. Et il jeûnait un jour sur deux. »

Point de jeûne au-delà de celui de mon frère Dâwud - la moitié du temps - Jeûne donc un jour et rompt un jour !

Abdallah ibn 'Amr ibn Al-’Âṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut informé que j'avais dit : " Par Allah ! Je jeûnerai le jour et veillerai la nuit [en prière] aussi longtemps que je vivrai ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda alors : " Es-tu celui qui a dit cela ? - Je lui ai répondu : Je l'ai effectivement dit, que mon père et ma mère te soient offert en sacrifice ! - Il répliqua : Tu n'en seras pas capable ! Jeûne et rompt ! Prie et dors ! Jeûne trois jours par mois ! En effet, la bonne action est décuplée et ainsi cela équivaudra au jeûne de toute l'année. - J'ai rétorqué : Je suis capable de mieux que cela ! - Il dit : Jeûne un jour et rompt deux jours ! - Je suis capable de mieux que cela ! répondis-je. - Alors jeûne un jour et rompt un jour ! Tel est le jeûne de Dâwud (sur lui la paix) et c'est le meilleur des jeûnes ! - Je suis capable de mieux que cela ! ai-je insisté. - Il déclara : Il n'y a pas mieux que cela ! " Et dans une [autre] version : " Point de jeûne au-delà de celui de mon frère Dâwud - la moitié du temps - Jeûne donc un jour et rompt un jour ! " »

Il existe cinq animaux malfaisants et nuisibles sans exception, et qui sont tués même dans le Sanctuaire Sacré : le corbeau, le milan, le scorpion, la souris et le chien enragé.

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il existe cinq animaux malfaisants et nuisibles sans exception, et qui sont tués même dans le Sanctuaire Sacré : le corbeau, le milan, le scorpion, la souris et le chien enragé. » Et dans la version de Muslim : « Cinq malfaisants et nuisibles doivent être tués à l’intérieur comme à l’extérieur du Sanctuaire Sacré. »

Il ne doit porter ni tunique, ni turban, ni pantalon, ni vêtement à capuche, ni chaussettes en cuir, sauf si quelqu'un ne trouve pas de sandales. Dans ce cas, qu'il porte des chaussettes en cuir qu'il coupera en dessous des chevilles. Ne portez pas d'habit teint au safran ou au zédoaire.

Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) relate qu'un homme a demandé : « Ô Messager d'Allah ! Quel vêtement porte celui qui est en état de sacralisation ? - Il répondit : Il ne doit porter ni tunique, ni turban, ni pantalon, ni vêtement à capuche, ni chaussettes en cuir, sauf si quelqu'un ne trouve pas de sandales. Dans ce cas, qu'il porte des chaussettes en cuir qu'il coupera en dessous des chevilles. Ne portez pas d'habit teint au safran ou au zédoaire. » Et dans la version de al-Bukhâry : « Et la femme en état de sacralisation ne porte ni Niqâb, ni gants. »

Ô Messager d'Allah ! J'ai fait le vœu, à l'époque préislamique, d'accomplir une retraite spirituelle d'une nuit - et dans une autre version : d'un jour - dans la mosquée sacrée. - Il répondit : Acquitte-toi donc de ton vœu !

Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « Je dis : " Ô Messager d'Allah ! J'ai fait le vœu, à l'époque préislamique, d'accomplir une retraite spirituelle d'une nuit - et dans une autre version : d'un jour - dans la mosquée sacrée. - Il répondit : Acquitte-toi donc de ton vœu ! " »

Si c'était à refaire, je n'aurais pas amené d'offrande et si je n'avais pas d'offrande avec moi, je me serais désacralisé.

Jâbir ibn 'Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) et ses Compagnons s'engagèrent dans le Pèlerinage , et aucun d'entre eux n'avait d'offrande avec lui à l'exception du Prophète (sur lui la paix et le salut) et de Ṭalḥah. 'Ali (qu’Allah l’agrée), revenant du Yémen, dit : "Je m'engage dans le même rite que le Prophète (sur lui la paix et le salut). " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna alors à ses Compagnons d'en faire une 'Umrah, de sorte à ce qu'ils fassent la circumambulation, se coupent les cheveux et se désacralisent, sauf pour ceux qui avaient des offrandes avec eux. Ils dirent : « Irons-nous à Minâ, le pénis encore gouttant !? » Quand cela parvint au Prophète (sur lui la paix et le salut), il dit : « Si c'était à refaire, je n'aurais pas amené d'offrande et si je n'avais pas d'offrande avec moi, je me serais désacralisé. Par ailleurs, ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) eut ses règles. Elle accomplit tous les rites sauf la circumambulation autour de la Ka’bah et le Sa’î. Une fois purifiée et après avoir accompli la circumambulation autour de la Ka’bah, elle dit : « Ô, Messager d'Allah ! Vous repartez avec un Pèlerinage et une 'Umrah, alors que moi, je ne repars qu'avec un Pèlerinage ? » Il ordonna alors à 'Abduraḥmân, le fils d'Abu Bakr, de sortir avec elle jusqu'à « At-Tan'îm ». Ainsi, elle fit la 'Umrah après le Pèlerinage.

Certes, Allah et Son Messager ont interdit la vente de l'alcool, de la bête morte, du porc et des statues !

D'après Jâbir ibn 'AbdiLlah (qu'Allah les agrée tous les deux) qui a entendu le Messager d'Allah ﷺ dire lors de l'année de la Conquête alors qu'il était à La Mecque : « Certes, Allah et Son Messager ont interdit la vente de l'alcool, de la bête morte, du porc et des statues ! » On demanda alors : « Ô Messager d'Allah ! Qu'en est-il de la graisse de la bête morte ? Car on en enduit les bateaux, on en graisse les peaux et les gens s'en servent pour s'éclairer ! » Il répondit alors : « Non, c'est illicite ! » Ensuite, à ce moment-là, le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Qu'Allah fasse périr les Juifs ! Certes, Allah leur avait interdit les graisses [des bêtes mortes] mais ils les ont fait fondre puis les ont vendues et ont consommé le prix de la vente. »

Allah ne vous a-t-il pas donné de quoi faire l'aumône ? Chaque glorification [d’Allah] est une aumône ; chaque proclamation [de la grandeur d’Allah] est une aumône ; chaque louange [d’Allah] est une aumône ; chaque attestation de foi est une aumône ; ordonner ce qui est convenable est une aumône ; interdire ce qui est blâmable est une aumône ; et le rapport charnel [de l’homme avec sa femme] est une aumône.

D'après Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " Des personnes parmi les Compagnons du Prophète ﷺ ont dit au Prophète ﷺ : « Ô Messager d’Allah ! Les riches ont raflé toutes les récompenses ! Ils prient comme nous prions, ils jeûnent comme nous jeûnons et [en plus] ils font l'aumône du surplus de leurs biens ! » Il a alors répondu : « Allah ne vous a-t-il pas donné de quoi faire l'aumône ? Chaque glorification [d’Allah] est une aumône ; chaque proclamation [de la grandeur d’Allah] est une aumône ; chaque louange [d’Allah] est une aumône ; chaque attestation de foi est une aumône ; ordonner ce qui est convenable est une aumône ; interdire ce qui est blâmable est une aumône ; et le rapport charnel [de l’homme avec sa femme] est une aumône. » Ils demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Quelqu’un peut donc assouvir son plaisir et être récompensé !? » Il répondit : « Que diriez-vous, s’il l’accomplissait dans l’illicite, ne commettrait-il pas un péché ? Par conséquent, s’il le fait dans ce qui est licite, alors il en a une récompense. »

Délaisse ce qui suscite en toi le doute pour ce qui n’en suscite pas. En effet, la véracité est source de tranquillité et certes le mensonge est source de doute.

D'après Abû Al Hawrâ' As-Sa'dî qui a dit : " J'ai demandé à Al Hasan ibn 'Alî (qu'Allah les agrée tous les deux) : Qu'as-tu mémorisé du Messager d'Allah ﷺ ? " Alors, il a répondu : " J'ai mémorisé du Messager d'Allah ﷺ [la parole suivante] : « Délaisse ce qui suscite en toi le doute pour ce qui n’en suscite pas. En effet, la véracité est source de tranquillité et certes le mensonge est source de doute. »

Tu as eu la rétribution de ton intention ô Yazîd ! Et ce que tu as pris est à toi ô Ma'an !

Ma’an ibn Yazîd ibn Al-Akhnas (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Mon père Yazîd (qu’Allah l’agrée) réserva une somme d’argent (de dinars) pour en faire l’aumône et chargea une personne à la mosquée de la distribuer. Je me suis présenté à l’homme qui me la donna, puis je portai la somme à mon père qui me dit : « Par Allah ! Ce n’était pas à toi que je voulais donner cet argent ! » J'ai présenté le différend au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit à mon père : « Tu as eu la rétribution de ton intention ô Yazîd ! Et ce que tu as pris est à toi ô Ma'an ! »

Si l’on donnait satisfaction aux gens sur la base de leurs revendications, certains réclameraient [injustement] le [prix du] sang et les biens d’autres hommes. Or, la preuve incombe au plaignant, et le serment incombe à celui qui nie.

D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux) : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Si l’on donnait satisfaction aux gens sur la base de leurs revendications, certains réclameraient [injustement] le [prix du] sang et les biens d’autres hommes. Or, la preuve incombe au plaignant, et le serment incombe à celui qui nie. "

Lorsque je vous interdis une chose, éloignez-vous en ! Et ce que je vous ordonne, accomplissez-le dans la mesure du possible. Ceux qui vous ont précédé ont été détruits parce qu’ils posaient trop de questions et divergeaient avec leurs Prophètes.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque je vous interdis une chose, éloignez-vous en ! Et ce que je vous ordonne, accomplissez-le dans la mesure du possible. Ceux qui vous ont précédé ont été détruits parce qu’ils posaient trop de questions et divergeaient avec leurs Prophètes. »

On m'a présenté les actes de ma communauté, les bons comme les mauvais. J’ai constaté que l’une de leurs belles œuvres était le fait d’ôter du chemin les choses nuisibles et que l’une de leurs mauvaises œuvres était la glaire laissée dans la mosquée sans être enfouie.

Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « On m'a présenté les actes de ma communauté, les bons comme les mauvais. J’ai constaté que l’une de leurs belles œuvres était le fait d’ôter du chemin les choses nuisibles et que l’une de leurs mauvaises œuvres était la glaire laissée dans la mosquée sans être enfouie. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude de prier la nuit jusqu’à ce que ses pieds se fendent.

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) et Al-Mughîrah ibn Shu'bah (qu'Allah l'agrée) relatent : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude de prier la nuit jusqu’à ce que ses pieds se fendent. ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) lui dit : " Ô Messager d’Allah ! Pourquoi fais-tu cela alors que tes péchés passés et futurs t’ont été pardonnés ? - Il lui répondit : N’aimerais-je pas être un serviteur reconnaissant ? " »

Le hadith de l'homme aux deux mains concernant les prosternations de l'oubli.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous dirigea dans l'une des deux prières de l'après-midi - Ibn Sîrîn dit : Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a précisé laquelle, mais j'ai oublié - Il accomplit deux cycles avec nous, avant de prononcer le salut final. Il se leva ensuite en direction d'une bûche posée en travers de la mosquée, il s'appuya dessus, l'air irrité, posa sa main droite sur sa main gauche et croisa les doigts. Les plus pressés sortirent par les portes de la mosquée en disant : " la prière a été raccourcie ! " Parmi les gens se trouvaient Abû Bakr et 'Umar (qu’Allah les agrée), qui n'osèrent pas lui parler. Parmi les gens se trouvait également un homme dont les mains étaient si grandes qu'on l'appelait : " L'homme aux deux mains " (qu’Allah l’agrée). Il dit : " Ô, Messager d'Allah ! As-tu oublié ou la prière a-t-elle été raccourcie ? - Il dit : Je n'ai pas oublié et elle n'a pas été raccourcie ! Puis, il demanda : L'homme aux deux mains dit-il vrai ? " Ils firent un geste de la tête, en signe d’approbation. Il s'avança alors et accomplit la partie de la prière qu'il avait délaissée avant de prononcer le salut final. Ensuite, il dit : " Allâhu Akbar ! " (Allah est plus Grand [que tout] ! ) et se prosterna comme il en avait l'habitude, ou plus longtemps, puis il releva la tête et dit : " Allâhu Akbar ! ", puis il dit : " Allâhu Akbar ! " et se prosterna comme il en avait l'habitude, ou plus longtemps, puis il releva la tête et dit : " Allâhu Akbar ! " Je pense qu'ils lui demandèrent : " Ensuite, il a prononcé le salut final ? - Il dit : On m'a dit que 'Imrân ibn Ḥuṣayn a dit : Puis il a prononcé le salut final. " »

" Il est en Enfer ! " Alors, les Compagnons (qu’Allah les agrées ) firent des investigations chez lui et ils y découvrirent un manteau qu’il avait dérobé du butin.

‘Abdallah ibn ‘Amr (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait chargé un homme de la garde de ses effets. Celui-ci s’appelait : " Kirkirah ". Lorsqu'il mourut, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Il est en Enfer ! " Alors, les Compagnons (qu’Allah les agrées ) firent des investigations chez lui et ils y découvrirent un manteau qu’il avait dérobé du butin. »

La guerre est une tromperie !

Abû Hurayrah et Jâbir (qu’Allah les agrée) relatent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La guerre est une tromperie ! »

Ô Messager d’Allah ! Aurais-je une récompense par rapport aux enfants d’Abû Salamah du fait que je dépense pour eux et que je ne les abandonne pas à leur propre sort, bien qu'ils soient mes enfants ? Il répondit : « Oui, tu auras la récompense de ce que tu auras dépensé pour eux !

Umm Salamah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J'ai dit : " Ô Messager d’Allah ! Aurais-je une récompense par rapport aux enfants d’Abû Salamah du fait que je dépense pour eux et que je ne les abandonne pas à leur propre sort, bien qu'ils soient mes enfants ? " Il répondit : " Oui, tu auras la récompense de ce que tu auras dépensé pour eux ! " »

Du temps du Prophète (sur lui la paix et le salut), nous ne trouvions que très rarement ce genre de nourriture. Et lorsque nous en trouvions, nous n’avions pas d'autres mouchoirs que les paumes de nos mains, nos avant-bras et nos pieds pour nous essuyer. Ensuite, nous accomplissions la prière sans refaire nos ablutions.

Sa’îd ibn Al-Ḥârith relate avoir demandé à Jâbir (qu’Allah l’agrée) s’il fallait effectuer ses ablutions après avoir consommé de la nourriture cuite. Il lui répondit : « Du temps du Prophète (sur lui la paix et le salut), nous ne trouvions que très rarement ce genre de nourriture. Et lorsque nous en trouvions, nous n’avions pas d'autres mouchoirs que les paumes de nos mains, nos avant-bras et nos pieds pour nous essuyer. Ensuite, nous accomplissions la prière sans refaire nos ablutions. »

Les martyrs sont au nombre de cinq : Celui qui succombe à la peste, celui qui meurt d’une maladie du ventre, celui qui meurt noyé, celui qui meurt sous les décombres et celui qui meurt martyr dans la voie d’Allah.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Les martyrs sont au nombre de cinq : Celui qui succombe à la peste, celui qui meurt d’une maladie du ventre, celui qui meurt noyé, celui qui meurt sous les décombres et celui qui meurt martyr dans la voie d’Allah. " » Et dans une version : " Lesquels d’entre vous considérez-vous comme des martyrs ? " Ils répondirent : " Ô Messager d’Allah ! Celui qui est tué dans la voie d’Allah est un martyr. " Il leur a alors répondu : " S’il en était ainsi, les martyrs de ma communauté seraient bien peu nombreux ! " Ils demandèrent donc : " Ô Messager d’Allah ! Alors qui sont-ils ? " Il leur répondit : " Quiconque est tué dans la voie d’Allah est un martyr, quiconque meurt dans la voie d’Allah est un martyr, quiconque meurt de la peste est un martyr, quiconque meurt des suites d’une maladie du ventre est un martyr, et le noyé est aussi un martyr. " »

Ô Allah ! Pardonne à ceux parmi nous qui sont encore vivants ainsi qu'à nos morts, à nos jeunes ainsi qu'à nos personnes âgées, à nos hommes ainsi qu'à nos femmes, aux personnes présentes ainsi qu'à celles qui sont absentes. Ô Allah ! Celui d’entre nous que Tu maintiens en vie, alors fais-le vivre conformément à l’Islam, et celui d’entre nous dont Tu reprends l’âme, alors fais-le mourir dans la foi. Ô Allah ! Ne nous prive pas de sa récompense et ne nous tente pas après lui !

Abû Hurayrah, Abû Qatâdah et Abû Ibrâhîm Al-Ash’halî d’après son père - et son père était un Compagnon (qu’Allah les agrée) - relatent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a accomplit la prière mortuaire et dit : « Ô Allah ! Pardonne à ceux parmi nous qui sont encore vivants ainsi qu'à nos morts, à nos jeunes ainsi qu'à nos personnes âgées, à nos hommes ainsi qu'à nos femmes, aux personnes présentes ainsi qu'à celles qui sont absentes. Ô Allah ! Celui d’entre nous que Tu maintiens en vie, alors fais-le vivre conformément à l’Islam, et celui d’entre nous dont Tu reprends l’âme, alors fais-le mourir dans la foi. Ô Allah ! Ne nous prive pas de sa récompense et ne nous tente pas après lui ! »

Ô Allah ! Voilà untel fils d’untel sous Ta protection et dans Ton voisinage. Préserve-le donc de l’épreuve de la tombe et du châtiment de l’Enfer. Certes, Tu es Digne de loyauté et de louanges. Ô Allah ! Pardonne-lui et fais-lui miséricorde, Tu es certes Celui qui pardonne et Le Très Miséricordieux.

Wâthilah ibn Al-Asqa’ (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dirigea la prière mortuaire sur un homme parmi les musulmans, et je l’ai entendu dire : « Ô Allah ! Voilà untel fils d’untel sous Ta protection et dans Ton voisinage. Préserve-le donc de l’épreuve de la tombe et du châtiment de l’Enfer. Certes, Tu es Digne de loyauté et de louanges. Ô Allah ! Pardonne-lui et fais-lui miséricorde, Tu es certes Celui qui pardonne et Le Très Miséricordieux. »

L’œil pleure, le cœur s’attriste, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur. Ô Ibrâhîm ! Certes, ta séparation nous remplit de chagrin.

Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entra auprès de son fils Ibrâhîm (qu’Allah l’agrée) pendant qu’il agonisait et que les larmes se mirent à couler de ses yeux. ‘Abd Ar-Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah l’agrée) lui dit alors : « Ô Messager d’Allah ! Toi aussi ? - Il lui répondit : Ô Ibn ‘Awf ! Ceci est certes une miséricorde. » Puis, il ajouta : « L’œil pleure, le cœur s’attriste, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur ! Ô Ibrâhîm ! Certes, ta séparation nous remplit de chagrin. »

Nous avions l’habitude de parler pendant la prière. L’homme parlait à son compagnon à côté de lui, dans la prière. Jusqu'à ce que soit révélé : {( Et tenez-vous debout devant Allah avec recueillement ! )} [Coran : 2/238] Nous reçûmes alors l’ordre de nous taire ainsi que l’interdiction de parler.

Zayd ibn Arqam (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous avions l’habitude de parler pendant la prière. L’homme parlait à son compagnon à côté de lui, dans la prière. Jusqu'à ce que soit révélé : {( Et tenez-vous debout devant Allah avec recueillement ! )} [Coran : 2/238] Nous reçûmes alors l’ordre de nous taire ainsi que l’interdiction de parler.»

Un homme arriva pendant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononçait son sermon le jour du Vendredi, il lui dit alors : "Ô Untel ! As-tu prié ? - Il répondit : Non ! - Il lui dit : Lève-toi et fais deux unités de prière !

Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un homme arriva pendant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononçait son sermon le jour du Vendredi, il lui dit alors : "Ô Untel ! As-tu prié ? - Il répondit : Non ! - Il lui dit : Lève-toi et fais deux unités de prière !" » Et dans une autre version : « Prie donc deux unités de prière ! »

La description de la prière de la peur au cours de « L'expédition des rapiéçages ».

Ṣâliḥ ibn Khawwât ibn Jubayr (qu'Allah l'agrée) relate d’un homme qui a accompli la prière de la peur à « l'expédition des rapiéçages » : Un groupe s’est rangé avec lui et un autre devant l’ennemi. Il a accompli un cycle de prière avec ceux qui étaient avec lui, puis il resta debout, pendant qu’eux terminèrent leurs prières et quittèrent leur place, pour se ranger en face de l’ennemi. Alors, l’autre groupe vint et accomplit avec eux le cycle qu’il lui manquait, puis il resta assis, pendant qu’ils terminèrent leurs prières. Enfin, il prononça le salut final avec eux.

Blessée et égosillée soit-elle ! A-t-elle tourné [autour de la Kaʽbah] le jour du sacrifice ? - On dit : oui ! - Il dit : Alors, pars !

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Alors que nous accomplissions le Pèlerinage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut), nous déferlâmes le jour du sacrifice et c'est alors que Ṣafiyyah (qu’Allah l’agrée) fut indisposée. Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulut faire avec elle ce qu'un homme fait avec sa femme, je lui dis : "Ô, Messager d'Allah ! Elle est indisposée ! - Il dit : Va-t-elle donc nous retenir ici ? - On dit : Ô, Messager d'Allah ! Elle a déferlé le jour du sacrifice ! - Il dit alors : Sortez donc !" » Dans une version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : "Blessée et égosillée soit-elle ! A-t-elle tourné [autour de la Kaʽbah] le jour du sacrifice ? - On dit : oui ! - Il dit : Alors, pars !" »

Une éclipse de soleil survint à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; il envoya alors quelqu’un appeler : « La prière en groupe ! » et les gens se réunirent. Il s’avança, prononça le takbîr, effectua ensuite quatre inclinaisons et quatre prosternations dans deux unités de prière.

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Une éclipse de soleil survint à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; il envoya alors quelqu’un appeler : « La prière en groupe ! » et les gens se réunirent. Il s’avança, prononça le takbîr, effectua ensuite quatre inclinaisons et quatre prosternations dans deux unités de prière. »

Le soleil et la lune sont deux des signes d'Allah, ils ne s'éclipsent ni pour la mort ni pour la naissance de qui que ce soit. Lorsque vous voyez cela se produire, invoquez Allah, prononcez le takbîr, faites la prière et donnez l'aumône !

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Il y eut une éclipse de soleil à l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et il dirigea alors les gens en prière. Il se tint debout longtemps, puis s'inclina et resta incliné longtemps, puis se releva et se tint debout longtemps - mais moins que la première fois - puis il s'inclina et resta incliné longtemps - mais moins que la première fois. Ensuite, il se prosterna et resta prosterné longtemps, avant de faire dans le deuxième cycle la même chose que ce qu’il avait fait dans le premier. Il conclut la prière, alors que soleil était dégagé, puis prononça un discours. Il loua Allah et fit ses éloges, puis il dit : « Le soleil et la lune sont deux des signes d'Allah, ils ne s'éclipsent ni pour la mort ni pour la naissance de qui que ce soit. Lorsque vous voyez cela se produire, invoquez Allah, prononcez le takbîr, faites la prière et donnez l'aumône ! » Il dit ensuite : « Ô, peuple de Muḥammad ! Personne n'est plus jaloux qu'Allah quand Son serviteur ou Sa servante commettent la fornication. Ô, peuple de Muḥammad ! Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup ! » Dans une version : « Il a donc accompli quatre inclinaisons et quatre prosternations. »

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) commençait la prière en prononçant le Takbîr et en récitant : {( La louange est à Allah, Seigneur de l'univers )}. Quand il s'inclinait, il ne levait pas la tête et ne la baissait pas, mais se tenait entre les deux.

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) commençait la prière en prononçant le Takbîr et en récitant : {( La louange est à Allah, Seigneur de l'univers )}. Quand il s'inclinait, il ne levait pas la tête et ne la baissait pas, mais se tenait entre les deux. Quand il relevait la tête de l'inclinaison, il ne se prosternait pas avant d'être resté debout, et quand il relevait la tête de la prosternation, il ne se prosternait pas avant d'être resté assis. Tous les deux cycles, il prononçait la salutation. Il étalait son pied gauche et dressait son pied droit. Il interdisait de s’asseoir comme le diable, interdisait à l'homme d'étaler ses bras comme les fauves et il concluait sa prière en prononçant le Taslîm

Je dormais devant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et mes pieds étaient dans la direction de sa prière. Quand il se prosternait, il me touchait et je repliais mes jambes ; et quand il se relevait, je les allongeais. A cette époque, les maisons n'avaient pas de lampes.

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Je dormais devant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et mes pieds étaient dans la direction de sa prière. Quand il se prosternait, il me touchait et je repliais mes jambes ; et quand il se relevait, je les allongeais. A cette époque, les maisons n'avaient pas de lampes. »

Les habitants de Kûfah se plaignirent de Sa'd - c'est à dire : Ibn Abî Waqqâs - (qu'Allah l'agrée) auprès de 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) qui le révoqua et leur nomma un nouveau gouverneur en la personne de 'Ammâr

Jâbir ibn Samurah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Les habitants de Kûfah se plaignirent de Sa'd - c'est à dire : Ibn Abî Waqqâs - (qu'Allah l'agrée) auprès de 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) qui le révoqua et leur nomma un nouveau gouverneur en la personne de 'Ammâr. Dans leurs plaintes, ils allèrent jusqu'à dire que Sa'd (qu'Allah l'agrée) ne faisait pas correctement la prière. 'Umar manda alors Sa'd et lui dit : « Ô Abâ Isḥâq ! Ces gens prétendent que tu ne sais pas faire correctement la prière. » Il répondit : « En ce qui me concerne, je jure par Allah que je présidais à leur prière exactement à la manière du Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) sans rien en diminuer. Quand je faisais la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ’ »), je prolongeais la lecture dans les deux premières unités de prière et je l’allégeais dans les deux dernières. » Il lui a alors dit : « C'est ce que nous avons toujours pensé de toi, ô Abâ Isḥâq ! » Il envoya avec lui quelqu'un - ou quelques personnes - à Kûfah afin d'interroger ses habitants à son sujet. Cet homme ne laissa pas une mosquée sans s'y être renseigné le concernant. Tout le monde ne disait de lui que du bien. Il entra enfin dans une mosquée appartenant aux Banî 'Abs. L'un d'eux, du nom de Usâmah ibn Qatâdah, aussi surnommé : Abû Sa'dah, se leva. Il dit : « Puisque tu nous demandes notre avis sur lui, Sa'd ne marche pas avec les expéditions militaires, ne partage pas équitablement le butin et n'est pas impartial dans ses jugements ! » Sa'd a alors dit : « Par Allah ! Je me contenterai de faire contre toi ces trois invocations : " Ô Allah ! Si ton serviteur que voici est un menteur et n'a cherché par son intervention qu'à se montrer et à se faire connaître [littéralement : il ne s’est levé que par ostentation et vanité], alors allonge-lui sa vie, allonge-lui sa pauvreté et expose-le aux tentations ! " Plus tard, lorsqu’on lui demandait qui il était, il disait : « Un [pauvre] vieux soumis aux tentations et frappé de l’invocation de Sa'd. » 'Abd Al-Mâlik ibn 'Umayr, le rapporteur de ce hadith de Jâbir ibn Samurah, a dit : « Je l'ai vu de mes propres yeux, alors que ses sourcils tombaient sur ses yeux à cause de l'âge. Il se mettait sur les chemins des jeunes filles pour les palper. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit pour effectuer la prière de demande de pluie. Il se tourna en direction de La Mecque et fit des invocations. Puis, il retourna son pardessus et pria deux unités de prière en récitant à voix haute.

‘Abdullâh ibn Zayd ibn ‘Âṣim Al-Mâzinî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit pour effectuer la prière de demande de pluie. Il se tourna en direction de La Mecque et fit des invocations. Puis, il retourna son pardessus et pria deux unités de prière en récitant à voix haute. » Dans une autre version, il est dit : « Il se dirigea vers un endroit réservé pour la prière. »

Imrân ibn Ḥuṣayn et moi avons prié derrière ‘Alî ibn Abî Ṭâlib. Lorsqu’il se prosternait, il disait : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] ! ). En relevant sa tête, il disait de nouveau : « Allâhu Akbar ! ». En se relevant des deux premiers cycles, il disait encore : « Allâhu Akbar ! »

Muṭarrif ibn ‘Abdillah relate : « 'Imrân ibn Al-Ḥuṣayn et moi avons prié derrière ‘Alî ibn Abî Ṭâlib. Lorsqu’il se prosternait, il disait : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] ! ) En relevant sa tête, il disait de nouveau : « Allâhu Akbar ! » En se relevant des deux premiers cycles, il disait encore : « Allâhu Akbar ! » A la fin de la prière, 'Imrân ibn Ḥuṣayn me prit la main et dit : « Cet homme m’a rappelé la prière de Muḥammad (sur lui la paix et le salut) ! » - ou bien : « Il a prié avec nous comme le faisait Muḥammad (sur lui la paix et le salut) ! »

En voyage, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) regroupait la prière de la mi-journée (« ṣalâtu-ẓ-Ẓuhr ») et la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») lorsqu’il était en route, et il regroupait la prière du couchant (« ṣalâtu-l-Maghrib ») avec la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ’ »).

‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) dit : « En voyage, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) regroupait la prière de la mi-journée (« ṣalâtu-ẓ-Ẓuhr ») et la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») lorsqu’il était en route, et il regroupait la prière du couchant (« ṣalâtu-l-Maghrib ») avec la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ’ »). »

Certes, un jour, le Prophète ﷺ vint nous voir et nous lui demandâmes : " Ô Messager d'Allah ! Il nous a été enseigné comment te saluer, mais comment devons-nous prier sur toi ?

D'après 'Abd ar-Rahmân ibn Abî Laylâ qui a dit : Ka’b ibn ‘Ujrah me rencontra et me demanda : « Ne t’offrirais-je pas un cadeau ? Certes, un jour, le Prophète ﷺ vint nous voir et nous lui demandâmes : " Ô Messager d'Allah ! Il nous a été enseigné comment te saluer, mais comment devons-nous prier sur toi ? " Il a répondu : " Dites : Ô Allah ! Prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur Ibrâhîm et sur la famille d'Ibrahîm. Certes, Tu es Digne de louanges, Majestueux. Ô Allah ! Bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni Ibrâhîm et la famille d'Ibrâhîm. Certes, Tu es Digne de louanges, Majestueux. »

Je vais certes diriger la prière pour vous et ce n'est pas la prière que je vise ; je prie comme j’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prier.

Abû Qilâbah ‘Abdallah ibn Zayd Al-Jarmî Al-Basrî a dit : « Mâlik ibn Al-Ḥuwayrith est venu dans notre mosquée et a dit : " Je vais certes diriger la prière pour vous et ce n'est pas la prière que je vise ; je prie comme j’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prier." Je demandai alors à Abû Qilâbah : " Comment priait-il ? " Il me répondit : " De la même façon que priait notre maître qui est là ! Lorsqu’il relevait la tête de la prosternation, il s’asseyait avant de se mettre debout. " Le maître dont il parlait était : Abû Bourayd ‘Amr ibn Salamah Al-Jarmî [appellé aussi Abû Yazîd]

Et si tu priais en récitant les sourates {( Glorifie le Nom de ton Seigneur Le Très-Haut )}, {( Par le soleil et par sa clarté ! )} ainsi que {( Par la nuit quand elle enveloppe tout ! )} ? Car derrière toi, au sein des fidèles, se trouvent le vieillard, le faible et celui qui est occupé.

Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Muʽâdh ibn Jabal priait avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la prière de la nuit, puis s'en retournait auprès de son peuple afin de présider cette même prière... » Dans une autre version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit à Muʽâdh : " Et si tu priais en récitant les sourates {( Glorifie le Nom de ton Seigneur Le Très-Haut )}, {( Par le soleil et par sa clarté ! )} ainsi que {( Par la nuit quand elle enveloppe tout ! )} ? Car derrière toi, au sein des fidèles, se trouvent le vieillard, le faible et celui qui est occupé. " »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) annonça la mort du Négus le jour-même de sa mort. Il sortit alors à l’endroit en plein air réservé à la prière. Ils se mirent tous en rang, il pria et prononça quatre fois : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout]).

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) annonça la mort du Négus le jour-même de sa mort. Il sortit alors à l’endroit en plein air réservé à la prière. Ils se mirent tous en rang, il pria et prononça quatre fois : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout]). »

Celui qui accompagne le défunt jusqu’à ce que l’on prie sur lui aura un Qîrâṭ et celui qui l’accompagne jusqu’à ce qu’il soit enterré aura, lui, deux Qîrâṭ. - On demanda : Mais que représentent deux Qîrâṭ ? - Il répondit : L'équivalent de deux grandes montagnes. »

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qu'il a dit : « Celui qui accompagne le défunt jusqu’à ce que l’on prie sur lui aura un Qîrâṭ et celui qui l’accompagne jusqu’à ce qu’il soit enterré aura, lui, deux Qîrâṭ. - On demanda : Mais que représentent deux Qîrâṭ ? - Il répondit : L'équivalent de deux grandes montagnes. » Et dans une version : « La plus petite des deux est semblable au mont Uḥud. »

Lorsque nous avions accompli la prière du vendredi avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et que nous repartions, les murs n'avaient pas d'ombre sous laquelle nous puissions nous mettre.

Salamah ibn Al-Akwa' (qu'Allah l'agrée), qui faisait partie de ceux qui avaient prêté serment sous l'arbre, dit : « Lorsque nous avions accompli la prière du vendredi avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et que nous repartions, les murs n'avaient pas d'ombre sous laquelle nous puissions nous mettre. » Dans une version : « Nous accomplissions la prière du vendredi avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) quand le soleil redescendait, puis nous repartions et essayions de trouver de l'ombre. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prononçait deux discours lors desquels il se tenait debout et qu’il séparait en s’asseyant.

‘Abdullah ibn ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononçait deux discours et s’asseyait entre les deux. » Et dans une version de Jâbir (qu’Allah l’agrée) : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prononçait deux discours, lors desquels il se tenait debout et qu’il séparait en s’asseyant. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplit la prière le jour du sacrifice ; puis, il prononça un discours ; puis, il égorgea sa bête et dit : " Celui qui a égorgé sa bête avant de prier, qu'il égorge une autre bête à la place ! Et celui qui n'a pas encore égorge sa bête, qu'il l'égorge donc au nom d'Allah ! "

Jundub ibn 'Abdillâh al-Bajalî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplit la prière le jour du sacrifice ; puis, il prononça un discours ; puis, il égorgea sa bête et dit : " Celui qui a égorgé sa bête avant de prier, qu'il égorge une autre bête à la place ! Et celui qui n'a pas encore égorgé sa bête, qu'il l'égorge donc au nom d'Allah ! " »

Le jour de « ‘Îd Al-Aḍḥâ’ » (la fête du sacrifice), le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous fit un sermon après la prière dans lequel il dit : " Quiconque a effectué notre prière et sacrifié selon nos règles aura certes accompli notre rite traditionnel. Par contre, quiconque aura égorgé sa bête de sacrifice avant la prière, cela ne lui sera pas [compté comme] une offrande rituelle (un sacrifice).

Al-Barâ' ibn ʽÂzib (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le jour de « ‘Îd Al-Aḍḥâ’ » (la fête du sacrifice), le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous fit un sermon après la prière dans lequel il dit : " Quiconque a effectué notre prière et sacrifié selon nos règles aura certes accompli notre rite traditionnel. Par contre, quiconque aura égorgé sa bête de sacrifice avant la prière, cela ne lui sera pas [compté comme] une offrande rituelle (un sacrifice). " Abû Burdah ibn Niyâr - l'oncle maternel d'Al-Barâ' ibn 'Âzib - a alors dit : " Ô Messager d'Allah ! J'ai sacrifié mon mouton avant la prière, sachant que cette journée est une journée de festin. J'ai voulu que mon mouton fût le premier sacrifice chez moi, alors je l'ai égorgé et j'en ai mangé avant de venir à la prière ! " - Ton mouton, a dit le Prophète (sur lui la paix et le salut), n'est que de la viande. [Abû Burdah] a alors déclaré : " Ô Messager d'Allah ! Nous avons une chevrette que je préfère à deux moutons, sera-t-elle valable pour moi ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a répondu : " Oui, mais cela ne sera valable pour personne [d'autre] après toi ! " »

Quiconque a accompli la prière de l’aube est placé sous la protection d’Allah

Joundoub ibn 'AbdiLlâh Al-Qasrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Quiconque a accompli la prière de l’aube est placé sous la protection d’Allah. Qu’Allah n’ait rien à exiger de vous concernant cette protection qu’Il a accordée. En effet, celui dont Allah exigera des comptes à son sujet, Il l’obtiendra, puis Il le culbutera sur son visage dans le feu de la Géhenne ! »

Celui qui dort sans réciter son Ḥizb ou une partie de celui-ci, puis le récite entre la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-Fajr ») et la prière de la mi-journée (« ṣalâtu-ẓ-Ẓuhr »), il lui sera inscrit comme s'il l'avait récité de nuit.

Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « Celui qui dort sans réciter son Ḥizb ou une partie de celui-ci, puis le récite entre la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-Fajr ») et la prière de la mi-journée (« ṣalâtu-ẓ-Ẓuhr »), il lui sera inscrit comme s'il l'avait récité de nuit. »

Quel bon condiment que le vinaigre ! Quel bon condiment que le vinaigre !

Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda à son épouse de la sauce. Elle répondit : « Nous n’avons que du vinaigre. » Il demanda qu’on le lui amène et se mit à en manger tout en disant : « Quel bon condiment que le vinaigre ! Quel bon condiment que le vinaigre ! ».

Ô Allah ! Seigneur des gens, Toi qui éloignes les maux ! Guéris ! Tu es Celui qui Guéris ! Point de guérison si ce n'est celle que tu accordes, une guérison ne laissant aucun mal après elle !

Anas (qu'Allah l'agrée) dit à Thâbit (qu'Allah lui fasse miséricorde) : « Ne veux-tu pas que je t'exorcise avec les prières employées par le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à cette fin ? - Il répondit : Mais si ! Alors, Anas (qu'Allah l'agrée) dit : " Ô Allah ! Seigneur des gens, Toi qui éloignes les maux ! Guéris ! Tu es Celui qui Guéris ! Point de guérison si ce n'est celle que tu accordes, une guérison ne laissant aucun mal après elle ! " »

Les Ash‘ariyyûn, lorsqu’ils ont laissé une veuve à la suite d’une bataille ou lorsqu’ils possèdent peu de nourriture à Médine…

Abû Mûssâ Al-Ash‘arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les Ash‘ariyyûn, lorsqu’ils ont laissé une veuve à la suite d’une bataille ou lorsqu’ils possèdent peu de nourriture à Médine, se mettent à collecter dans un vêtement tout ce qu’ils possèdent puis se le partagent entre eux avec équité dans un seul récipient. Ils font partie de moi et je fais partie d’eux. »

Une femme apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) un manteau à rayures, tissé et orné de franges.

Sahl ibn Sa'd (qu'Allah l'agrée) relate qu'une femme apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) un manteau à rayures, tissé et orné de franges, puis qu'elle dit : « Je l'ai tissé moi-même et je te l'offre pour t'en vêtir. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'accepta car il en avait besoin. Il le porta et sortit vers nous. Un homme s'exclama : « Qu’il est beau ! Offre-le-moi ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Oui ! » Puis il s'assit dans l'assemblée, plia le manteau et le lui fit parvenir. Les personnes présentes dirent à l'homme : « Tu as mal agi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'a porté parce qu'il en avait besoin et tu le lui demandes, sachant bien qu'il ne refuse pas lorsqu’il est sollicité ! » L'homme répondit : « Je ne le lui ai certainement pas demandé afin de le porter, je ne le lui ai demandé qu'afin qu'il soit mon linceul ! » Sahl (qu'Allah l'agrée) dit : « Il fut effectivement son linceul. »

Une femme de Juhaynah est venue au Prophète (sur lui la paix et le salut), alors qu’elle était tombée enceinte après avoir commis la fornication.

‘Imrân ibn Al-Ḥuṣayn (qu’Allah l’agrée) relate : « Une femme de Juhaynah est venue au Prophète (sur lui la paix et le salut), alors qu’elle était tombée enceinte après avoir commis la fornication. Elle dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis un crime, alors applique-moi la peine corporelle ! » Là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) convoqua son tuteur et lui dit : « Sois bon envers elle et lorsqu’elle aura accouché, amène-la moi. » Lorsque l’homme eut fait ce qu’il lui avait dit, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna qu’on amène cette femme, qu’on lui attache bien ses vêtements et qu’on la lapide. Ensuite, il pria sur sa dépouille. »

Quant à celui-ci, il a désobéi à Abu al-Qâsim (sur lui la paix et le salut) !

Abû ash-Sha'thâ` relate : « Nous étions assis dans la mosquée avec Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée), quand le muezzin appela à la prière. C'est alors qu'un homme se leva et marcha pour sortir de la mosquée. Abû Hurayrah le suivit du regard jusqu'à ce qu'il sorte de la mosquée et dit : « Quant à celui-ci, il a désobéi à Abu al-Qâsim (sur lui la paix et le salut) ! »

Certes, je vois que tu aimes les moutons et la campagne. Alors, lorsque tu te trouves avec ton troupeau...

Abdullah ibn 'Abdirraḥmân ibn Abî Ṣa'ṣa'ah relate qu'Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) lui a dit : « Certes, je vois que tu aimes les moutons et la campagne. Alors, lorsque tu te trouves avec ton troupeau - ou à la campagne - et que tu fais l'appel à la prière, élève ta voix lors de l'appel, car nul djinn, nul homme, nulle chose, n'entend la portée de la voix du muezzin sans témoigner en sa faveur au Jour de la Résurrection. » Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'ai entendu cela du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). »

Quel est le meilleur des hommes, Ô Messager d’Allah ?

Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme a demandé : " Quel est le meilleur des hommes, Ô Messager d’Allah ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Un croyant qui lutte physiquement et avec ses biens dans la voie d’Allah ! - L’homme poursuivit : Et ensuite ? - Ensuite, un homme qui se retire dans l'un des sentiers de la montagne afin d'adorer son Seigneur ! " » Et dans une autre version : « Pour adorer Allah avec crainte et épargner les gens de son mal. »

Alors qu’un homme marchait dans une terre désertique, il entendit une voix provenant d'un nuage.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Alors qu’un homme marchait dans une terre désertique, il entendit une voix provenant d'un nuage dire : " Arrose le jardin d’untel ! " Ce nuage prit aussitôt la direction du jardin et déversa son eau dans un champ pierreux. L’une des crevasses présente absorba alors toute l’eau. L’homme suivit l’eau jusqu’à arriver à une personne debout dans son jardin. Celle-ci faisait dévier l’eau avec sa bêche, alors le premier lui demanda : " Ô serviteur d’Allah ! Quel est ton nom ? - Il répondit : Untel. " C’était le même nom qu’il avait entendu du nuage. La seconde personne demanda alors : " Ô serviteur d’Allah ! Pourquoi me demandes-tu mon nom ? - L’homme répondit alors : J’ai entendu une voix, provenant du nuage dont voici l’eau, dire : " Arrose le jardin d’untel ! " et il s’agissait de ton nom. Que fais-tu donc avec le produit de ton jardin ? - La seconde personne répondit : Puisque tu as dit cela… En fait, je regarde ce qu’il produit et ensuite, j’en donne un tiers en aumône, ma famille et moi en mangeons un tiers et je remets le dernier tiers en terre. " »

Qu’en reste-t-il ? - de la brebis - Elle répondit : Il n'en reste plus que l’épaule ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Il en reste la totalité, sauf l’épaule !

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate qu’ils avaient égorgé une brebis et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : « Qu’en reste-t-il ? - Elle répondit : Il n'en reste plus que l’épaule ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Il en reste la totalité, sauf l’épaule ! »

Il n'est pas une femme qui nuise à son mari en ce bas monde sans que l'épouse de celui-ci, parmi les houris, ne lui dise : " Ne lui fais pas de tort, qu'Allah te combatte ! Il n’est que de passage chez toi et il ne va pas tarder à te quitter pour nous rejoindre. "

Mu'âdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas une femme qui nuise à son mari en ce bas monde sans que l'épouse de celui-ci, parmi les houris, ne lui dise : " Ne lui fais pas de tort, qu'Allah te combatte ! Il n’est que de passage chez toi et il ne va pas tarder à te quitter pour nous rejoindre. " »

Dépense, offre ou prodigue mais ne compte pas ! Sinon, Allah comptera à ton égard. Et ne thésaurise pas ! Sinon, Allah te privera.

Asmâ‘ bint Abî Bakr (qu'Allah l’agrée, elle et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a dit : « Ne noue pas le cordon de ta bourse, sinon on nouera contre toi ! » Et dans une autre version : « Dépense, offre ou prodigue mais ne compte pas ! Sinon, Allah comptera à ton égard. Et ne thésaurise pas ! Sinon, Allah te privera. »

Abdullâh ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il avait répudié sa femme alors qu'elle était indisposée. 'Umar (qu'Allah l'agrée) en parla au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui se mit en colère à son sujet.

Abdullâh ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il avait répudié sa femme alors qu'elle était indisposée. 'Umar (qu'Allah l'agrée) en parla au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui se mit en colère à son sujet et dit : « Qu'il la reprenne et qu'il la garde jusqu'à ce qu'elle soit en état de pureté ! Puis, après qu’elle ait de nouveau eu ses règles et qu'elle se soit à nouveau retrouvée en état de pureté, à ce moment-là, s'il veut la répudier, qu'il le fasse ! Alors qu’elle est en état de pureté et avant qu'il ne la touche. Tel est le délai de viduité ordonné par Allah. » Dans une version : « jusqu'à ce qu'elle ait de nouveau ses règles, et non celles pendant lesquelles il l'a répudiée ». Dans une version : « elle fut comptée comme une répudiation et 'Abdullah la reprit comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le lui avait ordonné. »

Que chacun d'entre vous prie tant qu'il en a la capacité. Lorsqu'il faiblit, qu'il se couche pour dormir !

Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra à la mosquée et vit une corde tendue entre deux piliers. Il demanda : " Qu’est-ce que cette corde ? - On lui répondit : C’est à Zaynab ! Lorsqu’elle est fatiguée, elle s’y accroche. - Il dit alors : Enlevez-la ! Que chacun d'entre vous prie tant qu'il en a la capacité. Lorsqu'il faiblit, qu'il se couche pour dormir ! " »

L’avare et le donateur sont à l’image de deux hommes dont chacun porte une armure de fer qui lui couvre la poitrine.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « L’avare et le donateur sont à l’image de deux hommes dont chacun porte une armure de fer qui lui couvre la poitrine. A chaque fois que le donateur dépense, elle recouvre sa peau, jusqu’à couvrir le bout de ses orteils et à traîner derrière lui. Mais, à chaque fois que l’avare veut dépenser quelque chose, chaque maille reste à sa place, il essaie de la détendre, mais elle ne se détend pas. »

Ordonnez-lui de parler, de se mettre à l’ombre, de s’asseoir mais qu’il poursuive son jeûne.

Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) prêchait tandis qu’un homme se tenait debout. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) interrogea les Compagnons au sujet de cet homme. Ils dirent : « C’est Abû Isrâ’îl ! Il a fait le vœu de rester debout au soleil sans s’asseoir, de ne pas se mettre à l’ombre, de ne pas parler et de jeûner ». Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur dit alors : « Ordonnez-lui de parler, de se mettre à l’ombre, de s’asseoir mais qu’il poursuive son jeûne. »

" Accomplissez des actes dont vous êtes capables ! Par Allah ! Allah ne se lasse point jusqu’à ce que vous ne vous lassiez ! " Et ce qu'il préférait de la religion était ce qui était pratiqué avec constance et régularité.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez elle alors qu’une femme était présente et demanda : " Qui est-ce ? " ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) répondit : " C’est une telle qui me parle au sujet de ses prières. " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Accomplissez des actes dont vous êtes capables ! Par Allah ! Allah ne se lasse point jusqu’à ce que vous ne vous lassiez ! " Et ce qu'il préférait de la religion était ce qui était pratiqué avec constance et régularité.

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit d’aller à la rencontre des commerçants venus vendre leurs marchandises et qu’un citadin vende pour le compte d'un bédouin.

‘Abdullah ibn 'Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit d’aller à la rencontre des commerçants venus vendre leurs marchandises et qu’un citadin vende pour le compte d'un bédouin. Je demandai à ibn ‘Abbâs : " Que signifie sa parole : 'qu’un citadin vende pour le compte d'un bédouin.' ? " Il répondit : " Qu’il ne fasse pas l’intermédiaire. " »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit : « Al-muzâbanah », c’est-à-dire : le fait que l’homme ne vende les fruits de son jardin, s’il s’agit de dattes, contre une certaine mesure de dattes, ou s’il s’agit de raisins, contre une certaine mesure de raisins et s’il s’agit de blé, contre une certaine mesure de blé. Il a interdit le tout.

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit : « Al-muzâbanah », c’est-à-dire : le fait que l’homme ne vende les fruits de son jardin, s’il s’agit de dattes, contre une certaine mesure de dattes, ou s’il s’agit de raisins, contre une certaine mesure de raisins et s’il s’agit de blé, contre une certaine mesure de blé. Il a interdit le tout. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit : « al-Munâbadhah », qui consiste à ce que l’homme jette son vêtement pour le vendre à un autre, avant que celui-ci ne le manipule et ne le regarde. Et il a interdit : « al-Mulâmasah », qui consiste à ce que l’homme touche le vêtement sans le regarder.

Abû Sa'îd al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit : « al-Munâbadhah », qui consiste à ce que l’homme jette son vêtement pour le vendre à un autre, avant que celui-ci ne le manipule et ne le regarde. Et il a interdit : « al-Mulâmasah », qui consiste à ce que l’homme touche le vêtement sans le regarder. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de vendre les fruits avant qu’ils ne mûrissent. On demanda alors : « Que signifie mûrir ? - Il répondit : Qu’ils deviennent rouges. Puis, il ajouta : Que diriez-vous si Allah retenait les fruits ? Par conséquent, de quel droit quelqu’un s’autorise-t-il les biens de son frère ?

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de vendre les fruits avant qu’ils ne mûrissent. On demanda alors : « Que signifie mûrir ? - Il répondit : Qu’ils deviennent rouges. Puis, il ajouta : Que diriez-vous si Allah retenait les fruits ? Par conséquent, de quel droit quelqu’un s’autorise-t-il les biens de son frère ? " »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de vendre ce qu’engendrera une femelle encore dans le ventre de sa mère.

‘Abdallah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de vendre ce qu’engendrera une femelle encore dans le ventre de sa mère. Ce type de vente était pratiquée à l’époque préislamique. On achetait un chameau qui serait engendré par le fœtus qui était encore dans le ventre d’une chamelle. » Il a même été dit que la chamelle âgée était vendue à condition qu’elle mette bas une femelle qui elle-même mette bas, après quoi seulement la bête était livrée.

Ma femme a mis au monde un enfant de couleur noire ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda : As-tu des chameaux ? - L’homme répondit par l’affirmative. - De quelle couleur sont-ils ? demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Le bédouin répondit : Ils sont roux. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda alors : Y’en a-t-il des gris ? - Oui, répondit le bédouin. - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda encore : Comment cela se fait-il ? - Le bédouin s’avança : Peut-être que cela est dû à un trait héréditaire ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : Peut-être que cela est dû à un trait héréditaire !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un bédouin vint trouver le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Ma femme a mis au monde un enfant de couleur noire ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda : As-tu des chameaux ? - L’homme répondit par l’affirmative. - De quelle couleur sont-ils ? demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Le bédouin répondit : Ils sont roux. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda alors : Y’en a-t-il des gris ? - Oui, répondit le bédouin. - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda encore : Comment cela se fait-il ? - Le bédouin s’avança : Peut-être que cela est dû à un trait héréditaire ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : Peut-être que cela est dû à un trait héréditaire ! " »

« C’est une subsistance qu’Allah a fait sortir pour vous. Reste-t-il encore de sa viande afin que vous nous en donniez à manger ? » Nous en envoyâmes alors une part au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui la mangea.

Abû ‘Abdillah Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) les envoya en mission en plaçant Abû ‘Ubaydah (qu’Allah l’agrée) à leur tête en vue d’intercepter une caravane de Quraysh. Il raconte : « [Pour cette mission] Il nous a fourni un sac de dattes et il n’avait rien trouvé d’autre. Abû ‘Ubaydah (qu’Allah l’agrée) nous donnait une datte à la fois ! » Abu Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) demanda : « Comment faisiez-vous ? » Jâbir (qu’Allah l’agrée) répondit : « Nous la sucions comme le fait un enfant, puis nous buvions de l’eau par-dessus. Elle nous suffisait toute la journée jusqu’au soir. Nous faisions aussi tomber les feuilles des arbres avec nos bâtons et les humections pour les manger ! » Jâbir (qu’Allah l’agrée) poursuivit : « Nous longeâmes le littoral et voilà que sur la plage apparut une espèce d’énorme dune. Nous y allâmes et c’était une bête qu’on appelle « Al-Ḥût », un cachalot [ou une baleine]. Abû ‘Ubaydah (qu’Allah l’agrée) déclara : « C’est une bête morte ! » Puis, il se ravisa : « Non ! Nous sommes les envoyés du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et dans la voie d’Allah. Vous êtes dans la nécessité, alors mangez-en ! » Nous demeurâmes un mois à en manger et nous étions trois cents. Nous prîmes même du poids ! Je nous vois encore puiser du gras de la cavité de son œil avec des cruches et en découper des morceaux comme des taureaux - ou aussi gros que des taureaux. Abû ‘Ubaydah (qu’Allah l’agrée) choisit treize hommes parmi nous et les fit asseoir dans la cavité de son œil, alors il prit une de ses côtes qu’il fit dresser, puis sella la plus grande de nos montures et la fit passer en dessous. Nous fîmes des provisions avec des tranches séchées de sa viande. Lorsque nous arrivâmes à Médine, nous nous rendîmes chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et nous lui fîmes part de notre découverte. Il déclara : « C’est une subsistance qu’Allah a fait sortir pour vous. Reste-t-il encore de sa viande afin que vous nous en donniez à manger ? » Nous en envoyâmes alors une part au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui la mangea. »

Comment ? Alors qu'elle a affirmé vous avoir allaités tous les deux !?

‘Uqba ibn al-Ḥârith (qu’Allah l’agrée) relate : « Alors que j’étais marié à Umm Yaḥya bint Abî Ihâb, un jour, une esclave noire vint à ma rencontre et m’a dit : " Je vous ai allaités tous les deux ! " J’en informai alors le Prophète (sur lui la paix et le salut), mais il se détourna de moi. Je me mis devant lui et l’informai de nouveau, c’est alors qu’il m’a dit : " Comment ? Alors qu'elle a affirmé vous avoir allaités tous les deux !? " »

Celui qui fait aumône de la valeur d’une datte d’un bien licitement acquis, et Allah n’accepte que ce qui est bon et licite, Allah accueille certes son don de Sa Main droite. Ensuite, Il le fera croître et augmentera sa récompense pour celui qui en est l'auteur, à l'image de l’un d'entre vous qui élève son poulain, si bien que cette datte finira par devenir aussi grande qu’une montagne !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Celui qui fait aumône de la valeur d’une datte d’un bien licitement acquis, et Allah n’accepte que ce qui est bon et licite, Allah accueille certes son don de Sa Main droite. Ensuite, Il le fera croître et augmentera sa récompense pour celui qui en est l'auteur, à l'image de l’un d'entre vous qui élève son poulain, si bien que cette datte finira par devenir aussi grande qu’une montagne ! »

Lorsque l'un d'entre vous dirige les gens dans la prière, qu’il la fasse légère. Car parmi eux se trouvent le faible, le malade et celui qui est occupé. Et lorsque l'un d'entre vous prie seul, qu’il prolonge autant qu’il veut.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous dirige les gens dans la prière, qu’il la fasse légère. Car parmi eux se trouvent le faible, le malade et celui qui est occupé. Et lorsque l'un d'entre vous prie seul, qu’il prolonge autant qu’il veut. »

Tu ne survivras point sans que, pour toute œuvre que tu accompliras en recherchant l'agrément d'Allah, tu sois élevé en degrés et en dignité. Il se peut aussi que tu survives afin que ta présence profite à certains et nuise à d'autres.

Saʽd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « Au cours du Pèlerinage d'adieu, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit à mon chevet lors d'une maladie qui faillit me tuer. Je dis : " Ô Messager d'Allah! Ma maladie a atteint le stade que tu vois. Je suis fortuné et je n'ai qu'une seule fille pour héritière. Donnerais-je les deux tiers de mes biens en aumône? - Non ! répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Donnerais-je alors la moitié ? demandai-je. - Non ! répliqua le Prophète (sur lui la paix et le salut). Le tiers ! Et le tiers c'est beaucoup ! Laisser tes héritiers riches est préférable que de les laisser pauvres, demandant la charité aux gens. Tu n'effectues aucune dépense en recherchant l'agrément d'Allah sans que tu en sois récompensé, serait-ce la bouchée que tu mets dans la bouche de ton épouse ! " Je demandai : " Ô Messager d'Allah ! Ferais-je défaut à mes compagnons après leur retour (à Médine)? " Il répondit : " Tu ne survivras point sans que, pour toute œuvre que tu accompliras en recherchant l'agrément d'Allah, tu sois élevé en degrés et en dignité. Il se peut aussi que tu survives afin que ta présence profite à certains et nuise à d'autres. Ô Allah ! Achève l'hégire de mes Compagnons et ne les ramène pas en arrière ! Mais le malheureux est bien Sa'd ibn Khawlah. » (Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut peiné et attristé pour Sa'd, car il décéda à la Mecque.)

Tandis que nous étions en voyage en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut), un homme se présenta à lui sur sa monture.

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Tandis que nous étions en voyage en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut), un homme se présenta à lui sur sa monture. Il se mit à tourner son regard à droite et à gauche. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Quiconque possède une monture en plus, qu'il la donne à celui qui n’en a pas ! Quiconque possède un surplus de provisions, qu'il le cède à celui qui n’en a pas ! " Il évoqua des types de biens qu’il cita [au fur et à mesure] au point que nous pensâmes que personne d’entre nous n’avait le droit de posséder de surplus. »

Les œuvres sont présentées le lundi et le jeudi, et j’aime que mes œuvres soient présentées alors que je jeûne.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) rapporte directement du Prophète (sur lui la paix et le salut) cette parole : « Les œuvres sont présentées le lundi et le jeudi, et j’aime que mes œuvres soient présentées alors que je jeûne. » Et dans une autre version : « Les portes du Paradis sont ouvertes le lundi et le jeudi, et on pardonne alors à tout serviteur qui n’associe rien à Allah, à l’exception d’un homme qui est en conflit avec son frère. On dit alors : " Laissez du temps à ces deux-là, jusqu’à ce qu’ils se réconcilient, laissez du temps à ces deux-là, jusqu’à ce qu’ils se réconcilient. " » Et [encore] dans une autre version : « Les œuvres sont exposées chaque lundi et chaque jeudi, Allah pardonne alors à tout individu qui n’associe rien à Allah, à l’exception d’un homme qui est en conflit avec son frère. On dit alors : " Laissez ces deux-là jusqu’à ce qu’ils se réconcilient. " »

Sais-tu que, tout à l’heure, Mujazziz a regardé Zayd ibn Ḥârithah et Usâmah ibn Zayd et a dit : " Ces pieds proviennent sans aucun doute les uns des autres ! " ?

ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) est entré chez elle, le visage radieux et resplendissant, et a dit : « Sais-tu que, tout à l’heure, Mujazziz a regardé Zayd ibn Ḥârithah et Usâmah ibn Zayd et a dit : " Ces pieds proviennent sans aucun doute les uns des autres ! " ? » Dans une version : « Et Mujazziz était physionomiste. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit : « Al-Mukhâbarah », « Al-Muḥâqalah », et « Al-Muzâbanah ». Il a aussi interdit de vendre un fruit avant qu’il ne soit clairement mûr et de vendre des fruits contre autre chose que des pièces d’or ou d’argent, à l’exception des « ‘Arâyâ ».

Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit : « Al-Mukhâbarah », « Al-Muḥâqalah », et « Al-Muzâbanah ». Il a aussi interdit de vendre un fruit avant qu’il ne soit clairement mûr et de vendre des fruits contre autre chose que des pièces d’or ou d’argent, à l’exception des « ‘Arâyâ ».

N’allez pas à la rencontre des marchands qui arrivent. Ne vendez pas et n’achetez pas les uns par-dessus les autres. Ne surenchérissez pas les uns sur les autres. Qu’un citadin ne vende pas pour un nomade. Ne laissez pas gonfler les mamelles des chamelles et des brebis.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « N’allez pas à la rencontre des marchands qui arrivent. Ne vendez pas et n’achetez pas les uns par-dessus les autres. Ne surenchérissez pas les uns contre les autres. Qu’un citadin ne vende pas pour un nomade. Ne laissez pas gonfler les mamelles des chamelles et des brebis et si quelqu’un en achète, il aura le choix après l’avoir traite: si elle lui convient, il la gardera ; sinon, il la rendra avec une mesure de dattes. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit qu’un citadin vende pour un nomade, de surenchérir les uns sur les autres, de vendre par-dessus son frère, de faire une demande en mariage après celle qu'il a effectuée

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit qu’un citadin vende pour un nomade, de surenchérir les uns sur les autres, de vendre par-dessus son frère, de faire une demande en mariage après celle qu'il a effectuée et qu’une femme demande le divorce de sa coépouse afin de remplir son assiette. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit d’échanger de l’argent contre de l’argent et de l’or contre de l’or, sauf en même quantité. Et on nous a autorisés d’échanger de l’argent contre de l’or à notre guise et d’échanger de l’or contre de l’argent à notre guise. Un homme demanda : « De la main à la main ? - Il répondit : C’est ce que j’ai entendu ! »

Abû Bakrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit d’échanger de l’argent contre de l’argent et de l’or contre de l’or, sauf en même quantité. Et on nous a autorisés d’échanger de l’argent contre de l’or à notre guise et d’échanger de l’or contre de l’argent à notre guise. Un homme demanda : « De la main à la main ? - Il répondit : C’est ce que j’ai entendu ! »

Lorsqu'il relevait sa tête de l'inclination dans la dernière rak'ah de la prière du Fajr : « Ô Allah ! Maudis untel et untel ! » Après avoir dit : « Qu'Allah exauce celui qui Le loue. Ô notre Seigneur ! A Toi la louange ! » Allah révéla alors : {( Tu n’as (Muḥammad) aucune part dans l’ordre (divin)...)} [Coran : 3/128].

Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire, lorsqu'il relevait sa tête de l'inclination, dans la dernière rak'ah de la prière du Fajr : « Ô Allah ! Maudis untel et untel ! » Après avoir dit : « Qu'Allah exauce celui qui Le loue. Ô notre Seigneur ! A Toi la louange ! » Allah révéla alors : {( Tu n’as (Muḥammad) aucune part dans l’ordre (divin)...)} [Coran : 3/128]. Dans une autre version, il est rapporté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) invoquait Allah contre Ṣafwân ibn Umayyah, Suhayl ibn 'Amr et Al-Ḥârith ibn Hishâm. C'est alors qu'Allah révéla : {(Tu n’as (Muḥammad) aucune part dans l’ordre (divin)...)} [Coran : 3/128].

Nous nous rendîmes au chevet de Khabbâb ibn Al-Art (qu’Allah l’agrée) qui en était à sa septième cautérisation.

Qays ibn Abî Ḥâzim (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous nous rendîmes au chevet de Khabbâb ibn Al-Art (qu’Allah l’agrée), qui en était à sa septième cautérisation, et il nous dit : " Nos anciens compagnons sont morts sans que les biens et les plaisirs de ce bas monde n'aient pu diminuer leur récompense. A présent, nous voici si aisés que nous ne trouvons plus que la terre pour placer nos biens. Si le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne nous avait pas interdit de souhaiter la mort, je l’aurai souhaitée. " Puis, nous nous rendîmes à nouveau auprès de lui. Nous le trouvâmes qui supervisait la construction d’un mur. En nous voyant arriver, il dit : " Le musulman est récompensé pour tout ce qu’il dépense, à l’exception de ce qu’il place dans la terre. " »

Il y a deux hommes, parmi les Compagnons de Muḥammad (sur lui la paix et le salut), à qui la vertu ne fait pas défaut.

Abû 'Aṭiyah a dit : « Masrûq et moi entrâmes chez ʽÂ’ishah (qu'Allah les agrée). Masrûq lui dit : " Il y a deux hommes, parmi les Compagnons de Muḥammad (sur lui la paix et le salut), à qui la vertu ne fait pas défaut. Pourtant le premier hâte le Maghrib et la rupture du jeûne, le second retarde l'un et l'autre. - Elle demanda : Qui hâte le Maghrib et la rupture du jeûne ? - Il répondit : 'Abdallah - c'est à dire Ibn Mas'ûd. - Elle dit alors : C'est ce que faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). " »

Il n’a pas de dépenses à effectuer à ton égard.

Fâtimah bint Qays (qu’Allah l’agrée) relate qu'Abû ‘Amr ibn Ḥafs (qu’Allah l’agrée) l’avait répudiée définitivement alors qu’il était absent (dans une version : « Il l’avait répudiée trois fois. »). Il délégua quelqu’un pour lui apporter de l’orge, mais elle s’énerva contre cette personne, qui dit alors : « Par Allah ! Nous ne te devons plus rien ! » Elle alla donc en informer le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : « Il n’a pas de dépenses à effectuer à ton égard » (et dans une version : « ni à te loger ») » et il lui ordonna de passer son délai de viduité chez Umm Sharîk. Ensuite, il a dit : « C’est une femme chez qui mes Compagnons se rendent, alors passe ton délai de viduité chez ibn Umm Maktûm. Il est aveugle et tu pourras te dévêtir chez lui. En outre, lorsque tu seras de nouveau disponible, informe-moi. » Elle a dit : « Une fois redevenue disponible, je l’informai que Mu’âwiyah ibn Abî Sufyân et Abû Jahm m’avaient demandée en mariage. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) fit alors remarquer : " En ce qui concerne Abû Jahm, il a toujours son bâton sur l’épaule. Quant à Mu’âwiyah, c’est un indigent qui ne possède aucun bien. Épouse donc Usâmah ibn Zayd ! " L’idée de l’épouser me déplût, mais il m’a de nouveau dit : " Epouse Usâmah ibn Zayd ! " Je l’épousai donc et Allah fit de lui un grand bien pour moi. En effet, je fus très heureuse de lui. »

Un homme accusa sa femme d’adultère et renia son enfant à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Il ordonna aux deux de se maudire mutuellement comme l'a dit Allah, Exalté soit-Il. Après cela, il jugea que l’enfant était à la femme et sépara les deux qui s'étaient maudits.

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate qu’un homme accusa sa femme d’adultère et renia son enfant à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Il ordonna aux deux de se maudire mutuellement comme l'a dit Allah, Exalté soit-Il. Après cela, il jugea que l’enfant était à la femme et sépara les deux qui s'étaient maudits.

Tu n’as aucune voie de recours contre elle ! - Il répondit : Ô Messager d’Allah ! Et mes biens ? - Il lui répondit : Aucun bien ne te revient. Si tu lui as donné une dot, tu t’es autorisé son intimité en échange ; et si tu mens, tu le mérites encore moins qu’elle !

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Untel fils d’untel a dit : " Ô Messager d’Allah ! Si l’un d’entre nous surprend sa femme en train de commettre la turpitude, que doit-il faire ? Car s’il parle, il dira quelque chose de grave et s’il se tait, alors il se tait aussi sur quelque chose de grave ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se tut et ne lui répondit pas. Plus tard, l’homme revint et dit : " J’ai été éprouvé par ce sur quoi je t’ai interrogé. " Lorsqu’Allah révéla les versets de la sourate : « La Lumière » : {( Et ceux qui accusent leurs épouses...)} [Coran : 24/6]. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les lui récita, puis il l’exhorta et lui rappela que la punition d’ici-bas et moins grave que celle de l’au-delà, mais l’homme répondit : " Non ! Par celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai pas menti à son sujet ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) convoqua alors la femme, puis il l’exhorta et lui rappela que la punition d’ici-bas est moins grave que celle de l’au-delà, mais elle répondit : " Non ! Par celui qui t’a envoyé avec la vérité, il ment ! " Alors, il commença par l’homme, qui attesta par quatre fois, en prenant Allah pour témoin, qu’il était de ceux qui disent la vérité et, la cinquième fois, il invoqua la malédiction d’Allah sur sa personne s’il était du nombre des menteurs. Puis, ce fut au tour de la femme, qui jura par quatre fois, en prenant Allah comme témoin, qu’elle était du nombre des véridiques et, la cinquième fois, elle invoqua la malédiction d’Allah sur sa personne si elle était de celles qui mentent. Ensuite, il prononça leur séparation et dit trois fois : " Allah sait que l’un de vous deux ment, alors est-ce que l’un de vous souhaite se repentir ? " Et dans une version : " Tu n’as aucune voie de recours contre elle ! - Il répondit : Ô Messager d’Allah ! Et mes biens ? - Il lui répondit : Aucun bien ne te revient. Si tu lui as donné une dot, tu t’es autorisé son intimité en échange ; et si tu mens, tu le mérites encore moins qu’elle ! " »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra chez moi et trouva un homme avec moi. Il dit alors : " Ô ʽÂ’ishah ! Qui est-ce ? - J’ai répondu : Mon frère de lait. - Il a dit : Ô ʽÂ’ishah ! Regardez bien qui sont vos frères, car ce n’est que la faim qui est la cause de l’allaitement. "

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra chez moi et trouva un homme avec moi. Il dit alors : " Ô ʽÂ’ishah ! Qui est-ce ? - J’ai répondu : Mon frère de lait. - Il a dit : Ô ʽÂ’ishah ! Regardez bien qui sont vos frères, car ce n’est que la faim qui est la cause de l’allaitement. " »

L’imam a été établi dans le seul but qu’on le suive, alors n’agissez pas différemment de lui. Quand il dit : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] !), dites : « Allâhu Akbar ! » ; quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il dit : « Sami’a Llâhu Liman Ḥamidah ! » (Allah a entendu celui qui L’a loué !), dites : « Rabbanâ Wa Laka-l-Ḥamd ! » (Notre Seigneur ! Et c’est à Toi que La louange appartient !). Quand il se prosterne, prosternez-vous et s’il prie assis, priez tous assis.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « L’imam a été établi dans le seul but qu’on le suive, alors n’agissez pas différemment de lui. Quand il dit : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] !), dites : « Allâhu Akbar ! » ; quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il dit : « Sami’a Llâhu Liman Ḥamidah ! » (Allah a entendu celui qui L’a loué !), dites : « Rabbanâ Wa Laka-l-Ḥamd ! » (Notre Seigneur ! Et c’est à Toi que La louange appartient !). Quand il se prosterne, prosternez-vous et s’il prie assis, priez tous assis. »

Auparavant, quand la femme perdait son mari, elle entrait dans une petite cabane pour y rester. Elle mettait ses pires vêtements et ne pouvait utiliser ni parfum, ni quoi que ce soit, et ce, pendant un an. Après cela, on lui amenait une bête : un âne, un oiseau, ou un mouton, qu’elle frottait contre ses parties intimes ...

Umm Salamah (qu’Allah l’agrée) relate : « Une femme vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et demanda : " Ô Messager d’Allah ! Ma fille a perdu son mari et souffre maintenant des yeux, pouvons-nous lui appliquer du khôl ? - Non ! répondit-il, deux ou trois fois. Ensuite, il dit : Ce n’est que quatre mois et dix jours ! Pendant le paganisme, la femme devait jeter un crottin au bout d’une année ! " Zaynab dit alors : " Auparavant, lorsque la femme perdait son mari, elle entrait dans une petite cabane afin d’y demeurer. Elle mettait ses pires vêtements et ne pouvait utiliser ni parfum, ni quoi que ce soit pendant un an. Après cela, on lui amenait une bête : un âne, un oiseau, ou un mouton, contre laquelle elle se frottait. Et il était rare que ce sur quoi elle se frotte reste en vie ! Puis, elle sortait et on lui donnait un crottin qu’elle devait jeter. Après cela, elle utilisait de nouveau ce qu’elle voulait : du parfum, ou autre. " »

Ô Messager d’Allah ! J’ai acquis une terre à Khaybar qui m’est le bien le plus cher que j’ai pu acquérir ! Que m’ordonnes-tu d'en faire ? - Il lui répondit : Si tu veux, immobilises-en le fonds et fais-en aumône.

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « ‘Umar avait acquis une terre à Khaybar. Il alla voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) afin de le consulter au sujet de celle-ci, en disant : " Ô Messager d’Allah ! J’ai acquis une terre à Khaybar qui m’est le bien le plus cher que j’ai pu acquérir ! Que m’ordonnes-tu d'en faire ? - Il lui répondit : Si tu veux, immobilises-en le fonds et fais-en aumône. Il poursuivit : Fais-en aumône, à condition que son fond ne soit ni vendu, ni donné, ni hérité. » ‘Umar fit donc un don pour les pauvres, pour ses proches, pour l’affranchissement des esclaves, dans la voie d’Allah et pour les invités, en autorisant à celui qui s’en occupe d’en manger de façon raisonnable et d’en donner à manger à un ami, sans en tirer profit. »

Ô Messager d’Allah ! J’ai épousé une femme. - Il poursuivit : Lui as-tu donné quelque chose ? - Il répondit : Le poids d’un noyau en or. - Il dit alors : " Qu’Allah t’accorde Ses bénédictions ! Organise un repas de mariage, ne serait-ce qu’un mouton. "

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vit ‘Abdaraḥmân ibn ‘Awf qui portait sur lui des traces de safran. Il lui demanda : " Qu’est-ce donc ?! - Il répondit : Ô Messager d’Allah ! J’ai épousé une femme. - Il poursuivit : Lui as-tu donné quelque chose ? - Il répondit : Le poids d’un noyau en or. - Il dit alors : " Qu’Allah t’accorde Ses bénédictions ! Organise un repas de mariage, ne serait-ce qu’un mouton. " »

Malheur ! Malheur ! C’est cela même l’usure ! C’est cela même l’usure ! Ne fais pas cela ! Lorsque tu désires acheter, vends les tiennes contre autre chose, puis achète celles-ci !

Abû Sa'îd al-Khudrî relate : « Bilâl (qu’Allah l’agrée) apporta des dattes de type : « Barnî » au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui lui demanda : « D’où proviennent-elles ? - Bilâl (qu’Allah l’agrée) répondit : Nous avions des dattes de mauvaise qualité, j’en ai troqué deux « Ṣâ’ » contre un afin d'en nourrir le Prophète (sur lui la paix et le salut). » A ce moment-là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’exclama : « Malheur ! Malheur ! C’est cela même l’usure ! C’est cela même l’usure ! Ne fais pas cela ! Lorsque tu désires acheter, vends les tiennes contre autre chose, puis achète celles-ci ! »

Me vois-tu vraiment comme ayant marchandé avec toi en vue de te prendre ton chameau ?! Prends ton chameau et ton or, ils sont à toi !

Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate qu’il allait à dos de chameau lorsque sa bête s’épuisa, il pensa alors à la laisser libre. Il a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) me rejoignit, il pria pour moi et frappa ma monture, qui se mit à avancer comme jamais. Ensuite, il m’a dit : " Vends-la moi pour une once d’or ! - Non ! répondis-je. - Il m’a de nouveau dit : Vends-la moi ! " Alors, je la lui vendis pour une once, à condition de l’utiliser jusqu’à rejoindre ma famille. Une fois arrivé, je lui donnai ma monture, dont il me paya le prix aussitôt et en une seule fois. Pendant que je m’en retournai, il envoya quelqu’un me chercher et me dit : " Me vois-tu vraiment comme ayant marchandé avec toi en vue de te prendre ton chameau ?! Prends ton chameau et ton or, ils sont à toi ! " »

J’ai interrogé Râfi’ ibn Khadîj (qu’Allah l’agrée) à propos du fait de louer une terre en échange d’or et d’argent. Il me répondit : « Il n’y a aucun mal à cela ! »

Ḥanẓalah ibn Qays a dit : « J’ai interrogé Râfi’ ibn Khadîj (qu’Allah l’agrée) à propos du fait de louer une terre en échange d’or et d’argent. Il me répondit : « Il n’y a aucun mal à cela ! En effet, à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), les gens louaient en échange de ce qui pousse près des ruisseaux, vers le haut des ruisseaux et certaines parties du champ. Or, il arrivait qu'une partie soit stérile tandis que l’autre était productive et, vu que les gens ne pratiquaient que cette façon de louer, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit cette pratique. Toutefois, s’il s’agit de quelque chose de connu et de sûr, alors il n’y a pas de mal. »

On évoqua « Al-‘Azl » (l’éjaculation externe) au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il dit alors : " Pourquoi donc faites-vous cela ? Il n'est pas une âme qui soit créée sans qu'Allah ne soit son Créateur ! "

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « On évoqua « Al-‘Azl » (l’éjaculation externe) au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il dit alors : " Pourquoi donc faites-vous cela ? - Toutefois, il n’a pas dit : Qu'aucun d'entre-vous ne fasse cela ! - Il n'est pas une âme qui soit créée sans qu'Allah ne soit son Créateur ! "

Je te la donne en mariage en échange de ce que tu connais du Coran.

Sahl ibn Saʽd as-Sâìdî (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Une femme vint dire au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : " Je m'offre à toi ! " Elle resta là un long moment, jusqu'à ce qu'un homme dise : " Ô, Messager d'Allah ! Si elle ne t'intéresse pas, donne-la-moi en mariage ! - Il dit : As-tu quelque chose à lui doter ? - Il dit : Je n'ai que ce pagne ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : " Si tu lui donnes ton pagne, tu n'en auras plus. Cherche autre chose ! - Il dit : Je ne trouve rien. - Il dit : Cherche, ne serait-ce qu'une bague en fer. " Il chercha, mais ne trouva rien. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Connais-tu quoi que ce soit du Coran ? - Oui, dit-il. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : Je te la donne en mariage en échange de ce que tu connais du Coran ! " »

Récit de Subay’ah al-Aslamiyyah concernant le délai de viduité

Subay’ah al-Aslamiyyah (qu’Allah l’agrée) relate qu’elle était mariée à Sa’d ibn Khawlah (qui était des Banî ‘Âmir ibn Lu’ay et avait participé à la bataille de Badr), qui mourut lors du pèlerinage d’Adieu, alors qu’elle était enceinte. Elle accoucha peu après sa mort et, une fois ses lochies terminées, elle se fit belle pour les prétendants. Abû As-Sanâbil ibn Ba’kak, un homme des Banî ‘Abdiddâr, entra chez elle et demanda : « Pourquoi t’es-tu embellie ? Espères-tu te marier ? Par Allah ! Tu ne pourras te marier qu’au bout de quatre mois et dix jours ! » Subay’ah dit : « Lorsqu’il m’a dit cela, arrivée au soir, je me vêtis et allai voir le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) afin de l’interroger à ce sujet. Il me répondit que j’étais disponible depuis que j’avais accouché et m’ordonna de me marier si j’en avais envie. » Ibn Shihâb a dit : « Je suis d’avis qu’il n’y a aucun mal à ce qu’elle se marie à partir du moment où elle accouche, même si ses lochies ne sont pas terminées. Par contre, son mari ne l’approchera qu’une fois qu’elle sera purifiée. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) fut interrogé au sujet de l’or ou de l’argent que l’on trouve par terre. Il répondit : " Observe bien comment sont la bourse et le cordon, puis fais-en l’annonce pendant un an. Si personne ne les reconnaît, tu peux alors les dépenser. Toutefois, considère-les comme quelque chose que l’on t’a confié. Et si un jour leur propriétaire vient les réclamer, rends-les-lui ! "

Zayd ibn Khâlid Al-Juhanî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) fut interrogé au sujet de l’or ou de l’argent que l’on trouve par terre. Il répondit : " Observe bien comment sont la bourse et le cordon, puis fais-en l’annonce pendant un an. Si personne ne les reconnaît, tu peux alors les dépenser. Toutefois, considère-les comme quelque chose que l’on t’a confié. Et si un jour leur propriétaire vient les réclamer, rends-les-lui ! " On l’interrogea aussi au sujet des chameaux perdus. Là, il répondit : " Qu’as-tu à voir avec cette bête ? Laisse-la donc ! Elle a des sabots, de quoi boire, elle se rend aux points d’eau et mange dans les arbres. Laisse-la jusqu’à ce que son propriétaire la retrouve ! " Enfin, lorsqu’on l’interrogea au sujet des moutons, il répondit : " Prends-le, car ceux-ci sont soit pour toi, soit pour ton frère, soit pour le loup ! " »

La prière de la peur, telle que rapportée par Jâbir

Jâbir ibn Abdillah Al-Anṣârî (qu’Allah l'agrée) relate : « J’ai assisté à la prière de la peur avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Nous formâmes deux rangs derrière le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), et l’ennemi se trouvait entre nous et la Qiblah. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononça le « Takbîr » [Il dit : « Allâhu Akbar ! » pour entrer en prière] et nous fîmes de même. Puis, il s’inclina et nous aussi. Puis il releva la tête de l’inclinaison et nous tous également. Ensuite il se baissa pour se prosterner, et le rang qui était juste derrière lui fît de même pendant que l’autre rang restait debout face à l’ennemi. Ensuite, lorsqu’il termina la prosternation, ainsi que le rang qui était juste derrière lui, le deuxième rang se baissa à son tour pour se prosterner, puis ils se relevèrent. Après cela, le rang qui était derrière s’avança et celui qui était devant, recula. Ensuite le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’inclina, et nous fîmes tous de même. Puis il releva la tête de l’inclinaison et nous tous également. Puis il se baissa pour se prosterner, et le rang juste derrière lui, et qui était au fond lors du premier cycle de prière, fît de même. Le rang qui était au fond resta, lui, debout face à l’ennemi. Puis, lorsqu’ils eurent terminé avec la prosternation, lui et le rang juste derrière lui, le rang du fond se baissa à son tour pour se prosterner. Une fois leurs prosternations terminées, le Prophète (sur lui la paix et le salut) effectua le salut final, et nous fîmes tous de même. Jâbir dit : [Nous avons agi] comme le fait la garde rapprochée de vos gouverneurs. L’Imam Muslim a rapporté ce hadith en entier. Et Al-Bukhârî n'en a cité qu'une partie, [en y ajoutant] : « Jâbir effectua la prière de la peur avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) durant la septième bataille, celle de « Dhât Ar-Riqâ’ ».

Ne l’achète pas et ne reviens pas sur ton aumône, même s’il te le vend pour une pièce d’argent ! Celui qui revient sur son aumône est semblable à celui qui ravale son vomi !

‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) dit : « J’ai donné un cheval dans le sentier d’Allah et celui qui l’avait en sa possession n’en a pas pris soin. Je voulus alors le racheter, pensant qu’il le vendrait pour pas cher. Je questionnai à ce propos le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui répondit : « Ne l’achète pas et ne reviens pas sur ton aumône, même s’il te le vend pour une pièce d’argent ! Celui qui revient sur son aumône est semblable à celui qui ravale son vomi ! »

Celui qui revient sur un don qu'il a fait est semblable à celui qui ravale son vomi !

‘Abdullah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui revient sur un don qu'il a fait est semblable à celui qui ravale son vomi ! » Et dans une expression : « Celui qui revient sur un don qu'il a fait est comme un chien qui vomit puis réingurgite son vomi ! »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria chez lui alors qu’il était malade

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria chez lui alors qu’il était malade, il pria assis. Un groupe de fidèles pria derrière lui, debout. Il leur fît signe de s’asseoir. Après avoir terminé, il leur dit : " L’imam a été institué afin d'être suivi. Lorsqu’il s’incline, inclinez-vous et lorsqu’il se relève, relevez-vous. Et lorsqu’il dit : " Allah exauce celui qui Le loue ! ", dites : " Ô notre Seigneur, à Toi reviennent les louanges ! " Et lorsqu’il prie assis, priez tous assis également. " »

Même si elle n’était pas ma belle-fille, qui vit sous mon toit, elle me serait interdite, car elle est la fille de mon frère de lait. En effet, Thuwaybah nous a allaités, Abû Salamah et moi. Par conséquent, ne me proposez plus vos filles, ni vos sœurs !

Umm Ḥabîbah bint abî Sufyân (qu’Allah l’agrée) relate qu’elle a dit : « Ô Messager d’Allah ! Épouse ma sœur, la fille d’abû Sufyân ! - Il a dit : Tu aimerais ? - J’ai dit : Oui, je ne suis pas ta seule épouse et j’aimerais que ma sœur aussi en profite ! » Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ceci ne m’est pas autorisé. - Elle répondit : Mais, on entend dire que tu veux épouser la fille d’Abû Salamah ! - Il rétorqua : La fille d’umm Salamah ?! - Oui, dit-elle. - Il a dit : Même si elle n’était pas ma belle-fille, qui vit sous mon toit, elle me serait interdite, car elle est la fille de mon frère de lait ! En effet, Thuwaybah nous a allaités, Abû Salamah et moi. Par conséquent, ne me proposez plus vos filles, ni vos sœurs ! » ‘Urwah (qu’Allah l’agrée) ajouta : « Thuwaybah était l’esclave d’abû Lahab, qui l’a affranchie et qui a ensuite allaité le Prophète (sur lui la paix et le salut). Lorsqu’abû Lahab mourut, quelqu’un de sa famille le vit en rêve, dans un piteux état. Il lui demanda : « Qu’as-tu trouvé ? - Il répondit : Je n’ai rien trouvé de bien depuis que je vous ai quittés, si ce n’est que l’on m’a donné à boire, en Enfer, parce que j’avais affranchi Thuwaybah. »

Celui qui paie d’avance pour quelque chose, qu’il le fasse pour une mesure connue, selon un poids connu, et pour un délai connu.

‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) est arrivé à Médine, ses habitants avaient l’habitude d’acheter les fruits en payant d’avance : un, deux, voire trois ans à l’avance. Alors, il a dit : " Celui qui paie d’avance pour quelque chose, qu’il le fasse pour une mesure connue, selon un poids connu, et pour un délai connu. " »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a décrété que le don viager revenait à celui qui l'avait reçu.

Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a décrété que le don viager revenait à celui qui l'avait reçu. » Dans une version : « Si quelqu'un reçoit un don viager qui lui est adressé ainsi qu'à sa descendance, ce don lui appartient et ne revient pas à celui qui l'a donné, car il a donné une chose qui est maintenant sujette à l'héritage. » Jâbir a dit : « Le don viager que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a autorisé consiste à dire : " Ceci est pour toi et pour ta descendance. " Quant à s'il a été dit : " Ceci est pour toi tant que tu es en vie. ", il revient [tout de même] à celui à qui il a été donné. » Dans une version rapportée par Muslim : « Gardez vos biens et ne les gâchez pas ! Celui qui reçoit un don viager, ce dernier lui appartient, de son vivant et après son décès, ainsi qu'à sa descendance. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a décrété le droit de rachat du copropriétaire dans ce qui n’est pas divisé. Toutefois, une fois que les limites sont tracées et que les passages sont créés, ce droit n’existe plus.

Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a décrété le droit de rachat du copropriétaire dans ce qui n’est pas divisé. Toutefois, une fois que les limites sont tracées et que les passages sont créés, ce droit n’existe plus.

Nous étions, parmi les Anṣâr, ceux qui possédaient le plus de champs. Nous avions pour habitude de louer la terre en disant : " Celle-ci est pour nous et celle-ci est pour vous ! " mais que l’une soit productive et pas l’autre. Voilà pourquoi, par la suite, il nous a interdit cette façon de faire. Par contre, pour ce qui est de louer contre de l’argent, il ne nous l’a pas interdit.

Râfi’ ibn Khadîj (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Nous étions, parmi les Anṣâr, ceux qui possédaient le plus de champs. Nous avions pour habitude de louer la terre en disant : " Celle-ci est pour nous et celle-ci est pour vous ! " mais que l’une soit productive et pas l’autre. Voilà pourquoi, par la suite, il nous a interdit cette façon de faire. Par contre, pour ce qui est de louer contre de l’argent, il ne nous l’a pas interdit. »

Ne vendez pas de l’or contre de l’or, sauf en quantités identiques et n’accordez pas plus de valeur à l’un qu'à l’autre ! Ne vendez pas de l’argent contre de l’argent, sauf en quantités identiques et n’accordez pas plus de valeur à l’un qu'à l’autre ! Ne vendez rien de ces métaux, l’un étant présent et l’autre absent !

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut a dit : « Ne vendez pas de l’or contre de l’or, sauf en quantités identiques et n’accordez pas plus de valeur à l’un qu'à l’autre ! Ne vendez pas de l’argent contre de l’argent, sauf en quantités identiques et n’accordez pas plus de valeur à l’un qu'à l’autre ! Ne vendez rien de ces métaux, l’un étant présent et l’autre absent ! » Dans une autre expression : « … sauf de main en main. » Et dans une autre expression : « … sauf de poids égal, en quantités identiques et du pareil au même. »

On ne marie la femme veuve ou divorcée que si elle donne son accord, et on ne marie la vierge que si elle manifeste son consentement. - On demanda : Ô Messager d’Allah ! Comment manifeste-t-elle son consentement ? - Il répondit : Par son silence !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « On ne marie la femme veuve ou divorcée que si elle donne son accord, et on ne marie la vierge que si elle manifeste son consentement. - On demanda : Ô Messager d’Allah ! Comment manifeste-t-elle son consentement ? - Il répondit : Par son silence ! »

Veux-tu retourner avec Rifâ'ah ? Ceci est impossible, jusqu'à ce que tu aies goûté son petit miel et qu'il ait goûté ton petit miel.

ʽA’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « La femme de Rifâ'ah al-Quraẓî vint dire au Prophète (sur lui la paix et le salut) : " J'étais avec Rifâ'ah al-Quraẓî, qui m'a répudié définitivement. Après lui, j'ai épousé 'Abdurraḥmân ibn Az-Zubayr, mais il n'a que l'équivalent du bout d'un vêtement ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sourit et dit : " Veux-tu retourner avec Rifâ'ah ? Ceci est impossible, jusqu'à ce que tu aies goûté son petit miel et qu'il ait goûté ton petit miel. " Elle dit : " Abû Bakr était avec lui et Khâlid ibn Sa'îd attendait à la porte qu'on lui autorise d'entrer. Ce dernier éleva la voix en disant : " Ô, Abâ Bakr ! N'entends-tu pas ce qu'elle ose dire devant le Messager d'Allah ? " »

Il n'est pas permis à une femme qui croit en Allah et au jour dernier de porter le deuil d'un mort plus de trois jours, sauf pour un époux, dont le deuil est de quatre mois et dix jours.

Alors qu'elle avait perdu un être cher, Umm Ḥabîbah demanda qu'on lui amène du parfum jaunâtre puis en étala sur ses bras. Elle dit : « J'agis ainsi parce que j'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Il n'est pas permis à une femme qui croit en Allah et au jour dernier de porter le deuil d'un mort plus de trois jours, sauf pour un époux, dont le deuil est de quatre mois et dix jours. " »

« Qu’un voisin n’empêche pas son voisin de faire passer sa poutre dans son mur. » Ensuite, Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) dit : " Pourquoi vous vois-je vous en détourner ? Par Allah ! Je vais vous les jeter sur le dos ! "

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) que celui-ci a dit : « Qu’un voisin n’empêche pas son voisin de faire passer sa poutre dans son mur. » Ensuite, Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) dit : " Pourquoi vous vois-je vous en détourner ? Par Allah ! Je vais vous les jeter sur le dos ! "

Au Nom d’Allah ! La terre de notre sol et la salive de l’un d’entre nous, on guérit par cela notre malade, avec la permission de notre Seigneur !

ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque quelqu’un était souffrant, avait un ulcère ou une blessure, le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait en faisant ainsi avec son doigt - Sufyân ibn ‘Uyaynah, le rapporteur du hadith, posa son index sur le sol, puis le releva - : « Au Nom d’Allah ! La terre de notre sol et la salive de l’un d’entre nous, on guérit par cela notre malade, avec la permission de notre Seigneur ! »

Lorsque quelqu’un prend comme épouse [supplémentaire] une femme vierge, cela fait partie de la Tradition qu'il reste à ses côtés sept jours. Ensuite, il partage. Et si elle a déjà été mariée, il reste à ses côtés trois jours. Ensuite, il partage.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque quelqu’un prend comme épouse [supplémentaire] une femme vierge, cela fait partie de la Tradition qu'il reste à ses côtés sept jours. Ensuite, il partage. Et si elle a déjà été mariée, il reste à ses côtés trois jours. Ensuite, il partage. » Abû Qilâbah a dit : « Et si je le voulais, je dirais qu’Anas tient certes cela directement du Prophète (sur lui la paix et le salut). »

Le droit de tutelle ne revient qu'à celui qui affranchit

ʽÂ’ishah bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) évoqua le cas de Barîrah (qu’Allah l’agrée) qui donna lieu à trois traditions prophétiques : lorsqu’elle fut affranchie, elle eut le choix de rester, ou non, avec son mari et on lui offrit de la viande. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entra chez lui alors qu’une marmite était sur le feu. Il demanda à manger et on lui présenta du pain et de la sauce qu’il y avait dans la maison. Puis, il dit : « N’ai-je pas vu une marmite contenant de la viande sur le feu ? - On lui répondit : Oui, ô Messager d’Allah ! C’est de la viande qui a été offerte en aumône à Barîrah, alors il nous a déplu de t’en donner. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : C’était une aumône pour elle mais un cadeau pour nous de sa part ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a aussi dit au sujet de Barîrah : « Le droit de tutelle ne revient qu'à celui qui affranchit. »

L’enfant s’affilie à la couche conjugale, et l’adultère ne mérite que la pierre !

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que Sa’d ibn Abî Waqqâṣ et ‘Abd ibn Zum’ah se disputèrent au sujet d’un enfant. Sa’d dit : « Ô Messager d’Allah ! Il est le fils de mon frère : ‘Utbah ibn Abî Waqqâṣ ! Il m’a confié qu’il était son fils. Regarde comme il lui ressemble ! » Mais, ‘Abd ibn Zum’ah rétorqua : « C’est mon frère ! Ô Messager d’Allah ! Il est du lit de mon père, c’est l’enfant d’une de ses esclaves ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le scruta et constata une ressemblance évidente avec ‘Utbah. Il dit alors : « Il te revient à toi ô ‘Abd ibn Zum’ah, car l’enfant s’affilie à la couche conjugale, et l’adultère ne mérite que la pierre ! Ô Sawdah ! Mets ton voile devant lui ! » Suite à cela, il n’a plus jamais vu Sawdah.

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit au sujet de la fille de Ḥamzah (qu’Allah l’agrée) : « Elle ne m’est pas permise, car l’allaitement interdit ce que les liens du sang interdisent. Or, elle est la fille de mon frère de lait. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit au sujet de la fille de Ḥamzah (qu’Allah l’agrée) : « Elle ne m’est pas permise, car l’allaitement interdit ce que les liens du sang interdisent. Or, elle est la fille de mon frère de lait. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude d'implorer la protection d'Allah contre les djinns et le mauvais œil des hommes

Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude d'implorer la protection d'Allah contre les djinns et le mauvais œil des hommes jusqu'à ce que furent révélées (« Al-Mu’awwidhatân ») : les deux Protectrices (les deux dernières sourates du Coran). Après leur révélation, il se contenta alors uniquement d'elles et délaissa toute autre formule. »

Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) proclamait l'Unicité d'Allah en disant ces paroles après chaque prière.

Aboû Az-Zoubayr relate : Ibn Az-Zoubayr (qu'Allah l'agrée) disait après chaque prière, au moment où il prononçait le salut final : « Il n'est de divinité qu'Allah, Seul et sans associé ; à Lui la Royauté et à Lui la Louange et Il est capable sur toute chose ; il n'est de Force, ni de Puissance que par Allah ; il n'est de divinité qu'Allah et nous n'adorons que Lui ; à Lui le bienfait, à Lui la grâce, et à Lui le plus beau des éloges ; il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah, nous Lui vouons un culte exclusif, quelle qu'en soit l'aversion qu'en éprouvent les mécréants. » Il disait : « Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) proclamait l'Unicité d'Allah en disant ces paroles après chaque prière. »

Il n'est pas de jours où les œuvres vertueuses soient plus aimées d'Allah que ces jours-ci ! » C'est-à-dire : les dix premiers jours

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Il n'est pas de jours où les œuvres vertueuses soient plus aimées d'Allah que ces jours-ci ! » C'est-à-dire : les dix premiers jours [du mois de Dhoûl Ḥijjah]. Ils [Les Compagnons] demandèrent : « Ô Messager d'Allah ! Pas même le combat dans le sentier d'Allah ? Il répondit : « Pas même le combat dans le sentier d'Allah ! A l'exception d'un homme sorti en personne, avec ses biens, et dont rien de cela n'est revenu ! »

Quiconque accomplit ses ablutions ainsi, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés

Uthmân ibn 'Affân (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faire ses ablutions de la même façon que mes ablutions-ci. Puis, il a dit : " Quiconque accomplit ses ablutions ainsi, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. En outre, sa prière et sa marche en direction de la mosquée lui seront [comptés comme] des actes surérogatoires. " »

Parmi les meilleures façons de vivre des gens, on trouve : « Un homme qui tient la bride de son cheval dans la voie d’Allah...

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Parmi les meilleures façons de vivre des gens, on trouve un homme qui tient la bride de son cheval dans la voie d’Allah et qui, chaque fois qu’il entend un cri d’attaque ou un appel à se défendre, accoure sur sa monture. Il cherche à tuer et mourir là où il pense trouver cela ; ou bien un homme avec quelques moutons au sommet de l’une de ces montagnes, ou au creux de l’une de ces vallées où il accomplit sa prière, s’acquitte de l’aumône et adore son Seigneur jusqu’à ce que lui vienne la certitude. Ainsi, il ne tient compagnie aux gens que dans le bien ! »

Quiconque accomplit la prière de l'aube est sous la protection d'Allah.

Jundub ibn Sufyân Al-Bajalî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque accomplit la prière de l'aube est sous la protection d'Allah. Regarde donc, ô fils d'Adam, qu'Allah n'ait rien à exiger de toi en contrepartie de Sa protection ! »

Je suis entré avec mon père chez Abû Barzah Al-Aslamî. Mon père lui demanda : « Comment le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait les prières prescrites ? »

Abû Al-Minhâl Sayyâr ibn Salâmah a dit : « Je suis entré avec mon père chez Abû Barzah Al-Aslamî. Mon père lui demanda : " Comment le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait les prières prescrites ? - Il répondit : Il accomplissait la prière d'Al-Hajîr, celle que vous appelez la première prière [la prière du midi], au moment où le soleil dépasse le méridien. Puis, il accomplissait la prière du milieu de l'après-midi, et l'un de nous pouvait se rendre chez lui au bout de Médine après la prière et voir encore le soleil brillant. " - J'ai oublié ce qu'a dit Abû Barzah à propos de la prière du Maghrib ! - a dit Sayyâr ibn Salâmah. " Il aimait retarder la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), celle que vous appelez la prière de l'obscurité (Al-'Atamah), et il répugnait de se coucher (et dormir) avant son accomplissement ainsi que de converser après. Il ne repartait de la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr ») qu'au moment où chacun pouvait reconnaître son voisin, et il récitait [dans cette prière] entre soixante et cent versets. " »

Quiconque d'entre vous prend bien soin de la famille et des biens de celui qui est sorti aura l'équivalent de la moitié de la récompense de ce dernier.

Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un détachement chez les Bani Liḥyâne en disant : « Qu'un homme sur deux participe à l'expédition et la récompense sera répartie entre eux. » Et dans une autre version : « Qu'un homme sur deux sorte ! » Il dit ensuite [concernant] celui qui reste : « Quiconque d'entre vous prend bien soin de la famille et des biens de celui qui est sorti aura l'équivalent de la moitié de la récompense de ce dernier. »

Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah l'agrée) entra chez une femme de Aḥmas, que l'on appelait Zaynab, et il vit qu'elle ne parlait pas

Qays ibn Abî Ḥâzim relate : « Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah l'agrée) entra chez une femme de Aḥmas, que l'on appelait Zaynab, et il vit qu'elle ne parlait pas. Il demanda : " Pourquoi ne parle-t-elle pas ? - Ils répondirent : Elle a fait vœu de garder le silence. - Il lui dit : Parle donc ! Ceci est interdit, ceci relève des pratiques de l'ère de l'ignorance ! " Elle se mit alors à parler. »

Médine est un territoire sacré de 'Ayr jusqu'à Thawr. Quiconque y innove quoi que ce soit ou donne refuge à un innovateur, alors sur lui la malédiction d'Allah, des Anges et de tous les humains. Au Jour de la Résurrection, Allah n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire, ni surérogatoire.

Yazîd ibn Sharîk ibn Târiq a dit : « J'ai vu 'Ali (qu'Allah l'agrée) donner un prêche sur le minbar et je l'ai entendu dire : " Non, par Allah ! Nous ne possédons aucun livre que nous lisons hormis le Livre d'Allah et le contenu de ce feuillet ! " Puis, il exhiba le feuillet qui contenait l'âge des chameaux et d'autres choses concernant le dédommagement des blessures. On y trouvait aussi que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Médine est un territoire sacré de 'Ayr jusqu'à Thawr. Quiconque y innove quoi que ce soit ou donne refuge à un innovateur, alors sur lui la malédiction d'Allah, des Anges et de tous les humains. Au Jour de la Résurrection, Allah n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire, ni surérogatoire. La protection des musulmans est une, [même] accordée par le plus humble d'entre eux. Par conséquent, quiconque invalide la protection donnée par un musulman, alors sur lui la malédiction d'Allah, des Anges et de tous les humains. Au Jour de la Résurrection, Allah n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire, ni surérogatoire. Et quiconque s'attribue un père autre que le sien ou s'affilie à d'autres maîtres que les siens, alors sur lui la malédiction d'Allah, des Anges et de tous les humains. Au Jour de la Résurrection, Allah n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire, ni surérogatoire." »

Revenir du combat équivaut à combattre.

Abdullah ibn 'Amr ibn Al-’Âṣ (qu'Allah les agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Revenir du combat équivaut à combattre. »

Le serviteur esclave et conciliant aura deux récompenses.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le serviteur esclave et dévoué aura deux récompenses. » Puis, Abû Hurayrah précisa : « Par celui qui détient l’âme d’Abû Hurayrah dans Sa Main ! Si ce n’était le combat dans la voie d’Allah, le Pèlerinage et la bienfaisance envers ma mère, j’aurais préféré mourir esclave ! »

Il n'est pas une armée ou une expédition qui assaille l’ennemi, emporte du butin et s’en sort saine et sauve, sans que ses membres n'aient d’ores et déjà obtenu et reçu les deux tiers de leur récompense. Et il n'est pas une armée ou une expédition qui échoue et subit des pertes, sans que ses membres ne reçoivent la totalité de leur récompense.

Abdullah ibn 'Amr ibn Al-’Âṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Il n'est pas une armée ou une expédition qui assaille l’ennemi, emporte du butin et s’en sort saine et sauve, sans que ses membres n'aient d’ores et déjà obtenu et reçu les deux tiers de leur récompense. Et il n'est pas une armée ou une expédition qui échoue et subit des pertes, sans que ses membres ne reçoivent la totalité de leur récompense. »

Celui qui n’a jamais combattu, qui n’a jamais équipé un combattant, ou qui n’a jamais pris soin de la famille d’un combattant après son départ, Allah le frappera d’un malheur avant le Jour de la Résurrection.

Abû Umâmah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui n’a jamais combattu, qui n’a jamais équipé un combattant, ou qui n’a jamais pris soin de la famille d’un combattant après son départ, Allah le frappera d’un malheur avant le Jour de la Résurrection. »

L'histoire de 'Amr ibn 'Abassah, comment il a accepté l'Islam et comment le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a enseigné la prière et les ablutions.

Amr ibn 'Abassah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Du temps de la "Jâhiliyah" (période préislamique), je trouvais que les gens étaient égarés et que leur idolâtrie ne reposait sur rien. J'entendis alors parler d'un homme à la Mecque qui informait de certaines choses. J'enfourchai ma monture et allai le trouver. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), se cachait car son peuple lui menait la vie dure. Je demandai, avec douceur, la permission d'entrer chez lui à la Mecque. Je lui demandai : " Qu'es-tu donc ? - Il répondit : Je suis un Prophète. - Je repris : Qu'est-ce qu'un Prophète ? - Il répliqua : Allah m'a envoyé. - Je demandai : Avec quoi t'a-t-il envoyé ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Il m'a envoyé pour maintenir les liens de parenté, détruire les idoles et pour adorer Allah Seul, sans lui donner d’associé. - Je l'interrogeai : Qui te soutient en cela ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Un homme libre et un esclave - il avait avec lui, à ce moment, Abu Bakr et Bilal (qu'Allah les agrée) qui croyaient en lui. - Je déclarai : Je te suivrai ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : Aujourd'hui, tu ne peux pas le supporter. Ne vois-tu pas ma situation et celle des gens ? Retourne plutôt auprès des tiens ! Quand tu entendras que je suis en position de force, reviens me voir ! " Je retournai auprès de ma famille. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) partit à Médine alors que je demeurais avec les miens. Je me mis à l'écoute des nouvelles et j'interrogeais les gens, quand il arriva à Médine. Finalement, un groupe des gens de Yathrib [ancien nom de Médine] vint me trouver. Je demandai : " Qu’a fait cet homme venu à Médine ? - Ils répondirent : Les gens accourent vers lui alors que son peuple désire le tuer, sans toutefois y parvenir. " Je me rendis à Médine et entrai chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : " Ô Messager d'Allah ! Me reconnais-tu ? - Il répondit : Oui ! Tu m'as rencontré à la Mecque ! - Je répliquai : En effet, ô Messager d'Allah ! Informe-moi sur ce qu'Allah t'a enseigné et que j'ignore ! Informe-moi au sujet de la prière ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Accomplis la prière de l'aube, puis abstiens-toi de prier jusqu'au lever du soleil, jusqu'à ce qu'il apparaisse ! Car, quand le soleil se lève, il se dresse entre les deux cornes d'un diable et c'est alors que les mécréants se prosternent devant lui. Ensuite, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à ce que l'ombre d'une lance se raccourcisse. Alors, abstiens-toi de prier ! Car c'est le moment où la géhenne (l'Enfer) est attisée. Quand l'ombre réapparaît, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à la prière du milieu de l'après-midi. Puis, abstiens-toi de prier jusqu'au coucher du soleil ! Car il se couche entre les deux cornes d'un diable et c'est à ce moment que les mécréants se prosternent devant lui. - Je continuai : Ô Prophète d'Allah ! Et les ablutions ? Parle-m 'en ! - Il dit : Nul d'entre vous ne prend l'eau des ablutions, puis se gargarise, aspire et rejette l'eau par le nez sans que les péchés de son visage, de sa bouche et de ses narines ne tombent. Ensuite, s'il lave son visage, comme Allah le lui a ordonné, les péchés de son visage couleront des extrémités de sa barbe en même temps que l'eau. Puis, s'il lave ses mains jusqu'aux coudes, les péchés de ses mains couleront du bout des doigts en même temps que l'eau. Puis, s'il mouille sa tête, les péchés de celle-ci couleront du bout des cheveux en même temps que l'eau. Puis, s'il lave ses pieds jusqu'aux chevilles, les péchés des pieds couleront du bout de ses orteils en même temps que l'eau. Enfin, s'il se met debout pour prier, loue Allah, fait Son éloge, l'Éxalte comme Il en est Digne et voue son cœur à Allah, il se libérera de ses péchés [et se retrouvera] comme il était le jour où sa mère l'enfanta. " » 'Amr ibn 'Abassah (qu'Allah l'agrée) relata ce hadith à Abu Umâmah (qu'Allah l'agrée), le Compagnon du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : « Ô 'Amr ibn 'Abassah ! Fais attention à ce que tu dis ! Pour un seul acte, tout cela est accordé à l'homme ? - 'Amar (qu'Allah l'agrée) répondit : Ô Abâ Umâmah ! J'avance en âge, mes os se fragilisent et mon heure approche. Je n'ai nul besoin de mentir sur le compte d'Allah, Exalté soit-Il, ni sur celui de Son Messager (sur lui la paix et le salut). Si je ne l'avais entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qu'à une, deux ou trois reprises - et il en dénombra sept -, je ne l'aurais jamais confié à personne ! Or, je l'ai entendu davantage que cela." »

Un des fils d'Abû Ṭalḥah tomba malade. Abû Ṭalḥah sortit et son enfant rendit l'âme.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « L'un des fils d'Abû Ṭalḥah (qu'Allah l'agrée) tomba malade. Abû Ṭalḥah sortit et son enfant rendit l'âme. À son retour, il demanda : « Comment va mon fils ? » Umm Sulaym, qui était la mère de l’enfant, répondit : « Il est plus calme qu'il ne l'était. » Elle lui apporta le dîner et il mangea, puis il eut des rapports intimes avec elle. Quand il eut terminé, elle dit : « Ils ont inhumé le petit ! » Au matin, Abû Ṭalḥah se rendit chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et l'en informa. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : « Avez-vous eu des rapports intimes la nuit dernière ? - Oui ! », répondit Abû Ṭalḥah. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit : « Ô Allah ! Accorde-leur la bénédiction ! » Elle donna alors naissance à un petit garçon et Abû Ṭalḥah m'enjoignit : « Prends-le et emmène-le chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) ! » Umm Sulaym envoya également quelques dattes avec lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit l'enfant et demanda : « Y a-t-il quelque chose avec lui ? - Oui, des dattes ! », répondirent-ils. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les prit, les mâcha, puis les enleva de sa bouche et les mit dans celle du bébé, puis il lui frotta les gencives (« Taḥnîk »). Enfin, il le nomma 'Abdullah. » Et dans une [autre] version, Ibn 'Uyaynah a dit : « Un homme des Anṣâr a dit : " J'ai vu neuf de ses enfants - c'est-à-dire : de 'Abdullah, le nouveau-né - ils connaissaient tout le Coran [par cœur] ! " » Et dans une [autre] version : « Un fils qu'Abû Ṭalḥah avait eu avec Umm Sulaym vint à mourir. Elle enjoignit à sa famille : « Ne dites rien à Abû Ṭalḥah au sujet de son fils jusqu'à ce que ce soit moi qui lui en parle ! » Lorsqu'il arriva, elle lui apporta de quoi dîner. Il mangea et but. Ensuite, elle se fit belle pour lui, plus belle que d'habitude. Il eut des rapports intimes avec elle. Quand elle vit qu'il avait satisfait son désir, elle dit : « Ô Abâ Ṭalḥah ! Vois-tu si des gens prêtent leurs ustensiles à une famille, puis les leur réclament, ces derniers peuvent-ils refuser ? - Non ! dit-il. - Elle a alors dit : Escompte une récompense pour ton fils ! - Il se mit en colère et dit : Tu m'as laissé jusqu'à ce que je me souille pour ensuite m'informer de la mort de mon fils ! » Il s'en alla voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l’informer de ce qui s’était passé. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Qu'Allah bénisse la nuit que vous avez passée ! » Elle tomba enceinte. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était dans un voyage auquel participait Umm Sulaym. Or, lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) revenait de voyage, il n'entrait jamais à Médine de nuit. Ils se rapprochèrent, par conséquent, de la ville. Elle fut alors prise de douleurs de l'enfantement, retenant ainsi Abû Ṭalḥah auprès d'elle. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit en route. Abû Ṭalḥah déclara : « Ô Seigneur ! Tu sais bien qu'il me plaît de sortir avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) quand il effectue une sortie et de rentrer avec lui quand il rentre. Or, j'ai été retenu par ce que Tu vois ! » Umm Sulaym intervint : « Ô Abâ Ṭalḥah ! Je ne ressens plus les douleurs, mets-toi en route ! » Nous partîmes donc. Lorsqu'ils arrivèrent à Médine, les douleurs revinrent et elle mit au monde un garçon. Ma mère m’a alors dit : « Ô Anas ! Que personne ne l'allaite jusqu'à ce que tu l'emmènes chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Et au matin, je le pris et l’emmenais chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Puis, il mentionna le hadith en entier.

Quand tu lâches ton chien de chasse et mentionnes le nom d'Allah, tu peux manger de ce qu'il saisit pour toi.

Adî ibn Ḥâtim (qu’Allah l’agrée) relate : « Je dis : « Ô, Messager d'Allah ! Je lâche les chiens de chasse, qui saisissent une bête pour moi et je mentionne le nom d'Allah ? - Il dit : Quand tu lâches ton chien de chasse et mentionnes le Nom d'Allah, tu peux manger de ce qu'il saisit pour toi. - Je dis : Même s'ils tuent la bête ? - Il dit : Même s'ils tuent la bête ! À condition qu'un chien qui leur est étranger ne participe pas avec eux. - Je dis : Il m'arrive de jeter ma lance sur le gibier et de l'atteindre. - Il dit : Si tu jettes ta lance et que celle-ci la transperce, tu peux en manger, mais si c'est le côté qui n'est pas tranchant qui l'a tuée, tu ne peux pas en manger. » Dans la version d'ash-Sha'bî : « Sauf si ton chien mange ! S'il mange, tu ne dois pas en manger, car je crains qu'il n'ait saisi la bête pour lui-même. Si des chiens qui leur sont étrangers se mêlent à eux, n'en mange rien ! Car tu as prononcé le Nom d'Allah pour ton chien, pas pour un autre ! » Il s'y trouve aussi : « Quand tu lâches ton chien de chasse, prononce le Nom d'Allah, s'il saisit une bête pour toi et que tu la trouves encore vivante, égorge-la. Si tu la trouves morte et qu'il n'en a rien mangé, tu peux en manger, car le fait que le chien s'en saisisse est comme le fait de l'égorger. » Il s'y trouve aussi : « Quand tu tires une flèche, prononce le Nom d'Allah. » Il s'y trouve aussi : « Même si tu ne la retrouves qu'au bout d'un ou deux jours - dans une version : deux ou trois jours - si tu ne trouves que la trace de ta flèche, mange si tu veux. Par contre, si tu la trouves noyée dans l'eau, n'en mange pas ! Car tu ne sais pas si c'est ta flèche ou l'eau qui l'a tuée. »

Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a empêché les éléphants d'atteindre la Mecque mais a donné autorité sur elle à Son Messager et aux croyants. Aussi, elle n'a été autorisée à personne avant moi et ne le sera plus pour personne après moi. Elle ne m'a été autorisée que pour un moment de la journée et, au moment où je vous parle, elle est sacrée.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsqu'Allah donna à son Messager (sur lui la paix et le salut) la victoire sur la Mecque, les gens de Khuzâ'a tuèrent un homme des Banî Layth, pour venger un des leurs qui avait été tué avant l'Islam. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) tint alors ce discours : " Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a empêché les éléphants d'atteindre la Mecque mais a donné autorité sur elle à Son Messager et aux croyants. Aussi, elle n'a été autorisée à personne avant moi et ne le sera plus pour personne après moi. Elle ne m'a été autorisée que pour un moment de la journée et, au moment où je vous parle, elle est sacrée. On ne peut en abattre les arbres, ni en arracher l'herbe, ni en couper les plantes épineuses, ni en ramasser les objets trouvés, sauf pour celui qui veut en faire l'annonce. Celui dont un proche a été tué a le choix entre deux choses : soit on tue l'assassin, soit celui-ci paye le prix du sang. " Un homme du Yémen, appelé Abû Shâh, se leva et dit : " Ô, Messager d'Allah ! Écrivez-le pour moi ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : écrivez-le pour Abî Shâh ! - Al-'Abbâs se leva à son tour et dit : Ô, Messager d'Allah ! Pas le jonc ! Car nous nous en servons dans les maisons et les tombes ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : Sauf le jonc ! " »

Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Je vais certes juger entre vous deux selon le Livre d'Allah ! L'esclave et les moutons te seront restitués, quant à ton fils, il devra recevoir cent coups de fouet et subira un exil d'un an. Ô Unays ! Vas vers tel homme d'Aslam et trouve la femme de celui-ci ! Si elle reconnaît [son péché], lapide-la !

Abû Hurayrah et Zayd ibn Khâlid Al-Juhanî (qu'Allah les agrée) relatent qu'un homme parmi les bédouins vint trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d'Allah ! Je t'implore au Nom d'Allah de juger entre nous selon le Livre d'Allah. » L’autre opposant, plus sage, dit alors : « Oui, juge entre nous par le Livre d'Allah, et permets-moi de parler ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Parle ! - L'homme déclara : Mon fils était l'employé de cet homme et il a forniqué avec sa femme. J'ai été informé que mon fils devait être lapidé. J'ai alors donné une compensation de cent moutons et une esclave. Mais, lorsque j'ai interrogé des hommes de science, ils m'ont informé que mon fils devait encourir cent coups de fouet et être exilé pour une année, tandis que la femme devait être lapidée. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Je vais certes juger entre vous deux selon le Livre d'Allah ! L'esclave et les moutons te seront restitués, quant à ton fils, il devra recevoir cent coups de fouet et subira un exil d'un an. Ô Unays ! Vas vers tel homme d'Aslam et trouve la femme de celui-ci ! Si elle reconnaît [son péché], lapide-la ! » Unays se rendit donc chez elle et elle reconnut [son péché]. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna alors la peine à son encontre et elle fut lapidée. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) apprit qu'un conflit divisait les Banî `Amr ibn `Awf et sortit pour les réconcilier, accompagné de quelques personnes.

Sahl ibn Sa`d as-Sâ`idî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) apprit qu'un conflit divisait les Banî `Amr ibn `Awf et sortit pour les réconcilier, accompagné de quelques personnes. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut retenu et le temps de la prière advint. Bilâl (qu'Allah l'agrée) alla donc dire à Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) : « Ô, Abû Bakr ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a été retenu et le temps de la prière est advenu ; peux-tu diriger la prière ? - Oui, si tu veux ! », répondit-il. Bilâl fit l’appel indiquant que la prière est imminente (« Al-Iqâmah »), Abû Bakr s'avança et prononça le takbîr, suivi par les gens. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arriva alors en marchant entre les rangs, jusqu'à se tenir debout dans un rang. Les gens se mirent à taper des mains, mais Abû Bakr ne tournait jamais la tête dans la prière. Quand ils eurent beaucoup tapé des mains, il tourna la tête et aperçut le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui fit signe de continuer. Abû Bakr leva la main, loua Allah et marcha à reculons, jusqu'à se tenir dans le rang. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'avança et dirigea la prière. Quand il termina, il se tourna vers les gens et dit : « Ô, gens ! Pourquoi, lorsque quelque chose vous est arrivé dans la prière, avez-vous tapé des mains ?! Taper des mains est réservé aux femmes ! Celui à qui il arrive quelque chose dans la prière doit dire : « SubḥânaLlâh ! » (Gloire et Pureté à Allah !), car si quelqu'un l'entend dire : « SubḥânaLlâh ! », il y prêtera attention. Ô, Abâ Bakr ! Qu'est-ce qui t'a empêché de diriger la prière, quand je t'ai fait signe ?! - Abû Bakr dit : Il ne convient pas à ibn Abi Quḥâfah de diriger la prière devant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! »

Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! - Ils demandèrent : Et ceux qui se les coupent, ô envoyé d’Allah ? - Il dit alors : Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! - Ils demandèrent : Et ceux qui se les coupent, ô envoyé d’Allah ? - Il dit à nouveau : Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! - Ils demandèrent : Et ceux qui se les coupent, ô envoyé d’Allah ? - Il répondit : Et à ceux qui se les coupent !

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! - Ils demandèrent : Et ceux qui se les coupent, ô envoyé d’Allah ? - Il dit alors : Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! - Ils demandèrent : Et ceux qui se les coupent, ô envoyé d’Allah ? - Il dit à nouveau : Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! - Ils demandèrent : Et ceux qui se les coupent, ô envoyé d’Allah ? - Il répondit : Et à ceux qui se les coupent ! »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a regroupé la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), en appelant pour annoncer le début de l'accomplissement de chacune d’entre elles, sans faire d'autres prières entre les deux, ni après.

Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a regroupé la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), en appelant pour annoncer le début de l'accomplissement de chacune d’entre elles, sans faire d'autres prières entre les deux, ni après. »

Un jour, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous dirigea dans la prière de la crainte (« ṣalâtu-l-khawf »). Un groupe se tint debout avec lui tandis qu’un autre groupe faisait face à l’ennemi. Il accomplit un cycle de prière avec ceux qui étaient avec lui, puis ils partirent. Ensuite, les autres vinrent et accomplirent un cycle avec lui. Et chacun des deux groupes rattrapa un cycle.

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un jour, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous dirigea dans la prière de la crainte (« ṣalâtu-l-khawf »). Un groupe se tint debout avec lui tandis qu’un autre groupe faisait face à l’ennemi. Il accomplit un cycle de prière avec ceux qui étaient avec lui, puis ils partirent. Ensuite, les autres vinrent et accomplirent un cycle avec lui. Et chacun des deux groupes rattrapa un cycle. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous a ordonné de faire sortir, à l'occasion des deux fêtes, les jeunes femmes ainsi que celles qui ne se montrent pas. Et il a ordonné aux femmes ayant leurs règles de s’éloigner du lieu de prière des musulmans.

Umm ʽAṭiyyah Nusaybah al-Anṣâriyyah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous a ordonné de faire sortir, à l'occasion des deux fêtes, les jeunes femmes ainsi que celles qui ne se montrent pas. Et il a ordonné aux femmes ayant leurs règles de s’éloigner du lieu de prière des musulmans. » Et dans une autre version : « Il nous était ordonné de sortir le jour de la fête. Au point que nous fassions sortir la fille vierge de chez elle, ainsi que la femme réglée. Ceci afin qu’elles puissent proclamer la grandeur d’Allah, être avec les gens et invoquer avec eux ; espérant bénéficier de la bénédiction de ce jour et de sa pureté. »

Ô Allah ! Pardonne-moi pour ce que j’ai accompli et ce que j’accomplirai, pour ce que j’ai accompli en privé et ce que j’ai accompli en public, pour mes excès et pour ce que tu connais mieux que moi ! Tu es Celui qui avance les choses et Celui qui les recule ! Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi !

Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier, il disait : « J’ai dirigé, en tant que monothéiste, mon visage vers Celui qui a créé les Cieux et la Terre et je ne suis pas du nombre des polythéistes ! Ma prière, mes rites, ma vie et ma mort sont voués à Allah, le Seigneur de l’Univers, sans rien Lui associer ! Voilà ce qui m’a été ordonné et je suis du nombre des soumis. Ô Allah ! Tu es le Souverain ! Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi ! Tu es mon Seigneur et je suis Ton serviteur ! J’ai été injuste envers moi-même et je reconnais mes péchés, alors pardonne-moi tous mes péchés, car Toi seul pardonnes les péchés ! Guide-moi vers les meilleurs caractères, car Toi seul guides vers les meilleurs caractères ! Débarrasse-moi des mauvais caractères, car Toi seul débarrasses des mauvais caractères ! J’accoure vers Toi ! Tout le bien est entre Tes mains et le mal ne vient pas de Toi ! Je vais par Toi et vers Toi ! Béni et Éxalté sois-Tu ! J’implore Ton pardon et je me repens à Toi ! » Et lorsqu’il était incliné, il disait : « Ô Allah ! C’est pour Toi que je m’incline, c’est en Toi que je crois et c’est à Toi que je me soumets ! Mon ouïe, ma vue, ma chair, mes os et mes nerfs se recueillent devant Toi ! » En se relevant, il disait : « Ô Allah ! Notre Seigneur ! Loué sois-Tu, autant que pour remplir les Cieux, pour remplir la Terre, pour remplir ce qui se trouve entre les deux et pour remplir tout ce que Tu veux d’autre ! » Et lorsqu’il était prosterné, il disait : « Ô Allah ! C’est pour Toi que je me prosterne, c’est en Toi que je crois, c’est à Toi que je me soumets ! Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé, qui lui a donné forme et qui en a sorti l’ouïe et la vue ! Béni soit Allah, le Meilleur des Créateurs ! » Enfin, entre les éloges et les salutations, l'une des dernières choses qu’il disait était : « Ô Allah ! Pardonne-moi pour ce que j’ai accompli et ce que j’accomplirai, pour ce que j’ai accompli en privé et ce que j’ai accompli en public, pour mes excès et pour ce que tu connais mieux que moi ! Tu es Celui qui avance les choses et Celui qui les recule ! Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! »

J'ai prié avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) une nuit. Il récita la sourate : « La Vache ». A chaque fois qu’il passait par un verset mentionnant la miséricorde, il s’arrêtait pour invoquer et à chaque fois qu’il passait par un verset mentionnant le châtiment, il s’arrêtait pour se réfugier auprès d’Allah.

‘Awf ibn Mâlik Al-Ashja’î (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai prié avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) une nuit. Il récita la sourate : « La Vache ». A chaque fois qu’il passait par un verset mentionnant la miséricorde, il s’arrêtait pour invoquer et à chaque fois qu’il passait par un verset mentionnant le châtiment, il s’arrêtait pour se réfugier auprès d’Allah. Puis, il s’inclina aussi longtemps qu’il était resté debout et, là, il disait dans l’inclinaison : " Gloire et Pureté à Celui qui détient la Suprématie, la Souveraineté, la Grandeur et l'Immensité ! " Puis, il se prosternait aussi longtemps qu’il était resté debout et disait la même chose dans sa prosternation. Ensuite, il se releva et récita la sourate : « La Famille de ‘Imrân ». Puis, il récita ainsi, sourate après sourate. »

Ô Allah ! C’est à Toi que je me suis soumis, c’est en Toi que j’ai cru, c’est en Toi que je place ma confiance, c’est par Toi que j’argumente contre autrui et c’est Toi que je prends pour juge. Pardonne-moi donc ce que j’ai fait et ce que je ferai, ce que j’ai fait en privé et ce que j’ai fait en public, et ce que Tu connais mieux que moi. Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi !

Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier la nuit, il disait [en ouverture de sa prière nocturne] : " Ô Allah, notre Seigneur ! Loué sois-Tu ! Tu es le gardien des Cieux et de la Terre. Loué sois-Tu ! Tu es le Maître des Cieux, de la Terre et de leurs habitants. Loué sois-Tu ! Tu es la Lumière des Cieux, de la Terre et de leurs habitants. Tu es la vérité, Ta Parole est la vérité, Ta promesse est la vérité, Ta rencontre est la vérité, le Paradis est une vérité, l’Enfer est une vérité, l’Heure est une vérité. Ô Allah ! C’est à Toi que je me suis soumis, c’est en Toi que j’ai cru, c’est en Toi que je place ma confiance, c’est par Toi que j’argumente contre autrui et c’est Toi que je prends pour juge. Pardonne-moi donc ce que j’ai fait et ce que je ferai, ce que j’ai fait en privé et ce que j’ai fait en public, et ce que Tu connais mieux que moi. Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi ! »

Le Livre a devancé son délai ! Demande-la donc en mariage.

Az-Zubayr ibn Al-‘Awwâm (qu’Allah l’agrée) relate qu’il était marié à Umm Kulthûm bint ‘Uqbah, qui lui a dit, alors qu’elle était enceinte : « Fais-moi plaisir avec une répudiation ! » Il la répudia donc en prononçant une répudiation. Ensuite, il sortit pour assister à la prière et, lorsqu’il revint, elle avait accouché. Il s’exclama : « Qu’est-ce qui lui a pris de me tromper ? Qu’Allah la trompe ! » Puis, il alla voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui a dit : « Le Livre a devancé son délai ! Demande-la donc en mariage. »

Ô Allah ! Délivre ‘Ayâsh ibn Abî Rabi’ah ! Ô Allah ! Délivre Salamah ibn Hishâm ! Ô Allah ! Délivre Al-Walîd ibn Al-Walîd ! Ô Allah ! Délivre les faibles opprimés parmi les croyants ! Ô Allah ! Durcis Ton châtiment contre la tribu de Muḍar et fais-leur subir des années de famine semblables à celles qui ont sévi à l’époque du [Prophète] Yûsuf !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait, en relevant la tête, lors la dernière unité de prière de l’aube : « Ô Allah ! Délivre ‘Ayâsh ibn Abî Rabi’ah ! Ô Allah ! Délivre Salamah ibn Hishâm ! Ô Allah ! Délivre Al-Walîd ibn Al-Walîd ! Ô Allah ! Délivre les faibles opprimés parmi les croyants ! Ô Allah ! Durcis Ton châtiment contre la tribu de Muḍar et fais-leur subir des années de famine semblables à celles qui ont sévi à l’époque [du Prophète] Yûsuf ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a encore dit : « Quant à la tribu de Ghifâr, qu’Allah lui pardonne ! Et la tribu d’Aslam, qu’Allah lui accorde la paix ! » Ibn Abî Az-Zinâd ajouta, d’après son père, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) adressait ces invocations lors de la prière de l’aube.

Allah a dit vrai et le ventre de ton frère ment ! Fais-lui boire du miel !

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : " Mon frère souffre du ventre. - Il lui répondit : Fais-lui boire du miel ! " Lorsqu’il revint, il lui répéta à nouveau : " Fais-lui boire du miel ! " et lorsqu’il revint une troisième fois, il lui répéta encore : " Fais-lui boire du miel ! " La quatrième fois, l’homme rétorqua : " Je l’ai fait ! " Alors, il dit : " Allah a dit vrai et le ventre de ton frère ment ! Fais-lui boire du miel ! " Il lui fit donc encore boire du miel et son frère guérit. »

Ô, Allah ! Seigneur de Jibrîl, Mîkâ`îl et Isrâfîl, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l'invisible et du visible, c'est Toi qui jugeras entre Tes créatures au sujet de leurs divergences ; guide-moi vers la vérité, au sujet de laquelle les gens ont divergé, par Ta permission, car Tu guides qui Tu veux vers le droit chemin.

Abû Salamah ibn 'Abdirahmân ibn 'Awf relate : « J'ai questionné ʽÂ’ishah, la mère des croyants (qu'Allah l'agrée), concernant ce que disait le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour débuter la prière lorsqu'il priait la nuit. Elle dit : " Lorsqu'il priait la nuit, il débutait sa prière en disant : ' Ô, Allah ! Seigneur de Jibrîl, Mîkâ`îl et Isrâfîl, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l'invisible et du visible, c'est Toi qui jugeras entre Tes créatures au sujet de leurs divergences ; guide-moi vers la vérité, au sujet de laquelle les gens ont divergé, par Ta permission, car Tu guides qui Tu veux vers le droit chemin.' " »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) évoqua un homme des fils d'Isrâ`îl qui demanda à l’un de ses concitoyens de lui prêter mille dinars.

Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) évoqua un homme des fils d'Isrâ`îl qui demanda à l’un de ses concitoyens de lui prêter mille dinars. Ce dernier lui dit : « Apporte-moi des témoins pour le prêt ! » Il lui répondit : « Allah suffit comme témoin ! » Il lui dit : « Apporte-moi un garant ! » Il lui répondit : « Allah suffit comme garant ! » Il lui dit alors : « Tu as raison. » Il lui donna donc l'argent pour un terme fixé. L'homme partit ensuite en mer et réalisa ses affaires. Une fois le délai arrivé à son terme, Il voulut revenir dans son pays afin de régler sa dette, mais ne trouva pas de bateau. Il prit donc un tronc, y fit un trou et y mit les mille dinars ainsi qu’un message pour son créancier. Il mit le tronc dans l'eau et invoqua Allah en ces termes : « Ô Allah ! Tu sais que j'ai emprunté mille dinars à untel. Il m'a demandé un garant et j'ai répondu qu'Allah suffisait comme garant. Et il T'a accepté comme garant. Il m'a demandé un témoin et j'ai répondu qu'Allah suffisait comme témoin. Et il t'a accepté comme témoin. J'ai fait mon possible pour trouver un bateau et lui ramener son dû, mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Je Te confie donc ce tronc et ce qu'il contient. » Il jeta le tronc en mer et s'en alla à la recherche d’un autre bateau. Pendant ce temps, son créancier se rendit au port dans l'espoir qu'un bateau lui ramène son argent. Il ne vit pas de bateau, mais vit le tronc que l'homme avait envoyé avec l'argent et le message. Il le ramena chez lui avec l’intention d'en faire du bois combustible. Mais une fois qu'il le coupa, il découvrit l’argent et le message. Peu après, l’homme à qu'il prêta mille dinars revint de son voyage. Il apporta les mille dinars et lui dit : « Par Allah ! J'ai fait tout mon possible pour trouver un bateau afin de t'apporter ton dû mais je n'ai trouvé que ce bateau qui vient d'amarrer au quai. » Son prêteur lui dit : « Est-ce tu m'as envoyé quelque chose ? » Il dit : « Je viens de t'informer que je n'ai trouvé aucun bateau avant celui-ci ! » Il poursuivit : « Sache qu'Allah a transmis ce que tu as envoyé dans le tronc, retourne chez toi avec les mille dinars accompagné de la guidée. »

L’eau est pure, rien ne la souille.

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) fut interrogé sur le puits de « Buḍâ’ah » dans lequel étaient jetés du sang des menstrues, des carcasses de chiens et d’autres impuretés. Il répondit : « L’eau est pure, rien ne la souille. »

L’eau ne peut devenir une impureté majeure.

Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que l’une des épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait son ablution majeure, le Prophète (sur lui la paix et le salut) vint pour faire les siennes ou se laver entièrement depuis ce même récipient. Elle lui dit alors (qu’Allah l’agrée) : " Ô Messager d’Allah ! Mais, j’étais en état d’impureté majeure ! - Il lui répondit (sur lui la paix et le salut) : « L’eau ne peut devenir une impureté majeure. »

Elle n’est pas impure, elle fait simplement partie de ceux et celles qui viennent et se mêlent à vous !

Kabshah, la fille de Ka’b ibn Mâlik, qui était mariée au fils d’Abû Qatâdah, relate qu’Abû Qatâdah entra chez elle et qu’elle lui versa de l’eau pour ses ablutions. C’est alors qu’une chatte vint et but dans le récipient, il souleva un côté du récipient pour l’aider à boire. Kabshah dit : « Il vit que je le regardais et m’a dit : " Es-tu étonnée, ô fille de mon frère ? - Oui ! répondis-je ! - Il m’a alors dit : Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : ' Elle n’est pas impure, elle fait simplement partie de ceux et celles qui viennent et se mêlent à vous ! ' " »

Deux sortes de cadavres et deux sortes de sang vous ont été autorisées : les deux sortes de cadavre sont la sauterelle et le poisson et les deux sortes de sang sont le foie et la rate.

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Deux sortes de cadavres et deux sortes de sang vous ont été autorisées : les deux sortes de cadavre sont la sauterelle et le poisson et les deux sortes de sang sont le foie et la rate. »

Lorsqu’une mouche tombe dans la boisson de l'un d'entre vous, qu’il l'y plonge entièrement avant de la retirer. Ceci, car dans l’une de ses deux ailes se trouve un mal et dans l’autre se trouve son remède.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’une mouche tombe dans la boisson de l'un d'entre vous, qu’il l'y plonge entièrement avant de la retirer. Ceci, car dans l’une de ses deux ailes se trouve un mal et dans l’autre se trouve son remède. »

Toute partie coupée d'un animal vivant est considérée comme cadavre.

Abû Wâqid Al-Laythî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva à Médine, il constata que ses habitants raffolaient des bosses de chameaux et coupaient les queues de moutons. Il a alors dit : " Toute partie coupée d'un animal vivant est considérée comme cadavre. " »

Un groupe d’hommes de la tribu de Quraysh passa devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Ils traînaient l'un de leurs moutons mort comme on le fait pour un âne. Voyant cela, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut leur dit : " Pourquoi ne prenez vous pas sa peau ? - Ils répondirent : C’est une bête morte ! - Il leur dit : L’eau et ' Al-Qaraẓ ' la purifient ! "

‘Âliyyah bint Subay’ (qu’Allah lui fasse miséricorde) relate :« Je possédais des moutons dont certaines bêtes moururent. Je suis entrée chez Maymunah (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), et lui ai fait part de cela. Elle me dit alors : « Pourquoi n'as-tu pas pris leurs peaux afin d'en tirer profit ? - Est-ce permis de faire cela ? - Elle dit : Oui ! Un groupe d’hommes de la tribu de Quraysh passa devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Ils traînaient l'un de leurs moutons mort comme on le fait pour un âne. Voyant cela, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut leur dit : " Pourquoi ne prenez vous pas sa peau ? - Ils répondirent : C’est une bête morte ! - Il leur dit : L’eau et ' Al-Qaraẓ ' la purifient ! " »

Certes, Allah a octroyé son droit à chaque ayant droit, il n'y a donc pas de testament pour un héritier. L'enfant appartient à la couche conjugale et l'adultère mérite la pierre. Et quiconque s'attribue un autre père que le sien ou s'affilie à d'autres maîtres que les siens, alors sur lui la malédiction d'Allah et Allah n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire ni surérogatoire.

Amrû ibn Khârijah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) donna un sermon alors qu'il se trouvait sur sa chamelle, moi en dessous, sa bave coulant entre mes épaules. Je l'entendis dire : " Certes, Allah a octroyé son droit à chaque ayant droit, il n'y a donc pas de testament pour un héritier. L'enfant appartient à la couche conjugale et l'adultère mérite la pierre. Et quiconque s'attribue un autre père que le sien ou s'affilie à d'autres maîtres que les siens, alors sur lui la malédiction d'Allah et Allah n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire ni surérogatoire. " »

On lave l’urine de la fillette et on asperge de l’eau sur l’urine du petit garçon.

Abû Samḥ a dit : « J'étais au service du Prophète (sur lui la paix et le salut) et lorsqu'il voulait se laver, il me disait : " Retourne-toi de sorte que j'ai ta nuque face à moi ! " Alors, je me retournais en lui donnant ma nuque et le cachais en faisant cela. Un jour, on lui apporta Al-Ḥassan ou Al-Ḥusayn (qu'Allah les agrée) qui urina sur sa poitrine. Je m'approchai donc pour le laver, mais il m'a dit : " On lave l’urine de la fillette et on asperge de l’eau sur l’urine du petit garçon ! " »

Elle doit le gratter à sec, puis le frotter du bout des doigts avec de l'eau, puis l'asperger [d'eau] et ensuite elle peut prier avec ce vêtement.

Asmâ' bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) a dit : « Une femme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : " Si l'une d'entre nous a un vêtement taché du sang des menstrues, que doit-elle faire ? - Il répondit : Elle doit le gratter à sec, puis le frotter du bout des doigts avec de l'eau, puis l'asperger [d'eau] et ensuite elle peut prier avec ce vêtement. " »

L'eau te suffira à laver le sang et les traces restantes ne te causeront aucun tort.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que Khawlah bint Yassâr (qu'Allah l'agrée) vint dire au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d'Allah ! Je n'ai qu'un seul vêtement, il a été taché par le sang des menstrues. Que dois-je faire ? - Il répondit : Lorsque tu seras pure, lave l'endroit du vêtement qui a été taché par le sang puis fais ta prière avec ce vêtement. - Elle demanda alors : Et si les traces de sang ne disparaissent pas ? - Il répondit : L'eau te suffira à laver le sang et les traces restantes ne te causeront aucun tort. »

Quiconque désire connaître la description des ablutions du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), la voici !

Abd Khayr a dit : « 'Alî (qu'Allah l'agrée) est venu à nous après avoir prié et demanda qu'on lui amenât de l'eau. Nous nous sommes demandé : " Que va-t-il faire avec cette eau alors qu'il vient de prier ce qu'il voulait ? Il veut tout simplement nous enseigner ! " On lui amena donc un récipient d'eau et une assiette. Puis, il versa l'eau du récipient sur sa main droite et se lava ses mains trois fois. Puis, il se rinça la bouche et inspira et expira de l'eau par le nez et la rejeta avec la main gauche, et il fit cela trois fois. Ensuite, il lava son visage trois fois puis son avant-bras droit trois fois, et son avant-bras gauche trois fois aussi. Puis, il introduisit ses mains dans le récipient et il essuya alors sa tête, une seule fois. Enfin, il lava son pied droit trois fois et son pied gauche trois fois [aussi]. Il dit alors : " Quiconque désire connaître la description des ablutions du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), la voici ! " »

J’ai vu ‘Ammâr ibn Yâssir frictionner sa barbe pendant ses ablutions. Il lui a été dit : - ou bien [le narrateur] a dit : Je lui ai alors dit : - " Tu frictionnes ta barbe ? - Il répondit : Et qu’est-ce qui m’empêcherait de le faire alors que j’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) frictionner sa barbe ? "

Ḥassân ibn Bilâl dit : « J’ai vu ‘Ammâr ibn Yâssir frictionner sa barbe pendant ses ablutions. Il lui a été dit : - ou bien [le narrateur] a dit : Je lui ai alors dit : - " Tu frictionnes ta barbe ? - Il répondit : Et qu’est-ce qui m’empêcherait de le faire alors que j’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) frictionner sa barbe ? " »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fît ses ablutions : il se gargarisa, expulsa de l'eau par le nez, puis se lava le visage trois fois, la main droite trois fois et l'autre trois fois. Il essuya sa tête en prenant de l'eau, autre que celle qui lui restait dans les mains, et se lava ensuite les pieds jusqu'à les rendre propres.

Abdullah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée) relate avoir vu : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fît ses ablutions : il se gargarisa, expulsa de l'eau par le nez, puis se lava le visage trois fois, la main droite trois fois et l'autre trois fois. Il essuya sa tête en prenant de l'eau, autre que celle qui lui restait dans les mains, et se lava ensuite les pieds jusqu'à les rendre propres. »

Un homme fît les ablutions et délaissa un bout d’ongle sur son pied. Le Prophète ﷺ vit cela, alors il ﷺ lui a dit : « Repars et refais bien tes ablutions ! » Alors, l'homme repartit, refit ses ablutions et fit sa prière.

D'après Jâbir (qu'Allah l'agrée) qui a dit : ‘Umar ibn Al Khattâb (qu’Allah l’agrée) m'a informé : " Un homme fît les ablutions et délaissa un bout d’ongle sur son pied. Le Prophète ﷺ vit cela, alors il ﷺ lui a dit : « Repars et refais bien tes ablutions ! » Alors, l'homme repartit, refit ses ablutions et fit sa prière. "

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya une expédition qui fut éprouvée par le froid. Lorsqu’ils revinrent auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il leur ordonna de pratiquer l’essuyage sur les turbans et sur les bottines chauffantes.

Thawbân (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya une expédition qui fut éprouvée par le froid. Lorsqu’ils revinrent auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il leur ordonna de pratiquer l’essuyage sur les turbans et sur les bottines chauffantes. »

A l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), les Compagnons avaient l’habitude d’attendre la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») jusqu’à dodeliner de la tête. Ensuite, ils accomplissaient la prière sans renouveler leurs ablutions.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « A l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), les Compagnons avaient l’habitude d’attendre la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») jusqu’à dodeliner de la tête. Ensuite, ils accomplissaient la prière sans renouveler leurs ablutions. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) embrassait certaines de ses épouses, puis il sortait pour se rendre à la prière sans renouveler ses ablutions.

‘Urwah (qu’Allah l’agrée) rapporte que ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) a relaté : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) embrassait certaines de ses épouses, puis il sortait pour se rendre à la prière sans renouveler ses ablutions. » ‘Urwah (qu’Allah l’agrée) dit : « J'ai dit : " Cette femme n’est autre que toi ! " Alors, ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) se mit à sourire. »

Est-ce autre chose qu'une partie de son corps ?

Ṭalq ibn ‘Alî (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque nous sommes venus au Prophète (sur lui la paix et le salut), un homme demanda : « Ô Messager d’Allah ! Que penses-tu d’un homme qui touche son sexe après qu’il ait fait ses ablutions ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui répondit : « Est-ce autre chose qu'une partie de son corps ? » Ou bien, il a dit : « qu'un membre de son corps ? »

Quiconque touche son pénis, qu’il fasse les ablutions !

‘Urwah a dit : « Je suis entré chez Marwân ibn al-Ḥakam et nous avons parlé de ce qui annule les ablutions. Marwân m’a dit : « et toucher son pénis. » J’ai dit : « Je n’en avais pas connaissance. » Alors, Marwân a dit : « Busrah bint Ṣafwân m’a informé qu’elle a entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Quiconque touche son pénis, qu’il fasse les ablutions ! " »

Il demanda : « Puis-je prier dans l’enclos à moutons ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Oui ! » Il demanda : « Puis-je prier dans l’enclos à chameaux ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Non ! »

Jâbir ibn Samurah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme demanda à l’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’il devait refaire les ablutions après avoir mangé de la viande de mouton. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : " Si tu le souhaites fais-le, sinon, ne le fais pas. " L’homme demanda ensuite s’il devait refaire les ablutions après avoir mangé de la viande de chameau ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : " Oui, fais tes ablutions si tu manges de la viande de chameau ! - Il demanda : Puis-je prier dans l’enclos à moutons ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Oui ! - Il demanda : Puis-je prier dans l’enclos à chameaux ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Non ! " »

L'histoire de ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) avec 'Abdullah ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) au sujet de leur rupture et de son vœu.

Awf Ibn Mâlik - ou Ibn Al-Ḥârith - Ibn Aṭ-Ṭufayl relate qu'on rapporta à ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) qu'Abdullah ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) avait dit au sujet d'une vente ou d'un don décidé par elle (qu'Allah, Exalté soit-Il, l'agrée) : « Par Allah ! Si ʽÂ'ishah ne cesse pas, j'userai de mon droit de tutelle sur elle ! - A-t-il vraiment dit cela ? s'assura-t-elle. - Oui, répondirent-ils. - Je voue à Allah de ne plus jamais adresser la parole à Ibn Az-Zubayr, jura-t-elle. » Après une longue rupture entre les deux, Ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée) demanda l'intercession auprès d'elle. « Non, par Allah ! Je n'accepterai jamais aucune intercession, ni ne romprai mon vœu ! » affirma-t-elle. Ne pouvant supporter plus longtemps la rupture, Ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée) en parla à Al-Miswar ibn Makhramah et 'Abdurraḥman ibn Al-Aswad ibn 'Abd Yaghûth et leur dit à tous deux : « Je vous implore par Allah de me faire entrer chez ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée). En effet, il ne lui est pas permis de faire vœu à Allah de rompre sa relation avec moi ! » Al-Miswar et 'Abdurraḥman l'accompagnèrent et demandèrent la permission d'entrer à ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) en disant : « Que la paix, la miséricorde d'Allah et Sa bénédiction soient sur toi, pouvons-nous entrer ? - Entrez ! répondit-elle. - Tous ensemble ? insistèrent-ils. - Oui, tous ensemble ! » répondit-elle, sans savoir qu'ils étaient accompagnés d'Ibn Az-Zubayr. Dès qu'ils franchirent le seuil de la porte d'entrée, Ibn Az-Zubayr entra et se jeta dans la chambre séparée d'un voile, étreignit ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) et se mit à la supplier en pleurant. Al-Miswar et 'Abdurraḥman se mirent eux aussi, de leur côté, à la supplier d'accepter de lui adresser la parole en lui rappelant que le Prophète (sur lui la paix et salut) avait interdit - ce que d'ailleurs elle savait - la rupture des relations entre les musulmans, à savoir qu’il n’est pas permis à un musulman de boycotter son frère plus de trois jours. Et ainsi, à force de rappels et d'insistance de la part des deux hommes, ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée), en larmes, leur rappela : « Certes, j'ai consacré un vœu à Allah et le vœu est une chose grave ! » Mais ils ne cessèrent d'insister jusqu'à ce qu'elle décide de parler à Ibn Az-Zubayr. Et à titre d'expiation [de son vœu], elle procéda à l'affranchissement de quarante esclaves. Par la suite, chaque fois qu'elle évoquait son vœu, elle se mettait à pleurer jusqu'à ce que ses larmes mouillent son voile.

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortit et accomplit la prière mortuaire pour les hommes tués à Uḥud, huit ans après leur mort, comme celui qui fait ses adieux aux vivants et aux morts.

Uqbah ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortit et accomplit la prière mortuaire pour les hommes tués à Uḥud, huit ans après leur mort, comme celui qui fait ses adieux aux vivants et aux morts. Ensuite, il se dirigea vers le minbar et déclara : " Je serai votre devancier et votre témoin, et notre rendez-vous est au Bassin (« Al-Ḥawḍ »). Certes, je le vois de ma place-ci ! Et je ne crains pas pour vous que vous tombiez dans le polythéisme ; je crains plutôt ce bas monde et que vous entriez en concurrence pour lui." » [Uqbah ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée)] dit alors : « Ce fut la dernière fois que je vis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Et dans une [autre] version : " Je crains plutôt ce bas monde, que vous vous concurrenciez pour lui, que vous vous entretuiez et que vous périssiez comme ont péri ceux qui vous ont précédés. " » Uqbah (qu'Allah l'agrée) dit alors : « Ce fut la dernière fois que je vis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le minbar. » Et [encore] dans une [autre] version : " Je serai votre devancier et votre témoin. Par Allah ! Je vois à l'instant même mon Bassin. Et on m'a octroyé les clés des trésors de la Terre ou les clés de la Terre. Par Allah ! Certes, je ne crains pas pour vous que vous tombiez dans le polythéisme après moi ; je crains plutôt que vous n'entriez en concurrence pour ce bas monde." »

Celui qui tue un lézard du premier coup a cent bonnes actions, s’il le tue du deuxième coup il aura moins que cela, et s’il le tue du troisième coup, encore moins.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui tue un lézard du premier coup a tant et tant de bonnes actions ; et celui qui le tue du deuxième coup a tant et tant de bonnes actions, mais moins que du premier ; et celui qui le tue du troisième coup a tant et tant de bonnes actions. » Dans une version, il est dit : « Celui qui tue un lézard du premier coup a cent bonnes actions, s’il le tue du deuxième coup il aura moins que cela, et s’il le tue du troisième coup, encore moins. »

Un homme a dit : "Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à un voleur. Au matin, les gens disaient : " On a fait une aumône à un voleur ! "

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme a dit : "Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à un voleur. Au matin, les gens disaient : " On a fait une aumône à un voleur ! " Il dit alors : " Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à une fornicatrice. Au matin, les gens disaient : " Cette nuit, on a fait une aumône à une fornicatrice ! " Il dit alors : " Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à un riche. Le matin, les gens disaient : " On a fait une aumône à un riche ! " Il dit alors : " Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Un voleur, une fornicatrice et un riche ! " On vint alors lui dire : " Pour ce qui est de l’aumône que tu as donnée au voleur, peut-être qu’elle le fera arrêter de voler. Quant à la fornicatrice, peut-être s’abstiendra-t-elle de forniquer. Et en ce qui concerne le riche, peut-être en tirera-t-il une leçon et dépensera de ce qu’Allah lui a donné ! " »

Ne crains-tu pas Allah au sujet de cette bête qu'Allah t'a confié ? En effet, cette bête s'est plainte auprès de moi que tu l'affamais et l'épuisais !

Abû Ja’far ‘Abdullah ibn Ja'far (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Un jour [au cours d’un voyage], le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m’installa derrière lui et me fit part d'un secret que je ne divulguai à personne. Les endroits préférés par le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour faire ses besoins étaient les palmeraies, c’est-à-dire : derrière les palmiers. Un jour, il entra dans la palmeraie d'un homme des Anṣâr, et un chameau se trouvait là. Lorsque le chameau vit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il se mit à gémir et ses yeux versèrent des larmes. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendit auprès de lui et le caressa du dos à la tête, ce qui l'apaisa. Il dit alors : " Qui est le propriétaire de ce chameau ? À qui appartient ce chameau ? " C'est alors qu’un jeune homme des Anṣâr vint et dit : " Il m'appartient, ô Messager d'Allah ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ne crains-tu pas Allah au sujet de cette bête qu'Allah t'a confié ? En effet, celle-ci vient de se plaindre auprès de moi que tu l'affamais et l'épuisais ! »

Lorsque quatre personnes témoignent en faveur d'un musulman, Allah le fait entrer au Paradis !

Abû al-Aswad relate : « Je me rendis à Médine et m'assis avec 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah l'agrée). Alors qu'un convoi funèbre passait, les gens firent les éloges du défunt et `Umar dit : « Il lui est garanti ! » Puis un autre passa ; les gens firent les éloges du défunt et `Umar dit : « Il lui est garanti ! » Enfin, un troisième passa ; les gens blâmèrent le défunt et `Umar dit : « Il lui est garanti ! » Abû al-Aswad dit alors : « Je dis : " Que signifie : ' Il lui est garanti ! ', ô, commandeur des croyants ? - Il dit : J'ai répété ce qu'a dit le Prophète (sur lui la paix et le salut) : " Lorsque quatre personnes témoignent en faveur d'un musulman, Allah le fait entrer au Paradis ! - Nous dîmes : Et trois ? - Il dit : Et trois ! - Nous dîmes : Et deux ? - Il dit : Et deux ! " Puis, nous ne lui avons pas demandé si cela était valable pour une seule personne ».

Il n'est pas une femme parmi vous qui perde trois de ses enfants [littéralement : qui les avance (pour l'au-delà)] sans qu'ils ne soient pour elle une protection contre l'Enfer !

Abû Saʽîd Al-Khudri (qu'Allah l'agrée) relate : « Une femme vint au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et dit : " Ô, Messager d'Allah ! Les hommes sont seuls à profiter de tes paroles. Accorde-nous donc un jour de ta personne, lors duquel nous viendrons à toi et tu nous apprendras de ce qu'Allah t'a appris - Il dit : Réunissez-vous tel jour ! » Elles se réunirent donc et vinrent au Prophète (sur lui la paix et le salut), qui leur apprit de ce qu'Allah lui avait appris. Il dit ensuite : « Il n'est pas une femme parmi vous qui perde trois de ses enfants [littéralement : qui les avance (pour l'au-delà)] sans qu'ils ne soient pour elle un rempart contre l'Enfer ! » Une femme dit alors : « Et deux ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Et deux ! »

‘Abdallah ibn abî Awfâ (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a accompli quatre « Takbîr » au cours de la prière mortuaire pour l’une de ses filles décédée. Après le quatrième « Takbîr », il demeura le temps qui sépare les deux précédents à prier pour son pardon et à invoquer Allah en sa faveur. Il a alors dit : « C’est ainsi que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) faisait. »

‘Abdallah ibn abî Awfâ (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a accompli quatre « Takbîr » au cours de la prière mortuaire pour l’une de ses filles décédée. Après le quatrième « Takbîr », il demeura le temps qui sépare les deux précédents à prier pour son pardon et à invoquer Allah en sa faveur. Il a alors dit : « C’est ainsi que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) faisait. » Et dans une autre version : « Après le quatrième « Takbîr », il est resté un moment jusqu’à ce que j’ai pensé qu’il allait en rajouter un cinquième, mais il salua à droite et à gauche. Une fois qu’il termina, nous lui avons demandé : " Qu’est-ce que cela ? - Il a répondu : Je n’ai rien ajouté à ce que faisait le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! " »

Celui-ci, vous avez fait ses éloges, le Paradis lui est donc garanti ; et celui-là, vous l'avez blâmé, l'Enfer lui est donc garanti. Vous êtes les témoins d'Allah sur terre !

Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Des gens passèrent devant un convoi funèbre et firent les éloges du défunt. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Il lui est garanti ! " Ils passèrent ensuite devant un autre convoi et blâmèrent le défunt. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Il lui est garanti ! " 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) dit alors : " Que signifie : ' Il lui est garanti ! ' ? " Il dit : " Celui-ci, vous avez fait ses éloges, le Paradis lui est donc garanti ; et celui-là, vous l'avez blâmé, l'Enfer lui est donc garanti. Vous êtes les témoins d'Allah sur terre ! " »

Je vous avais certes ordonné de brûler untel et untel, mais il n’y a qu’Allah qui peut châtier avec le feu. Si vous les retrouvez, tuez-les tous les deux !

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous envoya en mission et dit : « Si vous trouvez untel et untel », à propos de deux hommes de Quraysh qu’il nomma, « brûlez-les par le feu ! ». Puis, une fois sur le départ, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Je vous avais certes ordonné de brûler untel et untel, mais il n’y a qu’Allah qui peut châtier avec le feu. Si vous les retrouvez, tuez-les tous les deux ! ».

Nous étions sept parmi les enfants de Muqarrin et nous n’avions qu’une seule esclave. Lorsque le plus jeune d’entre nous la gifla, le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous ordonna de la libérer.

Abû ‘Alî Suwayd ibn Muqarrin (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous étions sept parmi les enfants de Muqarrin et nous n’avions qu’une seule esclave. Lorsque le plus jeune d’entre nous la gifla, le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous ordonna de la libérer. » Dans une version : « Nous étions sept frères. »

La sacralité des femmes des combattants est, pour ceux qui sont restés [chez eux sans combattre], semblable à la sacralité de leurs propres mères.

Buraydah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La sacralité des femmes des combattants est, pour ceux qui sont restés [chez eux sans combattre], semblable à la sacralité de leurs propres mères. Il n’est pas d’homme qui reste prendre soin de la famille d’un combattant puis le trompe à son égard sans qu’il ne soit arrêté devant lui au Jour de la Résurrection et que celui-ci ne prenne de ses œuvres autant qu’il le désire. » Puis, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’est tourné vers nous et demanda : « Que pensez-vous de cela ? »

Rasez-le complètement ou laissez-les lui de manière uniforme !

Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vit un garçon auquel on avait rasé une partie de la tête seulement. Il interdit alors cette pratique et dit : « Rasez-le complètement ou laissez-les lui de manière uniforme ! »

Changez cela, et évitez le noir !

Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Le jour de la conquête de La Mecque, on amena Abû Quḥâfah - le père d’Abû Bakr aṣ-ṣiddîq (Qu'Allah les agrée tous les deux) - dont la tête et la barbe étaient blanches comme « ath-Thughâmah ». Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Changez cela, et évitez le noir ! »

Il n'est pas un mort pleuré par un gémissant qui dise à son sujet : « Ô toi qui était notre montagne ! Ô toi qui étais notre refuge ! » - ou quelque chose de semblable - sans que deux Anges, chargés de le frapper à la poitrine, ne lui disent en le moquant : « Étais-tu vraiment comme ça ? »

Abû Mûsâ (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas un mort pleuré par un gémissant qui dise à son sujet : « Ô toi qui étais notre montagne ! Ô toi qui étais notre refuge ! » - ou quelque chose de semblable - sans que deux Anges, chargés de le frapper à la poitrine, ne lui disent en le moquant : « Étais-tu vraiment comme ça ? » »

Un homme proclama dans la mosquée : « Qui a retrouvé le chameau brun ? » Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Puisses-tu ne pas le retrouver ! Les mosquées n'ont été construites que ce pour quoi elles l'ont été ! »

Buraydah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme proclama dans la mosquée : « Qui a retrouvé le chameau brun ? » Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Puisses-tu ne pas le retrouver ! Les mosquées n'ont été construites que ce pour quoi elles l'ont été ! »

Si vous aviez été des habitants de cette ville, je vous aurais certes corrigés ! Vous élevez la voix dans la mosquée du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) !

Le Compagnon Sâ’ib ibn Yazîd (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « J’étais dans la mosquée lorsqu’un homme me jeta du gravier. Je levai les yeux et vis qu’il s’agissait de ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) qui m’a alors dit : " Va me chercher ces deux-là ! " Je fis venir les deux hommes et il les questionna : " D’où êtes-vous ? - Ils répondirent : Nous sommes de Ṭâ’if ! - Alors, ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) reprit : Si vous aviez été des habitants de cette ville, je vous aurais certes corrigés ! Vous élevez la voix dans la mosquée du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! " »

Ô vous, les gens ! Vous mangez deux plantes que je ne considère pas autrement que mauvaises : l’oignon et l’ail !

‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) prononça le sermon du vendredi et a dit dans son discours : « Ensuite : Ô vous, les gens ! Vous mangez deux plantes que je ne considère pas autrement que mauvaises : l’oignon et l’ail ! J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), lorsqu’il sentait leur odeur sur un homme, ordonner qu’on l’expulse de la mosquée jusqu’à Al-Baqî’ ! Que celui qui en mange en tue le goût par la cuisson ! »

Que l’un d’entre vous s'obstine à respecter son serment, en nuisant à sa famille, est, auprès d’Allah, un péché plus grand que [de rompre ce serment] et de l'expier en donnant ce qu’Allah a imposé [comme expiation].

Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que l’un d’entre vous s'obstine à respecter son serment, en nuisant à sa famille, est, auprès d’Allah, un péché plus grand que [de rompre ce serment] et de l'expier en donnant ce qu’Allah a imposé [comme expiation]. »

Quiconque jure en disant : " Si je mens, je n’ai plus rien à voir avec l’Islam ! " sera tel qu’il s’est décrit s’il ment. Et s’il dit la vérité, il ne reviendra pas à l’Islam sans en subir de conséquences.

Buraydah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque jure en disant : " Si je mens, je n’ai plus rien à voir avec l’Islam ! " sera tel qu’il s’est décrit s’il ment. Et s’il dit la vérité, il ne reviendra pas à l’Islam sans en subir de conséquences. »

Elles ne doivent pas les rattraper ! Quand l'une des femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut) avait ses lochies, elle s'abstenait pendant quarante jours et le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne lui ordonnait pas de rattraper les prières manquées à cause des lochies !

Kathîr ibn Ziyâd relate : « Al-Azdiyyah, c'est-à-dire Mussah, m'a raconté : " Quand j'accomplis le Pèlerinage, j'entrai chez Umm Salamah et lui dis : 'Ô, mère des croyants ! Samurah ibn Jundub ordonne aux femmes de rattraper les prières manquées pendant les règles ! - Elle dit : Elles ne doivent pas les rattraper ! Quand l'une des femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut) avait ses lochies, elle s'abstenait pendant quarante jours et le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne lui ordonnait pas de rattraper les prières manquées à cause des lochies !' " » Dans une version : « Nous nous couvrions le visage de zédoaire en poudre, afin de cacher les taches cutanées. »

C'est quelque chose qu'Allah a décrété pour les filles d'Adam. Accomplis ce qu'accompli le pèlerin, sauf que tu ne feras les circumambulations autour de la maison qu'une fois purifiée.

ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Nous sortîmes en compagnie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sans autre intention que le Pèlerinage. Quand nous fûmes à Sarif, j'eus mes règles. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra auprès de moi tandis que je pleurais. Il me demanda : " Qu'as-tu à pleurer ? - Je répondis : Par Allah ! J'aurais souhaité ne pas être sortie cette année-ci ! - Il demanda : Que t'arrive- t-il ? Se peut-il que tu sois indisposée ? - Oui, dis-je. - Il ajouta : C'est quelque chose qu'Allah a décrété pour les filles d'Adam. Accomplis ce qu'accompli le pèlerin, sauf que tu ne feras les circumambulations autour de la Maison qu'une fois purifiée. " Lorsque j'arrivai à la Mecque, le Messager d'Allah (qu'Allah l'agrée) dit à ses Compagnons : " Faites-en une 'Umrah ! " Tout le monde se sacralisa à l'exception de ceux qui avaient avec eux des offrandes telles que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abu Bakr, 'Umar et les riches (qu'Allah les agrée). Puis ils se sacralisèrent lorsqu'ils voulurent partir. Le jour du sacrifice, je fus en état de pureté. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'ordonna alors de partir pour accomplir le Ṭawaf du Pèlerinage. On nous apporta de la viande de bœuf et je demandais : " Qu'est-ce-que c'est ? -On répondit : Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a sacrifié un bœuf pour ses épouses. " La nuit du campement à al-Ḥaṣbah, je dis : " Ô Messager d'Allah ! Tout le monde retourne avec un Pèlerinage et une 'Umrah et moi avec seulement un Pèlerinage !? " Il donna aussitôt l'ordre à 'Abdarraḥmân ibn Abî Bakr (qu'Allah l'agrée) de me prendre en croupe sur son chameau. Je me rappelle, j'étais encore très jeune. Je somnolais et l'arrière du bât du chameau heurtait mon visage. Quand nous arrivâmes à Tan'im, je me sacralisais pour la 'Umrah, en compensation de celle que les gens avaient accomplie. »

Les juifs, lorsque leurs femmes étaient en période de menstrues, ne mangeaient pas avec elles et ne restaient pas en leur compagnie à la maison.

Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Les juifs, lorsque leurs femmes étaient en période de menstrues, ne mangeaient pas avec elles et ne restaient pas en leur compagnie à la maison. Les Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) questionnèrent le Prophète (sur lui la paix et le salut) à ce propos, alors Allah, Exalté soit-Il, révéla : {( Et ils t’interrogent sur les menstrues. Réponds-leur : « C’est une souillure ! Tenez-vous à l’écart de vos femmes durant cette période…)} jusqu’à la fin du verset [Coran : 2/222]. Ensuite, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Faites tout, sauf la pénétration ! » Lorsque cela parvint aux Juifs, ils dirent : « Cet homme ne laissera rien de ce que nous faisons, sans le faire différemment ! » Usayd ibn Ḥuḍayr et ‘Abbâd ibn Bishr dirent alors au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! Les Juifs disent telle et telle chose ! Pourquoi ne pas avoir [aussi] des rapports avec nos femmes ? » Alors, le visage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) changea à tel point que l’on pensait qu’il était en colère contre nous. Pendant qu’ils s’en allaient, ils croisèrent quelqu’un avec du lait en cadeau, destiné au Prophète (sur lui la paix et le salut). Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya les chercher, et leur en donna. De cette façon, ils surent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’était pas en colère contre eux. »

Considère-toi [en période de menstrues] aussi longtemps que tes règles te retenaient, ensuite lave-toi.

D'après 'Aïcha, la mère des croyants (qu’Allah l’agrée), qui a dit : Certes, Umm Habîbah bint Jahch qui était sous la responsabilité d'Abd ar-Rahman ibn 'Awf s'est plainte au Messager d'Allah ﷺ d’un problème [d'écoulement] de sang, alors il lui a dit : « Considère-toi [en période de menstrues] aussi longtemps que tes règles te retenaient, ensuite lave-toi. » Elle se lavait alors pour chaque prière.

Ô, Messager d'Allah ! Je suis une femme qui souffre d'hémorragies vaginales très abondantes ; qu'en dis-tu, sachant qu'elles m'empêchent de prier et de jeûner ? - Il dit : je te recommande le coton, il fait arrêter le sang. Elle dit : il est trop abondant.

Ḥamnah bint Jaḥsh (qu'Allah l'agrée) dit : « Souffrant d'hémorragies vaginales très abondantes, j'allai à la rencontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l'interroger et l'en informer. Je le trouvai chez ma sœur Zaynab bint Jaḥsh et dis : " Ô, Messager d'Allah ! Je suis une femme qui souffre d'hémorragies vaginales très abondantes ; qu'en dis-tu, sachant qu'elles m'empêchent de prier et de jeûner ? - Il dit : Je te recommande le coton, il arrête le sang. - Elle dit : Il est trop abondant. - Il dit : Alors, utilise une étoffe. - Elle dit : Il est trop abondant, il coule à flots. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : Je vais te prescrire deux façons de faire ; si tu appliques l'une des deux, c'est valable, et si tu es capable de faire les deux, à toi de voir. [Sache que] C'est un coup parmi les coups que le diable assène ! Fais comme si tu avais tes règles pendant six ou sept jours, comme cela est courant par le décret d'Allah, ensuite, lave-toi entièrement et quand tu penses que tu es pure et que le sang s'arrête, prie pendant vingt-trois ou vingt-quatre jours et vingt-trois ou vingt-quatre nuits, et jeûne également ; cela t'est valable. De même, agis chaque mois comme les femmes quand elles ont leurs règles et quand elles deviennent pures au moment de leurs règles et de leur pureté. Et si tu es capable de retarder la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») et d'avancer celle de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), afin de te laver et de regrouper les deux prières, et de retarder la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et d'avancer celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), afin de te laver et de regrouper les deux prières, alors, fais-le ! Et si tu peux te laver pour la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »), alors, fais-le ! Et jeûne, si tu peux agir de cette façon. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : " C'est, des deux façons de faire, celle que je préfère ! " »

Gloire et Pureté à Allah ! Ceci provient du diable ! Qu'elle s'assoie au-dessus d'une bassine et, si elle voit une couleur jaunâtre à la surface de l'eau, qu'elle se lave entièrement : une fois pour les prières du midi et de l'après-midi, une fois pour celles du coucher et du crépuscule et une fois pour celle de l'aube. En dehors de cela, elle fait les ablutions !

Asmâ‘ bint 'Umays relate (qu'Allah l'agrée) : « Je dis : " Ô, Messager d'Allah ! Fâṭimah bint Abi Ḥubaysh souffre d'hémorragies vaginales depuis tant et tant et ne fait plus la prière. - Il dit : Gloire et Pureté à Allah ! Ceci provient du diable ! Qu'elle s'assoie au-dessus d'une bassine et, si elle voit une couleur jaunâtre à la surface de l'eau, qu'elle se lave entièrement : une fois pour les prières du midi et de l'après-midi, une fois pour celles du coucher et du crépuscule et une fois pour celle de l'aube. En dehors de cela, elle fait les ablutions ! En dehors de cela, elle fait les ablutions ! " »

Ils l'ont tué, qu'Allah les tue ! Pourquoi n'ont-ils pas demandé s'ils ne savaient pas ? Le remède à l'ignorance n'est autre que la question ! Il lui suffisait de se purifier avec la terre, puis d'enrouler un tissu autour de sa blessure, de passer la main dessus et de laver le reste de son corps !

Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate : « Alors que nous étions en voyage, l'un d'entre nous fut blessé à la tête par une pierre. Après avoir éjaculé dans son sommeil, il demanda à ses compagnons : " Pensez-vous que j'ai le droit de recourir aux ablutions sèches ? - Ils dirent : Nous ne pensons pas que tu en aies le droit, alors que tu peux utiliser l'eau. " Alors, il se lava et mourut. Quand nous revînmes au Prophète (sur lui la paix et le salut) et qu'il l'apprit, il dit : " Ils l'ont tué, qu'Allah les tue ! Pourquoi n'ont-ils pas demandé s'ils ne savaient pas ? Le remède à l'ignorance n'est autre que la question ! Il lui suffisait de se purifier avec la terre, puis d'enrouler un tissu autour de sa blessure, de passer la main dessus et de laver le reste de son corps ! " »

Tu as parfaitement appliqué la tradition prophétique et ta prière te suffit !

Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Deux hommes étaient en voyage. L'heure de la prière arriva et, face au manque d'eau, ils se purifièrent en faisant (« At-Tayammum »), les ablutions sèches, avec une terre pure et accomplirent la prière. Alors qu'ils étaient toujours dans le temps de la prière, ils trouvèrent de l'eau. L'un d'eux renouvela ses ablutions et sa prière, l'autre non. Ils vinrent trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), lui rapportèrent cela et il dit à celui qui n'avait pas renouvelé ses ablutions et sa prière : " Tu as parfaitement appliqué la tradition prophétique et ta prière te suffit ! " Et il dit à l'autre : " Tu seras rétribué doublement ! " »

La terre pure est ce qu'utilise le musulman pour ses ablutions, même si cela devait durer dix ans. Et lorsque tu trouves de l'eau, fais-la toucher ta peau, car cela est meilleur !

Abu Dharr Jundub ibn Junâdah relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait acquis un petit nombre de moutons et me dit : " Ô, Abâ Dharr ! Prends-les en dehors de la ville. Je me rendai alors à « ar-Rabdhah » et il m'arrivait de tomber en état de grande impureté et de rester ainsi cinq ou six jours. J'allai donc voir le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui me dit : " Abâ Dharr ! " Je me tus alors, puis il dit : " Que ta mère te perde ! Malheur à ta mère ! " Il appela alors une jeune fille noire, qui apporta un vase de bois qui contenait de l'eau et me cacha avec une étoffe. Je me cachai derrière ma monture, me lavai et eus alors le sentiment de m'être débarrassé d'une montagne qui pesait sur moi. Là, il me dit : " La terre pure est ce qu'utilise le musulman pour ses ablutions, même si cela devait durer dix ans. Et lorsque tu trouves de l'eau, fais-la toucher ta peau, car cela est meilleur ! " »

Je suis secouru par l'effroi, j'ai reçu les clefs de la terre, on m'a nommé Aḥmad, la terre m'a été donnée comme moyen de purification et on a fait de ma communauté la meilleure des communautés !

Ali ibn Abî Ṭâlib relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « On m'a donné ce qu'aucun Prophète n'a reçu avant moi ! - Nous dîmes : Ô, Messager d'Allah ! Qu'est-ce donc ? - Il dit : Je suis secouru par l'effroi, j'ai reçu les clefs de la terre, on m'a nommé Aḥmad, la terre m'a été donnée comme moyen de purification et on a fait de ma communauté la meilleure des communautés ! »

Nous avons reçu trois faveurs que le reste des gens n'a pas reçues : nos rangs sont comme ceux des Anges ; on nous a donné toute la terre pour lieu de prière et sa terre comme moyen de purification quand nous ne trouvons pas d'eau ; puis il cita une autre caractéristique.

Ḥudhayfah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) a dit : « Nous avons reçu trois faveurs que le reste des gens n'a pas reçues : nos rangs sont comme ceux des Anges ; on nous a donné toute la terre pour lieu de prière et sa terre comme moyen de purification quand nous ne trouvons pas d'eau ; puis il cita une autre caractéristique. »

Je versai de l'eau au Prophète (sur lui la paix et le salut) pour ses ablutions majeures.

Maymûnah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je versai de l'eau au Prophète (sur lui la paix et le salut) pour ses ablutions majeures. Avec la main droite, il versa de l'eau sur sa main gauche et se lava les mains. Ensuite, il se lava l'organe génital. Ensuite, il frotta sa main sur la terre et la lava. Ensuite, il se lava la bouche et le nez et se lava le visage. Il versa de l'eau sur sa tête, puis s'écarta et se lava les pieds. Là, on lui apporta une serviette, mais il ne l'utilisa pas pour se sécher. »

Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accomplissait ses ablutions, suite à un état d'impureté majeure, il commençait par se laver les mains. Puis, il versait de l'eau de la main droite dans la gauche et se lavait le sexe. Ensuite, il effectuait ses ablutions mineures comme pour la prière.

Â’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accomplissait ses ablutions suite à un état d'impureté majeure, il commençait par se laver les mains. Puis, il versait de l'eau de la main droite dans la gauche et se lavait le sexe. Ensuite, il effectuait ses ablutions mineures comme pour la prière. Ensuite, il prenait de l'eau et introduisait ses doigts mouillés jusqu'à la racine des cheveux en s'assurant de mouiller tout le cuir chevelu, puis il versait trois poignées d'eau sur sa tête, puis il versait de l'eau sur tout son corps et enfin il se lavait les pieds. »

Certes, le liquide émis par l’homme est épais et blanchâtre, tandis que celui de la femme est fluide et jaunâtre. La ressemblance provient de celui des deux qui prédominera ou précédera l’autre.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Umm Sulaym interrogea le Prophète (sur lui la paix et le salut) au sujet de la femme qui voit en songe ce que l’homme voit. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : " Si la femme voit cela, qu’elle se lave ! " Umm Sulaym a dit : " J’en éprouvai de la honte. ", puis elle demanda : " Cela arrive-t-il ? - Le Prophète d’Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Oui, sinon d’où viendrait la ressemblance ? Certes, le liquide émis par l’homme est épais et blanchâtre, tandis que celui de la femme est fluide et jaunâtre. La ressemblance provient de celui des deux qui prédominera ou précédera l’autre ! " »

Ô Messager d’Allah, qu’est-ce qui incombe à l’homme qui a des rapports avec sa femme mais qui n’éjacule pas ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit : L’eau n’est rendue obligatoire que par le liquide !

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que son père a dit : « Un lundi, je suis sorti avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à Qubâ’. Une fois arrivés dans [la tribu des] Banu Sulaym, il s’arrêta devant la porte de ‘Utbân et l’appela fort. Celui-ci sortit [à la hâte] en traînant son pagne. Voyant cela, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Nous avons hâté cet homme ! - Alors, ‘Utbân a dit : Ô Messager d’Allah, qu’est-ce qui incombe à l’homme qui a des rapports avec sa femme mais qui n’éjacule pas ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit : L’eau n’est rendue obligatoire que par le liquide ! " »

« Craignez les deux grandes causes de malédiction ! - Ils dirent : Et quelles sont les deux grandes causes de malédiction, ô, Messager d'Allah ? - Il dit : Celui qui fait ses besoins sur le chemin des gens ou sur les endroits ombragés que ceux-ci utilisent ! »

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Craignez les deux grandes causes de malédiction ! - Ils dirent : Et quelles sont les deux grandes causes de malédiction, ô, Messager d'Allah ? - Il dit : Celui qui fait ses besoins sur le chemin des gens ou sur les endroits ombragés que ceux-ci utilisent ! »

Attention ! Attention ! Jette-la ! Ne sais-tu pas que nous ne mangeons pas les aumônes !?

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Al-Ḥassan ibn ‘Alî (qu'Allah l’agrée, lui et son père) prit l'une des dattes réservées à l’aumône et la mit dans sa bouche. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : " Attention ! Attention ! Jette-la ! Ne sais-tu pas que nous ne mangeons pas les aumônes !? " » Dans une version : « … les aumônes ne nous sont pas autorisées ! »

Le temps a tourné comme le jour où Allah a créé les cieux et la terre. L'année compte douze mois, dont quatre sacrés, trois qui se suivent : Dhul Qa'dah, Dhul Ḥijja, Al-Muḥarram et Rajab, le mois de Muḍar.

Abû Bakrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le temps a tourné comme le jour où Allah a créé les cieux et la terre. L'année compte douze mois, dont quatre sacrés, trois qui se suivent : Dhul Qa'dah, Dhul Ḥijjah, Al-Muḥarram et Rajab, le mois de Muḍar, qui se trouve entre Jumâdâ et Sha'bân. » Puis il demanda : « Quel mois sommes-nous ? » Nous répondîmes : « Allah et Son Messager savent mieux ! » Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. Il dit : « N'est-ce pas Dhul Ḥijjah ? - Mais si ! répondîmes-nous. - Il demanda : Quel est ce pays ? - Nous répondîmes : Allah et Son Messager savent mieux ! » Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. Il dit : « N'est-ce pas la Cité ? - Nous répliquâmes : Mais si ! - Il poursuivit : Quel jour sommes-nous ? - Nous répondîmes : Allah et Son Messager savent mieux ! » Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. Il s'exclama : « N'est-ce pas le jour du sacrifice ? - Nous répondîmes : Mais si, ô Messager d'Allah ! - Il continua : Certes, votre sang, vos biens et votre honneur vous sont interdits au même titre qu'est sacré votre jour-ci, dans votre pays-ci, en votre mois-ci. Vous rencontrerez votre Seigneur et Il vous interrogera sur vos œuvres. Ne redevenez donc pas mécréants ou égarés après moi en vous entretuant ! Que le présent transmette à l'absent ! Car il se peut que certains à qui on le transmet comprennent mieux que certains qui l'ont entendu ! » Puis, il demanda : « Ai-je transmis ? - Nous répondîmes : Oui ! - Il dit alors : Ô Allah ! Sois en témoin ! »

Lorsque tu jeûnes trois jours dans le mois, jeûne le treize, le quatorze et le quinze !

Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque tu jeûnes trois jours dans le mois, jeûne le treize, le quatorze et le quinze ! » Qatâdah ibn Milḥân (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous ordonnait de jeûner les jours de pleine lune : le treize, le quatorze et le quinze. » Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète ne mangeait jamais les jours de pleine lune, ni en voyage, ni chez lui. »

Lorsqu’on fait l’appel à la prière, le diable s’en va en lâchant un pet afin de ne pas l'entendre.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’on fait l’appel à la prière, le diable s’en va en lâchant un pet afin de ne pas l'entendre. Lorsque l’appel est fini, il revient. Lorsqu’on fait l'appel qui annonce le début de la prière, il s’en va jusqu’à ce que celui-ci prenne fin. Puis, il revient afin de s’interposer entre le fidèle et son âme en lui suggérant : " Rappelle-toi ceci ! Rappelle-toi cela ! ", parmi les choses auxquelles il ne songeait pas plus tôt, si bien que l’homme ne sait plus combien il a prié. »

Est-ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jeûnait trois jours chaque mois ? - Elle dit : Oui !

Mu’âdhah Al-‘Adawiyyah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai demandé à ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) : " Est-ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jeûnait trois jours chaque mois ? - Elle dit : Oui ! - J’ai alors demandé : A quel moment du mois jeûnait-il ? -Elle dit : Il ne se souciait pas de savoir à quel moment du mois il jeûnait ! " »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a donné trois jours et trois nuits au voyageur et un jour et une nuit au résident.

Shurayḥ ibn Hânî relate : « J'allais voir ʽÂ’ishah afin de l'interroger sur le fait de passer les mains sur les chaussons. Elle me dit : "Vas voir Ibn abî Ṭâlib et demande-lui, car il voyageait avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! " Quand nous lui demandâmes, il dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a donné trois jours et trois nuits au voyageur et un jour et une nuit au résident. " »

Dis : ' Paix aux occupants de ces demeures, croyants et musulmans ! Qu'Allah fasse miséricorde à nos devanciers et à nos successeurs ! Et nous allons certes, si Allah le veut, certainement vous rejoindre.'

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a demandé : « Ne vous parlerai-je point de moi et du Prophète (sur lui la paix et le salut) ? - Nous répondîmes : Mais si ! - Elle poursuivit : Lorsque ce fut ma nuit, celle où le Prophète (sur lui la paix et le salut) restait auprès de moi, il enleva sa tunique, ôta ses sandales et les posa à ses pieds. Il étala le pan de son pagne sur son lit et se coucha. Il ne resta pas plus qu'il lui en fallait pour croire que je dormais. Il prit doucement sa tunique, se chaussa discrètement, ouvrit doucement la porte, sortit et la referma délicatement. Je mis ma chemise sur ma tête, me voilai, enfilai mon pagne puis sortis en le suivant jusqu'à Al-Baqî'. Il se tint longuement debout, puis leva à trois reprises les mains. Ensuite, il s'en alla, ce que je fis aussi ; il accéléra et moi de même; il courut, j'en fis autant ; il fonça et je fonçai. Je le devançai et entrai dans la maison. A peine m'étais-je allongée qu'il entra et demanda : " Qu'as-tu ? Ô ʽÂ'ishah ! à être à bout de souffle et hors d'haleine ? - Rien, répondis-je. - Tu m'en informeras ou c'est Le Bienveillant (« Al-Laṭîf »), Le Bien informé (« Al-Khabîr ») qui le fera ! Insista-t-il. -Je dis : Ô Messager d'Allah ! Que mon père soit donné en rançon pour toi, ainsi que ma mère ! Et je lui racontai. - Il demanda : Était-ce toi la silhouette que j'ai vue devant moi ? - Oui ! ", répliquai-je. Il me donna une tape sur la poitrine qui me fit mal, puis s'exclama : " As-tu pensé qu'Allah et Son Messager auraient été injustes envers toi ? - Quoi que les gens taisent, dit-elle, Allah le sait certes ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : " Jibril est certes venu me trouver quand tu m'as vu. Il m'a appelé sans que tu puisses l'entendre. Je lui ai répondu, également sans que tu puisses l'entendre. En effet, il n'est pas tel à entrer chez toi quand tu es dévêtue. J'ai pensé que tu dormais et il m'a déplu de te réveiller. J'ai eu peur que tu ne te sentes seule. Jibril m'a dit : 'Certes, ton Seigneur t'ordonne d'aller trouver les occupants d'Al-Baqî' afin d'implorer le pardon en leur faveur.' - Je demandai : Comment dois-je invoquer pour eux, ô Messager d'Allah ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Dis : ' Paix aux occupants de ces demeures, croyants et musulmans ! Qu'Allah fasse miséricorde à nos devanciers et à nos successeurs ! Et nous allons certes, si Allah le veut, certainement vous rejoindre.' " »

Jibrîl (sur lui la paix) descendit [du ciel] et me dirigea dans la prière. Je priai alors avec lui, puis je priai avec lui, puis je priai avec lui, puis je priai encore avec lui, puis encore une fois.

Ibn Shihâb relate que ʽUmar ibn ʽAbd Al-ʽAzîz retarda quelque peu la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») et que ʽUrwah lui dit : « Certes, Jibrîl (sur lui la paix) est descendu et a prié en dirigeant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dans la prière. » ʽUmar lui rétorqua : « Rends-toi compte de ce que tu dis ʽUrwah ! - Il dit : J'ai entendu Bashîr ibn Abî Masʽûd dire : J'ai entendu Abû Masʽûd dire : J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Jibrîl (sur lui la paix) descendit [du ciel] et me dirigea dans la prière. Je priai alors avec lui, puis je priai avec lui, puis je priai avec lui, puis je priai encore avec lui, puis encore une fois. », tout en comptant avec ses doigts cinq prières." »

Le jour du Vendredi, les Anges se postent à chacune des portes de la mosquée inscrivant les arrivants en fonction de leur ordre d'arrivée.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le jour du Vendredi, les Anges se postent à chacune des portes de la mosquée inscrivant les arrivants en fonction de leur ordre d'arrivée. L'homme qui vient tôt est comme celui qui a donné un chameau en offrande, puis comme celui qui a donné une vache en offrande, puis comme celui qui a donné une chèvre en offrande, puis comme celui qui a donné une poule en offrande, puis comme celui qui a donné un œuf. Et lorsque l'imam apparaît [afin de s'installer sur sa chaire], les Anges plient leurs registres et entrent écouter le rappel. »

Cherche-moi des pierres pour me nettoyer et ne m'apporte ni os, ni crottin !

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il était en train de suivre le Prophète (sur lui la paix et le salut), lui portant un récipient d'eau pour ses ablutions et ses besoins naturels, lorsque celui-ci demanda : « Qui va là ? - C'est moi, Abû Hurayrah ! répondit ce dernier. - Il dit alors : Cherche-moi des pierres pour me nettoyer et ne m'apporte ni os, ni crottin ! » Je lui apportai des pierres dans un pan de mon habit et les déposai près de lui avant de m'écarter. Quand il eut terminé, je vins marcher avec lui et lui dis : « Pourquoi ne pas prendre les os et le crottin ? - Il répondit : Parce que ces deux choses servent de nourriture pour les djinns ! Or, une délégation des djinns de la ville de Naṣîbîn - et quels excellents djinns ils étaient - est venu me demander des vivres. Aussitôt, j'ai invoqué Allah pour eux afin qu'ils ne passent pas près d'un os ou d'un crottin sans y trouver de la nourriture. »

Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Le Diable ne te rencontre jamais sur un chemin sans qu'il n'emprunte un chemin autre que le tien !

Saʽd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « 'Umar demanda la permission d'entrer chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et des femmes de Quraysh s'y trouvaient, elles lui parlaient à haute voix et exigeaient davantage (de dons). Lorsque 'Umar demanda la permission d'entrer, elles se levèrent et se précipitèrent derrière le voile (ou se hâtèrent de porter le voile). Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui donna l'autorisation d'entrer et se mit à rire. 'Umar dit : " Qu'Allah te donne le sourire, ô Messager d'Allah ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) déclara : " J'ai été étonné par ces femmes qui étaient chez moi. Dès qu'elles ont entendu ta voix, elles se sont précipitées derrière le voile ! - 'Umar répondit : C'est toi, ô Messager d'Allah, qu'elles doivent plus craindre ! Puis, il ajouta : Ô ennemies de vos propres âmes ! Me craignez-vous et ne craignez-vous pas le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Elles répondirent : Oui ! Tu es plus dur et plus sévère que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) reprit : Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Le Diable ne te rencontre jamais sur un chemin sans qu'il n'emprunte un chemin autre que le tien ! " »

L'extermination de ma communauté sera causée par le meurtre et la peste !

Abû Mûsâ (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " L'extermination de ma communauté sera causée par le meurtre et la peste ! - On demanda : Ô Messager d'Allah ! En ce qui concerne le meurtre, certes, nous l'avons connu, mais qu'est-ce donc que la peste ? - Il répondit : C'est le fait d'être poignardé par vos ennemis parmi les djinns. Et dans les deux [catégories de mort], il y a des martyrs. " »

Lorsque le fils d'Adam récite un verset où il y a une prosternation et se prosterne, Satan s'isole en pleurant et s'exclame : " Ô Malheur à moi ! On a ordonné au fils d'Adam de se prosterner, et il s'est prosterné, et à lui Paradis ! Tandis qu'il m'a été ordonné de me prosterner, et j'ai refusé, et à moi l'Enfer ! "

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Lorsque le fils d'Adam récite un verset où il y a une prosternation et se prosterne, Satan s'isole en pleurant et s'exclame : " Ô Malheur à moi ! On a ordonné au fils d'Adam de se prosterner, et il s'est prosterné, et à lui Paradis ! Tandis qu'il m'a été ordonné de me prosterner, et j'ai refusé, et à moi l'Enfer ! " »

Le temps [de la prière] du midi débute au moment où le soleil commence à décliner de son zénith et perdure jusqu'au moment où l’ombre de l’homme équivaut à sa taille, tant que le temps [de la prière] du milieu de l'après-midi ne commence pas. Le temps [de la prière] du milieu de l'après-midi perdure tant que le soleil ne pâlit pas. Le temps de la prière du couchant perdure tant que la couleur rougeâtre n'a pas disparu. Le temps de la prière du crépuscule perdure jusqu’à la moitié de la nuit. Et le temps de la prière de l'aube commence au lever de l’aube et se prolonge tant que le soleil ne s’est pas levé.

‘Abdullah ibn ‘Amr (qu'Allah l'agrée) relate que l’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le temps [de la prière] du midi débute au moment où le soleil commence à décliner de son zénith et perdure jusqu'au moment où l’ombre de l’homme équivaut à sa taille, tant que le temps [de la prière] du milieu de l'après-midi ne commence pas. Le temps [de la prière] du milieu de l'après-midi perdure tant que le soleil ne pâlit pas. Le temps de la prière du couchant perdure tant que la couleur rougeâtre n'a pas disparu. Le temps de la prière du crépuscule perdure jusqu’à la moitié de la nuit. Et le temps de la prière de l'aube commence au lever de l’aube et se prolonge tant que le soleil ne s’est pas levé. Une fois le soleil levé, cesse de prier, car le soleil monte entre les deux cornes de Satan. »

Telle est son heure, si je ne craignais de faire souffrir ma communauté !

Une nuit, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) repoussa la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») - celle que l’on appelle : « Al-‘Atamah » - jusqu’à l’obscurité de la nuit. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ne sortit pas, jusqu’à ce que ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb ait dit : « Les femmes et les enfants se sont endormis ! » [Et dans une version : « … jusqu’à ce que la majeure partie de la nuit fut passée. »]. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) est sorti et a dit aux gens présents dans la mosquée : « Parmi les habitants de la Terre, nul autre que vous ne l’attend ! » [Et dans une version : « Telle est son heure, si je ne craignais de faire souffrir ma communauté ! » Et dans une autre version : « Si cela ne faisait pas souffrir ma communauté ! »]. Cela était avant que l’Islam ne se propage parmi les gens. Ibn Shihâb a dit : « On m’a dit que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Il ne vous appartient pas d’ordonner au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de faire la prière ! ", lorsqu’ ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb cria. »

Celui qui accomplit une inclinaison de la prière de l'aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubḥ ») avant que le soleil ne se lève, aura accompli la prière de l'aube dans son heure. Celui qui accomplit une inclinaison de la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») avant que le soleil ne se couche, aura accompli la prière du milieu de l'après-midi dans son heure.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui accomplit une inclinaison de la prière de l'aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubḥ ») avant que le soleil ne se lève, aura accompli la prière de l'aube dans son heure. Celui qui accomplit une inclinaison de la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») avant que le soleil ne se couche, aura accompli la prière du milieu de l'après-midi dans son heure. »

Il y a deux aubes : l'une dont la lueur s'élève comme une queue de loup, et qui ne permet pas de prier la prière de l'aube mais qui autorise à manger ; et une autre dont la lueur s'étend à l'horizon, qui permet de prier et interdit de manger.

Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il y a deux aubes : l'une dont la lueur s'élève comme une queue de loup, et qui ne permet pas de prier la prière de l'aube mais qui autorise à manger ; et une autre dont la lueur s'étend à l'horizon, qui permet de prier et interdit de manger. »

Que le présent d’entre vous en informe l'absent : Ne priez, après l'apparition de l'aube, que deux prosternations !

Yassâr, l'esclave d'ibn 'Umar a dit : « Ibn 'Umar m'a aperçu en train de prier après l'apparition de l'aube et m'a dit : " Ô Yassâr ! Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vint à nous alors que nous étions en train d'effectuer cette même prière. Il nous dit alors : « Que le présent d’entre vous en informe l'absent : Ne priez, après l'apparition de l'aube, que deux prosternations ! " »

C'est une vision véridique, si Allah le veut. Va avec Bilâl et apprend-lui ce que tu as vu afin qu'il l'utilise pour l’appel à la prière (« Al-Adhân ») car sa voix est plus belle que la tienne.

Abdullah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna de se servir d'une cloche afin de réunir les gens à la prière, je rêvai la nuit même d'un homme qui portait une cloche dans sa main, je lui demandai alors : " Ô serviteur d'Allah, veux-tu vendre cette cloche ? - Il me dit : Qu'en feras-tu ? - Je répondis : Pour appeler à la prière. - L'homme dit alors : Puis-je t'indiquer un moyen meilleur que cela ? - Je lui répondis : - Bien sûr ! - Il dit : Vous n'avez qu'à appeler : Allâhu Akbar ! [Allah est plus Grand [que tout] !], Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Ash-hadu An-Lâ ilâha illa-Llâh ![J'atteste qu'il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah !] Ash-hadu An-Lâ ilâha illa-Llâh ! Ash-hadu Anna Muḥammadan rasûluLlâh [J'atteste que Muḥammad est le Messager d'Allah], Ash-hadu Anna Muḥammadan rasûluLlâh ! Ḥayya 'ala-ṣ-Ṣalâh ! [venez à la prière !] Ḥayya 'ala-ṣ-Ṣalâh ! Ḥayya 'ala-l-falâḥ ![venez à la réussite !] Ḥayya 'ala-l-falâḥ ! Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Lâ ilâha illa-Llâh ! [il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah !] " Puis, il s'éloigna, pas trop loin de moi, et dit : " Lorsque tu veux annoncer que la prière est imminente, dis : Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Ash-hadu An-Lâ ilâha illa-Llâh ! Ash-hadu Anna Muḥammadan rasûluLlâh ! Ḥayya 'ala-ṣ-Ṣalâh ! Ḥayya 'ala-l-falâḥ ! Qad qâmati-ṣ-Ṣalâh [la prière est accomplie !] Qad qâmati-ṣ-Ṣalâh ! Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Lâ ilâha illa-Llâh !" » Et dans une autre version : « S’il s’agit de la prière de l’aube, dit : "... Aṣ-Ṣalâtu khayrun min an-nawm ! [la prière est meilleure que le sommeil !], Aṣ-Ṣalâtu khayrun min an-nawm] Allâhu Akbar ! Allahu Akbar ! Lâ ilâha illa-Llâh ! " » - A mon réveil, j'allai en informer le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit : " C'est une vision véridique, si Allah le veut. Va avec Bilâl et apprend-lui ce que tu as vu afin qu'il l'utilise pour l’appel à la prière (« Al-Adhân ») car sa voix est plus belle que la tienne ! " » Je partis avec Bilal (qu'Allah l'agrée) et je lui appris, puis il se mit à l'utiliser. Quand 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée), qui se trouvait chez lui, entendit l'appel, il sortit traînant son vêtement en disant : « Au nom de Celui qui t'a envoyé avec la vérité, ô Messager d’Allah ! J'avais vu ce qu'il a vu ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « A Allah revient la louange ! ».

J’ai vu Bilâl sortir en direction de : "Al-Abṭaḥ" et faire l’appel à la prière. Lorsqu’il disait : " Accourez à la prière ! Accourez à la réussite ! ", Il tournait uniquement son cou de droite à gauche et non tout son corps.

Abû Juḥayfah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai vu Bilâl appeler à la prière, et je suivais le mouvement de sa bouche lorsqu’il se tournait de ce côté-ci et de ce côté-là, tout en ayant les doigts dans les oreilles. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se trouvait dans une tente rouge en cuir, puis Bilâl passa devant lui à côté d’un piquet qu’il avait plantée à : "Al-Abṭaḥ". Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria face au piquet, vêtu d’une tunique rouge, un chien et un âne passèrent alors devant lui mais au-delà du piquet. Il me semble encore voir la blancheur de ses jambes. » Et dans une autre version : « J’ai vu Bilâl sortir en direction de : "Al-Abṭaḥ" et faire l’appel à la prière. Lorsqu’il disait : " Accourez à la prière ! Accourez à la réussite ! ", Il tournait uniquement son cou de droite à gauche et non tout son corps. »

Le hadith de Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) au sujet de la description du Pèlerinage d'adieu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).

Ja'far ibn Muḥammad relate d'après son père, qui dit : « Nous vînmes voir Jâbir ibn 'Abdillah, qui s'enquérait des visiteurs, jusqu'à ce que vint mon tour. Je dis : " Je me nomme Muḥammad ibn 'Alî ibn Ḥusayn. " Il posa sa main sur ma tête, puis déboutonna le bouton supérieur puis l'inférieur et mis sa main sur ma poitrine, alors que je n'étais qu'un jeune enfant à cette époque. Il dit : " Sois le bienvenu, ô fils de mon frère ! Demande ce que tu veux ! " Je le questionnais, alors qu'il était aveugle, lorsque l'heure de la prière sonna. Il se leva enveloppé d'un tricot. A chaque fois qu'il le mettait sur son épaule, il retroussait son extrémité vers lui à cause de sa petitesse. Sa cape se trouvait à ses côtés sur un piquet. Il dirigea notre prière. Puis je lui dis : " Enseigne-moi le Pèlerinage du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! " Il montra sa main, dont il replia neuf doigts et dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est resté neuf ans sans faire le Pèlerinage puis, la dixième année, il informa les gens qu'il allait faire le Pèlerinage. Beaucoup de gens vinrent à Médine dans l'espoir de suivre et de copier le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Nous partîmes avec lui et lorsque que nous arrivâmes à Dhul Ḥulayfah, Asmâ' bint 'Umays Muḥammad ibn Abû Bakr accoucha. Elle envoya une personne questionner le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) [afin de savoir] comment elle devait agir. Il répondit : " Fais les grandes ablutions, protège tes parties de l'écoulement de sang et mets-toi en état de sacralisation ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pria dans la mosquée puis monta et s'en alla sur sa chamelle Al-Qaṣwâ', jusqu'à ce qu'elle eut atteint Al-Baydâ'. J'observais alors des marcheurs et des cavaliers à perte de vue, devant lui, à sa droite, à sa gauche et derrière lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) était parmi nous alors que le Coran lui était révélé, et il connaissait sa signification. Il n'a point fait une chose sans que nous ayons fait de même. Il prononça à voix haute le témoignage de l'Unicité en disant : " Je réponds à ton appel, Ô Allah ! Je réponds à ton appel ! Je réponds à ton appel ! Tu n'as pas d'associés ! Toutes les louanges et tous les bienfaits te reviennent, ainsi que la Royauté. Tu n'as pas d'associé ! ". Les gens prononcèrent quant à eux, la formule d'unicité qu'ils avaient coutume de dire, sans que le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne dise quoi que ce soit. Quant à lui, il continua de prononcer sa formule. Jâbir dit : "Nous fîmes la sacralisation pour le Pèlerinage, car nous ne connaissions pas la 'Umrah". Lorsque nous arrivâmes à la Ka'bah avec lui, Il toucha le coin où se trouvait la pierre noire puis marcha rapidement trois tours et quatre tours à une allure ordinaire. Puis, il s'en alla vers le lieu où se trouvaient les empreintes d'Ibrahim (sur lui la paix) et récita : {( Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout )} [Coran : 2/125]. Il laissa le lieu où se trouvaient les empruntes entre lui et la qiblah et pria deux unités de prière. Puis mon père dit - et je ne crois pas qu'il ait évoqué autre que le Messager d'Allah - : " Il récita dans les deux unités de prière : {( Dis : « Il est Allah, Unique...)} [Coran : 112] et {( Dis : « Ô vous les infidèles...)} [Coran : 109], puis il revint vers le coin de la pierre noire, qu'il toucha, puis sortit par la porte donnant sur le mont Aṣ-Ṣafâ. Lorsqu'il s'en approcha, il récita : {( Aṣ-Ṣafā et Al-Marwah sont vraiment parmi les lieux sacrés d’Allah )} [Coran : 2/158)} et dit : "Je commence là où Allah a commencé ! ". Il commença par le mont Aṣ-Ṣafâ, qu'il escalada jusqu'à voir la Ka'bah. Il se mit en sa direction, proclama l'Unicité d'Allah, dit : "Allah est plus grand [que tout] ! " et : " Il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah, Seul, sans associé, à Lui la Seigneurie et les Louanges et Il est certes capable de toute chose. Il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah, Seul, Il a tenu Son engagement, Il a donné victoire à Son serviteur et mit en déroute les coalisés à Lui Seul !" Il répéta cela trois fois, en prenant soin d'invoquer entre chaque. Puis il descendit en direction du mont Al-Marwah et lorsqu'il atteint le creux de la vallée, il accéléra jusqu'à remonter, puis marcha normalement. Lorsqu'il arriva au mont Al-Marwah, il agit tout comme il fit au mont Aṣ-Ṣafâ. Il répéta ceci jusqu'à finir son dernier tour au mont Al-Marwah. Il dit alors : " Si je pouvais revenir dans le passé, je n'aurais pas apporté la bête de sacrifice avec moi et j'aurais converti mon Pèlerinage en 'Umrah. Celui d'entre vous qui n'a pas apporté sa bête de sacrifice, qu'il se désacralise et commue son Pèlerinage en 'Umrah". Surâqah ibn Mâlik ibn Jash'am se leva alors et dit : " Ô Messager d'Allah, cette pratique est-elle spécifique à cette année ou pour tout le temps ? " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entrecroisa ses doigts et répéta deux fois : " J'ai fait entrer la 'Umarah dans le Pèlerinage " et il dit : " Pour tout le temps ! " 'Alî arriva du Yémen avec les bêtes de sacrifice du Prophète (sur lui la paix et le salut) et vit Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) en état de désacralisation, vêtue d'un habit coloré et avec du kohl dans les yeux. Il lui reprocha cela. Elle lui répondit : " Mon père m'a ordonné d'agir ainsi ! " Il dit : " 'Alî a dit alors qu'il était en Irak : "Je partis voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me plaindre des agissements de Fâṭimah et afin de le questionner sur la véracité des propos qu'elle lui avait attribués. Je l'informais que je luis avais reproché ses agissements, ce à quoi il répondit : " Elle a dit vrai ! Elle a dit vrai ! Quel type de rite as-tu prononcé lors de ta sacralisation ? - Il dit : J'ai dit : Ô Allah, je choisis le rite choisi par Ton Messager. - Il dit : J'ai apporté mes bêtes de sacrifice, reste donc en état de sacralisation ! "Il dit : " 'Alî apporta avec lui du Yémen cent bêtes pour le Prophète (sur lui la paix et le salut)." Il dit : " Les gens se désacralisèrent et coupèrent leurs cheveux, excepté le Prophète (sur lui la paix et le salut) ainsi que tous ceux qui avaient apporté leur bête de sacrifice. Le jour où l'on fait les réserves d'eau (« Yawmu-t-tarwiyah »), les pèlerins partirent en direction de Minâ et se mirent en état de sacralisation pour le Pèlerinage. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) monta sa chamelle et pria à Minâ la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »), du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib »), du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») et de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »). Il resta un peu de temps, jusqu'au lever du soleil, et ordonna qu'on lui prépare une tente faite de poils de chameaux à Namirah. Lorsqu'il se mit en route, les Quraysh étaient persuadés qu'il s'arrêterait au lieu sacré, comme ils faisaient à l'ère préislamique. Or, il poursuivit son chemin (sur lui la paix et le salut) jusqu'à 'Arafah. Il trouva la tente prête à Namirah et y demeura jusqu'à ce que le soleil descende son zénith. Il ordonna qu'on lui prépare sa chamelle Al-Qaṣwâ' et s'en alla jusqu'au creux de la vallée, où il prêcha les gens et dit : " Votre sang et vos biens sont interdits les uns aux autres, autant que votre jour-ci, votre mois-ci et votre lieu ci sont interdits..." (والباقي للترجمة)

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) regroupa la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») : il a accompli la prière du couchant en trois unités de prière et la prière du crépuscule en deux, avec un seul appel pour annoncer le début la prière (« al-Iqâmah »).

‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) regroupa la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») : il a accompli la prière du couchant en trois unités de prière et la prière du crépuscule en deux, avec un seul appel pour annoncer le début la prière (« al-Iqâmah ») . »

Le muezzin du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prenait son temps pour appeler à l’accomplissement de la prière (« Al-Iqâmah »). Ce n’est que lorsqu’il voyait le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortir qu’il le faisait.

Jâbir ibn Samurah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le muezzin du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prenait son temps pour appeler à l’accomplissement de la prière (« Al-Iqâmah »). Ce n’est que lorsqu’il voyait le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortir qu’il le faisait. »

Lorsqu’il est ample, enveloppe-toi dedans ! Et lorsqu’il est étroit, met-le comme un pagne !

Sa’îd ibn Al-Ḥârith (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque nous interrogeâmes Jâbir ibn ‘Abdillah concernant le fait de prier dans un seul vêtement, il répondit : " Alors que j’étais parti avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) au cours de l’un de ses voyages, j’allai à sa rencontre, de nuit, pour lui parler de quelque chose et je le trouvai en train de prier. Je n’avais qu’un seul vêtement, dans lequel je me m’enveloppai alors, pour prier à côté de lui. Lorsqu’il termina la prière, il me demanda : " Qu’est-ce qui t’amène, ô Jâbir ? " Je lui parlai alors de mon affaire et lorsque j’eus terminé, il m’a dit : " Quelle est cette façon de s’envelopper que j’ai vu ? - Je répondis : Je n’ai trouvé qu’un seul vêtement et il est trop serré ! - Alors, il m’a dit : Lorsqu’il est ample, enveloppe-toi dedans ! Et lorsqu’il est étroit, met-le comme un pagne ! » Et dans une version de Muslim : « Lorsqu’il est ample, rabats un côté sur l’autre ! Et lorsqu’il est étroit, accroche-le à ta taille ! »

Nous étions en voyage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) et la nuit était si obscure que nous ne savions pas dans quelle direction prier. Chacun d’entre nous pria alors sans direction particulière. Au matin, nous en parlâmes au Prophète (sur lui la paix et le salut) et : {( Où que vous vous tourniez se trouve le Visage d’Allah ! )} [Coran : 2/115] fut révélé.

‘Âmir ibn Rabî’ah (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous étions en voyage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) et la nuit était si obscure que nous ne savions pas dans quelle direction prier. Chacun d’entre nous pria alors sans direction particulière. Au matin, nous en parlâmes au Prophète (sur lui la paix et le salut) et : {( Où que vous vous tourniez se trouve le Visage d’Allah ! )} [Coran : 2/115] fut révélé. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) priait sur sa monture, quelle que soit la direction qu'elle prenait ; mais lorsqu'il voulait faire la prière obligatoire, il descendait et se tournait vers la Qiblah.

Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) priait sur sa monture, quelle que soit la direction qu'elle prenait ; mais lorsqu'il voulait faire la prière obligatoire, il descendait et se tournait vers la Qiblah. »

Si le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) désirait prier alors qu'il était en voyage, il se tournait en direction de la Qiblah, disait : "Allâhu Akbar !", puis il priait ; quelle que soit la direction prise par sa monture.

Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Si le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) désirait prier alors qu'il était en voyage, il se tournait en direction de la Qiblah, disait : "Allâhu Akbar !", puis il priait ; quelle que soit la direction prise par sa monture. »

Lorsque l’un d’entre vous vient à la mosquée, qu’il regarde : s’il voit une saleté ou une impureté sur ses sandales, qu’il l’essuie ; et qu’il prie ensuite avec.

Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Alors que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) priait avec ses Compagnons, il retira soudainement ses sandales et les plaça sur sa gauche. Lorsque les Compagnons aperçurent cela, ils ôtèrent également leurs sandales. Après avoir fini sa prière, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) leur demanda : " Pourquoi avez-vous ôté vos sandales ? - Ils répondirent : Nous t’avons vu retirer les tiennes, ô Messager d’Allah, alors nous avons retiré les nôtres ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua alors : « L'ange Gabriel m’a informé qu’il y avait une impureté - ou quelque chose de nuisible - sous mes sandales, je les ai donc ôtées. Ainsi, lorsque l’un d’entre vous vient à la mosquée, qu’il regarde : s’il voit une saleté ou une impureté sur ses sandales, qu’il l’essuie ; et qu’il prie ensuite avec. »

J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prier alors que sortait de sa poitrine un son semblable à celui du moulin lorsqu’il tourne pour moudre ; c'était dû à ses pleurs (sur lui la paix et le salut).

ʽAbdullah ibn Ash-Shikhîr (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prier alors que sortait de sa poitrine un son semblable à celui du moulin lorsqu’il tourne pour moudre ; c'était dû à ses pleurs (sur lui la paix et le salut). »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit à la mosquée de Qubâ‘ afin d'y accomplir une prière.

Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit à la mosquée de Qubâ‘ afin d'y accomplir une prière. Les habitants de Qubâ‘, de la tribu des Anṣâr, vinrent le saluer et le trouvèrent en prière. J'ai demandé à Bilal (qu'Allah l'agrée) : " Comment répondait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ceux qui le saluaient alors qu'il priait ? - Il répondit : Il faisait comme ceci ! " Il tendit la main, mit sa paume vers le bas et l'autre face vers le haut. »

J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) diriger les gens dans la prière avec sur son épaule Umâmah bint Abî Al-’Aṣ qui était la fille de Zaynab, la fille du Prophète (sur lui la paix et le salut). Lorsqu’il s’inclinait, il la déposait et lorsqu’il se relevait de la prosternation, il la reprenait.

Abû Qatâdah Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) diriger les gens dans la prière avec sur son épaule Umâmah bint Abî Al-’Aṣ qui était la fille de Zaynab, la fille du Prophète (sur lui la paix et le salut). Lorsqu’il s’inclinait, il la déposait et lorsqu’il se relevait de la prosternation, il la reprenait. »

Après que Bilâl eut appelé à la prière avant le lever de l’aube, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui ordonna de retourner pour dire : « Prêtez attention ! Que le serviteur dorme… Qu’il dorme ! Prêtez attention ! Que le serviteur dorme… Qu’il dorme ! »

Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate qu’après que Bilâl eut appelé à la prière avant le lever de l’aube, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui ordonna de retourner pour dire : « Prêtez attention ! Que le serviteur dorme… Qu’il dorme ! Prêtez attention ! Que le serviteur dorme… Qu’il dorme ! »

Lave trois fois le parfum sur toi et ôte la tunique que tu portes. Ensuite, accomplis lors de ta ‘Umrah ce que tu accomplis lors de ton Pèlerinage.

Ṣafwân ibn Ya’lâ relate : « Ya’lâ a dit à ‘Umar (qu'Allah l'agrée) : " Montre-moi le Prophète (sur lui la paix et le salut) au moment où il reçoit la Révélation. " Il a dit : " Pendant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était à Ji’irrânah avec un groupe de ses Compagnons, un homme vint à lui et demanda : ‘Ô Messager d’Allah ! Que dis-tu d’une personne qui s’est sacralisé en vue d’une ‘Umrah et est maculé de parfum ?’ Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) resta silencieux un moment puis la Révélation lui vint. ‘Umar (qu'Allah l'agrée) fit alors un geste à Ya’lâ [afin qu’il vienne] et ce dernier vint. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait sur lui un vêtement qui l’ombrageait, il entra donc sa tête et [vit] le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), le visage rouge, qui respirait fortement. Ensuite, on lui ôta le vêtement et il demanda : ‘Où est celui qui a interrogé à propos de la ‘Umrah ?’ On amena la personne et il [lui] dit alors : ‘Lave trois fois le parfum sur toi et ôte la tunique que tu portes. Ensuite, accomplis lors de ta ‘Umrah ce que tu accomplis lors de ton Pèlerinage.’ J’ai demandé à ‘Aṭâ’ : ‘Signifiait-il par-là le nettoyage lorsqu’il lui a ordonné de le laver trois fois ? - Il a répondu : Oui !’ " »

Qu'une chose semblable à l'arrière d'une selle (de chameau) soit placée devant l'un d'entre-vous, puis, ce qui passera devant lui ne lui portera aucun préjudice !

Ṭalḥah ibn 'Ubaydillah (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous priions tandis que les animaux passaient devant nous. Nous en fîmes part au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit : " Qu'une chose semblable à l'arrière d'une selle (de chameau) soit placée devant l'un d'entre-vous, puis, ce qui passera devant lui ne lui portera aucun préjudice ! " »

Lorsque l’un d’entre vous se lève pour prier, il sera protégé si devant lui se trouve [un objet de la taille d’] une selle de chameau ; s’il n’y a pas devant lui [un objet de la taille d’] une selle de chameau, sa prière sera rompue par l’âne, la femme et le chien noir.

Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Lorsque l’un d’entre vous se lève pour prier, il sera protégé si devant lui se trouve [un objet de la taille d’] une selle de chameau ; s’il n’y a pas devant lui [un objet de la taille d’] une selle de chameau, sa prière sera rompue par l’âne, la femme et le chien noir." Je demandai alors : "Ô Abâ Dharr ! Quelle différence y’a-t-il entre le chien noir et les autres chiens, qu’ils soient rouges ou jaunes ? - Il répondit : Ô fils de mon frère ! J’ai posé au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) la même question que tu viens de me poser, et il m’a répondu : 'Le chien noir est un diable !'" » Et dans une version, rapportée par Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père), il est dit : « La femme réglée (ou menstruée) et le chien rompent la prière. »

Lorsque l'un d'entre vous prie devant une chose qui le sépare des gens et qu’une personne souhaite passer devant lui, qu’il la repousse. Si elle insiste, qu’il la combatte, car ce n’est rien d'autre qu’un démon !

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous prie devant une chose qui le sépare des gens et qu’une personne souhaite passer devant lui, qu’il la repousse. Si elle insiste, qu’il la combatte, car ce n’est rien d'autre qu’un démon ! » Et dans une version : « Lorsque l’un d’entre vous prie, qu’il ne laisse personne passer devant lui ! S’il persiste, alors qu’il le combatte ! Car : "Al-Qarîn", le djinn accompagnant chaque être humain, est avec lui ! »

Lorsque l'un d'entre vous se lève en prière, la miséricorde lui fait face, qu'il n'enlève pas les cailloux.

Abû Dhar (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous se lève en prière, la miséricorde lui fait face, qu'il n'enlève pas les cailloux. » Et Mu'ayqîb (qu'Allah l'agrée) relate : « Concernant l'homme qui aplanit le sol à l'endroit où il se prosterne, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : "Si tu dois l'essuyer, contente-toi d'une seule fois !" »

J’ai interrogé le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au sujet du fait de détourner le regard pendant la prière. Il me répondit : "C’est un larcin que le Diable commet dans la prière de l’individu !"

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai interrogé le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au sujet du fait de détourner le regard pendant la prière. » Il me répondit : "C’est un larcin que le Diable commet dans la prière de l’individu !"»

Rendez vous avec mon vêtement que voici chez Abî Jahm et apportez-moi son vêtement ! Celui-ci m'a distrait dans ma prière tout à l'heure.

ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) pria dans un vêtement noir doté de motifs et jeta un regard sur ces derniers. Quand il termina de prier, il dit : "Rendez vous avec mon vêtement que voici chez Abî Jahm et apportez-moi son vêtement ! Celui-ci m'a distrait dans ma prière tout à l'heure. " » Dans une autre version, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « J'ai regardé ses motifs durant ma prière et je crains qu'ils ne me distraient. »

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya des cavaliers en direction du Najd. Ils revinrent avec un homme des Bani Ḥanîfah du nom de Thumâmah ibn Uthâl, le chef des gens d’Al-Yamâmah. Ils le ligotèrent à un des piliers de la mosquée.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya des cavaliers en direction du Najd. Ils revinrent avec un homme des Bani Ḥanîfah du nom de Thumâmah ibn Uthâl, le chef des gens d’Al-Yamâmah. Ils le ligotèrent à l'un des piliers de la mosquée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alla le voir et demanda : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Le prisonnier répondit : « Du bien, ô Muḥammad ! Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Si tu me fais grâce, alors tu le feras à un homme reconnaissant. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa jusqu’au lendemain, puis il lui demanda : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Celui-ci répondit : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu me fais grâce, tu le feras à un homme reconnaissant. Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa jusqu’au lendemain, puis lui demanda de nouveau : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Celui-ci répondit encore : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu me fais grâce, tu le feras à un homme reconnaissant. Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna : « Libérez Thumâmah ! » Celui-ci se dirigea alors vers une palmeraie proche de la mosquée, se lava, pénétra dans la mosquée et déclara : « J’atteste qu’il n’est aucune divinité digne d’adoration en dehors d’Allah et j’atteste que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager ! Ô Muḥammad ! Par Allah ! Il n’y avait pas sur Terre de visage plus détestable à mes yeux que le tien. Or, ton visage est devenu celui qui m’est le plus cher d’entre tous. Par Allah ! Il n’y avait pas de religion plus détestable à mes yeux que la tienne. Or, ta religion est devenue celle qui m’est la plus chère d’entre toutes. Par Allah ! Il n’y avait pas de pays plus détestable à mes yeux que le tien. Or, ton pays est devenu celui qui m’est le plus cher d’entre tous. Ta cavalerie m’a fait prisonnier au moment où je voulais faire la ‘Umra. Qu’en penses-tu ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui annonça la bonne nouvelle et lui ordonna d’accomplir la ‘Umra. Lorsqu’il parvint à La Mecque, quelqu’un lui demanda : « As-tu changé de religion ? » Il répondit : « Non ! Mais, je me suis soumis [à Allah] avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Par Allah ! Vous ne recevrez pas le moindre grain de blé d’Al-Yamâmah sans l’autorisation du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! »

Je t'adjure par Allah ! As-tu entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Réponds à ma place ! Ô Allah ! Aide-le par l'Esprit Saint !" ? » Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) répliqua : « Par Allah, oui ! »

Abû Hurayrah relate que ʽUmar passa aux côtés de Ḥassân (qu'Allah les agrée), alors qu'il récitait de la poésie dans la mosquée. Il lui fit la remarque. Il répondit : « Je récitais de la poésie, alors qu'il s'y trouvait celui qui est meilleur que toi ! » Puis il se tourna vers Abû Hurayrah et dit : « Je t'adjure par Allah ! As-tu entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Réponds à ma place ! Ô Allah ! Aide-le par l'Esprit Saint !" ? » Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) répliqua : « Par Allah, oui ! »

L'envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si vous voyez quelqu’un vendre ou acheter dans la mosquée, dites : "Qu’Allah ne rende pas ton commerce profitable !" Et si vous voyez quelqu’un y réclamer [à haute voix] une bête égarée, dites : "Qu’Allah ne te la rende pas !" »

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que l'envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si vous voyez quelqu’un vendre ou acheter dans la mosquée, dites : "Qu’Allah ne rende pas ton commerce profitable !" Et si vous voyez quelqu’un y réclamer [à haute voix] une bête égarée, dites : "Qu’Allah ne te la rende pas !" »

Saʽd fut touché le jour du fossé. C'est un homme de Quraysh qu'on appelle Ḥibbân ibn Al-ʽAriqah qui lui tira dessus, il lui tira une flèche dans la veine médiane. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dressa une tente dans la mosquée afin de pouvoir lui rendre visite d'un endroit proche.

ʽÂ'ishah ( qu'Allah l'agrée ) relate : « Saʽd fut touché le jour du fossé. C'est un homme de Quraysh qu'on appelle Ḥibbân ibn Al-ʽAriqah qui lui tira dessus, il lui tira une flèche dans la veine médiane. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dressa une tente dans la mosquée afin de pouvoir lui rendre visite d'un endroit proche. Quand il revint de la bataille du fossé, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) posa les armes et se lava. C'est alors que Jibrîl [l'Ange Gabriel] vint à sa rencontre, se frottant la tête pour en ôter la poussière et dit : "As-tu donc posé les armes ? Par Allah ! Moi, je ne les ai pas posées. Sors donc jusqu'à eux !" Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Où donc ?" Il indiqua alors la direction de Banî Qurayẓah. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit jusqu'à eux et ils se soumirent à son décret. Il renvoya la décision à Saʽd, qui dit : "Je décrète à leur sujet que les combattants soient tués, que les femmes et les enfants soient pris en esclaves et que leurs biens soient distribués !" » Hishâm dit : « Mon père relate que ʽÂ'ishâh l'informa que Saʽd dit : "Ô, Allah ! Tu sais qu'il n'est personne que je n'aimerais combattre pour Ta cause plus que des gens qui ont démenti et expulsé Ton Messager ( sur lui la paix et le salut) ! Ô, Allah ! Je pense que Tu as mis fin à la guerre entre nous et eux, mais s'il reste encore quelconque bataille entre nous et Quraysh, alors garde-moi en vie pour celle-ci, afin que je combatte pour Ta cause ! Et si Tu as mis fin à la guerre, alors laisse-la éclater et fais-en la cause de ma mort !" Elle éclata alors au niveau de sa gorge. Les Banî Ghifâr avaient une tente dans la mosquée et le sang coula jusqu'à eux. Ils dirent : "Ô, occupants de la tente ! Qu'est-ce donc, qui vient de chez vous jusqu'à nous ?" C'est là qu'ils découvrirent Saʽd dont la blessure laissait couler le sang à flots et qui mourut par sa cause. »

Laisse-les, Abû Bakr ! Ces jours sont des jours de fête, et ces jours sont les jours de Minâ !

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate qu'Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) entra chez elle pendant les jours de Minâ et y trouva deux filles qui tambourinaient et tapaient des mains, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut), pendant ce temps, était recouvert de son manteau. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) les réprimanda, mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) découvrit son visage et dit : « Laisse-les, Abû Bakr ! Ces jours sont des jours de fête, et ces jours sont les jours de Minâ ! » ʽÂ’ishah dit : « Un jour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me cachait, pendant que je regardais les Abyssiniens jouer dans la mosquée. Lorsque 'Umar (qu’Allah l’agrée) les réprimanda, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : "Laisse-les ! Soyez sans crainte, fils d’Arfidah !" »

Elle avait l'habitude de venir chez moi pour discuter et, à chaque fois qu'elle venait, elle disait : "Et le jour de l'écharpe est l’une des merveilles de notre Seigneur ! Il m'a Certes sauvée de la terre de la mécréance."

ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Une fille noire appartenait à un clan arabe dont les membres l’avaient libérée et au sein duquel elle vivait. Elle raconte : "Une petite fille de chez eux sortit un jour, en portant une écharpe rouge avec des traits. Elle posa l'écharpe - ou l'écharpe tomba - et c'est alors qu'un petit milan passa et, voyant l'écharpe étendue sur le sol, la prit pour de la viande et s'en saisit. Ils se mirent à la chercher et, ne la trouvant pas, finirent par m'accuser." Elle dit qu'ils se mirent à la fouiller jusqu'à regarder dans son vagin. Elle dit : "Par Allah ! Alors que j'étais debout avec eux, voilà que le milan passa et jeta l'écharpe, qui tomba au milieu d'eux. Je dis : 'Voilà ce que vous m'avez accusée d'avoir volé ! Vous m'avez accusée, alors que j'étais innocente ! La voilà donc !'" » ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Elle vint ensuite au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et accepta l'Islam. » ʽÂ’ishah dit : « Elle avait une tente dans la mosquée ; Elle avait l'habitude de venir chez moi pour discuter et, à chaque fois qu'elle venait, elle disait : "Et le jour de l'écharpe est l’une des merveilles de notre Seigneur ! Il m'a Certes sauvée de la terre de la mécréance." » ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Une fois, je lui dis : "Qu'as-tu donc ? A chaque fois que tu t'assoies avec moi, tu dis ces mots !" Et c'est là qu'elle me raconta cette histoire. »

Le récit de celui qui porte préjudice à sa prière selon la version de Rifâ’ah (qu’Allah l’agrée).

Rifâ’ah ibn Râfi’ Az-Zarqî (qu’Allah l’agrée), qui faisait partie des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme vint lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se trouvait assis dans la mosquée, il pria près de lui puis se dirigea vers lui pour le saluer. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : " Retourne et prie, car tu n'as pas prié ! " L’homme retourna, pria comme il l’avait fait puis revint auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui lui dit de nouveau : " Retourne et prie, car tu n’as pas prié ! " Alors, l’homme déclara : " Ô Messager d’Allah ! Apprends-moi comment dois-je faire ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « Lorsque tu te tiens debout pour prier, tourne-toi en direction de la Mecque, prononce le « Takbîr » [proclame la grandeur d’Allah en disant : « Allâhu Akbar ! », Allah est plus Grand !], puis récite « Al-Fâtiḥah », l’Ouverture du Coran avec ce que tu veux comme autres sourates ! Ensuite, lorsque tu t’inclines, pose tes mains sur tes genoux et fais en sorte que ton dos soit droit afin d’être stable dans ton inclinaison ! Lorsque tu relèves ta tête, redresse ton dos jusqu’à ce que les os reprennent leur place ! Puis, lorsque tu te prosternes, stabilise ta prosternation ! Enfin, lorsque tu redresses ta tête, assied-toi sur ta jambe gauche, et fais cela dans chaque unité de ta prière ! » hadith bon. Rapporté par Aḥmad dans son : « Musnad ». Et dans une autre version : « La prière de l’un d’entre vous ne sera pas complète tant que la personne n’accomplira pas les ablutions en s'y appliquant comme Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, l’a ordonné. Que la personne lave son visage et ses mains jusqu’aux coudes, qu’elle essuie sa tête et lave ses pieds jusqu’aux chevilles, puis qu’elle prononce le « Takbîr », loue Allah et récite du Coran ce qui lui aura été permis et facilité de réciter. Puis, qu’elle prononce le « Takbîr » en se prosternant sur son visage - il a peut être mentionné : sur son front à terre - jusqu’à ce que ses os reprennent leur place et ses muscles se détendent. Ensuite, qu’elle prononce le « Takbîr » en se redressant assis à sa place en ayant le dos bien droit. En effet, la description de la prière est de la manière suivante durant quatre cycles jusqu’à ce que tu la finisses. Et la prière de l’un d’entre vous ne sera complète que s’il agit de cette manière. » hadith bon. Rapporté par Abû Dâwud dans son : « Sunan ». Et dans une autre version encore : « Accomplis tes ablutions comme Allah, à lui la Grandeur et la Puissance, te l’a ordonné puis prononce la double attestation de foi, mets-toi debout et prononce le « Takbîr ». Si tu connais quelques versets du Coran, récite-les, sinon loue Allah, célèbre Sa grandeur et proclame Son Unicité. » hadith bon. Rapporté par Abû Dâwud dans son : « Sunan ».

La parole de Abû Ḥumayd As-Sâ'idî au milieu de dix Compagnons du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dont Abû Qatâdah : « Je vais vous enseigner la façon de prier du Prophète (sur lui la paix et le salut) ! »

Muḥammad ibn ʽAmr ibn ʽAṭâ' relate : « J'ai entendu Abû Ḥumayd As-Sâʽidî, au milieu de dix Compagnons du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), dont Abû Qatâdah, dire : " Je vais vous enseigner la façon de prier du Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ils dirent : Pourquoi donc ? Tu n'étais ni celui d'entre nous qui le suivait le plus, ni son plus ancien compagnon ! - Si ! dit-il. - Montre donc ! répondirent les Compagnons. - Il dit : Lorsqu'il se levait pour la prière, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) levait les mains jusqu'aux épaules. Ensuite, il disait : 'Allâhu Akbar !' - Allah est plus Grand [que tout] !, jusqu'à ce que chaque os retrouve sa place, bien droit. Ensuite, il récitait. Ensuite, il disait : 'Allâhu Akbar !' et levait les mains jusqu'aux épaules. Ensuite, il s'inclinait et posait les paumes de ses mains sur ses genoux. Là, il se tenait droit, sans pencher la tête et sans la relever. Ensuite, il relevait la tête et disait : 'Sami’a Llâhu Liman Ḥamidah !' - Allah a entendu celui qui L’a loué !, puis il levait les mains jusqu'aux épaules, bien droit. Ensuite, il disait : 'Allâhu Akbar !', puis il se prosternait sur le sol en écartant ses bras de ses flancs. Ensuite, il relevait la tête et étalait son pied gauche, sur lequel il s'asseyait. Prosterné, il ouvrait ses orteils. Il se prosternait puis disait : 'Allâhu Akbar !'. Il relevait la tête et étalait son pied gauche, sur lequel il s'asseyait, jusqu'à ce que chaque os reprenne sa place. Ensuite, dans la suivante, il agissait de la même façon. Ensuite, quand il se relevait après les deux unités de prière, il disait : 'Allâhu Akbar !' et levait les mains jusqu'aux épaules, comme lorsqu'il disait : 'Allâhu Akbar !' pour commencer la prière. Ensuite, il agissait ainsi durant toute la prière et quand venait la prosternation qui précédait le salut, il écartait son pied gauche et s'asseyait sur le sol, sur son côté gauche. - Ils dirent : Tu as dit vrai ! C'est ainsi qu'il priait (sur lui la paix et le salut)." »

Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait la nuit pour prier, il disait : « Allah est plus Grand [que tout] ! » Puis, il disait : « Gloire et Pureté à Toi, ô Allah et par Ta Louange ! Béni soit-Ton Nom et Élevé sois-Tu ! Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! »

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu'Allah L'agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait la nuit pour prier, il disait : « Allah est plus Grand [que tout] ! » Puis, il disait : « Gloire et Pureté à Toi, ô Allah et par Ta Louange ! Béni soit-Ton Nom et Élevé sois-Tu ! Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! » Ensuite, il disait trois fois : « Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! ». Puis, il disait trois fois : « Certes, Allah est plus Grand [que tout] ! » Puis, il terminait en disant : « Je me réfugie auprès d’Allah, Celui qui entend et qui sait tout, contre le Diable, le lapidé, contre ses piques, son souffle et ses postillons », puis il récitait.

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), lorsqu'il prononçait le « Takbîr », levait les mains à la hauteur de ses oreilles ; et lorsqu'il il s'inclinait, il levait les mains à la hauteur de ses oreilles

Mâlik ibn Al-Ḥuwayrith (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), lorsqu'il prononçait le « Takbîr », levait les mains à la hauteur de ses oreilles ; et lorsqu'il s'inclinait, il levait les mains à la hauteur de ses oreilles ; et il faisait de même lorsqu'il relevait la tête de l'inclinaison et disait : "Allah a entendu celui qui L’a loué ! " »

Peut-être récitez-vous derrière votre imam ? - Nous répondîmes : Oui, ô Messager d’Allah ! - Il dit : Ne le faites pas, sauf pour : 'Fâtiḥatu-l-kitâb', L’Ouverture du Livre, car il n’y a pas de prière pour celui qui ne la récite pas !

‘Ubâdah ibn Aṣ-Ṣâmit (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous étions derrière le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pendant la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »). Alors qu’il récitait le Coran, la lecture lui devint pesante. Après avoir terminé, il demanda : "Peut-être récitez-vous derrière votre imam ? - Nous répondîmes : Oui, ô Messager d’Allah ! - Il dit : Ne le faites pas, sauf pour : 'Fâtiḥatu-l-kitâb', L’Ouverture du Livre, car il n’y a pas de prière pour celui qui ne la récite pas !" »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah les agrée) débutaient la récitation de la prière par : {( La louange est à Allah, Seigneur des Mondes. )}

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah les agrée) débutaient la récitation de la prière par : {( La louange est à Allah, Seigneur des Mondes. )} Muslim ajoute : « Ils ne disaient pas : "Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux", ni au début, ni à la fin de la récitation. » Et dans une version chez Aḥmad, An-Nassâ’î et Ibn Khuzaymah : « Ils ne prononçaient pas à haute voix : "Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux." » Et dans une autre version d’Ibn Khuzaymah : « Ils le disaient à voix basse. » Et c’est ainsi qu’il faut comprendre la négation rapportée par Muslim, contrairement à ceux qui l’ont déclarée faible.

Quant à celui-ci, il a rempli ses mains de bien !

‘Abdullah ibn Abî Awfâ (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme est venu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a dit : "Je n’arrive à rien mémoriser du Coran ! Enseigne-moi quelque chose qui me suffira ! - Il répondit : Dis : "Gloire à Allah ! Louange à Allah ! Il n’y aucune divinité, digne d’adoration, en dehors d’Allah ! Allah est Plus Grand [que tout] ! Et il n’y a de force ni de puissance si ce n’est en Allah, Le Très-Haut, l’Immense." - L’homme dit : Ô Messager d’Allah ! Ceci est pour Allah et [que dois-je dire] pour moi ? - Il lui répondit : Dis : "Ô Allah ! Fais-moi miséricorde, accorde-moi ma subsistance, préserve-moi et guide-moi !" Lorsqu’il se leva, ll fit un signe de la main [qui voulait dire : "Comme ça !"]. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors conclu en disant : "Quant à celui-ci, il a rempli ses mains de bien !" »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) récitait, dans les deux premières unités de la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») : « La mère du Livre » ainsi que deux Sourates ; et dans les deux dernières unités, il récitait : « La mère du Livre. » Parfois, il nous faisait entendre un verset.

Abû Qatâdah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) récitait, dans les deux premières unités de la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») : « La mère du Livre » ainsi que deux Sourates ; et dans les deux dernières unités, il récitait : « La mère du Livre. » Parfois, il nous faisait entendre un verset. Il tardait plus dans la première unité que dans la deuxième. Il en était de même pour la prière de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») et celle de l'aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubḥ ») »

Nous mesurions le temps pendant lequel le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tenait debout dans les prières du midi et de l'après-midi. Nous estimâmes que dans les deux premiers cycles du midi, il se tenait debout le temps de réciter {( Alif, lâm, mîm ; une révélation…)} [Coran : 32]. Nous estimâmes que dans les deux derniers cycles, il se tenait debout deux fois moins longtemps.

Abû Sa'îd al-Khudrî relate : « Nous mesurions le temps pendant lequel le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tenait debout dans les prières du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») et de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »). Nous estimâmes que dans les deux premiers cycles du midi, il se tenait debout le temps de réciter {( Alif, lâm, mîm ; une révélation…)} [Coran : Sourate 32]. Et nous estimâmes que dans les deux derniers cycles, il se tenait debout deux fois moins longtemps. Nous estimâmes aussi que dans les deux premiers cycles de l'après-midi, il se tenait debout comme il le faisait dans les deux derniers cycles du midi ; et dans les deux derniers cycles de l'après-midi, deux fois moins longtemps. » Dans sa version, Abû Bakr n'a pas mentionné : {(Alif, lâm, mîm ; une révélation…)}, mais il a dit : « Le temps de réciter trente versets. »

Je n'ai prié derrière personne dont la prière ressemble plus à celle du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) que celle de un tel. En effet, nous avons prié derrière cet homme et il prolongeait les deux premières unités de prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »), et raccourcissait les deux dernières.

Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je n'ai prié derrière personne dont la prière ressemble plus à celle du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) que celle de un tel. En effet, nous avons prié derrière cet homme et il prolongeait les deux premières unités de prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »), et raccourcissait les deux dernières. Et à la prière de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), il les raccourcissait. Pour la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib»), il récitait les sourates les plus courtes de « Al-Mufaṣṣal », et pour la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), il récitait la sourate « Ash-Shams » (le soleil) et d'autres similaires. Quant à la prière de l'aube (« ṣalâtu-ṣ-ṣubḥ »), il récitait deux longues sourates. »

J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) réciter sourate : « Aṭ-Ṭûr » [Coran : 52] dans la prière couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et quand il arriva au verset : {( Ont-ils été créés à partir du néant ou sont-ils eux-mêmes les créateurs ? Ont-ils créé les cieux et la terre ? Plutôt, ils n'ont aucune certitude. Détiennent-ils les réserves de ton Seigneur, ou sont-ils eux les dominants ?)}, mon cœur faillit s'envoler.

Jubayr ibn Muṭ'im (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) réciter sourate : « Aṭ-Ṭûr » [Coran : 52] dans la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et quand il arriva au verset : {( Ont-ils été créés à partir du néant ou sont-ils eux-mêmes les créateurs ? Ont-ils créé les cieux et la terre ? Plutôt, ils n'ont aucune certitude. Détiennent-ils les réserves de ton Seigneur, ou sont-ils eux les dominants ?)}, mon cœur faillit s'envoler. »

Ô vous les gens ! Il ne reste plus, des bonnes annonces de la prophétie, que le rêve pieux fait par un musulman ou que l'on fait de lui. Il m'a été interdit de réciter le Coran incliné ou prosterné.

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que les gens étaient en rangs derrière Abû Bakr, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tira le rideau et dit : "Ô vous les gens ! Il ne reste plus, des bonnes annonces de la prophétie, que le rêve pieux fait par un musulman ou que l'on fait de lui. Il m'a été interdit de réciter le Coran incliné ou prosterné. Durant l'inclinaison, magnifiez le Seigneur, le Grand, le Noble et dans la prosternation, multipliez les invocations, car vous êtes plus à même d'être exaucés." »

La prière du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était telle que le temps qu’il prenait en étant incliné, après s’être relevé de l’inclinaison, en étant prosterné et entre les deux prosternations était presque le même.

Al-Ḥakam relate : « A l’époque d’Al-Ash’ath, un homme - dont il a dit le nom - avait pris la ville de Kûfah et ordonna à Abû ‘Ubaydah ibn ‘Abdillah de diriger les gens dans la prière. Dans sa prière, lorsqu’il relevait sa tête de l’inclinaison, celui-ci se tenait debout assez longtemps pour que je dise : « Ô Allah ! Notre Seigneur ! Loué sois-Tu, de quoi remplir les Cieux, de quoi remplir la Terre et de quoi remplir ce que Tu veux d’autre. Tu mérites tout éloge et toute gloire, nul ne peut retenir ce que Tu donnes, nul ne peux donner ce que Tu retiens et la richesse d’un homme ne lui est d’aucune utilité contre Toi ! » J’en parlai à ‘Abdurraḥmân ibn Abî Laylâ qui m’a alors dit : « J’ai entendu Al-Barâ ibn ‘Âzib (qu’Allah l’agrée) dire : « La prière du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était telle que le temps qu’il prenait en étant incliné, après s’être relevé de l’inclinaison, en étant prosterné et entre les deux prosternations était presque le même. » Shu’bah a dit : « J’en parlai à ‘Amr ibn Murrah qui a dit : « J’ai vu Ibn Abî Laylâ et il ne priait pas de cette façon ! »

Du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) fit des invocations durant un mois, debout, après l'inclinaison. Il invoquait contre des gens de Banî Sulaym.

ʽÂṣim relate : « Je questionnai Anas (qu'Allah l'agrée) au sujet de : « Al-Qunût », l’invocation d’imploration qui se fait debout, lors de la prière. Il dit : "Avant l'inclinaison ! - Je dis : Untel prétend que tu as dis après l'inclinaison. - Il dit : Il a menti !" Puis, il nous évoqua le Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : "Il fit des invocations durant un mois, debout, après l'inclinaison. Il invoquait contre des gens de Banî Sulaym." Il dit : " Il envoya quarante -ou soixante- dix : il a un doute- lecteurs du Coran vers des gens polythéistes." Ils leur présentèrent l'Islam, mais ils les tuèrent, alors qu'il y avait un pacte de non-agression entre eux et le Prophète (sur lui la paix et le salut). "Je n'ai vu personne être châtié comme ils l'ont été !" »

Ô mon père ! Tu as accompli la prière derrière le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), Abu Bakr, 'Umar, 'Uthmân et 'Alî (qu'Allah les agrée) ici, à Al-Kûfah, pendant cinq années. Pratiquaient-ils le Qunût lors de la prière de l'aube ? - Il répondit : Ô mon fils, c'est une chose innovée !

Abu Mâlik Al-Ashja'î Sa'd ibn Ṭariq (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai demandé à mon père : "Ô mon père ! Tu as accompli la prière derrière le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), Abu Bakr, 'Umar, 'Uthmân et 'Alî (qu'Allah les agrée) ici, à Al-Kûfah, pendant cinq années. Pratiquaient-ils le Qunût lors de la prière de l'aube ? - Il répondit : Ô mon fils, c'est une chose innovée !" »

Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’asseyait afin d'invoquer, il posait sa main droite sur sa cuisse droite et sa main gauche sur sa cuisse gauche, il pointait son index, plaçait son pouce sur son majeur et il couvrait son genou de sa paume gauche.

‘Abdullah ibn Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’asseyait afin d'invoquer, il posait sa main droite sur sa cuisse droite et sa main gauche sur sa cuisse gauche, il pointait son index, plaçait son pouce sur son majeur et il couvrait son genou de sa paume gauche. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous enseignait le « Tashahud » comme il nous enseignait une sourate du Coran.

Abdallah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous enseignait le « Tashahud » comme il nous enseignait une sourate du Coran. Il disait : « Les salutations bénies et les belles prières reviennent à Allah. Que le salut te soit adressé, ô Prophète, ainsi que la Miséricorde d'Allah et Ses Bénédictions ! Je témoigne qu'il n'y a de divinité en droit d'être adoré qu'Allah et je témoigne que Muḥammad est le Messager d'Allah. » Et dans la version de Ibn Ramḥ (qu'Allah l'agrée) : « ...comme il nous enseignait le Coran. »

Ô Allah ! Tu es Le Pur, et de Toi proviennent la paix et la sécurité. Béni sois-Tu ! Ô détenteur de la Majesté et de la Magnificence !

Thawbân (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) terminait sa prière, il implorait le pardon trois fois et disait : " Ô Allah ! Tu es Le Pur, et de Toi proviennent la paix et la sécurité. Béni sois-Tu ! Ô détenteur de la Majesté et de la Magnificence ! » Al-Walîd dit : " J'ai alors demandé à Al-Awzâ'î : " Comment se fait l'imploration du pardon ? - Il a répondu : Tu dis : j'implore pardon à Allah, j'implore pardon à Allah. "

Prie à même le sol si tu peux ! Sinon, fais des mouvements de tête en faisant en sorte que ton mouvement pour la prosternation soit plus prononcée que pour l'inclinaison.

Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) rendit visite à un malade. Il le vit prier sur un coussin, le prit et le jeta. Il [le malade] prit alors un bâton afin de s'y appuyer durant la prière. Il [Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut)] le prit et le jeta et dit : "Prie à même le sol si tu peux ! Sinon, fais des mouvements de tête en faisant en sorte que ton mouvement pour la prosternation soit plus prononcée que pour l'inclinaison !" »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a accompli le Pèlerinage sur une vieille selle usée qui avait une natte valant quatre dirhams ou même pas ; ensuite, il a dit : "Ô Allah ! Un Pèlerinage sans ostentation, ni vanité !"

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a accompli le Pèlerinage sur une vieille selle usée qui avait une natte valant quatre dirhams ou même pas ; ensuite, il a dit : "Ô Allah ! Un Pèlerinage sans ostentation, ni vanité !" »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplit deux unités de prière au cours de l'une des deux prières de l'après-midi - Muḥammad ibn Sîrîne a dit qu'il pensait fortement que c'était celle du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») -, puis salua. Il se dirigea ensuite vers un tronc d'arbre situé à l'avant de la mosquée et posa la main dessus.

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplit deux unités de prière au cours de l'une des deux prières de l'après-midi - Muḥammad ibn Sîrîne a dit qu'il pensait fortement que c'était celle du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») -, puis salua. Il se dirigea ensuite vers un tronc d'arbre situé à l'avant de la mosquée et posa la main dessus. Parmi les présents se trouvaient Abu Bakr et 'Umar (qu'Allah les agrée), mais ils refusèrent de lui en faire la remarque. Les gens pressés partirent et dirent : "La prière a-t-elle été raccourcie ?" Parmi les fidèles, se trouvait un homme que le Prophète (sur lui la paix et le salut) surnommait : "L'homme aux deux mains", qui lui demanda : "Ô Messager d'Allah ! Tu as oublié ou la prière a été raccourcie ?" Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : "Je n'ai pas oublié et la prière n'a pas été raccourcie ! - L'homme insista : Si, tu as oublié !" Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accomplit deux unités de prière, salua, prononça le « Takbîr » et se prosterna aussi longuement que d'habitude, ou plus encore. Il releva ensuite sa tête en prononçant le « Takbîr » puis reposa la tête en prononçant de nouveau le « Takbîr ». Ensuite, il se prosterna aussi longuement ou plus encore, et releva la tête en prononçant encore une fois le « Takbîr ».

S'il y avait eu un changement dans la manière de prier, je vous en aurait certainement informé ! Mais je ne suis qu'un être humain comme vous. Alors, si j'oublie, rappelez-le moi. Si l'un d'entre vous doute durant sa prière, qu'il essaye donc de savoir où il en est, puis qu'il complète sa prière, fasse le salut final et se prosterne deux fois.

ʽAbdullah ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) pria - Ibrâhîm a dit : "Je ne sais pas s'il ajouta ou diminua"- et lorsqu'il finit, il lui fut dit : "Ô messager d'Allah, y a-t-il un changement dans la manière de prier ? - Il répondit : Pourquoi demandez-vous cela ? - Ils dirent : Tu as prié de telle et telle manière ! - Il plia ses jambes (sur lui la paix et le salut), se mit face à la qiblah, se prosterna deux fois et clôtura sa prière par la salutation. Puis il se tourna vers nous et dit : "S'il y avait eu un changement dans la manière de prier, je vous en aurait certainement informé ! Mais je ne suis qu'un être humain comme vous. Alors, si j'oublie, rappelez-le moi. Si l'un d'entre vous doute durant sa prière, qu'il essaye donc de savoir où il en est, puis qu'il complète sa prière, fasse le salut final et se prosterne deux fois. »

Al-Mughîrah ibn Shu’bah nous dirigea en prière et se leva après les deux unités de prières. Nous dîmes : "Gloire et Pureté à Allah !" Il dit à son tour : "Gloire et Pureté à Allah !" et continua. A la fin de sa prière et après avoir fait la salutation finale, il fît les deux prosternations de la distraction. Lorsqu’il s’en alla, il dit : "J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) agir comme je viens de faire !"

Ziyâd ibn ‘Alâqah relate : « Al-Mughîrah ibn Shu’bah nous dirigea en prière et se leva après les deux unités de prières. Nous dîmes : "Gloire et Pureté à Allah !" Il dit à son tour : "Gloire et Pureté à Allah !" et continua. A la fin de sa prière et après avoir fait la salutation finale, il fît les deux prosternations de la distraction. Lorsqu’il s’en alla, il dit : "J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) agir comme je viens de faire !" »

Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) avait récité la sourate : "Les abeilles" sur sa chaire, un vendredi. Arrivé au verset qui nécessite une prosternation, il descendit et se prosterna, et les gens se prosternèrent.

Rabî’ah ibn 'Abdillah ibn Al-Hudayr At-Taymî relate : « 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) avait récité la sourate : "Les abeilles" sur sa chaire, un vendredi. Arrivé au verset qui nécessite une prosternation, il descendit et se prosterna, et les gens se prosternèrent. Le vendredi suivant il récita la même sourate, et arrivé au même verset de prosternation, il dit : « Ô gens! Nous passons parfois par des versets de prosternation, alors celui qui se prosterne a bien fait et celui qui ne se prosterne pas n'a fait aucun péché ! », et 'Umar (qu'Allah l'agrée) ne se prosterna pas. Dans une autre version : « Allah ne nous a pas ordonné de nous prosterner, sauf si on le désire ! »

Jibrîl (sur lui la paix) est venu à moi et m’a annoncé une bonne nouvelle. Il a dit : "Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a dit : 'Celui qui prie sur toi, Je prierai sur lui, et celui qui te salue, Je le saluerai !' Je me suis alors prosterné pour Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, afin Le remercier."

‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se dirigea en direction de son aumône et entra. Il se positionna alors face à la "Qiblah", tomba en prosternation et resta longuement ainsi, à tel point que j’ai pensé qu’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, lui avait repris son âme pendant celle-ci. Je m’approchai alors de lui et m’assis. A ce moment, il releva la tête et demanda : "Qui est-ce ? - Je répondis : ‘Abd ar-Raḥmân ! - Il me demanda : Que veux-tu ? - Je lui répondis : Ô Messager d’Allah ! Tu t’es prosterné tellement longtemps que j’ai craint qu’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, ne t'ait retiré ton âme pendant la prosternation ! - Alors, il m’a dit : Jibrîl (sur lui la paix) est venu à moi et m’a annoncé une bonne nouvelle. Il a dit : "Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a dit : 'Celui qui prie sur toi, Je prierai sur lui, et celui qui te salue, Je le saluerai !' Je me suis alors prosterné pour Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, afin Le remercier." »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya Khâlid ibn Al-Walîd (qu'Allah l'agrée) aux habitants du Yémen afin de les appeler à accepter l'Islam, mais ils ne répondirent pas à son appel. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya 'Ali ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée)

Al-Barâ‘ (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya Khâlid ibn Al-Walîd (qu'Allah l'agrée) aux habitants du Yémen afin de les appeler à accepter l'Islam, mais ils ne répondirent pas à son appel. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya 'Ali ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) remplacer Khâlid et ses hommes, sauf un seul d'entre eux, afin qu'il puisse retourner avec lui chez les habitants. Al-Barâ‘ (qu'Allah l'agrée) a dit : "Je faisais partie des gens qui retournèrent avec 'Alî (qu'Allah l'agrée), et lorsque nous nous approchâmes du peuple, ils sortirent à notre rencontre. 'Alî (qu'Allah l'agrée) nous aligna en une seule rangée et dirigea notre prière en se mettant devant nous et en lisant le Livre d'Allah. Lorsqu'ils entendirent la Parole d'Allah, la tribu toute entière de Hamdân accepta l'Islam. 'Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) adressa une missive au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'informant qu'ils avaient accepté l'Islam. Après avoir lu le message, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tomba prosterné, puis releva sa tête et déclara : "Que la paix soit sur Hamdân ! Que la paix soit sur Hamdân !" »

Priez avant le Maghrib, deux unités de prière !

Abdullah ibn Mughaffal Al-Muzanî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Priez avant le Maghrib, deux unités de prière !" Puis, il répéta : "Priez avant le Maghrib, deux unités de prière, pour qui le voudra ! » de crainte que les gens ne considèrent cela comme une tradition prophétique continuelle. »

Lorsque que le muezzin terminait l'appel de l'aube, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se levait et effectuait deux brefs cycles de prière, avant la prière de l'aube et une fois que l'aube était bien claire. Ensuite, il s'allongeait sur le côté droit, jusqu'à ce que le muezzin vienne à lui pour appeler à l'accomplissement de la prière.

ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque que le muezzin terminait l'appel de l'aube, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se levait et effectuait deux brefs cycles de prière, avant la prière de l'aube et une fois que l'aube était bien claire. Ensuite, il s'allongeait sur le côté droit, jusqu'à ce que le muezzin vienne à lui pour appeler à l'accomplissement de la prière. »

Lorsque l'un d'entre vous a accompli les deux cycles de prière avant la prière de l'aube, qu'il s'allonge sur le côté droit.

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous a accompli les deux cycles de prière avant la prière de l'aube, qu'il s'allonge sur le côté droit. ». Marwân ibn al-Ḥakam lui dit : « Ne suffit-il pas que quelqu'un marche jusqu'à la mosquée, pour qu'il doive encore s'allonger sur le côté droit ? » `Ubaydullah a dit dans son récit : « il dit : "Non !". » Il dit : « Cela parvint à Ibn `Umar, qui dit : "Abû Hurayrah en a trop fait !" ». Il dit : « On dit à Ibn `Umar : "Renies-tu quelque chose, dans ce qu'il dit ? - Il dit : Non, mais il a osé et nous avons hésité ! - Quand cela parvint à Abû Hurayrah, il dit : Est-ce de ma faute, si j'ai retenu et qu'ils ont oublié ?" »

Le « Witr » est avéré, que celui qui le désire prie le « Witr » en sept [unités de prière] ; que celui qui le désire prie le « Witr » en cinq [unités de prière] ; que celui qui le désire prie le « Witr » en trois [unités de prière] et que celui qui le désire prie le « Witr » en une seule [unité de prière].

Ayyûb Al-Ansârî (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le « Witr » est avéré, que celui qui le désire prie le « Witr » en sept [unités de prière] ; que celui qui le désire prie le « Witr » en cinq [unités de prière] ; que celui qui le désire prie le « Witr » en trois [unités de prière] et que celui qui le désire prie le « Witr » en une seule [unité de prière]. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accomplit, pendant le Ramadan, huit unités de prière et le « Witr ». La nuit suivante, nous nous réunîmes et l'attendîmes dans la mosquée en espérant qu'il nous rejoigne mais nous restâmes jusqu'à la venue de l'aube.

Jabir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accomplit, pendant le Ramadan, huit unités de prière et le « Witr ». La nuit suivante, nous nous réunîmes et l'attendîmes dans la mosquée en espérant qu'il nous rejoigne mais nous restâmes jusqu'à la venue de l'aube puis nous entrâmes chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dîmes : "Ô Messager d’Allah ! Nous espérâmes que tu sortes pour nous diriger dans la prière !" Il répondit alors : "J'ai craint que la prière du « Witr » ne vous soit imposée !" »

Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, vous a certes ajouté une prière ; accomplissez-la entre la prière de la nuit et celle de l'aube : le « Witr » ! Le « Witr » !

Abû Tamîm Al-Jayshânî relate qu'il a entendu 'Amr ibn Al-'Aṣ dire : « Un homme parmi les Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) m'a dit : "Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : 'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, vous a certes ajouté une prière ; accomplissez-la entre la prière de la nuit et celle de l'aube : le « Witr » ! Le « Witr » !' et c'est Abû Baṣrah Al-Ghifâri. Abû Tamîm dit : « Moi et Abû Dharr étions assis. Abû Dharr me prit par la main et nous partîmes à la rencontre d'Abû Baṣrah, que nous trouvâmes auprès de la porte voisine de la demeure de 'Amr ibn Al-'Aṣ. Abû Dharr dit : « Ô, Abâ Baṣrah ! As-tu entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire : "Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, vous a certes ajouté une prière ; accomplissez-la entre la prière de la nuit et celle de l'aube : le « Witr » ! Le « Witr » !" ? - Il dit : Oui ! - Il dit : Tu l'as entendu ? - Il dit : Oui ! - Il dit : Tu l'as entendu ? - Il dit : Oui ! ».

Ô ʽÂ'ishah ! Certes, mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas !

Abû Salamah ibn 'Abd Ar-Raḥmân (qu'Allah l'agrée) informe du fait qu'il a demandé à ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) comment était la prière du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pendant le mois de Ramadan. Elle répondit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'a jamais accompli plus de onze unités, ni pendant, ni en dehors du mois de Ramadan. Il accomplissait quatre unités de prière, et ne me demande pas de te décrire leur perfection et leur longueur. Ensuite, il accomplissait quatre unités de prière, et ne me demande pas de te décrire leur perfection et leur longueur. Puis, il accomplissait trois unités de prière. » ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « J’ai demandé : "Ô Messager d'Allah ! Dors-tu avant d'accomplir la prière du Witr ?" Il m’a répondu : "Ô ʽÂ'ishah ! Certes, mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas !" »

Il n’y a pas deux « Witr » dans une même nuit.

Qays ibn Ṭalq relate : « Un jour de Ramadan, Ṭalq ibn 'Alî nous visita. Il passa la soirée et rompit le jeûne chez nous avant de nous diriger dans la prière nocturne et dans le « Witr ». Ensuite, il s'est rendu à sa mosquée et dirigea ses Compagnons dans la prière nocturne. Quand il ne restait plus que le « Witr », il fit avancer un homme et dit : « Dirige tes Compagnons dans le « Witr », car j'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Il n’y a pas deux « Witr » dans une même nuit." »

Quiconque craint de ne pas se réveiller en fin de nuit, qu'il prie le « Witr » au début de celle-ci ! Et celui qui désire veiller la dernière partie de la nuit, qu'il prie le « Witr » en fin de nuit ! Car la prière de la fin de la nuit a des témoins, et c'est préférable.

Jabir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque craint de ne pas se réveiller en fin de nuit, qu'il prie le « Witr » au début de celle-ci ! Et celui qui désire veiller la dernière partie de la nuit, qu'il prie le « Witr » en fin de nuit ! Car la prière de la fin de la nuit a des témoins, et c'est préférable. »

Il arrivait que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) délaisse une œuvre, alors qu’il aimait la pratiquer, de crainte que les gens ne la pratiquent à leur tour et qu’elle devienne obligatoire pour eux.

ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Il arrivait que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) délaisse une œuvre, alors qu’il aimait la pratiquer, de crainte que les gens ne la pratiquent à leur tour et qu’elle devienne obligatoire pour eux. Je n'ai jamais vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faire la prière surérogatoire de la matinée, alors que moi, je l'accomplissais. »

Est-ce que tu entends l’appel à la prière ? - « Oui » dit l’aveugle. « Alors, réponds-y !

Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Une personne aveugle vint trouver le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) et dit : " Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas de guide pour me conduire à la mosquée ! " Il demanda alors au Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) de lui accorder la facilité de prier dans sa demeure et il la lui accorda. Au moment où l’aveugle tourna le dos pour s'en aller, il l’appela et lui demanda : « Est-ce que tu entends l’appel à la prière ? - « Oui » dit l’aveugle. « Alors, réponds-y ! »

N’agissez pas de la sorte ! Lorsque quelqu’un prie chez lui et rejoint ensuite l’imam qui n’a pas fini de prier, qu'il prie avec lui ; elle lui sera certes comptée comme prière surérogatoire.

Jâbir ibn Yazîd ibn Al-Aswad relate que son père pria avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lorsqu’il était jeune. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) termina de prier, il vit dans un coin de la mosquée deux hommes qui n’avaient pas prié. Il les fit appeler et on les amena jusqu’à lui, alors qu’ils tremblaient des épaules. Il leur demanda : « Qu’est-ce qui vous a empêché de prier avec nous ? » Ils répondirent : « Nous avons déjà prié chez nous. » Il leur dit alors : « N’agissez pas de la sorte ! Lorsque quelqu’un prie chez lui et rejoint ensuite l’imam qui n’a pas fini de prier, qu'il prie avec lui ; elle lui sera certes comptée comme prière surérogatoire. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) monta à cheval puis en tomba et s'écorcha le flanc droit.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) monta à cheval puis en tomba et s'écorcha le flanc droit. Il accomplit l'une des prières prescrites en étant assis, et nous priâmes derrière lui de la sorte. Quand il termina la prière, il déclara : « L'imam a été institué pour qu'on le suive ! Quand il prie debout, priez debout ! Quand il s'incline, inclinez-vous ! Quand il se redresse, redressez-vous ! Quand il dit : "Qu'Allah exauce celui qui Le loue !", répondez : "Ô notre Seigneur, à Toi la louange !" S'il prie debout, priez debout ! Et s'il prie assis, priez tous assis ! »

Avancez et suivez-moi ! Et que ceux derrière vous, vous suivent ! Les gens ne cessent de se tenir en retrait jusqu'à ce que ce soit Allah qui les laisse en retrait !

Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) constata que ses Compagnons avaient tendance à se tenir en retrait. Il leur dit alors : "Avancez et suivez-moi ! Et que ceux derrière vous, vous suivent ! Les gens ne cessent de se tenir en retrait jusqu'à ce que ce soit Allah qui les laisse en retrait !" »

Vous n'avez cessé de faire ce que je vous ai vus faire, au point où j'ai craint qu'on ne vous l'impose, et si on vous l'imposait, vous ne l'assumeriez pas. Priez donc dans vos demeures, ô, gens ! Car la meilleure prière que l'homme puisse accomplir est celle qu'il fait chez lui, sauf s'il s'agit d'une prière obligatoire !

Zayb ibn Thâbit (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'était fait, à l'aide de joncs, une pièce dans laquelle il s'isolait dans la mosquée. Il y pria pendant plusieurs nuits, si bien que les gens se rassemblèrent autour de lui. Une nuit, n'entendant pas sa voix, ils pensèrent qu'il dormait et l'un d'entre eux se mit à tousser pour le faire sortir. Il dit alors : "Vous n'avez cessé de faire ce que je vous ai vus faire, au point où j'ai craint qu'on ne vous l'impose, et si on vous l'imposait, vous ne l'assumeriez pas. Priez donc dans vos demeures, ô, gens ! Car la meilleure prière que l'homme puisse accomplir est celle qu'il fait chez lui, sauf s'il s'agit d'une prière obligatoire !" »

Ne m'évoquerais-tu pas la maladie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Mais si ! dit-elle : Alors qu'il était devenu très faible, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent !"

Ubaydullâh ibn 'Abdillâh ibn 'Utbah relate : « Je suis entré chez ʽÂ'ishah et j'ai demandé : "Pourrais-tu m'évoquer le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), lorsqu'il tomba malade ? - Oui, dit-elle : Alors qu'il était devenu très faible, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent ! - Il dit : Mettez-moi de l'eau dans la bassine !" » Elle dit : « Nous le fîmes donc et il se lava. Essayant ensuite de se relever, il s'évanouit, puis reprit connaissance et demanda : " Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent ô, Messager d'Allah ! - Il dit : Mettez-moi de l'eau dans la bassine !" » Elle dit : « Il s'assit alors et se lava. Essayant de se relever, il s'évanouit puis reprit connaissance et demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent, ô Messager d'Allah ! - Il dit : Mettez-moi de l'eau dans la bassine !" » Elle dit : « Il s'assit alors et se lava. Essayant de se relever, il s'évanouit, puis reprit connaissance et demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent, ô, Messager d'Allah !" Les gens étaient dans la mosquée, à attendre le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour la prière du crépuscule. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya alors quelqu'un pour dire à Abû Bakr de diriger la prière. Lorsque l'envoyé en question arriva à lui, il dit : "Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'ordonne de diriger la prière !" Abu Bakr, qui était un homme sensible, dit alors : "Ô, 'Umar ! Dirige la prière !" Mais 'Umar lui répondit : "Tu en es plus digne ! " Abu Bakr dirigea donc la prière pendant plusieurs jours, puis, se sentant mieux, le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit pour la prière du midi, soutenu par deux hommes - dont l'un était Al-'Abbâs - alors qu'Abû Bakr était en train de diriger la prière. A sa vue, Abû Bakr voulut reculer, mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui fit signe de ne pas reculer et dit : "Asseyez-moi à côté de lui !" Ils l'asséyèrent donc à côté d'Abû Bakr. » Il dit : « Abu Bakr se mit à prier en suivant la prière du Prophète (sur lui la paix et le salut), et les gens suivaient la prière d'Abû Bakr, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était assis." » 'Ubaydullâh dit : « J'entrai ensuite chez Ibn 'Abbâs et dis : "Veux-tu que je t'expose ce que ʽÂ'ishah m'a relaté à propos du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsqu'il était malade ? - Il dit : Raconte !" - Je lui rapportai donc ce qu'elle m'avait relaté. Il n'en démentit rien, mais me demanda simplement : "T'a-t-elle donné le nom de l'homme qui était avec Al-'Abbâs ? - Non, répondis-je. - Il dit : Il s'agit de ʽAli ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée)." »

Ô, vous les gens ! Vous faîtes fuir les autres ! Celui qui dirige la prière pour les gens doit l'écourter, car parmi eux se trouvent le malade, le faible et celui qui est pressé !

Abû Mas'ûd Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme dit : "Ô, Messager d'Allah ! Je ne viens que très peu à la prière, tellement untel s'attarde quand il nous dirige ! " Je n'avais jamais vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mettre dans une telle colère pour exhorter les gens, quand il dit : "Ô, vous les gens ! Vous faîtes fuir les autres ! Celui qui dirige la prière pour les gens doit l'écourter, car parmi eux se trouvent le malade, le faible et celui qui est pressé !" »

Faites telle prière à tel moment et telle prière à tel moment ! Et quand vient le moment de la prière, que l'un d'entre vous fasse l'appel [à la prière] et que celui qui connaît la plus grande partie du Coran vous dirige [dans la prière] !

Ayyûb relate, d'après Abû Qilâbah, d'après 'Amr ibn Salamah : « Abu Qilâbah m'a dit : "Ne vas-tu pas à sa rencontre pour l'interroger ?" - C'est à dire : interroger 'Amr ibn Salamah - J'allai donc à sa rencontre et l'interrogeai. Il me dit alors : "Nous vivions près d'un point d'eau, par lequel les gens avaient l'habitude de passer. Ils passaient par chez nous sur leurs montures et nous leur demandions : 'Qu'est-ce qui arrive aux gens ? Qu'est-ce qui arrive aux gens ? Qui est cet homme ?' Et ils nous répondaient : 'Il prétend qu'Allah l'a envoyé, qu'Allah lui a accordé la Révélation !', ou : 'Allah a révélé telle et telle chose !' C'est alors que je mémorisais ces paroles, qui semblaient s'encrer dans ma poitrine. Aussi, les Arabes tardaient à accepter l'Islam, guettant la victoire. Ils se disaient : 'Laissez-le, lui et les siens. S'il prend le dessus sur eux, c'est qu'il est un Prophète véridique !' Quand eut lieu la victoire, donc, chaque groupe s'empressa d'accepter l'Islam. Mon père fut le premier de mon clan à devenir musulman et, quand il revint, il dit : 'Par Allah ! Je vous reviens assurément de chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) ! Et il a dit : 'Faites telle prière à tel moment et telle prière à tel moment ! Et quand vient le moment de la prière, que l'un d'entre vous fasse l'appel [à la prière] et que celui qui connaît la plus grande partie du Coran vous dirige [dans la prière] !' Quand ils regardèrent, ils trouvèrent que personne ne connaissait une plus grande partie du Coran que moi, car j'apprenais auprès des voyageurs. Ils me placèrent donc devant eux, alors que j'avais six ou sept ans. J'étais couvert d'un manteau qui devenait trop court quand je me prosternais, au point où une femme de la tribu dit : 'N'allez -vous pas cacher de nous le derrière de votre récitateur ?!' Ils achetèrent de quoi me découper une robe, qui me rendit heureux comme jamais !" »

Que dirige les gens en prière celui d'entre eux qui connaît le mieux le Livre d'Allah !

Abû Mas’ûd Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que dirige les gens en prière celui d'entre eux qui connaît le mieux le Livre d'Allah ! S'ils se valent tous dans la connaissance [du livre], alors celui qui a la plus grande connaissance de la Sunnah. S'ils se valent tous dans la connaissance de la Sunnah, alors celui qui a fait l'hégire le plus tôt. Et s'ils ont tous fait l'hégire en même temps, alors celui d'entre eux qui est musulman depuis le plus longtemps. Qu'aucun homme ne dirige un autre dans la prière là où celui-ci a autorité et qu'il ne s'assoie pas chez lui à sa place d'honneur, sauf avec sa permission ! »

Ô Allah ! Mets de la lumière dans mon cœur, de la lumière dans ma vue, de la lumière dans mon ouïe, de la lumière à ma droite, de la lumière à ma gauche, de la lumière au-dessus de moi, de la lumière en-dessous de moi, de la lumière devant moi, de la lumière derrière moi et donne-moi de la lumière !

Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que je passais la nuit chez Maymûnah, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva, accomplit ses besoins, se lava le visage et les mains et dormit. Puis, il se leva de nouveau, saisit la gourde et en défit le lien. Il fit alors une ablution moyenne, sans trop en faire mais tout en la faisant entièrement. Puis, il se tint debout pour prier. Je me levai alors et je m’écartai, car je ne voulais pas qu’il se rende compte que je l’observais, et je fis mes ablutions. Lorsqu’il se tint debout pour prier, je me plaçai à sa gauche. Il m’a alors saisi par l’oreille et me fit tourner pour me placer à sa droite. Il effectua treize cycles [de prière]. Ensuite, il s’allongea et dormit jusqu’à souffler. Lorsque Bilâl fit l’appel à la prière, il pria sans refaire ses ablutions. Il invoquait Allah en disant : « Ô Allah ! Mets de la lumière dans mon cœur, de la lumière dans ma vue, de la lumière dans mon ouïe, de la lumière à ma droite, de la lumière à ma gauche, de la lumière au-dessus de moi, de la lumière en-dessous de moi, de la lumière devant moi, de la lumière derrière moi et donne-moi de la lumière ! »

Qu'Allah augmente ton attachement au bien, et ne recommence pas !

Al-Ḥassan (qu'Allah l'agrée) relate : « Abu Bakrah (qu'Allah l'agrée) arriva tandis que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était en inclinaison, il s'inclina alors sans même avoir rejoint le rang, puis marcha jusqu'à l'atteindre. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) termina sa prière, il demanda : « Qui d'entre vous s'inclina avant de parvenir au rang, puis marcha vers celui-ci ? - Abu Bakrah (qu'Allah l'agrée) répondit : Moi ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : Qu'Allah augmente ton attachement au bien, et ne recommence pas ! »

Umm Waraqah bint ‘Abdillah ibn Al-Ḥârith Al-Anṣârî avait mémorisé l'intégralité du Coran et le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui avait ordonné de diriger les gens de son foyer dans la prière.

Umm Waraqah bint ‘Abdillah ibn Al-Ḥârith Al-Anṣârî relate qu'elle avait mémorisé l'intégralité du Coran et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui avait ordonné de diriger les gens de son foyer dans la prière. Elle avait un muezzin et dirigeait donc les gens de son foyer dans la prière.

Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) nous a enseigné le sermon du besoin (Khouṭbatou-l-ḥâjah)

'AbdouLlâh ibn Masʽoûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) nous a enseigné le sermon du besoin (Khouṭbatou-l-ḥâjah) en ces termes : " La louange revient certes à Allah, nous Lui demandons de l'aide et nous implorons Son Pardon, et nous cherchons refuge auprès d'Allah contre les maux issus de nous-mêmes. Celui qu'Allah guide, nul ne peut l'égarer ; et celui qu'Il égare, nul ne peut le guider. Et je témoigne qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Mouḥammad est Son serviteur et Messager. { Ô vous les gens ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, qui a créé de celui-ci son épouse et qui, de ces deux-là, a fait se répandre [sur la terre] beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au Nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement. } [Sourate An-Nissâ` (Les Femmes) – Coran : 4/1] ; { Ô vous qui croyez ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu'en pleine soumission } [Sourate Âli 'Imrân (La Famille de 'Imrân) – Coran : 3/102] ; { Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et parlez avec droiture. Il améliorera vos actions et vous pardonnera vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son Messager a alors certes réussi d’une réussite énorme. } [Sourate Al-Aḥzâb (Les Coalisés) – Coran : 33/70 -71]. »

Lorsque l'un d'entre vous demande une femme en mariage, s'il peut regarder ce qui l'incitera au mariage, qu'il le fasse !

Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous demande une femme en mariage, s'il peut regarder ce qui l'incitera au mariage, qu'il le fasse ! » J'ai alors demandé en mariage une jeune fille que je guettais en me cachant jusqu'à voir ce qui me poussa à la demander en mariage, et ensuite je l'épousai.

Pars et va la voir ! Car c'est plus propice à ce que l'union perdure entre vous.

Al-Mughîrah ibn Shuʽbah (qu'Allah l'agrée) relate : « Je me suis rendu chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) et je lui ai parlé d’une femme que j'avais demandé en mariage, il m’a alors dit : "Pars et va la voir ! Car c'est plus propice à ce que l'union perdure entre vous." Je me rendis donc chez une femme [de la tribu] des Anṣâr dans le but de la demander en mariage à ses parents. Je les ai donc informés de la parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) mais c’est comme si ces derniers n’avaient pas apprécié cela. La femme entendit mes propos alors qu'elle se trouvait dans le recoin de sa chambre, elle s'exclama alors : "Si le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'a ordonné de me voir, alors regarde-moi ! Sinon, je te supplierai de le faire !" C'est comme si elle avait considéré cela de la plus haute importance. Alors, je me mis à la regarder et ensuite je l'épousai après son consentement.

Lorsqu'Allah met dans le cœur d’un individu l’envie de demander une femme en mariage, il n'y a alors pas de mal à ce qu'il la regarde !

Muḥammad ibn Maslamah (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai demandé une femme en mariage et je me suis caché derrière elle jusqu'à l'avoir vu dans des palmiers qui lui appartenait. » On lui a alors dit : « Fais-tu cela alors que tu es un Compagnon du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? » Il a répondu : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Lorsqu'Allah met dans le cœur d'un individu l’envie de demander une femme en mariage, il n'y a alors pas de mal à ce qu'il la regarde !" »

Annoncez le mariage !

Âmir ibn 'Abdillah ibn Az-Zubayr relate, d'après son père, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Annoncez le mariage ! »

La femme qui a déjà connu un mariage consommé a plus de droit sur elle-même que son tuteur. Quant à la vierge, il faut lui demander son consentement, et celui-ci correspond à son silence.

Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La femme qui a déjà connu un mariage consommé a plus de droit sur elle-même que son tuteur. Quant à la vierge, il faut lui demander son consentement, et celui-ci correspond à son silence. »

Une servante vierge s'est présentée au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a évoqué que son père l'avait mariée alors qu'elle désapprouvait cela. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors donné le choix.

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Une servante vierge s'est présentée au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a évoqué que son père l'avait mariée alors qu'elle désapprouvait cela. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors donné le choix. »

Non, pas avant que l'autre ne goûte de son petit miel ce qu'en a goûté le premier !

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme répudia son épouse à trois reprises ; un autre homme l'épousa puis la répudia avant de consommer le mariage et son premier mari voulut alors se remarier avec elle. On interrogea le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ce sujet et il dit : "Non, pas avant que l'autre ne goûte de son petit miel ce qu'en a goûté le premier !" »

Ô Banî Bayâdah ! Mariez vos filles à Abu Hind et demandez la main de ses filles !

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Abû Hind fit une saignée au Prophète (sur lui la paix et le salut), au niveau de la partie frontale de son crâne. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit : "Ô Banî Bayâdah ! Mariez vos filles à Abû Hind et demandez la main de ses filles !" Et il a dit : "Et s'il y a une chose par laquelle vous vous soignez et dans laquelle il y a un bien, c'est la saignée !" »

Le droit de tutelle revient à quiconque affranchit !

‘ishah (qu'Allah l'agrée) relate qu'elle acheta Barîrah auprès de personnes qui faisaient partie des Anṣâr mais qui avaient conditionné que le droit de tutelle soit pour eux. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) dit alors : « Le droit de tutelle revient à quiconque affranchit ! » De plus, il lui donna le choix de rester ou non avec son mari qui était encore esclave. [Un jour] Barîrah offrit à '‘ishah (qu'Allah l'agrée) de la viande. Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) dit : « Que pensez-vous si vous nous faisiez à manger avec ce morceau de viande ? » '‘ishah (qu'Allah l'agrée) répondit : « C'est une aumône faite à Barîrah ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) répondit alors : « C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous. »

Répudie celle que tu veux !

Ad-Dahâk Ibn Fayrûz rapporte d'après son père (qu'Allah l'agrée, lui et son père) : « J'ai dit : "Ô Messager d'Allah ! Je suis devenu musulman mais je suis marié à deux sœurs ! - Il a répondu : Répudie celle que tu veux !" »

Ghaylân ibn Salamah Ath-Thaqafî s'est converti et avait, durant la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah »), dix épouses qui acceptèrent l'Islam en même temps que lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui ordonna d'en choisir quatre parmi elles.

Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Ghaylân ibn Salamah Ath-Thaqafî s'est converti et avait, durant la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah »), dix épouses qui acceptèrent l'Islam en même temps que lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui ordonna d'en choisir quatre parmi elles. »

Les juifs disaient : "Si l'homme pénètre le vagin de son épouse par derrière, l'enfant naîtra avec un strabisme !", suite à quoi fût révélé : {( Vos femmes sont pour vous [à l’image] d’un champ qui vous appartient. Allez à votre champ comme vous le voulez…)}

Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate : « Les juifs disaient : "Si l'homme pénètre le vagin de son épouse par derrière, l'enfant naîtra avec un strabisme !", suite à quoi fût révélé : {( Vos femmes sont pour vous [à l’image] d’un champ qui vous appartient. Allez à votre champ comme vous le voulez…)} [Coran : 2/223].

J'ai songé à interdire les rapports sexuels avec la femme qui allaite. J'ai alors observé les Byzantins et les Perses, et j'ai constaté qu'ils avaient des rapports sexuels dans ces situations et que cela ne nuisait en rien à leurs enfants.

Judhâmah Bint Wahb, la soeur de 'Ukâshah, relate : « J'étais là lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu'il était parmi des gens a dit : « J'ai songé à interdire les rapports sexuels avec la femme qui allaite. J'ai alors observé les Byzantins et les Perses, et j'ai constaté qu'ils avaient des rapports sexuels dans ces situations et que cela ne nuisait en rien à leurs enfants. » Puis, les gens l'interrogèrent au sujet du retrait lors du coït (« Al-'Azl »). Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : "C'est une manière discrète d'enterrer les filles vivantes !" Dans son hadith, 'Ubaydullah ajouta d'après Al-Muqrî`, il s'agit de : {( Et lorsqu'on demandera à la fillette enterrée vivante. )} [Coran : 81/8].

Certes, les juifs disent que le retrait lors du coït (« Al-'Azl ») c'est le petit enterrement des filles vivantes. Il a dit : "Les juifs ont menti ! Si Allah voulait créer quoi que ce soit, ils n'auraient pu L'en détourner !"

Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme a dit : "Ô Messager d'Allah ! J'ai une servante et je me retire d'elle [au moment de l'éjaculation] car je répugne à ce qu'elle tombe enceinte. Mais je désire ce que les hommes désirent et les juifs racontent que le retrait [au moment de l'éjaculation] c'est le petit enterrement des filles vivantes. Il a dit : "Les juifs ont menti ! Si Allah voulait créer quoi que ce soit, rien ne pourrait Le détourner. " »

J'ai questionné ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) : "À combien s'élevait la dot du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Elle répondit : Sa dot pour ses épouses était de douze onces et un 'Nash'.

Abû Salamah ibn 'Abd ar-Raḥmân a dit : « J'ai questionné ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée), l'épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut) : "À combien s'élevait la dot du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Elle répondit : Sa dot pour ses épouses était de douze onces et un 'Nash'. Elle demanda : Sais-tu ce qu'est le 'Nash' ? - Non, répliquai-je. - Elle répondit : C'est la moitié d'une once d'argent. Cela fait donc cinq cent dirhams. Telle était [en général] la dot versée par le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ses épouses." »

Alî (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'ai épousé Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) et je dis [au Prophète] : "Ô Messager d'Allah ! Permets-moi de rester en compagnie de ma femme. - Donne-lui quelque chose ! - Je n'ai rien ! Rétorquai-je. - Le Prophète demanda : Où est ta cotte de mailles d'Al-Ḥuṭamiyyah ? ..."

Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que 'Alî (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'ai épousé Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) et je dis [au Prophète] : "Ô Messager d'Allah ! Permets-moi de rester en compagnie de ma femme. - Donne-lui quelque chose ! - Je n'ai rien ! Rétorquai-je. - Le Prophète demanda : Où est ta cotte de mailles d'Al-Ḥuṭamiyyah ? - Elle est en ma possession. - Donne-la lui donc !"

On interrogea 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) à propos d'un homme qui épousa une femme sans avoir fixé le montant de sa dot et décéda avant même d'avoir consommé le mariage. Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) demanda : "Avez-vous un texte à ce sujet ? - Ils répondirent : Ô, Abâ Abdirraḥmân ! Nous n'avons aucun texte à ce sujet ! - Il dit alors : Je donne mon avis, s'il est juste, alors c'est grâce à Allah !

Alqamah et Al-Aswad relatent : « On interrogea 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) à propos d'un homme qui épousa une femme sans avoir fixé le montant de sa dot et décéda avant même d'avoir consommé le mariage. Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) demanda : "Avez-vous un texte à ce sujet ? - Ils répondirent : Ô, Abâ Abdirraḥmân ! Nous n'avons aucun texte à ce sujet ! - Il dit alors : Je donne mon avis, s'il est juste, alors c'est grâce à Allah ! Elle a droit à la même dot que ses semblables, ni plus ni moins. Elle a [aussi] droit à une part d'héritage et elle doit observer une période de viduité. - Un homme de la tribu de Ashja' se leva et dit : Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) jugea de la même manière parmi nous à propos d’une femme [de notre tribu] nommée : Birwa' bint Wâshiq qui épousa un homme qui décéda avant de consommer le mariage. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a alors jugé [ce cas] et il lui a attribué la même dot que ses semblables, le droit à l'héritage, et l’obligation d’observer une période de viduité ! » 'Abdullah leva alors ses deux mains et proclama la grandeur d’Allah.

Le meilleur mariage est le plus facile !

Uqbah Ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Le meilleur mariage est le plus facile !" Et le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit à un homme : "Accepterais-tu que je te marie avec telle femme ? - Il répondit : Oui ! - Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit à la femme : Accepterais-tu que je te marie avec cet homme ? - Elle répondit : Oui !" Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la maria sans que son prétendant ne lui eût fixée de dot. Il consomma le mariage et ne lui donna rien. Mais lorsque la mort se présenta à lui, il dit : "Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m’a marié avec unetelle et je ne lui ai rien donné comme dot, je vais dès lors lui donner ma part de l'expédition de Khaybar !" Elle prit donc sa part du butin de Khaybar, puis la vendit contre la somme de cent mille dirhams. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) séjourna trois jours entre Khaybar et Médine, on lui monta une tente afin qu'il consomme son mariage avec Ṣafiyyah.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) séjourna trois jours entre Khaybar et Médine, on lui monta une tente afin qu'il consomme son mariage avec Ṣafiyyah. J'ai invité les musulmans à son repas de noces auquel il n'y avait ni pain, ni viande. Il ordonna à Bilâl d'étaler uniquement des tapis de peaux sur lesquels furent servis des dattes, du fromage fait de lait aigre et du beurre rance. Les musulmans dirent alors : "Cela concerne soit l'une des mères des croyants, soit l'une de ses esclaves concubines." Puis, ils dirent : "S'il lui a mis un voile, c'est l'une des mères des croyants ; mais s'il ne lui a pas mis de voile, c'est une esclave concubine !" Lorsqu'on se remit en marche, il l'installa derrière lui et étendit le voile. »

Fait partie de la Tradition [Prophétique] (As-Sunnah) lorsque l'homme épouse une femme vierge après une femme déjà mariée (déflorée) qu'il demeure auprès d'elle pendant sept nuits, puis partage [équitablement entre ses coépouses] ; et lorsqu'il épouse une femme déjà mariée (déflorée) qu'il demeure auprès d'elle durant trois nuits, puis partage [équitablement entre ses coépouses].

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l’agrée) a dit : « Fait partie de la Tradition Prophétique, lorsque l'homme épouse une femme vierge après une femme déjà mariée, qu'il demeure auprès d'elle pendant sept nuits, puis partage [équitablement entre ses coépouses] ; et lorsqu'il épouse une femme déjà mariée [auparavant], qu'il demeure auprès d'elle durant trois nuits, puis partage [équitablement entre ses coépouses]. » Abû Qilâbah a dit : « Et si je le voulais, j'aurais dit qu'Anas tient certes cela directement du Prophète (sur lui la paix et le salut) ! »

Il n'y a rien chez toi qui serait un motif de mépris pour moi. Si tu le souhaites, je resterais sept nuits avec toi, mais si je le fais avec toi, il faudra que je le fasse avec chacune de mes épouses !

Umm Salamah (qu'Allah l'agrée) relate que lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'a épousée, il séjourna trois jours chez elle et lui a dit : « Il n'y a rien chez toi qui serait un motif de mépris pour moi. Si tu le souhaites, je resterais sept nuits avec toi, mais si je le fais avec toi, il faudra que je le fasse avec chacune de mes épouses ! »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) réservait deux jours à ʽÂ'ishah : le sien et celui de Sawdah.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Bien que véhémente, Sawdah bint Zam'ah est la femme dans la peau de laquelle j'aimerais le plus être. Lorsqu'elle vieillit, elle accorda à ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) son jour avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Elle a dit : "Ô Messager d'Allah ! J'ai donné à ʽÂ'ishah mon jour avec toi !" Dès lors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) réservait deux jours à ʽÂ'ishah : le sien et celui de Sawdah." »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne privilégiait aucune de ses épouses quand il s'agissait de partager son temps auprès d'elles. Rares étaient les jours où il ne passait pas toutes nous voir ; il flirtait alors avec chacune d'entre elles, sans pour autant aller jusqu'aux rapports charnels. Il finissait ensuite par celle dont c'était le jour et passait la nuit chez elle.

ʽUrwah relate que ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Mon cher neveu, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne privilégiait aucune de ses épouses quand il s'agissait de partager son temps auprès d'elles. Rares étaient les jours où il ne passait pas toutes nous voir ; il flirtait alors avec chacune d'entre elles, sans pour autant aller jusqu'aux rapports charnels. Il finissait ensuite par celle dont c'était le jour et passait la nuit chez elle. Lorsque Sawdah bint Zumʽah vieillit et prit peur que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne se sépare d'elle, elle dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) : "Ô messager d'Allah, j'accorde ma nuit à ʽÂ`ishah !" ; ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) accepta. » ʽÂ`ishah dit : « C'est pour de telles situations qu'Allah a révélé [le verset suivant] : {( Si une femme craint, de la part de son mari, une attitude hostile...)} [Coran : 4/128]. »

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) affectionnait particulièrement le sucré et le miel. Quand il avait prié la prière de ʽAsr, il passait voir ses épouses et flirtait avec elles. Il entra chez Ḥafṣah et s'attarda plus que de coutume.

ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) affectionnait particulièrement le sucré et le miel. Quand il avait prié la prière du milieu de l'après-midi (Al-‘aṣr), il passait voir ses épouses et flirtait avec elles. Il entra chez Ḥafṣah et s'attarda plus que de coutume. Je m'enquis de ce retard et j'appris qu'une proche de Ḥafṣah lui avait offert une outre de miel et qu'elle en fit boire une gorgée au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je dis alors : "Par Allah ! Nous allons user d'astuces avec lui !" J'en parlai à Sawdah et lui dis : "Quand il viendra te voir et qu'il s'approchera de toi, dis-lui : 'Ô Messager d'Allah ! Aurais-tu mangé des maghâfîr ? - Il te répondra : Non ! - Demande-lui alors : Quelle est cette odeur alors ? [Il était connu que le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne supportait pas qu'on sente de lui une mauvaise odeur] - Il te dira : Ḥafṣah m'a donné une gorgée de miel. - ce à quoi tu répondras : Ses abeilles ont butiné le ʽUrfuṭ !'. Je lui tiendrai le même discours et toi Ṣafiyyah, fais-en de même !" Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez Sawdah, celle-ci me dit : "Par Celui en dehors Duquel il n'y a pas de divinité ! Par peur de tes reproches, j'ai failli lui en parler alors qu'il n'était qu'à la porte !" Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'approcha, elle lui demanda : "Ô Messager d'Allah ! Aurais-tu mangé des maghâfîr ? - Non ! répondit-il. Elle demanda ensuite : Quelle est cette odeur alors ? - Il dit : Ḥafṣah m'a donné une gorgée de miel. - Ce à quoi elle répliqua : Ses abeilles ont butiné le ʽUrfuṭ !" Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez moi, je lui dis la même chose, et Ṣafiyyah fit de même lorsqu'il lui rendit visite. Lorsqu'il arriva chez Ḥafṣah, elle demanda : "Ô Messager d'Allah ! Veux-tu que je t'en serve ? - Il répondit : Non, je n'en ai pas besoin !" » ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) ajouta : « Sawdah s'écria : "Gloire et Pureté à Allah ! Par Allah, nous l'en avons privé ! - Tais-toi !" lui dis-je. »

Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulait voyager, il tirait au sort entre ses épouses et prenait avec lui celle qui était désignée.

ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulait voyager, il tirait au sort entre ses épouses et prenait avec lui celle qui était désignée. Lors d'une expédition militaire, il tira au sort entre nous ; je fus désignée et je pus ainsi l'accompagner. Ceci se déroula après l'instauration de l'obligation du voile. »

Accepte le verger et répudie-la en une fois !

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que la femme de Thâbit ibn Qays est venue trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a dit : « Ô Messager d'Allah ! Je n'ai rien à reprocher à Thâbit Ibn Qays, ni du point de vue du comportement, ni du point de vue religieux, mais je répugnerais retomber dans l'impiété sous l'Islam - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui demanda alors : Lui rendra-tu son verger ? - Elle répondit : Oui ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors [à son mari] : Accepte le verger et répudie-la en une fois !" »

La femme de Thâbit ibn Qays s'est séparé de son mari par le biais d'une dissolution de mariage au temps du Prophète (sur lui la paix et le salut), le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ordonné à celle-ci de compter une période de menstrues.

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « La femme de Thâbit ibn Qays s'est séparé de son mari par le biais d'une dissolution de mariage au temps du Prophète (sur lui la paix et le salut), le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ordonné à celle-ci de compter une période de menstrues. »

À l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), celle d'Abû Bakr et durant deux années du Califat de 'Umar, la triple répudiation [prononcée d'un coup] équivalait à une seule.

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « À l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), celle d'Abû Bakr et durant deux années du Califat de 'Umar, la triple répudiation [prononcée d'un coup] équivalait à une seule. Puis, 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) déclara : "Certes, les gens se sont précipités concernant une affaire où ils avaient du répit. Et si nous le rendions effectif ?" Alors, il le leur rendit effectif. »

Abd Yazîd - le père de Rukânah et ses frères - répudia Umm Rukânah puis se maria avec une femme de la tribu de Muzaynah. Celle-ci se rendit chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : « Il ne me sert à rien !Sauf qu'il est aussi utile pour moi que l'est ce cheveu !

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que 'Abd Yazîd - le père de Rukânah et ses frères - répudia Umm Rukânah puis se maria avec une femme de la tribu de Muzaynah. Celle-ci se rendit chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : « Il ne me sert à rien !Sauf qu'il est aussi utile pour moi que l'est ce cheveu ! - qu'elle retira de sa tête - Alors, sépare-nous l'un de l'autre ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) devint furieux, puis il appela Rukânah et ses frères et déclara à ceux qui étaient assis à côté de lui : « Voyez-vous tellement qu'Untel ressemble à 'Abd Yazîd par ceci et cela ? Et Untel lui ressemble-t-il par ceci et cela ? - Ils répondirent : Oui ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors à 'Abd Yazîd : Divorce-la ! » Et c'est ce qu'il fit. Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Reprends ton épouse, la mère de Rukânah et de ses frères ! - Il répondit : Je l'ai certes divorcée par trois déclarations, ô Messager d'Allah !- Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répliqua : Je sais, reprends-la ! » Il récita ensuite le verset suivant : { Ô Prophète ! Lorsque vous répudiez les femmes, alors répudiez-les conformément à leur période d'attente prescrite. } [Coran : 65/1].

Le fils d'Adam ne peut faire de vœu pieux impliquant quelque chose qu'il ne possède pas, ni affranchir ce qu'il ne possède pas, ni répudier ce qui n'est pas sous son autorité.

ʽAmr ibn Shuʽayb relate de son père, qui rapporte de son propre père : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Le fils d'Adam ne peut faire de vœu pieux impliquant quelque chose qu'il ne possède pas, ni affranchir ce qu'il ne possède pas, ni répudier ce qui n'est pas sous son autorité." »

Tu as divorcé d'une manière contraire à la Tradition Prophétique, et tu as aussi repris [ta femme répudiée] d'une manière contraire à la Tradition Prophétique. Prend donc des témoins en la répudiant, en la reprenant, et ne recommence pas !

ʽImrân ibn Ḥuṣayn (qu’Allah l'agrée, lui et son père) fut interrogé au sujet de l'homme qui divorce sa femme pour ensuite reprendre la vie conjugale [avec elle] sans faire témoigner à propos de son divorce, ni de sa reprise. Il a alors répondu : « Tu as divorcé d'une manière contraire à la Tradition Prophétique, et tu as aussi repris [ta femme répudiée] d'une manière contraire à la Tradition Prophétique. Prend donc des témoins en la répudiant, en la reprenant, et ne recommence pas ! »

Pendant la période préislamique, le serment de s'abstenir de son épouse durait une ou deux années. Ensuite, Allah en fixa le délai. Par conséquent, quiconque fait le serment de s'abstenir de sa femme moins de quatre mois, alors cela n'est pas considéré comme un serment d'abstinence.

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Pendant la période préislamique, le serment de s'abstenir de son épouse durait une ou deux années. Ensuite, Allah en fixa le délai. Par conséquent, quiconque fait le serment de s'abstenir de sa femme moins de quatre mois, alors cela n'est pas considéré comme un serment d'abstinence. »

Un homme vint trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l'informer du fait qu'il avait dit à sa femme qu'elle était pour lui perpétuellement interdite - au même titre que le serait sa mère, sa sœur, ou sa tante - puis qu'il eut ensuite des rapports avec elle.

Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'un homme vint trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l'informer du fait qu'il avait dit à sa femme qu'elle était pour lui perpétuellement interdite - au même titre que le serait sa mère, sa sœur, ou sa tante - puis qu'il eut ensuite des rapports avec elle. Il dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai dit à ma femme qu'elle m'était perpétuellement interdite, mais j'ai eu des rapports sexuels avec elle avant d'expier ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda : Et qu'est-ce qui t'a poussé à faire une chose pareille, qu'Allah te fasse miséricorde ? - Il répondit : J'entrevis un bijou à ses chevilles à la lumière de la lune. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : Ne l'approche plus avant d'avoir accompli ce qu'Allah t'a ordonné de faire ! »

Le hadith de Salamah ibn Sakhr (qu'Allah l'agrée) au sujet du serment d'abstinence [à l'égard de son épouse].

Salamah ibn Sakhr (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais un homme qui s’adonnait plus que d'autres aux rapports sexuels avec les femmes. Et quand le mois de Ramadan est venu, je craignais d'avoir un rapport sexuel avec mon épouse, et cette envie demeurait avec moi jusqu'au matin. J'ai donc prononcé un serment d’abstinence (« Aẓ-Ẓihâr ») à son encontre jusqu'à la fin du mois de Ramadan. Mais, au cours d'une nuit durant laquelle elle me servait, j’aperçus une partie de son corps, et je ne pus me retenir de lui sauter dessus. Au matin, j’allai voir mon peuple et les informai de l'incident. Je dis : "Venez avec moi voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! - Ils dirent : Non, par Allah !" Alors, je me rendis [seul] auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et l'informa. Il me dit alors : "L'as-tu vraiment fait, ô Salamah ? - Je répondis : Deux fois, ô Messager d'Allah ! Je serai patient face au jugement d'Allah. Prends donc une décision en ce qui me concerne selon ce qu'Allah t'aura montré. - Il dit : Libère un esclave ! - Je répondis : Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, je ne possède aucun esclave mis à part moi-même ! Et je frappai la surface de mon cou. - Il dit : Jeûne alors deux mois consécutifs ! - Je répliquai : Ai-je commis cela en raison d'autre chose que le jeûne ?! - Il dit : Alors nourris soixante pauvres avec une corbeille de dattes ! - Je rétorquai : Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, nous avons passé la nuit en étant atrocement affamé et nous n'avions chez nous aucune nourriture ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut)] a dit : Rends-toi chez le collecteur des aumônes de Banî Zurayq, et qu'il te la donne ! Nourris alors soixante pauvres avec un paanier de dattes, et toi et ta famille, mangez les dattes restantes !" Je revins alors chez mon peuple en leur disant : "J'ai trouvé auprès de vous la pauvreté et la mauvaise opinion, et j'ai trouvé auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) la prospérité et la bonne opinion. Et certes, Il m'a ordonné que vous me remettiez votre aumône !" »

Surveillez-la ! Si elle accouche d'un enfant blanc aux cheveux lisses et aux yeux teintés de rouge, ce sera l'enfant de Hilâl ibn Umayyah. Mais s'il a les yeux noirs, les cheveux crépus et les jambes fluettes, il sera à Sharîk Ibn Saḥmâ' !

Hilâl ibn Umayyah accusa sa femme de l'avoir trompé avec Sharîk ibn Saḥmâ', le frère utérin d'Al-Barâ' ibn Mâlik. Il était le premier homme à avoir recours à l'imprécation en Islam. Il invoqua donc la malédiction contre sa femme. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : « Surveillez-la ! Si elle accouche d'un enfant blanc aux cheveux lisses et aux yeux teintés de rouge, ce sera l'enfant de Hilâl ibn Umayyah. Mais s'il a les yeux noirs, les cheveux crépus et les jambes fluettes, il sera à Sharîk Ibn Saḥmâ' ! » Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « On me communiqua qu'elle mit au monde un enfant aux yeux noirs et aux jambes fluettes. »

Uwaymir Al-'Ajlânî se rendit chez 'Âṣim ibn 'Âdî Al-Anṣârî et lui demanda : "Ô ‘Âṣim ! Vois-tu si un homme surprend sa femme avec un autre homme, le tue-t-il ? Et l'exécutera-t-on alors ? Ou comment doit-il faire ? Pose donc cette question de ma part, ô 'Âṣim, au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) !

Ibn Shihâb relate que Sahl ibn Sa'd As-Sâ'idî (qu'Allah l'agrée) l'informa en disant : « 'Uwaymir Al-'Ajlânî se rendit chez 'Âṣim ibn 'Âdî Al-Anṣârî et lui demanda : "Ô ‘Âṣim ! Vois-tu si un homme surprend sa femme avec un autre homme, le tue-t-il ? Et l'exécutera-t-on alors ? Ou comment doit-il faire ? Questionne pour moi, ô 'Âṣim, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ce sujet !" 'Âṣim posa donc la question au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), mais celui-ci (sur lui la paix et le salut) répugnait les questions (hypothétiques) et les blâmait, si bien que 'Âṣim fut affecté par les propos qu'il entendit du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Quand il retourna auprès des siens, 'Uwaymir vint lui dire : "Ô 'Âṣim ! Que t'a-dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Il répondit à 'Uwaymir : Tu ne m'as pas apporté de bien ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a répugné la question que je lui ai posée. - 'Uwaymir déclara : Par Allah ! Je n'arrêterai pas jusqu'à ce que je le questionne à ce sujet !" 'Uwaymir s'en alla donc trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui était au milieu des gens et il dit alors : "Ô Messager d'Allah ! Vois-tu si un homme surprend sa femme avec un autre homme, le tue-t-il ? Et l'exécutera-t-on alors ? Ou comment doit-il faire ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Il y a eu une révélation vous concernant, ta compagne et toi. Va et amène-la !" Sahl a dit : "Ils se lancèrent alors des imprécations et j'étais présent dans la foule en compagnie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Lorsque les deux terminèrent, 'Uwaymir déclara : 'J'aurais menti sur son compte, ô Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), si je la garde !' Il prononça alors la formule des trois divorces avant même que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne lui en donne l'ordre." Ibn Shihâb ajouta : "Ceci devint alors la tradition des époux qui se lancent des imprécations (Al-Li'ân)." »

Certes, ma femme n'empêche pas une main de caresser - Il a dit : Éloigne-la ! - Il a rétorqué : Je crains que mon âme ne la suive ! - Alors, il a répondu : Jouis d'elle donc !"

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un homme est venu au Prophète (sur lui la paix et le salut) et a dit : "Certes, ma femme n'empêche pas une main de caresser - Il a dit : Éloigne-la ! - Il a rétorqué : Je crains que mon âme ne la suive ! - Alors, il a répondu : Jouis d'elle donc !" »

Sors plutôt et coupe ta palmeraie ! Il se peut que tu en fasses l'aumône ou que tu accomplisses quelque chose de convenable !

Jâbir ibn 'AbdiLlah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Ma tante a été divorcée, elle voulut donc sortir et couper sa palmeraie, mais un homme la réprimanda de sortir. Elle est alors allée voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui a dit : "Sors plutôt, et coupe ta palmeraie ! Il se peut que tu en fasses l'aumône ou que tu accomplisses quelque chose de convenable !" »

Reste chez toi jusqu'à l'expiration du délai prescrit. Elle dit : « J'y ai donc passé ma période de viduité et de deuil durant quatre mois et dix jours. »

Al-Furayʽah bint Mâlik ibn Sinâne, la soeur de Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah les agrée) relate qu'elle se rendit auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) afin de lui demander la permission de retourner dans sa famille, les Banû Khudrah, car son époux s'était fait tuer par des esclaves en fuite à la recherche desquels il était parti . Elle demanda donc à l'envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Puis-je retourner auprès de ma famille, mon mari n'ayant laissé aucune maison lui appartenant, ni de quoi m'entretenir ? - Ce à quoi le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Oui. » Elle poursuivit : « Je m'en allais donc, mais une fois arrivée à l'appartement, ou à la mosquée, il me rappela, ou ordonna qu'on me rappelle, et je fus invitée à revenir vers lui. Il me dit alors : "Qu'as-tu dit ?" Je lui répétai de nouveau l'histoire au sujet de mon mari, ce à quoi il me rétorqua : "Reste chez toi jusqu'à l'expiration du délai prescrit !" » Elle dit : « J'y ai donc passé ma période de viduité et de deuil durant quatre mois et dix jours. » Plus tard, lorsque ʽUthmân ibn ʽAffân (qu'Allah l'agrée) devint calife, il envoya une personne à ce sujet et je l'en informai ; il prit donc la décision d'en faire son avis et de l'appliquer dans les tribunaux.

La parole de Fâṭimah bint Qays (qu'Allah l'agrée) : « Ô Messager d'Allah ! Mon époux m'a répudiée à trois reprises et je crains d'être agressée !" » ['Urwa] a dit : « [Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)] lui ordonna alors de déménager.

Fâṭimah Bint Qays (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai dit : "Ô Messager d'Allah ! Mon époux m'a répudiée à trois reprises et je crains d'être agressée !" » ['Urwa] a dit : « [Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)] lui ordonna alors de déménager. »

Ne semez pas la confusion en notre sein ! La Tradition de notre Prophète (sur lui la paix et le salut) concernant la période de viduité de la femme esclave, mère d'un enfant de son maître décédé, est de quatre mois et dix jours !

Amr ibn Al-'Âṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « Ne semez pas la confusion en notre sein ! La Tradition de notre Prophète (sur lui la paix et le salut) concernant la période de viduité de la femme esclave, mère d'un enfant de son maître décédé, est de quatre mois et dix jours ! »

ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée), l'épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut) a reçu chez elle Ḥafṣah la fille de [son frère] ʽAbduraḥmân fils d'Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (à la suite de son divorce) quand elle eut ses menstrues pour la troisième fois.

ʽUrwah ibn Az-Zubayr rapporte que ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée), l'épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut) a reçu chez elle Ḥafṣah la fille de [son frère] ʽAbduraḥmân fils d'Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (à la suite de son divorce) quand elle eut ses menstrues pour la troisième fois. Ibn Shihâb dit : « On rapporta cela à ʽAmrah la fille de ʽAbduraḥmân qui répondit : "ʽUrwah dit vrai !" Cependant, certaines personnes le lui reprochèrent et lui dirent : "Allah, Béni et Exalté soit-Il, dit dans Son livre : {(Les femmes divorcées sont tenues d'observer un délai d'attente de trois Qurû' (périodes)} [Coran : 2/228]". Ce à quoi ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) leur répondit : "Ce que vous dites est vrai, cependant savez-vous à quoi correspondent les Qurû' ? Elles désignent les périodes de pureté !" »

Si un esclave répudie une femme libre, il ne possède que deux répudiations et la période de viduité de cette femme libre est de trois cycles menstruels. Et si un homme libre répudie une femme esclave, il n'aura droit qu'à deux répudiations et la période de viduité de cette femme esclave est de deux cycles menstruels.

Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) disait : « Si un esclave répudie une femme libre, il ne possède que deux répudiations et la période de viduité de cette femme libre est de trois cycles menstruels. Et si un homme libre répudie une femme esclave, il n'aura droit qu'à deux répudiations et la période de viduité de cette femme esclave est de deux cycles menstruels. »

Allaite-le ! Tu lui seras illicite et le ressentiment d'Abû Hudhayfa se dissipera.

Aïsha (qu'Allah l'agrée) relate que Sâlim, le servant d’Abû Hudhayfah, vivait en compagnie de celui-ci et de son épouse dans leur maison. Elle - c'est-à-dire : Bint Suhayl - vint alors dire au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Sâlim a atteint l'âge d'un homme, il comprend ce qu'ils savent [à propos des femmes] et il entre chez nous. Et je pense qu'Abû Hudhayfah en ressent quelque chose au fond de lui. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : Allaite-le ! Tu lui seras illicite et le ressentiment d'Abû Hudhayfah se dissipera ! » Plus tard, elle revint lui dire : « Je l'ai allaité et l'aversion d'Abû Hudhayfah s'est dissipée ! »

La main de celui qui donne est la plus élevée. Commence par ceux qui sont à ta charge : ta mère, ton père, ta sœur, ton frère et ensuite, de proche en proche !

Ṭâriq Al-Muḥâribî (qu'Allah l'agrée) a dit : « À notre arrivée à Médine, nous avons vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) debout sur la chaire, prononçant un sermon dans lequel il disait : "La main de celui qui donne est la plus élevée. Commence par ceux qui sont à ta charge : ta mère, ton père, ta sœur, ton frère et ensuite, de proche en proche !"

Suffit à l'individu comme péché le fait qu'il retienne la subsistance de ceux dont il a la charge !

Khaythamah relate : « Nous étions assis avec 'Abdallah ibn 'Amr, lorsqu'est venu à lui son intendant. Il est entré et a demandé : "As-tu donné aux servants leur subsistance ? - Il a répondu : Non ! - Il a dit : Pars et va leur donner ! - Puis, il a dit : Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : 'Suffit à l'individu comme péché le fait qu'il retienne la subsistance de ceux dont il a la charge !'" »

La meilleure aumône est celle qui laisse de la richesse après elle, et la main supérieure (celle qui donne) est meilleure que la main inférieure (celle qui reçoit). Et commence par ceux dont tu as la charge !

Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La meilleure aumône est celle qui laisse de la richesse après elle, et la main supérieure (celle qui donne) est meilleure que la main inférieure (celle qui reçoit). Et commence par ceux dont tu as la charge ! » Son épouse lui dit : « Dépense donc envers ma personne ! », la mère de son enfant lui dit : « À qui vas-tu me confier ? », et son esclave lui dit : « Nourris-moi et utilise-moi ! »

Umar (qu'Allah l'agrée) a écrit aux commandants des armées à propos d'hommes qui avaient laissé leurs femmes sans subvenir à leurs besoins. Il leur a ordonné d'imposer à ces hommes de pourvoir aux besoins de celles-ci ou de les divorcer. Et s'ils divorçaient, ils devaient envoyer [à leurs femmes] les dépenses qui leur étaient dues et qui n'avaient pas été effectuées jusque-là.

Ibn 'Umar relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée, lui et son fils) a écrit aux commandants des armées à propos d'hommes qui avaient laissé leurs femmes sans subvenir à leurs besoins. Il leur a ordonné d'imposer à ces hommes de pourvoir aux besoins de celles-ci ou de les divorcer. Et s'ils divorçaient, ils devaient envoyer [à leurs femmes] les dépenses qui leur étaient dues et qui n'avaient pas été effectuées jusque-là.

Tu es plus en droit de le garder, tant que tu ne te remaries pas.

ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'une femme a dit : « Ô Messager d'Allah ! Cet enfant, mon ventre l'a porté, mon sein l'a nourri et mon giron l'a protégé. Son père m'a répudiée et il veut me l'enlever ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Tu es plus en droit de le garder, tant que tu ne te remaries pas. »

Voici ton père et voilà ta mère, prends la main de celui avec lequel tu veux rester !

Abû Maymunah Salma était un esclave de gens de Médine et c'était un homme de vérité. Il a dit : « Pendant que j'étais assis avec Abû Hurayrah, une femme perse vint à lui avec son fils ; elle avait divorcé de son mari et tous les deux réclamaient [la garde de] l'enfant. Elle a alors dit en langue perse : "Ô Abâ Hurayrah ! Mon mari veut prendre mon fils ! - Abû Hurayrah répliqua dans sa langue : Tirez-donc au sort pour votre enfant ! - Alors, son mari vint et s'exclama : Qui me conteste à propos de mon fils ? - Abû Hurayrah dit alors : Ô Allah ! Je ne dis pas cela, sauf que j'ai entendu une femme qui est venue au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pendant que j'étais assis auprès de lui, et elle a dit : 'Ô Messager d'Allah ! Mon mari veut emmener mon fils alors que celui-ci m'est utile et qu'il me puise de l'eau du puits d'Abû 'Inabah ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Tirez-donc au sort pour lui ! - Alors, son mari répliqua : Qui peut me contester à propos de mon fils ? - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : Ô mon enfant ! Voici ton père et voilà ta mère, prends la main de celui avec lequel tu veux rester !'" L'enfant prit la main de sa mère et elle partit avec lui. »

Le hadith de Râfi' ibn Sinân (qu'Allah l'agrée) au sujet du choix de l'enfant entre ses deux parents qui se sont séparés pour l'Islam.

Râfi' Ibn Sinân (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a embrassé l'Islam tandis que sa femme refusa. Elle se rendit ensuite auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : « Ma fille est sevrée ou sur le point d'être sevrée ! - Râfi' répliqua : C'est ma fille ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a dit : Assieds-toi sur le côté ! » Ensuite, il fit asseoir la fille entre les deux parents et dit : « Appelez-la ! » La jeune fille se pencha vers sa mère, puis le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Guide-la ! » C'est alors que la fille se pencha vers son père qui l'emmena avec lui.

Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman témoignant qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah, sauf dans trois cas...

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman témoignant qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah, sauf dans trois cas : un homme qui commet l'adultère après avoir été marié, il doit être lapidé ; un homme qui sort [de l'Islam en apostasiant] combattant Allah et Son Messager, il doit être tué, crucifié ou exilé de son pays ; et un homme qui tue délibérément une âme, il doit être tué en punition de son crime. »

On ne tue pas le père pour le meurtre de son fils !

Mujâhid relate : « Un homme a frappé l'un de ses fils avec son sabre et l'a tué. On exposa le cas à 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) qui dit alors : "Si je n'avais pas entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : 'On ne tue pas le père pour le meurtre de son fils !', je t'aurai tué avant même que tu ne finisses tes paroles !" »

Les croyants sont égaux quant à ce qui est relatif à leur sang, unis contre autrui, et leur protection s'applique, même accordée par le moindre d'entre eux. Un croyant ne peut pas être tué pour un mécréant, de même que quelqu'un ayant conclu un pacte [avec les musulmans] ne peut être tué pendant la période de ce pacte. Quiconque apporte une chose nouvelle blâmable, c'est contre elle-même. Quiconque apporte une chose nouvelle blâmable ou accorde refuge à un malfaiteur, que la malédiction d'Allah, de Ses Anges et de l'humanité entière soient sur lui !

Qays ibn 'Abbâd relate : « Je suis parti avec Al-Ashtar voir 'Alî (qu'Allah l'agrée) et nous lui avons demandé : "Est-ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'a enjoint quoi que ce soit qu'il n'aurait pas enjoint aux hommes en général ? - Il a répondu : Non, excepté ce qu'il y a dans mon livre-ci. - Musaddad dit alors : « Il a alors sorti un livre », et Aḥmad a précisé : « Un livre proche de son sabre. » Il y avait dans ce livre [la parole suivante] : « Les croyants sont égaux quant à ce qui est relatif à leur sang, unis contre autrui, et leur protection s'applique, même accordée par le moindre d'entre eux. Un croyant ne peut pas être tué pour un mécréant, de même que quelqu'un ayant conclu un pacte [avec les musulmans] ne peut être tué pendant la période de ce pacte. Quiconque apporte une chose nouvelle blâmable, c'est contre elle-même. Quiconque apporte une chose nouvelle blâmable ou accorde refuge à un malfaiteur, que la malédiction d'Allah, de Ses Anges et de l'humanité entière soient sur lui ! »

Un enfant appartenant à des gens pauvres ayant coupé l'oreille d'un enfant appartenant à des gens riches, la famille du premier est venue au Prophète (sur lui la paix et le salut) et a dit : « Ô Messager d'Allah ! Nous sommes des gens pauvres...», et il ne lui a alors rien imposé.

ʽImrân ibn Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée) relate qu'un enfant appartenant à des gens pauvres ayant coupé l'oreille d'un enfant appartenant à des gens riches, la famille du premier est venue au Prophète (sur lui la paix et le salut) et a dit : « Ô Messager d'Allah ! Nous sommes des gens pauvres...», et il ne lui a alors rien imposé.

Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a ordonné à quiconque était blessé de ne pas demander le talion jusqu'à ce que sa blessure ne guérisse. Une fois sa blessure guérie, qu'il le demande.

‘Amr ibn Shu'ayb relate, d’après son père, d’après son grand-père : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a jugé le cas d’un homme qui, à l’aide d’une corne, avait planté un [autre] homme dans son pied. Ce dernier dit alors : "Ô Messager d’Allah ! Applique le talion en ma faveur !" Mais, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : "Ne t’empresse pas jusqu’à ce que ta blessure guérisse !" » [Le rapporteur du hadith] dit : « L’homme refusa, il ne faisait que demander l’application du talion. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) appliqua le talion en sa faveur. Mais, celui qui avait demandé l’application du talion devint boiteux tandis que celui à qui l’on avait appliqué le talion finit par guérir. Alors, celui qui avait demandé l’application du talion se rendit auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : "Ô Messager d’Allah ! Je suis devenu boiteux tandis que mon compagnon a guéri ! - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit : Ne t’avais-je pas ordonné de ne pas demander l’application du talion jusqu’à ce que ta blessure ne guérisse ? Mais tu m’as désobéi, Allah t’a éloigné et maintenant ta blessure est devenue handicapante !" Ensuite, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna d’éloigner l’homme qui était devenu boiteux et [qu’à l’avenir] quiconque serait blessé ne devait pas demander l’application du talion jusqu’à ce que sa blessure guérisse. Et qu’une fois celle-ci guérie, à ce moment-là, il pouvait demander l’application du talion. »

Certes, parmi les serviteurs d'Allah, il est des gens qui, s'ils juraient par Allah, Il les affranchirait de leur serment et les exaucerait !

Anas relate qu'Ar-Rubayyî' - sa tante paternelle - cassa l'incisive d'une servante. Ils lui demandèrent alors de la pardonner, [ainsi qu'à ses proches], mais ils refusèrent. Ils proposèrent une chose de valeur [en contrepartie du pardon], mais ils refusèrent [de nouveau]. Alors, ils se rendirent [tous] auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) mais, là encore, ils refusèrent [toute forme de conciliation] et n’acceptèrent que l'application du talion. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna donc l'application du talion. Anas ibn Naḍir s'est alors exclamé : « Ô Messager d'Allah ! L'incisive d'Ar-Rubayyî' va-t-elle être cassée !? Non ! Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, son incisive ne sera pas cassée ! » Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Anas ! Le Livre d'Allah, le talion ! » Finalement, les gens agréèrent et ils décidèrent de pardonner. A ce moment là, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, parmi les serviteurs d'Allah, il est des gens qui, s'ils juraient par Allah, Il les affranchirait de leur serment et les exaucerait ! »

Pour quiconque est tué dans la foule par une pierre, un fouet ou un bâton, le prix du sang est celui de l'homicide accidentel ; et pour quiconque est tué délibérément, c'est le talion qui s'applique. Enfin, pour quiconque tente de s'interposer, que la malédiction d'Allah, des Anges et de l'ensemble de l'humanité soient sur lui !

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Pour quiconque est tué dans la foule par une pierre, un fouet ou un bâton, le prix du sang est celui de l'homicide accidentel ; et pour quiconque est tué délibérément, c'est le talion qui s'applique. Enfin, pour quiconque tente de s'interposer, que la malédiction d'Allah, des Anges et de l'ensemble de l'humanité soient sur lui ! »

Quiconque tue délibérément un croyant sera remis à la famille de sa victime. Si elle veut, elle choisira son exécution ; et si elle veut, elle choisira le prix du sang. Celui-ci est de trente chameaux dans leur quatrième année, trente chameaux dans leur cinquième année, quarante chamelles pleines (de leurs petits en leur ventre) et aussi ce qu'ils auront négocié ensemble.

Amr ibn Shu'ayb relate de son père, qui le tient de son grand-père, que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque tue délibérément un croyant sera remis à la famille de sa victime. Si elle veut, elle choisira son exécution ; et si elle veut, elle choisira le prix du sang. Celui-ci est de trente chameaux dans leur quatrième année, trente chameaux dans leur cinquième année, quarante chamelles pleines (de leurs petits en leur ventre) et aussi ce qu'ils auront négocié ensemble. »

Le prix du sang pour l'homicide involontaire est aggravé et équivaut à celui de l'homicide volontaire. Le coupable n'est pas tué car c'est Satan qui l'a encouragé, et le prix du sang doit être versé aveuglément sans rancoeur ni recours aux armes.

ʽAbdullah ibn ʽAmr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le prix du sang pour l'homicide involontaire est aggravé et équivaut à celui de l'homicide volontaire. Le coupable n'est pas tué, car c'est Satan qui l'a encouragé, et le prix du sang doit être versé aveuglément sans rancœur ni recours aux armes. »

Je suis parti avec mon père auprès du Prophète (sur lui la paix et salut). Ensuite, le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a demandé à mon père : "C'est ton fils celui-là ? - Il a répondu : Bien sûr, par le Seigneur de la Ka'bah ! ..."

Abû Rimthah (qu'Allah l'agrée) relate : « Je suis parti avec mon père auprès du Prophète (sur lui la paix et salut). Ensuite, le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a demandé à mon père : "C'est ton fils celui-là ? - Il a répondu : Bien sûr, par le Seigneur de la Ka'bah ! - Il a demandé : Vraiment ? - Il a répondu : J'en témoigne ! » Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a rigolé de l'embarras de mon père et de son juron me concernant. Puis, il a dit : "Nul crime à ton encontre et nul crime à son encontre !" Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a alors lu : {( Et personne ne portera le fardeau d’autrui. )} [Coran : 6/164]. »

Nous n’utilisons pas pour notre œuvre celui qui la veut [c’est-à-dire : Nous ne confions pas le commandement à celui qui le demande]. Toutefois, toi - Ô Abâ Mûsâ - va au Yémen ! ou, toi - Ô 'Abdallah ibn Qays - va au Yémen !

Abû Mûsâ (qu’Allah l'agrée) relate : « Je me suis présenté au Prophète (sur lui la paix et salut) et il y avait avec moi deux hommes [de ma tribu] parmi les Ash’ariyyîn. L’un d’eux était à ma droite tandis que l’autre était à ma gauche. Quant au Messager d’Allah (sur lui la paix et salut) il se nettoyait les dents avec un siwâk. Tous les deux demandèrent [le commandement]. Il dit alors : "Ô Abâ Mûsâ !" où : "Ô ‘Abdallah ibn Qays !" J’ai dit : "Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’étais pas au courant du for intérieur de ces ceux-là et je n’ai pas pressenti qu'ils demanderaient cela [le commandement]." Il a dit : "C’est comme si je voyais son petit bâton de siwâk sous ses lèvres qui descendait et montait. - Il a alors dit : Nous n’utilisons pas pour notre œuvre celui qui la veut [c’est-à-dire : Nous ne confions pas le commandement à celui qui le demande]. Toutefois, toi - Ô Abâ Mûsâ - va au Yémen ! ou, toi - Ô 'Abdallah ibn Qays - va au Yémen !" Ensuite, Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) partit sur ses traces et, lorsqu’il se présenta à lui, [Abû Mûsa] lui jeta un coussin et dit : "Descends !" Il y avait auprès de lui un homme attaché et entravé. [Mu’âdh] demanda : "Qu’est-ce que cela ? - [Abû Mûsâ] répondit : C’est un juif qui s’est converti puis est redevenu juif ! - Puis, il a dit : Assied-toi ! - Mais, [Mu'adh] a répondu : Je ne m’assois pas jusqu’à ce qu’il soit tué. C’est la décision d’Allah et de Son Messager !" Il répéta cela trois fois. Alors, il ordonna qu’on le tue et il fut tué. Ensuite, tous les deux évoquèrent la prière de nuit et l’un d’eux dit : "Quant à moi, je me lève [pour prier] et je dors, et j’espère de mon sommeil ce que j’espère de ma veille." »

Apprenez de moi [les peines] ! Apprenez de moi [les peines] ! Allah leur a certes accordé une voie : pour l'homme vierge avec la femme vierge : cent coups de fouet et un bannissement d'un an ! Pour l'homme ayant perdu sa virginité avec la femme ayant perdu la sienne : cent coups de fouet et la lapidation !

ʽUbâdah ibn Aṣ-Ṣâmit (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a dit : « Apprenez de moi [les peines] ! Apprenez de moi [les peines] ! Allah leur a certes accordé une voie : pour l'homme vierge avec la femme vierge : cent coups de fouet et un bannissement d'un an ! Pour l'homme ayant perdu sa virginité avec la femme ayant perdu la sienne : cent coups de fouet et la lapidation ! »

Lorsque Mâ'iz ibn Mâlik s'est présenté [afin d’avouer son péché] au Prophète (sur lui la paix et salut), ce dernier lui a dit : "Peut-être l'as-tu embrassée, lui as-tu fait un clin d’œil ou les yeux doux ? - Il a dit : Non, ô Messager d'Allah ! - Tu as couché avec elle ?" poursuivi-t-il, sans euphémisme. A ce moment-là, il ordonna sa lapidation.

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque Mâ'iz ibn Mâlik s'est présenté [afin d’avouer son péché] au Prophète (sur lui la paix et salut), ce dernier lui a dit : "Peut-être l'as-tu embrassée, lui as-tu fait un clin d’œil ou les yeux doux ? - Il a dit : Non, ô Messager d'Allah ! - Tu as couché avec elle ?" poursuivi-t-il, sans euphémisme. A ce moment-là, il ordonna sa lapidation. »

Allah a certes envoyé Muḥammad (sur lui la paix et salut) avec la vérité et Il a fait descendre sur lui le Livre. Et parmi ce qu'Il lui a été descendu, il y a le verset de la lapidation. Nous l'avons lu, retenu et compris. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a lapidé et, après lui, nous avons nous [aussi] lapidé.

Abdullah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) a dit, alors qu'il était assis sur le minbar du Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) : « Allah a certes envoyé Muḥammad (sur lui la paix et salut) avec la vérité et Il a fait descendre sur lui le Livre. Et parmi ce qui a été descendu sur lui, il y a le verset de la lapidation. Nous l'avons lu, retenu et compris. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a lapidé et, après lui, nous avons nous [aussi] lapidé. Je crains qu'un temps long ne s'écoule auprès des gens et qu'un jour quelqu'un dise : "Nous ne trouvons pas la lapidation dans le Livre d'Allah !" Alors, ils s'égareront en délaissant une obligation qu'Allah aura fait descendre. Et la lapidation est bien dans le Livre d'Allah pour quiconque commet la fornication - parmi les hommes et les femmes ayant déjà été mariés - dès lors où la preuve évidente est établie, en cas de grossesse ou en cas d'aveu ! »

Lorsque [la preuve de] mon innocence est descendue, le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'est tenu debout sur le minbar, il a évoqué celle-ci - c'est à dire, en lisant le [passage du] Coran [en question]. Puis, lorsqu'il est descendu du minbar, il a ordonné qu'on lui amène les deux hommes et la femme afin de leur appliquer leur peine de coups de fouet.

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque [la preuve de] mon innocence a été révélée, le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'est tenu debout sur le minbar, il a évoqué celle-ci - c'est à dire, en lisant le [passage du] Coran [en question]. Puis, lorsqu'il est descendu du minbar, il a ordonné qu'on lui amène les deux hommes et la femme afin de leur appliquer leur peine de coups de fouet. »

Hilâl ibn Umayyah lança une accusation contre sa femme auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) avec Sharîk ibn Samḥâ'. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « La preuve évidente ou la peine prescrite sur ton dos ! ... »

Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que Hilâl ibn Umayyah lança une accusation contre sa femme auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) avec Sharîk ibn Samḥâ'. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « La preuve évidente ou la peine prescrite sur ton dos ! - Il a alors dit : Ô Messager d’Allah ! Lorsque l’un d’entre nous surprend sa femme avec un homme, part-il rechercher une preuve évidente !? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) continua à dire : La preuve évidente ou la peine prescrite sur ton dos ! - Alors, Hilâl a dit : Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Certes, je suis véridique ! Assurément, Allah fera descendre ce qui innocentera mon dos de la peine prescrite ! » Alors, Gabriel (sur lui la paix) descendit et le verset suivant descendit avec lui : { Et quant à ceux qui lancent des accusations…} [Coran : 24/6]. Il lut le verset jusqu’à ce qu’il parvienne à : {…qu’il est du nombre des véridiques } [Coran : 24/9]. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'en alla et manda la femme de Hilâl. Ce dernier vint et témoigna, alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, Allah sait que l’un d’entre vous deux est un menteur, l’un d’entre vous souhaite-il se repentir ? » Alors, elle se leva et témoigna elle aussi. Parvenue à la cinquième attestation, ils l’arrêtèrent et dirent : « Cette [dernière] attestation aura des conséquences obligatoires [en termes de châtiment]. » Ibn ‘Abbâs a dit : « Elle se réfréna et flancha jusqu’à ce que nous ayons pensé qu’elle se rétracterait. - Alors, elle a dit : Je ne vais pas humilier mon peuple pour le reste de la journée ! » Et elle poursuivit. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Observez bien [ce qu’elle amènera avec elle] ! Si elle met au monde [un enfant] aux yeux noirs [comme ayant du khôl], les fesses pendantes et les mollets imposants, alors il est de Sharîk ibn Samḥâ' ! » Et elle mit au monde un enfant exactement comme cela. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Sans ce qui a précédé du Livre d’Allah [à ce sujet], il y aurait eu entre elle et moi une affaire [à régler] ! »

Pas d'amputation pour la graine du palmier, ni pour le cœur de celui-ci.

Muḥammad ibn Yaḥyâ ibn Ḥibbân relate qu'un esclave vola un petit palmier-dattier à partir du mur d'un homme. Ensuite, il le planta dans le jardin de son maître. Le propriétaire du petit palmier-dattier sortit alors à la recherche de son bien. Il le trouva et demanda alors à Marwân ibn Al Ḥakam, le gouverneur de Médine à cette époque, de convoquer l'esclave. Marwân emprisonna donc l'esclave et voulut lui couper la main. Le maître de l'esclave partit chez Râfi' ibn Khadîj et l'interrogea à propos de cette affaire. Celui-ci l'informa qu'il avait entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Pas d'amputation pour la graine du palmier, ni pour le cœur de celui-ci. » L'homme dit alors : « Marwan a pris mon garçon et il veut lui couper la main ! J'aimerais que tu viennes avec moi chez lui afin que tu l'informes de ce que tu as entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Râfi' ibn Khadîj marcha donc avec lui jusqu'à parvenir auprès de Marwân ibn Al-Ḥakam. Là, Râfi' lui dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Pas d'amputation pour la graine du palmier, ni pour le cœur de celui-ci." » Marwân ordonna donc de libérer l'esclave et de le renvoyer à son maître.

Quiconque dans le besoin en mange sans en prendre dans son habit, nul reproche à son encontre. Mais quiconque en sort quoi que ce soit devra alors indemniser [son propriétaire] du double et il sera puni. Et pour quiconque en vole quoi que ce soit après que les fruits aient été emmenés dans l’endroit où on les stocke [afin les sécher] et que cela atteint le prix d’un bouclier, c’est l’amputation [de la main] !

‘Abdoullah ibn ‘Amrû ibn Al-'Âṣ (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'on interrogea le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à propos des fruits accrochés. Alors, il a répondu : « Quiconque dans le besoin en mange sans en prendre dans son habit, nul reproche à son encontre. Mais quiconque en sort quoi que ce soit devra alors indemniser [son propriétaire] du double et il sera puni. Et pour quiconque en vole quoi que ce soit après que les fruits aient été emmenés dans l’endroit où on les stocke [afin les sécher] et que cela atteint le prix d’un bouclier, c’est l’amputation [de la main] ! »

J'étais endormi à la mosquée et j'avais un vêtement valant trente-huit dirhams. Un homme est venu et me l'a subtilisé. On attrapa l'homme et on l'amena devant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui ordonna qu'on lui coupe la main.

Ṣafwân ibn 'Umayyah (qu'Allah l'agrée) relate : "J'étais endormi à la mosquée et j'avais un vêtement valant trente-huit dirhams. Un homme est venu et me l'a subtilisé. On attrapa l'homme et on l'amena devant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui ordonna qu'on lui coupe la main." Il a dit : "Je suis alors venu au Messager et j'ai dit : 'Lui coupes-tu la main pour trente dirhams ? Je le lui vends et je lui accorde un délai pour me régler son prix !' Mais il a dit : 'Ah... Que cela fut fait avant qu'on ne me l'amène !'"

On amena au Prophète (sur lui la paix et le salut) un homme qui avait bu de l'alcool. Il le flagella alors d'environ quarante coups à l'aide de deux branches de palmier.

Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : "On amena au Prophète (sur lui la paix et le salut) un homme qui avait bu de l'alcool. Il le flagella alors d'environ quarante coups à l'aide de deux branches de palmier." Il a dit : "Abû Bakr fit la même chose. Puis, lorsque cela fut [le califat de] 'Umar, il consulta les gens et 'Abd ar-Raḥmân a dit : 'Intimide-les en portant les peines prescrites à quatre-vingts coups.' 'Umar ordonna alors cela."

On préparait au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de la "boisson édulcorée" (littéralement : fermentée) à partir d'eau et de raisins secs dans une outre. Il en buvait le jour même, le lendemain et le surlendemain. Ensuite, au soir du troisième jour, il en buvait encore et en abreuvait autrui. Et s'il restait du surplus, alors il s'en débarrassait.

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : "On préparait au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de la "boisson édulcorée" (littéralement : fermentée) à partir d'eau et de raisins secs dans une outre. Il en buvait le jour même, le lendemain et le surlendemain. Ensuite, au soir du troisième jour, il en buvait encore et en abreuvait autrui. Et s'il restait du surplus, alors il s'en débarrassait."

On a interrogé le Prophète (sur lui la paix et le salut) à propos de l'alcool, il a alors interdit d'en fabriquer. La personne a rétorqué : « Je le fabrique pour le remède ! - Il a alors répondu : Ce n'est pas un remède, mais un mal ! »

Wâ'il Al-Ḥaḍramî relate que Ṭâriq ibn Suwayd Al-Ja'fî a interrogé le Prophète (sur lui la paix et le salut) à propos de l'alcool, il lui a alors interdit - ou a trouvé détestable - d'en fabriquer. [Târiq] a rétorqué : « Je le fabrique pour le remède ! - Il a alors répondu : Ce n'est pas un remède, mais un mal ! »

La parole d'Alî (qu'Allah l'agrée) : « Je n'applique pas une peine prescrite sur quelqu'un, puis qu'il vienne à en mourir, sans que je n'en ressente quelque chose en moi, excepté pour le buveur d'alcool. En effet, s'il meurt je dois verser le prix du sang pour lui. Et ceci, car le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'a pas fixé un nombre de coups [de fouet] précis [à son sujet]. »

Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je n'applique pas une peine prescrite sur quelqu'un, puis qu'il vienne à en mourir, sans que je n'en ressente quelque chose en moi, excepté pour le buveur d'alcool. En effet, s'il meurt je dois verser le prix du sang pour lui. Et ceci, car le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'a pas fixé un nombre de coups [de fouet] précis [à son sujet]. »

Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) souhaitait entreprendre une expédition [militaire], il la dissimulait par une autre et cela jusqu’à l’expédition de Tabouk.

Ka’b ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) souhaitait entreprendre une expédition [militaire], il la dissimulait par une autre et cela jusqu’à l’expédition de Tabouk. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) l’entreprit au cours d’une forte chaleur. En effet, il devait entreprendre un voyage lointain et triomphal et faire face à un ennemi en nombre. Alors, il dévoila aux musulmans leur affaire afin qu’ils s’élancent vers leur ennemi [en y étant préparés], et il les informa de la direction qu’il souhaitait prendre. »

Nous avons eu de la nourriture le jour de Khaybar, chaque homme venait alors et en prenait la quantité qui lui suffisait, puis, il partait.

Abdoullah ibn Abî Awfâ relate : « J’ai dit : "Est-ce que vous en partagiez aussi le cinquième - c'est-à-dire : de la nourriture - à l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut)? - Il a dit : Nous avons eu de la nourriture le jour de Khaybar, chaque homme venait alors et en prenait la quantité qui lui suffisait, puis, il partait." »

Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il ne monte pas une bête provenant du butin des musulmans au point de l'amaigrir pour ensuite la rendre. Et quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il ne porte un habit provenant du butin des musulmans au point de l'user pour ensuite le rendre.

Ruwayfi' ibn Thâbit Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il ne monte pas une bête provenant du butin des musulmans au point de l'amaigrir pour ensuite la rendre. Et quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il ne porte un habit provenant du butin des musulmans au point de l'user pour ensuite le rendre. »

Les musulmans constituent une seule main et leurs sangs et leurs biens sont équivalents. Le moindre des musulmans peut accorder refuge [au mécréant] et le plus éloigné des musulmans [lors du combat avec l'ennemi] a droit à une part du butin.

Amr ibn Chu'ayb relate d'après son père que son grand-père a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Les musulmans constituent une seule main et leurs sangs et leurs biens sont équivalents. Le moindre des musulmans peut accorder refuge [au mécréant] et le plus éloigné des musulmans [lors du combat avec l'ennemi] a droit à une part du butin." »

Nous avons participé avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à l'expédition militaire de Khaybar et nous avons obtenu du bétail comme butin, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en a alors réparti une partie entre nous et a mis le reste dans l'enclos [où se trouvait le reste du butin].

Abduraḥmân ibn Ghanim relate : « Nous avons campé dans la ville de Qinasrîn avec Churaḥbîl ibn as-Simṭ. Lorsque nous l'avons conquise, nous avons obtenu des ovins et des bovins, il en a réparti une partie entre nous et a mis le reste dans l'enclos [où se trouvait le reste du butin]. J'ai alors rencontré Mu'âdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée) à qui j'ai raconté cela. Mu'âdh a alors dit : « Nous avons participé avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à l'expédition militaire de Khaybar et nous avons obtenu du bétail comme butin, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en a alors réparti une partie entre nous et a mis le reste dans l'enclos ! »

Une année avant sa mort, une missive d'Umar ibn Al-Khaṭṭâb nous est parvenue qui stipulait : "Séparez le mariage entre toute personne ayant un lien de tutorat parmi les Mazdéens !

Bajâlah relate : « J'étais le scribe de Jaz' ibn Mu'âwiyah, l'oncle d'Al-Aḥnaf. Une année avant sa mort, une missive d'Umar ibn Al-Khaṭṭâb nous est parvenue qui stipulait : "Séparez le mariage entre toute personne ayant un lien de tutorat parmi les Mazdéens !" Et 'Umar ne prélevait pas d'impôt de capitation sur les Mazdéens jusqu'à ce que 'Abduraḥmân ibn 'Awf (qu'Allah l'agrée) témoigne que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait prélevé l'impôt de capitation sur les Mazdéens [de la ville] de Hajar. »

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a envoyé Khâlid ibn Al-Walîd à Oukaydir Dûmat [Al-Jandal]. [Oukaydir] fut capturé et ils le ramenèrent [au Prophète]. Il empêcha alors que son sang soit versé et lui imposa, en guise de réconciliation, l'impôt de capitation.

Anas ibn Mâlik et 'Uthmân ibn Abî Sulaymân (qu'Allah les agrée) relatent : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a envoyé Khâlid ibn Al-Walîd à Oukaydir Dûmat [Al-Jandal]. [Oukaydir] fut capturé et ils le ramenèrent [au Prophète]. Il empêcha alors que son sang soit versé et lui imposa, en guise de réconciliation, l'impôt de capitation. »

L'Islam domine et n’est pas dominé.

Â`idh ibn 'Amr Al-Muzzanî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'Islam domine et n’est pas dominé. »

La hyène est-elle du gibier ? - Jâbir a répondu : Oui !

Ibn 'Abî 'Ammâr relate : « J'ai demandé à Jâbir : "La hyène est-elle du gibier ? - Il a répondu : Oui ! - J'ai continué : On peut la manger ? - Il a répondu : Oui !" » Il a dit : « Je lui ai demandé : "Est-ce le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui a dit cela ? - Il a répondu : Oui !" »

Umm Ḥufayd, la tante maternelle d'Ibn 'Abbâs, offrit au Prophète (sur lui la paix et le salut) du fromage de lait de baratte, du beurre rance et un uromastyx [c'est-à-dire : un type de lézard]. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) mangea alors du fromage de lait de baratte et du beurre rance, mais il délaissa le lézard par répugnance.

Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Umm Ḥufayd, la tante maternelle d'Ibn 'Abbâs, offrit au Prophète (sur lui la paix et le salut) du fromage de lait de baratte, du beurre rance et un uromastyx [c'est-à-dire : un type de lézard]. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) mangea alors du fromage de lait de baratte et du beurre rance, mais il délaissa le lézard par répugnance. » Ibn 'Abbâs a dit : « Ceci fut mangé à la table du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et si c'était interdit, ça n'aurait pas été mangé à la table du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! »

Des gens ont dit : "Ô Messager d'Allah ! Parfois, des gens viennent à nous avec de la viande dont nous ne savons pas si le Nom d'Allah a été évoqué dessus [au moment de l'égorger] ou non !"Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Prononcez le Nom d'Allah dessus et mangez-en !"

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Des gens ont dit : "Ô Messager d'Allah ! Parfois, des gens viennent à nous avec de la viande dont nous ne savons pas si le Nom d'Allah a été évoqué dessus [au moment de l'égorger] ou non !"Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Prononcez le Nom d'Allah dessus et mangez-en !" »

Lorsque le dirigeant a pris une décision suite à un effort personnel et a visé juste, il a deux récompenses. Et lorsqu'il a pris une décision suite à un effort personnel et s'est trompé, il a une [seule] récompense.

Amr ibn Al-'Âs (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Lorsque le dirigeant a pris une décision suite à un effort personnel et a visé juste, il a deux récompenses. Et lorsqu'il a pris une décision suite à un effort personnel et s'est trompé, il a une [seule] récompense. »

La parole de Safînah : « J'étais en la possession de Umm Salamah et elle a dit : "Je t'affranchis mais la condition que je te pose est que tu serves le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tant que tu vivras !"...»

Safînah relate: « J'étais en la possession de Umm Salamah et elle a dit : "Je t'affranchis mais la condition que je te pose est que tu serves le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tant que tu vivras !" Alors, j'ai dit : "Même si tu ne me posais aucune condition, je ne me séparerai jamais du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tant que je vivrai !" Elle m'a alors affranchi et m'a posé cette condition. »

Quiconque laisse des enfants, alors [c'est] à Allah et à Son Messager [qu'il les laisse] ! Et quiconque laisse de l'argent, il est aux héritiers. Quant à moi, je suis l'héritier de celui qui n'a pas d'héritier. Je lui en consacre et j'en hérite ! Et l'oncle maternel est l'héritier de celui qui n'a pas d'héritier. On lui en consacre et il en hérite.

Al-Miqdâm (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Quiconque laisse des enfants, alors [c'est] à moi [qu'il les laisse] !" Il se peut qu'il ait dit : "alors [c'est] à Allah et à Son Messager [qu'il les laisse] ! Et quiconque laisse de l'argent, il est aux héritiers. Quant à moi, je suis l'héritier de celui qui n'a pas d'héritier. Je lui en consacre et j'en hérite ! Et l'oncle maternel est l'héritier de celui qui n'a pas d'héritier. On lui en consacre et il en hérite." »

Les œuvres sont de six [types] et les gens de quatre : deux [types d'œuvres] qui impliquent l'obligation, deux qui sont égales à elles-mêmes, une bonne action entraînant dix fois plus de récompense et une bonne action entraînant une récompense de sept cents

Khouraym ibn Fâtik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Les œuvres sont de six [types] et les gens de quatre : deux [types d'œuvres] qui impliquent l'obligation, deux qui sont égales à elles-mêmes, une bonne action entraînant dix fois plus de récompense et une bonne action entraînant une récompense de sept cents. Concernant les deux qui impliquent l'obligation, c'est que quiconque meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis, et que quiconque meurt en associant qui ou quoi que ce soit à Allah entrera en Enfer. Quant aux deux qui vont avec leur égal, c’est que quiconque a l’intention d’accomplir une bonne action, au point que son cœur la ressente et qu'Allah sache cela de lui, elle lui est alors écrite comme une bonne action ; et que quiconque commet une mauvaise action, elle lui est alors écrite comme une mauvaise action. Quiconque accomplit une bonne action, aura dix fois plus en récompense. Quiconque effectue une dépense dans le sentier d’Allah, la bonne action sera multipliée par sept cents. [Concernant les types de gens,] c’est une personne aisée ici-bas et à l’étroit dans l’au-delà ; une à l’étroit ici-bas et à l’aise dans l’au-delà ; une à l’étroit ici-bas et dans l’au-delà ; et enfin une à l’aise ici-bas et dans l’au-delà. »

Le Prophète ﷺ faisait ses ablutions à chaque prière

D'après 'Amrû ibn 'Âmir, d'après Anas ibn Mâlik (qu'Allah les agrée tous) : " Le Prophète ﷺ faisait ses ablutions à chaque prière . " J'ai demandé : « Comment faisiez-vous donc ? Il a répondu : « Les ablutions restaient valables pour chacun d'entre nous jusqu'à ce qu'il les perde. »

Ô gens ! J’ai fait cela pour que vous puissiez me suivre et que vous appreniez ma prière.

D'après Abî Hâzim ibn Dînâr : Des hommes vinrent à Sahl ibn Sa’d As-Sâ’idî et ils divergeaient concernant d’où venait le bois de la chaire (Al Minbar). Alors, ils l’interrogèrent à propos de cela et il [leur] a dit : « Par Allah ! Je sais de quel bois la chaire a été faite et assurément je l'ai vu le premier jour où elle a été posée, le premier jour où le Messager d’Allah ﷺ s’est assis dessus. Le Messager d’Allah ﷺ envoya chercher telle femme - une femme des Ansârs dont Sahl mentionna le nom - et il lui a dit : « Ordonne à ton esclave charpentier de me préparer des morceaux de bois [c’est-à-dire : une chaire] sur lesquels je pourrai m’asseoir au moment où je m’adresserai aux gens. » Alors, elle ordonna à son esclave charpentier qui fabriqua un minbar à partir du tamaris de la forêt. Ensuite, il la lui apporta. La femme envoya alors cela au Messager d’Allah ﷺ qui ordonna qu’il soit posé ici. Puis, j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ prier dessus. Il proclama la grandeur d’Allah dessus, il s’inclina dessus, ensuite il descendit en reculant et il se prosterna [sur le sol] à la base de la chaire. Puis, il recommença [en montant de nouveau sur la chaire]. Lorsqu’il eut terminé la prière, il se retourna vers les gens et a dit : « Ô gens ! J’ai fait cela pour que vous puissiez me suivre et que vous appreniez ma prière. »

Lorsque vous priez, alors que vos rangs soient droits et que l'un d'entre vous soit votre imam [dans la prière]. Lorsqu'il proclame la grandeur d'Allah, alors proclamez la grandeur d'Allah

D'après Hittân ibn 'AbdiLlah ar-Raqâchi qui a dit : J'ai prié avec Abû Mûsâ Al Ach'arî et lorsqu'il était dans la position assise [du Tachahoud], un homme parmi les gens a dit : « La prière a été établie avec la bonté et l'aumône légale. » Il a dit : Quand Abû Mūsâ eut terminé la prière et salué, il se tourna vers les gens et demanda : " Qui parmi vous a dit ceci et cela ? " Les gens restèrent silencieux. Il répéta : « Qui parmi vous a dit ceci et cela ? " Les gens restèrent encore silencieux. Alors, il a dit : « Ô Hittân ! C'est peut-être toi qui as dit cela. » Hittân répondit : « Non, je ne l'ai pas dit. J'ai eu peur que tu sois déçu de moi à cause de cela. " Alors, un homme parmi les gens a dit : " C'est moi qui l'ai dit et je n'ai voulu que le bien à travers elle. " Alors, Abû Mûsâ a dit : « Ne savez-vous pas ce que vous devez dire dans votre prière ? Certes, le Messager d'Allah ﷺ s'est adressé à nous, il nous a expliqué notre Tradition et il nous a appris notre prière. Il a dit : « Lorsque vous priez, alors que vos rangs soient droits et que l'un d'entre vous soit votre imam [dans la prière]. Lorsqu'il proclame la grandeur d'Allah, alors proclamez la grandeur d'Allah ; lorsqu'il dit : {Non pas ceux qui ont encouru Ta colère, ni ceux qui se sont égarés} [L'Ouverture, 1 : 7], alors dites : Âmîn. Et Allah vous répondra. Lorsqu'il proclame la grandeur d'Allah et s'incline, alors proclamez la grandeur d'Allah et inclinez-vous car l'Imam s'incline avant vous et se relève avant vous. Alors, le Messager d'Allah ﷺ dit : " Ceci équivaut à cela. " Et lorsqu'il dit : " Allah a entendu quiconque l'a loué ", alors dites : " Ô Allah ! Notre Seigneur, la louange T'appartient. " Allah vous entend. En effet, Allah (Béni et Élevé soit-Il) a dit sur la langue de Son Prophète ﷺ : " Allah a entendu quiconque l'a loué. " Lorsqu'il proclame la grandeur d'Allah et se prosterne, alors proclamez la grandeur d'Allah et prosternez-vous car l'Imam se prosterne avant vous et se relève avant vous. " Alors, le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Ceci équivaut à cela. " Et lorsqu'il s'assoit [pour le Tachahoud], que les premières paroles de chacun d'entre vous soient : " Les salutations, les bonnes choses et les prières appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous ainsi que sur les vertueux serviteurs d'Allah. Je témoigne qu'il n'y a aucun Dieu [en toute vérité] excepté Allah et je témoigne que Mohammed est Son serviteur et Son Messager. "

Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Certes, ma prière ressemble plus à celle du Messager d'Allah ﷺ que la vôtre et cette prière-ci était la sienne jusqu'à ce qu'il quitte ce monde.

D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) : Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) avait l'habitude de proclamer la grandeur d'Allah [c'est-à-dire : il disait : " Allah est le plus Grand] dans chaque prière, prescrite ou autre, durant le mois de Ramadan ou autre. Il avait l'habitude de proclamer la grandeur d'Allah au moment de se lever [pour la prière]. Ensuite, il proclamait la grandeur d'Allah au moment de s'incliner. Puis, il disait : " Allah a entendu quiconque L'a loué. " Ensuite, il disait : " Notre Seigneur ! Et la louange T'appartient. " Avant de se prosterner. Puis, il disait : " Allah est le plus Grand. " Au moment où il s'apprêtait à se prosterner. Ensuite, il proclamait la grandeur d'Allah au moment où il relevait la tête de la prosternation. Puis, il disait encore : " Allah Akbar " au moment de se prosterner (pour la seconde fois). Ensuite, il le disait aussi au moment de relever la tête de la prosternation. Et enfin, il proclamait encore la grandeur d'Allah au moment où il se levait de la position assise dans la deuxième unité de prière. Il avait l'habitude d'accomplir cela dans chaque unité de prière jusqu'à ce qu'il termine la prière. Ensuite, au moment de partir, il disait : " Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Certes, ma prière ressemble plus à celle du Messager d'Allah ﷺ que la vôtre et cette prière-ci était la sienne jusqu'à ce qu'il quitte ce monde. "

Le Prophète ﷺ avait l'habitude de dire après chaque prière obligatoire

D'après Warrād, le scribe d'Al Mughîrah ibn Chu'bah qui a dit : Al Mughîrah ibn Chu'bah m'a dicté dans une lettre à Mu'âwiyah : Le Prophète ﷺ avait l'habitude de dire après chaque prière obligatoire : " Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Seul et sans associé à Lui. À Lui la royauté et à Lui la louange, et Il est Omnipotent sur toute chose. Ô Allah ! Personne ne peut empêcher ce que Tu donnes et personne ne peut donner ce que Tu empêches. Et la fortune de la personne fortunée n'est d'aucune utilité contre Toi. "

Allah a prescrit des obligations : ne les négligez pas ; Il a fixé des limites : ne les transgressez pas ; Il a interdit des choses : ne les violez pas ; et Il s’est tu sur d’autres par miséricorde envers vous, sans oubli : n’enquêtez donc pas à leur sujet.

D’après Abû Tha‘labah al‑Khushanî (Jurthûm b. Nâshir) — qu’Allah l’agrée —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah a prescrit des obligations : ne les négligez pas ; Il a fixé des limites : ne les transgressez pas ; Il a interdit des choses : ne les violez pas ; et Il s’est tu sur d’autres par miséricorde envers vous, sans oubli : n’enquêtez donc pas à leur sujet. »

Allah a prescrit l’excellence (al‑iḥsân) en toute chose

D’après Abû Ya‘la Shaddâd b. Aws — qu’Allah l’agrée —, d’après le Messager d’Allah ﷺ : « Allah a prescrit l’excellence (al‑iḥsân) en toute chose. Lorsque vous tuez, tuez de la meilleure manière ; et lorsque vous égorgez, égorgez de la meilleure manière ; que chacun aiguise sa lame et apaise sa bête. »

La purification est la moitié de la foi. “Al‑ḥamdu li‑Llâh” remplit la balance, et “Subḥân Allâh et Al‑ḥamdu li‑Llâh” remplissent ce qui est entre le ciel et la terre

D’après Abû Mâlik al‑Hârith b. ‘Âṣim al‑Ash‘arî — qu’Allah l’agrée —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La purification est la moitié de la foi. “Al‑ḥamdu li‑Llâh” remplit la balance, et “Subḥân Allâh et Al‑ḥamdu li‑Llâh” remplissent ce qui est entre le ciel et la terre. La prière est lumière, l’aumône est preuve, la patience est clarté, et le Coran est un argument pour toi ou contre toi. Tous les gens se présentent au matin, parmi eux, il y a celui qui vend sa personne [pour Allah] et l'affranchit, et il y a celui qui la conduit à sa perte. »

Pas de préjudice ni riposte préjudiciable.

D’après Abû Sa‘îd Sa‘d b. Mâlik b. Sinân al‑Khudrî — qu’Allah l’agrée —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Pas de préjudice ni riposte préjudiciable. »

Si l’on donnait satisfaction aux gens sur la base de leurs revendications, certains réclameraient [injustement] le [prix du] sang et les biens d’autres hommes. Or, la preuve incombe au plaignant, et le serment incombe à celui qui nie.

D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux) : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Si l’on donnait aux gens d’après leurs prétentions, des hommes revendiqueraient les biens d’autrui et leur sang ; mais la preuve incombe au demandeur, et le serment à celui qui nie. »

Tout ce qui enivre est illicite.

D’après Abû Burda, d’après son père Abû Mûsâ al‑Ash‘arî — qu’Allah l’agrée — : Le Prophète ﷺ l’envoya au Yémen et l'interrogea sur les boissons fabriquées là-bas. Il répondit : « le bit‘ et le mizr ». On demanda à Abû Burda : qu’est‑ce que le bit‘ et le mizr ? Il a répondu : " Al Bit' est la fermentation du miel et " Al Mizr " est la fermentation de l'orge. " Alors, il ﷺ a dit : « Toute boisson enivrante est interdite. » Et Muslim rapporte avec ces termes : « Le Messager d’Allah m’envoya Moadh et moi au Yémen; j'ai alors dit : « Ô Messager d'Allah! Ils avaient chez nous une boisson appelée mizr, faite d’orge et une autre boisson appelée Bit' faite à partir du miel. » Il a répondu : « Tout enivrant est illicite. » Dans une autre version de Muslim : « Toute boisson qui détourne de la prière est interdite. » Et dans une autre version : « Le Messager d’Allah — à qui furent données les paroles concises — dit : J’interdis tout enivrant qui détourne de la prière. »